URÈTHRE POSTÉRIEUR
Bibliographie. — Cruveilhier — Soppey — Testut — Debierre - Poirier — Tillaux — Jamin — Kuss et duval — Robin et Cadiat.
téfinition.
On a de tout temps remarqué que l'aponévrose moyenne du périnée divise l'urèthre en deux portions bien différentes.
Déjà Rufus d'Ephèse, dans l'antiquité, et nombre d'anatomistes, dans ces derniers siècles, considéraient le segment supérieur comme le col de la vessie et lui donnaient ce nom, et le segment inférieur, comme étant seul l'urèthre. Quoi qu'il en soit de cette opinion, sans doute trop absolue, la dualité des deux urèthres n'est pas moins démontrée par les faits suivants (Jamin) :
A. L'urèthre postérieur dérive du sinus uro-génital, comme l'urèthre féminin, qu'il représente : l'antérieur provient du bourgeon génital précloacal et certaines anomalies
xtérieures, comme l'hvpospadias, ne dépassent jamais sa imite.
B. L'urèthre postérieur est fixe et à peine extensible, me avec des tractions fortes de 1 kilogramme ; l'antérieur
st mobile, éminemment variable dans sa longueur.
C. Le premier est riche en fibres lisses et possède un îuscle strié ; il est actif et intervient par des actes musculires variés dans la miction, l'éjaculation, dans la résistance n cathétérisme. Le second, pourvu de rares fibres contrac-
. est une partie surtout passive, un simple conduit ■teur, le véritable urèthre, alors que l'autre est le véritable •I vésical.
b. Certaines formes pathologiques, névralgies, contrac- >ns, inflammations, ont pour siège d'élection l'une ou
iutre de ces deux régions.
; questions d'internat
Développement.
L'urèthre postérieur est d'origine endodermique, tandis que l'urèthre antérieur est d'origine ectodermique. En effet :
A. L'apparition de la vésicule allantoïde sur la portion terminale du tube digestif détermine la formation du cloaque interne.
B. Sur les parties latérales de ce cloaque s'ouvrent les canaux de Woliï, dont la portion terminale donne naissance aux uretères, et les canaux de Millier.
C. Le cloisonnement de ce cloaque par les replis de Rathke le divise en deux cavités : l'une antérieure, urogénitale, à laquelle sont annexés les uretères, qui s'ouvrent maintenant directement dans cette cavité, les canaux de WoltT, et, entre ces derniers, les canaux de Millier, qui, à leur extrémité inférieure, se sont confondus en un canal commun ; l'autre postérieure, intestinale.
D. La cavité uro-génitale s'ouvre à l'extérieur par d grégation de la partie antérieure du bouchon cloacal de Tiurneux; ainsi est formé le sinus uro-génital qui constituera l'urèthre postérieur. L'urèthre antérieur se développera secondai rement aux dépens des bourrelets ectodermiqi; qui limitent ce sinus.
E. La cavité uro-génitale s'étrangle : la partie supérie constituera la vessie, dans laquelle s'ouvriront les uretèn la partie inférieure sera le sinus uro-génital proprement dit. L'étranglement portera le nom de col de la vessie ou oril vésico-uréthral.
F. Dans 1»' sinus uro-génital ne s'ouvriront donr plu que les canaux de Wolff et le canal résultant de la fui des canaux de liûller :
a Chi / l'homme, les canaux- de Wolff deviendfl les c maux éjaculateurs formés par la réunion des can déférents et des vésicules séminales. Le canal uni-,
institué par la fusion des conduits de Millier, forn entre les deux canaux éjaculateurs, l'utricule pi it que, perdue avi derniers au milieu de la mass<
indules prostatiques, dont l'apparition se fait dé 2 mois de la vie embryonnaire.
IRETHRE RIEIR
b Chez la femme, les canaux de Wolfl -Atrophient ou persistent anormalement sous le nom des canaux de Gartner. Huant à la portion fusionnée de canaux de Mùller, elle constitue le vasin et l'utérus. Il résulte de là, qu'utricule prostatique d'une part, vagin et utérus d'autre part, se correspondent. Or l'utrieule prostatiq - ouvrant au sommet de ce que nous appellerons, dans l'urèlhre postérieur de l'homme, verumontanum. il faut en conclure que l'urèthre de la femme correspond à la partie de l'urèthre masculin qui va du col de la au verumontanum.
lonBsuration extérieure.
IÀmitt
le ure :
Orifice vésieo-uréthral. marquant l'angle antérieur du trigone de Lieutaud.
/ ; férié ure :
Point où l'urèthre perfore l'aponévrose périnéale moyenne.
Direction.
L^èrement oblique en bas et en avant, l'urèthre postérieur décrit une faible courbe à concavité antérieure. En se continuant au-dessous de l'aponévr. périnéale moyenne avec l'urètbre antérieur, il forme l'angle sous-pubien, point le plus déclive de la courbe décrite par la portion fixe de l'urèthre tout entière : celle-ci. en se continuant à son tour avec la portion mobile de l'urèthre , forme l'angle prépubien, qui disparait ave: l'érection de e.
pograpli
Il est intéressant au poiut de vue du cathétérisme de fixer par quelques ehitïres les rapports qu'affiche l'urèthre avec la symphyse pubienne.