C. Lymphatiques
Ils constituent dans le derme muqueux un système canaliculé.
On rencontre, d'autre part, des lacunes lymphatiques dans le chorion sous-muqueux surtout à la face interne de la membrane tympanique. Des ganglions rudimentaires ont été décrits par Krause et Nassilofî dans la paroi externe de l'attique.
D. Nerfs.
a) Moteurs.
Suivant la marque de Rabl.
a. Le muscle du marteau appartient à l'arc mandibulaire comme le péristaphylin externe, et est à ce titre innervé par le maxillaire inférieur branche du trijumeau (ganglion otique).
p. Le muscle de l'étrier appartient à l'arc hyoïdien comme le péristaphylin interne. Son innervation, comme celle de ce dernier muscle, émane du facial.
b) Sensitifs.
Ils proviennent du NerfdeJacobson, branche du glosso-pharyngien. Le nerf de Jacobson émet trois filets muqueux dits de la fenêtre ronde, de la fenêtre ovale et de la trompe d'Eustache et trois filets anastomotiques, filet carotico-tympanique, filet pour le grand pétreux profond, tilet pour le petit pétreux profond.
La face externe du tympan reçoit ses nerfs sensitifs de l'auricufo-temporal et du rameau auriculaire du pneumogastrique, c) Sympathiques.
Ils proviennent des plexus péri-carotidiens et vont former un réseau sous-épithélial pourvu de petits ganglions.
PHYSIOLOGIE
La caisse du tympan est en somme essentiellement constituée par un tambour récepteur (membrane du tympan) qui transmet au labyrinthe, par l'intermédiaire de la chaîne des osselets, les vibrations aériennes qui lui ont été amenées par le conduit auditif externe.
A. Membrane du tympan.
\I oscillation de la membrane tympanique sous Vinfluence des vibrations aériennes est facile à comprendre. Mais, étant donné ce principe d'acoustique qui enseigne qu'une membrane vibrante n'entre en vibration que pour un son déterminé, le tympan ne répondrait qu'à un son déterminé s'il ne présentait des variations de tension, qui lui permettent de s'accommoder à un nombre considérable de sons, comme le cristallin s'accommode à la vision de toutes les distances.
Ces variations de tension se font en vertu d'un réflexe accommodateur dont le point de départ est la sensibilité du tympan et dont l'agent est le muscle iiiterne du marteau qui, par sa contraction, déplace en dedans le manche du marteau et tend la membrane tout entière {tenseur de la membrane tympanique) ^niwdiWi des degrés qui varient avec l'intensité des sons à recueillir.
Le muscle de l'étrier joue un rôle inverse du précédent.
B. Chaîne des osselets.
C'est par son intermédiaire que les vibrations du tympan sont transmises au labyrinthe. Il est d'ailleurs probable que pour l'audition des sons habituels^ à'm-
tensité moyenne, le rôle oscillatoire de la chaîne est nul et que les vibrations qui traversent cette chaîne sont simplement des vibrations moléculaires. (Viault et Jolyet.)
Mais, outre ce rôle purement passif, la chaîne joue un rôle important dans l'accommodation auditive par l'intermédiaire des deux muscles de l'étrier et du marteau. Nous ne reviendrons pas sur l'action exercée sur le tympan.
Le muscle du marteau porte dans son ensemble la chaîne en dedans, et particulièrement la base deTétrier, il augmente ainsi la p7'essio7i lahyrinthique. Le muscle de Vétrier au contraire, par le mouvement de bascule » qu'il imprime à l'étrier, agrandit en définitive la cavité vestibulaire et abaisse la pression labyrinthique. L'action de ces deux muscles a été comparée par xMalhias Duval à celle des muscles iriens : le muscle du marteau représentant les fibres circulaires et celui de l'étrier, les fibres radiées.