Elle présente trois irradiations principales
— Sous l'apophyse mastoïde (nerfs émanés du plexus cervical superficiel :
rameau auriculaire et rameau mastoïdien).
— Dans Y articulation temporo-maxillaire et les parties supérieures de la face (filet auriculo-temporal du maxillaire supérieur et filets sensilifs du facial).
— Dans la région sous-maxillaire (rameau cervico-facial).
y. Spontanée ; elle est exaspérée par la pression, les mouvements actifs ou passifs de la mâchoire, la rotation de la tète.
b) Tuméfaction, presque toujours bilatérale. bx) Se produit habituellement en une nuit.
1. La première localisation se fait d'ordinaire dans la zone cpmprise entre l'apophyse mastoïde et la branche descendante du maxillaire inférieur ;
2. Puis la tuméfaction s'étend aux régions temporale et rélro-auriculaire ;
3. Elle peut s'étendre au cou, aux glandes sous-maxillaire et sublinguale ;
4. L'endure n'a pas de limites nettes, c'est une bouffissure.
Rilliet et Barthez en distinguent 3 degrés :
1er degré : forme le 'gère , tumeur limitée, simple boursouflure de la région parotidienne déformant peu les traits ;
2e degré : forme moyenne, fluxion limitée aux régions sus et sous-maxillaire ;
3e degré : forme extrême, masse arrondie, saillante, gagnant le cou et la partie supérieure du thorax, simulant le « cou proconsulaire » des angines infectieuses et toxiques.
La peau est d'ordinaire tendue, luisante, pâle, d'autres fois d'une rougeur intense ; — elle paraît plus chaude que les régions circonvoisines. — La consistance est résistante, élastique, ne gardant pas l'empreinte du doigt.
b ,) Pathogénie de la fluxion :
a. La parotide en se tuméfiant comprime les veines intra-parotidiennes si nombreuses, — d'où stase veineuse, transsudation des liquides organiques, infiltration progressive du tissu cellulaire.
(3. Le développement vers la surface se traduit par la tuméfaction parotidienne.
Le développement vers la profondeur amène la compression de l'aponévrose bucco -pharyngienne, et dans des cas rares la compression du larynx et des premiers anneaux de la trachée.
D'où :
b3) Conséquences de la tuméfaction :
a. Douleur : nous l'avons déjà décrite.
P. Gêne de lu déglutition, parfois très vive.
V. Inclinaison de la tête du côté malade li l<>> oreillons sont unilatéraux, tète droite et immobile dans les oreillons doubles.
8. Impossibilité d'ouverture de la bouche et de mastication .
£. Tintements, bourdonnements d'oreilles émotissemenl dvs perceptions auditives.
c) Etat de la muqueuse et des conduits d'excrétion.
Ci) Angine. — Nous avons vu dans les prodromes qu'on observe assez fréquemment de l'angine, pouvant aller de la simple rougeur à l'angine pultacée.
c2) La sécrétion salivaire, rarement augmentée, est souvent diminuée, parfois même tarie.
a. Au début : légère exagération de la sécrétion par action réflexe des parties malades sur les vaisseaux du parenchyme glandulaire.
p. Plus tard, la sécrétion diminue dans des proportions très appréciables et peut même être momentanément abolie.
c3) L'orifice du canal de Stenon.
Est gonflé, avec induration du canal, il y a stomatite érythémateuse à son niveau, d'ailleurs pour Claisse et Dupré l'infection ourlienne se ferait par cette voie.
d) Phénomènes généraux.
a. Fièvre.
1. L'ascension de la température commence avec le stade prodromique ; la fièvre dure jusqu'à ce que la tuméfaction ait atteint son maximum, elle cesse alors bien que l'évolution du mal ne soit pas terminée.
2. Le degré de la lièvre qui précède le gonflement n'est pas en rapport avec l'intensité et la gravité de la maladie elle-même.
3. La durée moyenne est de cinq à sept jours y compris le stade prodromique.
P. Le pouls marche de pair avec la température.
e) Marche.
On peut diviser le cours des oreillons en trois périodes :
«. Période d'augmentation.
D'une durée moyenne de trois à cinq jours ;
elle peut s'arrèterbrusquement sous l'influence d'une localisation testiculaire. Dans la plupart des cas, la maladie se déclare du côté opposé, deux à quatre jours après le début des accidents.
p. Période stationnai?^.