IV. l'.v i il Oreillons
. Anatomie. Lobule hépatique. I III. An Cirrhoses alcooliques.
I. Patholooie. Ictères infectieux. I IV. Pathologie. Kystes hydatiques.
! Bibliographie : Cruveilhier — Sappey — Testut — Charpy — Moreau et Launois — Kuss et Duval — Viaut et Joliet — Tillaux.
Définition.
On désigne sous le nom de canal déférent la portion des voies excrétrices de la glande génitale mâle qui s'étend de la queue de l'épididyme au col de la vésicule séminale.
Ces limites, basées sur l'anatomie descriptive, sont bonnes à conserver pour l'étude purement anatomique de ce canal; mais il faut bien savoir, qu'au point de vue embryologique, elles ne correspondent pas à la réalité des faits.
développement.
A. Formation.
En embryologie, le canal déférent représente, en effet, le canal de Wolff tout entier, du moins après la disparition du pronéphros ou rein précurseur, rein cervical. 11 s'étend donc de l'origine du canal de Wolff au niveau du mésonéphros ou corps de Wolff, ou encore rein primitif, jusqu'à l'embouchure de ce canal d'abord dans le. cloaque interne, puis dans le sinus uro-génital.
Pendant que de l'extrémité inférieure du canal de Wolff naît l'uretère qui monte dans le mésoderme pour aller constituer, au niveau du métanéphros ou rein délinitif, soit les tubes urinifères tout entiers, suivant l'opinion de Kôlliker, soit seulement la portion excrétrice de ces tubes (tubes droits), selon Sedgwick cl Kulfour, les glomérulcs du corps d<i Wolff s'atro-
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phient et disparaissent peu à peu ; il en est de même du plus grand nombre des tubes qui vont de ces glomérules au canal deWolfî : ceux delà partie inférieure ou postérieure, disparus en presque totalité, ne laissent la trace de leur existence passée que sous la forme des vasa aberrantia de Tépididyme ; ceux de la partie supérieure ou antérieure persistent au contraire pour le plus grand nombre d'entre eux et forment les cônes etîérents, le rete testis et les tubes droits du testicule, la portion la plus élevée du canal de Wolfî lui-même constituant l'épididyme. Quant aux quelques tubes de la partie supérieure du corps de Wolff qui disparaissent, ils laissent cependant leur trace sous la forme du paradidyme ou organe de Giraldès.
Au voisinage de son extrémité inférieure, le canal de Wolfî, après avoir vu l'embouchure de l'uretère, être absorbée par le développement du pédicule de la vésicule allantoïde (future vessie), émet dans le courant du troisième mois une nouvelle évagination qui deviendra la vésicule séminale. La portion du canal de Woliî, comprise entre son embouchure dans le sinus uro-génital et la vésicule séminale, deviendra ainsi le canal éjaculateur.
Ajoutons enfin que? le canal déférent est, dès la période fœtale, entouré d'une gaine de fibres musculaires lisses dont l'existence permet de comprendre la production du crémaster interne de Ilenle.
//. Migration.
Le canal déférent suit le testicule dans sa migration. Celui-ci, dès le début du troisième mois, comment descendre de la région lombaire où il est situé audessous des reins.
Vers le sixième mois, il est à l'orilice interne du canal inguinal, au pli de laine au huitième, et au foin! des bourses a La naissance.
Le mécanisme de cette migration est encore un sujel de discussion, malgré la découverte du gubernaculum testis par Hunier.
Celui-ci s'insère en haut sur l'extrémité inférieure du testicule et la portion correspondante du canal déférent,
Ce point d'insertion sur le canal déférent marquera la limite respective de ce canal lui-même et de la queue de l'épididyme, car c'est à ce niveau que se repliera le conduit excréteur sur lui-même pour former la portion épididymaire ou testiculaire du canal déférent.
Le gubernaculum testis glisse sous la séreuse péritonéale, traverse la paroi abdominale et se fixe solidement à la peau des bourses. Il est formé d'un axe de fibres musculaires lisses, entouré de fibres musculaires striées, formées de deux faisceaux qui s'arrêtent en bas au niveau de l'anneau inguinal et de l'épine pubienne; les fibres musculaires striées sont recouvertes ellesmêmes par une toile cellulaire qui émane du fascia transversalis.
Le testicule chemine, tiré par la contraction tonique du gubernaculum, aidée peut-être elle-même par moment des contractions plus énergiques du crémaster (1). A partir de l'anneau, le gubernaculum agit seul, le crémaster se retourne ou se replie et il en est de même de la gaine émanée du fascia transversalis qui forme la fibreuse du cordon.
uifiguraf ion extérieure.
A. Longueur.
Quoi qu'il en soit, étendu, au point de vue descriptif, de l'épididyme au col de la vésicule séminale, le canal déférent mesure une longueur de 35 à 45 centimètres.
B. Forme.
Il est à peu près uniformément cylindrique dans toute sa longueur, sauf à sa naissance et vers sa terminaison.
à) A son origine, il est tortueux et irrégulier,
K comme l'épididyme dont il se détache. b) A 7 centimètres environ de sa terminaison, il devient également flexueux et se dilate en même temps qu'il s'aplatit d'avant en arrière. Cette por-
Théorie de l'accroissement inégal.
Mjueletto de la région lombaire se développe rapidement alors 11 le gubernaculum reste stationnaire.
tion terminale du canal déférent, ainsi agrandie et bosselée, a reçu de Henle le nom d'ampoule du canal déférent. Ses bosselures sont des diverticules en caecums, insérées sur le canal même ; souvent vers la fin du canal on trouve un diverticulum aussi volumineux que l'ampoule elle-même (Charpy).