‹ Recueil de questions d'internatChapitre 487 sur 713 · ORGH1TES INFECTIEUSES AIGUËS · texte numérisé non relu

ORGH1TES INFECTIEUSES AIGUËS

Bibliographie : Monod et Terrillon, Maladies du Testicule. — Duplay et Reclus, Traité de chirurgie, t. VIII. — Manuel de pathologie externe, Bouilly.

causes*

L'infection résume aujourd'hui presque toutes les causes invoquées autrefois pour expliquer l'apparition de l'inflammation aiguë du testicule. Le traumatisme lui-même ne saurait être incriminé, avec les idées pathogéniques actuelles, que comme une cause occasionnelle, la cause déterminante des orchites traumatiques, qu'elles soient consécutives à un choc direct ou à un effort, paraissant devoir toujours être rapportée à l'infection.

C'est donc à un agent microbien qu'il convient d'attribuer la production de l'orchite. Cela posé, nous devons nous demander quelles sont les voies d'apport, la localisation et la nature des microbes qui peuvent attaquer la glande spermatique.

Pour fixer ces divers points, ce n'est pas aux agents ordinaires des orchites aiguës que nous nous adresserons tout d'abord ; ils causent des lésions trop rapides pour nous permettre d'en saisir nettement l'évolution. Le bacille de Koch, par contre, qui peut d'ailleurs donner lieu, lui aussi, à la production d'une orchite aiguë, laisse sa trace indélébile dans les lésions qu'il crée et indique par elles son mode d'invasion.

762 QUESTIONS D'iNTERNAT

Le bacille de Koch arrive au testicule par différentes voies. Tantôt introduit au niveau de l'urèthre par inoculation, il gagne la glande, spermatique en remontant son canal excréteur ; tantôt parti d'un foyer primitif éloigné, de lésions tuberculeuses du poumon, d'une articulation, d'un groupe ganglionnaire, du rein, du péritoine, il utilise des routes diverses et arrive au but : par la circulation sanguine, dans les lésions d'organes éloignés ; par la circulation lymphatique dans les tuberculoses ganglionnaires inguinales ou iliaques ; par l'uretère, la vessie, l'urèthre et le canal déférent dans les tuberculoses rénales, descendant ainsi le cours de V urine et remontant celui du sperme ; enfin par la vaginale dans les tuberculoses péritonéales de l'enfance quand persiste le canal vagino-péritonéal.

Les différentes voies suivies par le bacille sont faciles à vérifier, grâce à l'étude des lésions anatomiques, dont le siège dans la glande est variable suivant le mode d'invasion.

La localisation primitive du bacille dans l'épididyme indique l'envahissement par le canal déférent.

Si les lésions du parenchyme testiculaire et de l'épididyme paraissent du même âge, il sera permis de penser au contraire que l'invasion s'est faite par la voie sanguine.

Enfin la vaginale, inoculée avant la glande, peut transmettre à celle-ci le germe infectieux qui manifestera d'abord sa présence par une sorte d'orchite corticale.

Si nous appliquons maintenant ces différentes donné- fournies par l'étude de l'infection du testicule par le bacill» de Koch, aux autres variétés d'orchites, nous sommes à même d'établir une division de ces orchites, basée sur le mode d'infection.

Les orchites aiguës relèvent de deux grands groupe d'infections : les infections des organes génito-urinaiivs. infections générales.

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