Une courbe antérieure, à concavité postéroinférieure
L'ensemble de cette courbe affecte la forme d'une S italique dont les deux angles sont appelés : sous-pubien (Testut), ou post-pubien (Charpy) et prépubien.
Le premier angle seul est permanent, le second disparaît suivant l'état de la verge.
De cet ensemble de considérations résulte la division classique de l'urèthre en urèthre fixe et en urèthre mobile, a. L'urèthre fixe s'étend de la vessie à la racine de la verge.
p. L'urèthre mobile répond à la portion libre de la verge.
ipographic «le l'urèthre fixe.
La meilleure manière d'étudier cette portion de l'urèthre, •tant donnés les changements de rapports qu'elle peut subir )ar les divers procédés d'examen, consiste en une série de oupes sur des sujets congelés. Voici les principales données [ue ces coupes fournissent :
A. Col de la vessie ou orifice vésical de l'urèthre situé sur une horizontale passant par la partie moyenne Il 53
de la symphyse pubienne, ou un peu au-dessus (voir question Col de la vessie).
B. Distance de cet orifice à la symphyse = 2o millimètres environ (Testut), 3 centimètres (Charpy).
C. Angle sous-pubien, situé en avant de l'aponévrose périnéale moyenne, au niveau ou un peu en arrière d'une verticale passant par l'extrémité inférieure de la svmphvse.
D. Distance de cet angle à l'extrémité inférieure de
la symphyse = 18 millimètres en moyenne.
E. Angle prépubien, situation très variable, mais toujours au-dessous ou tout au plus au niveau d'une horizontale passant par l'extrémité inférieure de la symphyse.
Il en résulte qu'en pratique on doit considérer la portion de l'urèthre, comprise entre les deux angles, comme sensiblement horizontale.
F. Distance en ligne droite qui sépare les deux extrémités de l'urèthre fixe : 7 centimètres (Sappey), 7om,5 (Braune), 5cm,5 (Testut).
G. Pour Gély, la courbe d'urèthre fixe serait égale à un peu moins du tiers d'une circonférence engendrée par un rayon de 6 centimètres. Cette comparu géométrique n'est pas à conserver, car elle est le plus souvent inexacte.
On peut dire avec Testut : « L'urèthre fixe se ù pose d'un segment initiât à peu près rectiligne et aw segment transversal également rectiligne, réunis l un l autre pur une courbe de raccordement. »
//. I /angle, formé par les tangentes menées f côté extérieur de chaque segment, est extrêmemei variable.
< lll peut dire :
a) Ou'il est beaucoup plus souvent aigu quobtu
b) Qu'il se rapproche beaucoup plus de I ;uir droit chez l'adulte pris pour type, c'est-à-uii ayant une inclinaison de symphyse normale:
a. Que chez l'entant, à cause de la situation élevée de la vessie ;
p. Que chez le vieillard, à cause de l'affaissement du périnée ;
Y. Que chez les autres adultes, enfin, qui présentent une symphyse très longue ou très inclinée.
apports proprement dits.
Dans l'étude des rapports, nous ferons entrer celle de la configuration intérieure de l'organe; nous en déduirons ensuite son calibre et terminerons par les moyens d'exploration de l'urèthre.
vision.
Au point de vue de ses rapports, on doit diviser l'urèthre n trois portions :
1 . Portion prostatique, logée dans l'épaisseur de la prostate ;
2. Portion membraneuse, fait suite à la précédente, s'étend du hec de la prostate au point où le canal entre dans la gaine érectile.
3. Portion spongieuse, comprise au centre de cette gaine ; se termine au méat urinaire.
A. Portion prostatique.
a) Longueur :
30 millimètres.
b) Extérieurement.
a. Rapport immédiat.
Prostate.