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URÈTHRE POSTÉRIEUR

quefois le bulbe et s'accompagnait souvent alors de phlébite, fut-elle délaissée pour la taille prérectale de Nétaton.

b) Segment intra-aponèvrotique.

1. Compris entre les deux feuillets de l'aponévrose moyenne du périnée.

2. Entouré par les fibres du muscle transverse profond du périnée ou muscle de Guthrie.

3. Répond latéralement et un peu en arrière aux glandes de Méry ou de Cowper.

4. En avant, le bord plus ou moins tranchant du trou ménagé à l'urèthre par l'aponévrose moyenne, n'a jamais coupé le canal uréthral, quoi qu'en aient ditPoncetet 011ier,dans les chutessur le périnée. Les expériences de Gras et Terrillon et les faits cliniques ont prouvé, en effet, que la rupture se faisait dans la grande majorité des cas sur une partie plus antérieure du canal (portion bulbaire ordinairement), l'urèthre étant écrasé à plat entre le corps contondant et les lèvres saillantes des branches ischio-pubiennes.

c) Déduction pratique.

Quoi qu'il en soit, de l'étude de ces rapports, il résulte que l'urèthre postérieur est facilement explorable par le toucher rectal combiné avec le cathétérisme. En cas d'hypertrophie du lobe moyen de la prostate, il est possible, avec le doigt, de repousser la sonde en haut et en avant et de l'aider ainsi à franchir l'obstacle.

on figuration intérieure.

Pour l'étude de la configuration intérieure de l'urèthre postérieur, il faut également conserver la division en portion supérieure ou prostatique et portion inférieure ou membraneuse. La cavité de l'une et de l'autre portion du canal diffèrent en effet considérablement.

798 QUESTIONS D'iNTERNAT

A. Portion prostatique.

Cavité d'aspect fusiforme rentlée à sa partie moyenne, rétrécie à ses deux extrémités.

a) Extrémité supérieure.

Orifice vésico-uréthral.

Continue le sommet du trigone de Lieutaud. Déforme variable, comme nous l'avons vu à propos du calibre.

b) Extrémité inférieure.

Circulaire, à l'état de dilatation étroite, se continue avecla portion membraneuse.

c) Partie moyenne.

a. Sur la paroi postérieure, saillie oblongue, désignée sous le nom de verumontanum.

I. La base du verumontanum fait corps avec la paroi urétbrale.

II. Le sommet présente : sur la ligne médiane, une pente verticale de 3 millimètres de haut, d'un 1/3 de millimètre de large, qui donne accès dans Vutricute prostatique ; de chaque côté de la fente utriculaire, deux orifices, qui sont les embouchures des canaux éjaculateuis.

III. En haut, le verumontanum prolonge vers la vessie par un ou dew plis, les freins du veru. Lorsque ces plis font défaut ou sont peu marqués, il exil au-dessus du veru une dépression marquée, la fosse prostatique.

IV. En bas, le veru se continue i une crêle longitudinale, la crête urrthrale, qui se prolonge jusque dans la portion membraneuse et s'y termine

se bifurquant.

V. Latéralement, le veru est longé pai deux gouttières dans lesquelles viennent s'ouvrir les orilices principaux des canaux prostatiques.

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(3. Sur les parois antérieure et latérales.

Multitude d'orifices microscopiques qui représentent l'abouchement des glandules prostatiques correspondants ; mais ces orifices sont toujours beaucoup plus petits que ceux qui occupent la paroi postérieure du canal.

B. Portion memrraneuse.

a) Forme cylindrique.

b) Sur paroi postérieure, plis longitudinaux faisant suite à la crête uréthrale.

c) Sur parois antérieure et latérales, très nombreux orifices glandulaires, que l'on trouve aussi, mais en moins grand nombre sur paroi postérieur et qui sont les orifices des glandes de Littre.

d) La portion membraneuse se termine audessous de l'aponévrose moyenne, en se continuant avec la portion bulbaire de l'urèthre. Celle-ci constraste singulièrement par sa largeur avec l'étroitesse de la portion membraneuse. Au niveau de l'union des deux portions existe, faisant saillie sur la paroi postérieure de l'urèthre, un rétrécissement qui porte le nom de collet du bulbe dont on connaît l'importance dans le cathétérisme de l'urèthre.

Structure.

Trois tuniques : muqueuse, vasculaire, musculeuse.

A. Tunique muqueuse.

a) Se continue avec muqueuse vésicale, et, au niveau du verumontanum avec muqueuse d'utricule et de canaux éjaculateurs.

b) Au niveau de l'urèthre postérieur, sur cadavre, coloration fondamentale d'un blanc jaunâtre, qui contraste avec coloration rosée de l'urèthre antérieur.

c) Epaisseur : 1/2 millimètre environ.

800 QUESTIONS D'iNTERNAT

d) Constitution anatomique : chorion, couche épithéliale, formations glandulaires.

*. Chorion.

I. Adhère intimement par sa face profonde à la tunique vasculaire.

II. Sur sa face superficielle, soulevée par des papilles, très rares au niveau de l'urèthre postérieur.

III. La plus riche des muqueuses en fibres élastiques, 1/10 delà masse totale du chorion est formée par ces fibres élastiques ; le reste est constitué par des éléments conjonctifs et de la matière amorphe.

IV. Séparé de l'épithélium par une mince couche hyaline de 2 ^ d'épaisseur.

p. Epithèlium.

Epaisseur : 80 à 100 ^ chez l'adulte.

Deux couches : profonde : 2 ou 3 assises de petites cellules arrondies ou polyédriques; superficielle : une seule rangée de cellules prismatiques ou pyramidales.

A partir du sphincter vésical, la couche superficielle est formée par deux ou trois rangées de cellules aplaties qui se confondent, au niveau du col, avec les cellules analogues de l'épithélium vésical.

Y« Glandes.

Deux formes : follicules, glandes en grappe. I. Follicules.

Petits sacs cylindriques dont le fond est souvent renflé, quelquefois môme divisé en deux ou plusieurs lobes.

Histo logiquement paroi propn tapissée intérieurement par epithèlium qui, pour Robin et Cadiat, est semblable à celui de la niuqu< uréthraledans la moitié supérieure du follicule, et qui, dans la moitié înfé-

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rieure, est formée par une ou deux rangées de petites cellules polyédriques.

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