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II. Phlegmon périnéphrétique

B. Complications générales.

a) Infection.

Fièvre urineuse.

b) Auto-intoxication.

Urémie, surtout forme gastro-intestinale.

Vonoslir.

Grave dans les rétrécissements traumatiques. Sérieux dans les rétrécissements inflammatoires.

Diagnostic.

Facile. Los troubles fonctionnels ne sont que des signes de présomption ou de probabilité, le cathétérisme seul fournit des signes de certitude.

Cathétérisme.

Le malade est couché dans le décubitus dorsal, la tète basse, les jambes demi-fléchies et écartées, le siège légèrement relevé par un coussin dur ou par une alèze pliée en quatre. L'opérateur se lave les mains avec autant de soins que pour une opération abdominale et se place à la droite du malade. Il saisit la verge entre l'annulaire et le médius de la main gauche à mi-hauteur, tandis qu'avec l'index et le pouce de la même main, il saisit le gland et fait bailler le méat. Avec la main droite, il procède à la désinfection du canal en introduisant dans le méat une canule en verre par laquelle il fait passer environ un litre d'une solution boriquée faible (lavage à canal ouvert).

Ces soins préliminaires une fois pris, il introduit dans le canal une sonde à boule olivaire trempée dans de l'huile stérilisée. Il doit commencer par une sonde de fort calibre pour diminuer de numéro au fur et à mesure jusqu'à ce que la sonde passe dans la vessie. On admet qu'il y a rétrécissement lorsqu'une sonde n° 12 ne passe pas.

La sonde permettra à l'opérateur de se renseigner sur le nombre, la nature, l'épaisseur, le lieu, l'étroitesse des rétrécissements. Les sensations seront fournies à la main qui tient la sonde, par la résistance, la constriction, les rugosités, les ressauts que celle-ci rencontre. Quelquefois, aucune sondes ne passe. 11 faut alors essayer le cathétérisme à l'aide d'une tige de baleine très tine ou d'une bougie filifon après avoir préalablement trempé celle-ci dans du collod'nm ou avoir donné à son extrémité une forme en tire-bouchon ou en baïonnette. Dans ces derniers cas qui s'adressent à des rétrécissements très serrés et à lumière excentrique, l'instrument doit être poussé en tournant légèrement. I ne seconde injection boriquée lavera le canal uréthral après le passage des instruments.

RÉTRÉCISSEMENTS DE i/URÈTHRE

A. Diagnostic différentiel.

a) Exsudais inflammatoires sous-muqueux.

Concomitants d'une blennorrhagie encore « flo-

ride » (Tédenat).

b) Corps étrangers de Vurèthre.

c) Spasme de la portion membraneuse.

Peut simuler un rétrécissement périnéo-bul-

baire.

Soutenir la pression du cathéter. Doucement et avec patience. Le sphincter se laisse forcer.

Au retour, la sortie se fait sans résistance, le canal est « soumis ».

Souvent dans cette affection un gros cathéter passe là où un petit ne passera pas. D'où cette loi générale de toujours commencer par les plus forts numéros lorsqu'on explore un urèthre. Si aucun des cathéters ne passait, il faudrait laisser reposer le malade, lui faire prendre un bain et renouveler les tentatives une ou deux heures plus tard.

d) Hypertrophie de la prostate.

a. Incontinence d'abord nocturne.

P. Toucher rectal.

Y. Cathétérisme avec un instrument volumineux et présentant une forme spéciale pour suivre la courbure que le volume de la prostate imprime au canal de l'urèthre (sonde à bout recourbé).

B. Diagnostic étiologique.

Important à préciser à cause de pronostic et de traitement.

Se fait par les anamnestiques.

Nous savons en plus que le cathétérisme pourra nous donner des renseignements sérieux sur l'étiologie du rétrécissement, puisque la constriction, le nombre, le siège, la rudesse du rétrécissement varient suivant que celui-ci est de cause cicatricielle, inflammatoire ou mixte.

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