I. Accidents nerveux (urémie cérébro-spinale
Les troubles qui résultent de l'intoxication urémique vent porter sur la fonction motrice, sur la fonction sensitiv sur la fonction vaso-motrice, sur la fonction psychique.
A. Troubles moteurs.
Aj. Par excitation, convulsifs.
a). Type éclamptique.
S'observe surtout chez les enfants et les femmes, a. IVodromes.
Malaises, vertiges, éblouissemenl •is, douleur épigastrique.
P. Attaque à la suite d'un refroidissent • d'une «'motion plus vive.
1 Regard étrange, hagard.
2° Chute avec perte de connaisse
convulsion tonique généralisée puis clonique.
— tète fixée en hyperextension après quelques oscillations, langue sort et rentre dans la bouche quelquefois mordue par contracture du masséter.
— poings fermés, pouce en dedans.
— bras et jambes raidis, animés de mouvements désordonnés.
— respiration arrêtée, car les muscles thoraciques sont atteints.
— circulation entravée par arrêt de respiration, cyanose.
3° Coma plus ou moins long, proportionnel à l'intensité et à la gravité de Féclampsie.
y. Attaques rarement uniques, quelquefois assez rapprochées pour constituer état de mal. 5. Durée variable : deux à quinze minutes.
b). Type convulsif.
a. A côté du type éclamptique, les phénomènes convulsifs peuvent être isolés : la connaissance est conservée.
p. Les convulsions sont alors le plus souvent partielles, siégeant dans une moitié du corps, dans un bras, une jambe et donnant lieu à de Vèpilepsie jacksonnienne.
Y. Certains malades ont seulement des troubles du côté de l'œil [nystagmus) ou un simple grincement de dents (contracture du masséter), ou du soubresaut des tendons.
c). Type tétanique.
a. La contracture des muscles peut être permanente ; elle est alors le plus souvent limitée soit à la mâchoire, soit à la nuque avec rétrécissement des pupilles.
P. M. Jaccoud a observé trois cas de contracture tétanique généralisée sans trismus.
~(. Enfin des cas de tétanie urémique ont été rapportés.
618 QUESTIONS D'iNTERNAT
A2. Par dépression, paralysies. (V. Paralysies urémiques. Biiillet. Th. Paris, 1898.)
a). La loi de Lasègue n'est plus admise qui disait : « Toutes les fois qu'une paralysie concomitante est signalée, on peut affirmer qu'elle dépend d'une cause locale et qu'elle n'est pas sous la dépendance du mal de Bright. » Leyden et Raymond, Chantemesse et Tenneson ont surtout contribué à démontrer l'existence de paralysies urémiques.
b). On a trois catégories de faits :
a. Attaque apoplectiforme rapidement mor telle ou suivie d'hémiplégie persistant jusqu'. la mort.
P. Attaque brusque, mais hémiplégie per sistant après le coma, de nouveaux symptôme urémiques se montrant ultérieurement.
T. Malades repris à l'occasion d'un mal d Bright, des accidents convulsifs ou paralyti ques qui avaient marqué chez eux une lés cérébrale antérieure. Ce réveil d'acciden paraît lié à la production d'un œdème cér< bral.
B. Troubles sensitifs.
a). Sensibilité générale,
*. Excitation.
1. Céphalalgie. — Précède souveni longtemps les autres symptômes, elle f extrêmement fréquente et peut persister loitemps à l'état isolé.
— intensité variable de simple pesant* u ' céphalée gravatiye.
— siège : généralisée ou localisée ou h crânienne simulant la migraine (griffe, ment, déchirure).
— paroxysmes survenant ordinairerae nu il.