C. Veines
a) Intra-médullaires.
a. Du sillon médian postérieur.
|B. Du sillon intermédiaire postérieur.
T. De la corne postérieure.
b) Péri-mèdullaires .
Cf.. Médullaire postérieure.
P, Radiculaire postérieure.
T. Plexus pie-mérien.
Lymphatiques.
Ils sont disposés en manchon continu autour des vaisseaux, d'où leur nom de gaines lymphatiques. Leur partie externe n'est autre que la membrane adventice. Ils commencent et finissent dans les espaces sous-arachnoïdiens. His a décrit des espaces péri-adventiliels dont l'existence est discutée.
PHYSIOLOGIE
Physiologie normale.
Les cordons postérieurs constituent la grande voie sensitive médullaire constituée par les prolongements de téléneurones géants situés hors de la moelle, dans les ganglions spinaux, téléneurones dont les racines se distribuent à la peau sous forme de dendrites, qui constituent les nerfs sensibles et dont les prolongements neuraux formant les racines postérieures se terminent dans les centres gris médullaires. Là s'établissent des connexions avec les autres neurones de la moelle et du bulbe. De ces points, d'autres neurones conduisent la sensibilité aux couches optiques, puis d'autres dans le cerveau.
A. Réflexes : fibres courtes, collatérales réflexes.
a) Conception de Go II. La moelle épinière des verte-
CORDONS POSTERIEURS 2109
brés est, comme la moelle ventrale des chenilles, un assemblage de ganglions accouplés par paires et réunis par des commissures. Cette association idéale dans un même plan du cercle sensitivo-moteur ou neuromère, est réalisée par les collatérales réflexes. La voie afïérente sensitive est représentée par le nerf sensitif qui de la surface cutanée arrive au ganglion spinal, puis dans la moelle où l'articulation se fait par l'entrelacement des fibrilles terminales nues des racines postérieures avec les fibres protoplasmiques nues et ramifiées des cellules motrices.
En se groupant dans un même segment ou avec des segments voisins, les centres réflexes constituent des centres réflexes coordonnés qui s'échelonnent tout le long de la moelle épinière : centre anal, centre génital, centre respiratoire, etc.
B. RÉFLEXES COMPLEXES : fibres moyennes, fibres endogènes.
Le réflexe est compliqué par des irradiations nombreuses, à cause des innombrables collatérales, des fibres qui, à tous les niveaux, s'étendent en tous sens de la corne antérieure à la corne postérieure.
« Plus l'animal est élevé comme organisation, plus ces liens sont multiples, mais en même temps les voies courtes se réduisent et s'efïacent devant les voies longues prépondérantes qui annoncent l'intervention de plus en plus grande du cerveau, »
C. Phénomènes conscients : fibres longues, association de la moelle et du cerveau.
Des noyaux de terminaison des fibres longues, qu'ils soient situés dans la moelle ou dans le bulbe, partent de nouvelles fibres qui, après avoir subi un entre-croisement, se groupent de nouveau pour constituer le ruban de Reil et vont se terminer par des arborisations autour des cellules des tubercules quadrijumeaux, des expansions du noyau lenticulaire, des circonvolutions motrices circumrolandiques. L'impression y devient consciente, et si elle est suivie d'un mouvement volontaire, l'excitation redescend par le faisceau pyramidal.
Physiologie patliologique.
Comme l'anatomie nous l'a montré, les fibres sensitives extrinsèques^ exogènes, vont se loger segment par segment, organe par organe, dans le canal vertébral, et chaque groupe forme une racine postérieure qui, de cette façon, renferme sur un trajet plus ou moins long les filets sensitifs d'une région déterminée, d'un espace intercostal par exemple. Puis, au niveau de la moelle^ ces filets s'accolent à ceux d'une autre région et vont, en suivant un trajet ascendant, gagner le bulbe et l'écorce cérébrale.
Cette disposition auatomique nous permet de comprendre comment l'on pourra différencier en clinique les troubles de la sensibilité dans les lésions radiculaires, d'avec ceux qui se rencontrent dans les lésions médullaires proprement dites.
« Qu'une racine postérieure soit comprimée par une tumeur sur un point quelconque de son trajet, elle déterminera des douleurs à type névralgique, lancinantes, souvent fulgurantes, à trajet bien limité.
« Qu'au contraire la moelle elle-même se trouve lésée, les troubles sensitifs seront très étendus à cause du nombre considérable des tilets postérieurs atteints, et ces troubles ne suivront dans leur extension aucune limite, car ils pourront s'étendre même aux viscères ».