DE LA FACE PALMAIRE DE LA MAL
Bikliograpliic : Cruveilider. — Sappey. — Testut. — PomiEa. — Til- LALX. — ScHWARTz. ThèsG de Paris, 1878. — Dumont. Thèse de Bordeaux, 188L
Définition.
Les gaines synoviales de la face palmaire de la main sont des sacs séreux sans ouverture qui enveloppent les tendons des muscles fléchisseurs des doigts sans les contenir, et qui sont destinés à faciliter les glissements de ces tendons sur le plan osseux sous-jacent. C'est par leur intermédiaire que les tendons reçoivent leurs vaisseaux nourriciers et leurs nerfs au niveau du méso que la réflexion de leurs feuillets forme à ces tendons.
Historique.
Les anatomistes anciens ne soupçonnaient pas l'existence des gaines synoviales de la face palmaire, et signalaient seulement l'existence d'un tissu celluleux lâche, spécial, facilitant le glissement des lendons. Duverney, Albinus et Winslow les décrivirent grossièrement les premiers. Fourcroy les signala plus en détail, mais confondit les synoviales ellesmêmes avec le tissu périsynovial dont on les isole d'ailleurs très difticilement. Bichat isola la séreuse mais ne s'en fit qu'une idée très imparfaite. Mathieu-Lagémard ne reconnut qu'une seule séreuse pour tous les tendons fléchisseurs de la main. Cruveilhier en admit plusieurs. Gosselin et Leguey démontrèrent qu'il existait deux sortes de séreuses annexées aux tendons des fléchisseurs : les unes limitées aux doigts, les autres situées dans la paume de la main et presque dans le poignet, bniin les thèses de MM. Schwarlz et Dumont complétèrent les notions que nous avons actuellement de la question.
Procédés d'éludé.
Les procédés employés pour se rendre compte de la disposition des gaines synoviales sont nombreux. L'incision pure et simple ne donne pas des résultats satisfaisants, parce que le tissu celluleux péiisynovial est très difficilement isolable de la gaine séreuse, et qu'on se fuit rarement une idée exacte de ce qui appartient exclusivement à la synoviale. L'insufflation était la méthode dont on se servait autrefois. Aujourd'hui, 07i a recours aux injections de liquides colorés ou de liquides solidi fiables, tels que le suif et la cire fondue.
Division.
Nous avons signalé plus haut qu'il existait à la face palmaire de la main deux variétés de séreuses tendineuses. Les unes, annexées aux tendons fléchisseurs dans le canal ostéolibreux des doigts, sont au nombre de cinq ; les autres, répondant aux tendons fléchi^seurs dans la paume et le poignet, sont en général au nombre de trois ; d'où huit séreuses.
Mais les séreu-es de l'auriculaire et du pouce communiquent le plus généralement avec la séreuse palmaire correspondante, de sorte que le nombre des séreuses descend à dix. En outre, il existe très fréquemment dans la paume de la main des séreuses intermédiaires surajoutées dont nous ferons l'étude en temps utile.