‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 582 sur 676 · I. Glandes sinloi'ipares · texte numérisé non relu

I. Glandes sinloi'ipares

A. Desgmption morphologique.

La glande sudoripare considérée dans son ensemble se montre constituée par un glomérule glandulaire situé dans la profondeur du derme, glomérule auquel fait suite un canal sécréteur plus ou moins rectiligne qui vient s'ouvrir à la surface de la peau après avoir traversé la couche papillaire du derme et tout Tépiderme.

Ces glandes sudoripares se rencontrent avec une richesse variable sur presque tous les points de la surface cutanée; elles sont très rares sur les paupières et la face externe du pavillon des oreilles ; elles manquent absolument sur les ongles, les petites lèvres, etc. a) Glomérule.

Le glomérule est situé dans la partie profonde du derme, voisine du tissu cellulaire sous-cutané. Il est formé par des flexuosités multiples et pelotonnées du conduit sudoripare. Leur volume variable suivant les races (plus grand chez les nègres que chez les blancs) et suivant les régions (maximum de volume dans le creux axillaire), peut aller de 1/10 de millimètre à 2 millimètres de diamètre, b) Conduit excréteur.

Il fait suite au tube sécréteur ; après avoir défHI crit quelques circonvolutions, il se dirige vers ' l'épiderme en suivant un trajet rectiligne. Arrivé dans l'épiderme il suit im trajet différent suivanj que l'épiderme est mince ou épais. Si l'épidermt

est milice, il est presque rectiligne et décrit seulement une légère courbe terminale; si Tépiderme est épais, il décrit un grand nombre do tours de spire avant de s'ouvrir à la peau par le pore sudoral.

Ce long canal parcouru par une sécrétion abondante et acide se défend bien contre l'infection, aussi ne connaît-on que peu d'hydrosadénites.

B. Structure.

a) Glomérule.

Il est constitué par :

a. Une membrane propre continue avec celle du tube sécréteur, continue elle-même avec la membrane basale, limite entre l'épiderme et le derme;

P. Une couche musculaire dont Ranvier et Hermann ont bien précisé la situation à l'intérieur de la membrane propre. Elle n'existe que dans le glomérule ; elle est constituée par des fibres musculaires, lisses, longitudinales, un peu obliques par rapport au grand axe du tube. Ces fibres sont unies à la membrane propre par de véritables pointes ; elles ne sont pas contiguës les unes aux autres, mais séparées par des espaces plus ou moins considérables dans lesquels pénètrent les pieds des cellules glandulaires. Nous avons dit plus haut que leur origine était nettement ectodermique.

Y. Une couche épithéliale constituée par une rangée unique de cellules prismatiques, à noyau volumineux, protoplasma transparent strié parallèlement à l'axe de la cellule et contenant de nombreuses granulations qui disparaissent pendant la sécrétion.

Il est d'usage de décrire à propos de la structure du glomérule.

0. Une enveloppe connective véritable, péri-glomérulaire, extérieure à la membrane propre et constituée par des faisceaux connectifs circulaires auxquels viennent se joindre des cellules conjonctives et un réseau élastique plus ou moins riche.

b) Conduit excréteur.

Ici les fibres musculaires ont complètement dis- if paru. Nous retrouverons une structure plus simple qui varie suivant que le conduit excréteur traverse le derme ou Tépiderme.

a. Dans le derme ce conduit est constitué par :

1. Une tunique conjonctive et une memhrane propre en tout semblables à celles du glomérule ; mn

2. Une couche épilhéliale formée par deux rangées de petites cellules cubiques. Les cellules de la rangée la plus interne sont limitées du côté de la lumière glandulaire par une cuticule assez épaisse qui semble destinée à empêcher la résorption et l'accumulation du liquide sécrété par la glande (Ranvier).

p. Dans Vèpiderme il na pas de paroi propre^ son revêtement épitbélial n'est plus différencié, le canal est simplement creusé entre les cellules malpighiennes et cornées. ^

Les kystes sudoripares se développent toujours aux dépens du canal excréteur, jamais dans le glomérule.

c) Vaisseaux.

a. Vaisseaux sanguins.

Ils sont représentés par un réseau péri-glomérulaire et péri-canaliculaire d'où partent de fins capillaires qui pénètrent dans l'épaisseur du glomérule ou se perdent sur le" con- . duit sudoripare. Il semble prouvé que ces ca- # pillaires restent toujours situés en dehors de la membrane propre ou vitrée qui les sépare des cellules sécrétantes, c'est en vertu de cette constatation que certains auteurs se refusent à admettre la possibilité de l'infection des glomérules par des micro-organismes transportés par le sang.

p. Lymphatiques.

Si l'on s'en rapporte, par analogie, aux

travaux de Regnard sur la glande mammaire, il semble que les réseaux lymphatiques toujours fermés n'arrivent jamais au contact de la membrane basale. Ils aboutissent au réseau sous-papillaire.

d) Nerfs.

11 existe autour des glomérules un plexus nerveux de libres sans myéline auxquelles sont annexées des cellules nerveuses. Leur mode de terminaison est encore inconnu; mais il est probable qu'elles se terminent d'une part sur les vaisseaux (nerfs vaso-moteurs) et d'autre part entre les cellules glandulaires (nerfs sécrétoires).

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