‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 80 sur 676 · B. NÉVRITES ÉLECTIVES OU SYSTÉMATISÉES · texte numérisé non relu

B. NÉVRITES ÉLECTIVES OU SYSTÉMATISÉES

Elles sont surtout représentées par :

Les 7iévrites saturnines à prédominance paralytique et amyotrophique ;

Les névrites alcooliques à prédominance des troubles sensitifs.

a) Névî'ite saturnine (Voir Paralysies saturnines).

Les formes localisées^ les plus importantes de beaucoup, comprennent :

Le type vulgaire, antibrachial de Remak, par paralysie des extenseurs avec conservation du long supinaleur ;

Le type supérieur scapulo-huméral de Duchenne- Erb (deltoïde, biceps, brachial, long supinateur).

Le type inférieur péronier avec intégrité ordinaire du péronier antérieur ;

Le type Aran-Duchenne simulant l'atrophie musculaire progressive ;

Les paralysies laryngées.

Il faut d'ailleurs savoir qu'il n'y a pas de localisation paralytique ou atrophique qui soit pathognomonique du saturnisme.

Les formas généralisées sont plus rares et moins bien déterminées.

Ce qui caractérise la névrite saturnine encore plus que sa localisation, c'est qu'elle ne s'altaque qu'aux fibres nerveuses motrices et myotrophiques, respectant même le plus souvent un certain nombre des muscles innervés par le nerf dégénéré.

b) Névrites alcooliques. Elles ont une prédilection marquée pour les membres inférieurs.

a. Les troubles sensitifs occupent ici le premier plan.

Ils consistent en hyperesthésies cutanées se rencontrant surtout chez les absinthiques et prédominant aux membres inférieurs.

Chez les alcooliques proprement dits, buveurs de spiritueux (cognac, rhum, etc.), on observe plutôt de X analgésie symétrique et absolue des membres inférieurs ; cette hypo-algésie est peu étendue et souvent précédée d'une période hyperalgésique de durée variable.

A côté de ces troubles objectifs, il y a souvent des troubles subjectifs très accentués : picotements, tiraillements, démangeaisons, hallucinations véritables de sensibilité (sensations de morsure, etc.). Une forme très remarquable constitue le pseudotabes alcoolique caractérisé par des troubles sensitifs étendus des membres inférieurs (anesthésie plantaire, anesthésie en placards) et une ataxie vraie des mouvements et de la démarche avec conservation de la force musculaire. Celte forme d'ailleurs non particulière à la névrite alcoolique, puisqu'on peut la rencontrer dans la diphtérie,, se distingue du tabès vrai par des signes nombreux (absence de troubles vésicaux, du signe d'Argyll- Robertson, marche de la maladie, etc.).

p. Si la prédominance des phénomènes sensitifs est marquée, on n'en peut pas moins observer des troubles moteurs divers (tremblement, crampes douloureuses, convulsions épileptoïdes, voire paralysies prédominant surtout au groupe antéro-

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externe des muscles de la jambe, d'où steppage, qu'il ne faut pas confondre avec la démarche ataxique vraie du pseudo-tabes alcoolique).

Nous devons encorementionner comme névrites électives :

c)Névrites diphtériques. {\. Paralysies diphtériques)

A début presque constant par les muscles du voile du palais ;

A paralysie complète sans atrophie marquée ;

A troubles de la sensibilité marqués, d) Névrites lépreuses surtout caractérisées par :

L'augmentation de volume des nerfs malades;

La dissociation syringomyélique de la sensibilité dans certains territoires (perte de la sensibilité à la douleur et à la température avec conservation de la sensibilité au contact).

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