‹ Recueil de questions d'internatChapitre 575 sur 713 · C. Lymphatiques · texte numérisé non relu

C. Lymphatiques

Ils prennent naissance dans le tissu interstitiel de l'organe par un système de larges tubes en réseau autour des canalicules séminifères et pourvus de l'épithélium caractéristique des origines lymphatiques.

De ce réseau, les vaisseaux parcourant l'albuginée ou les septula se dirigent vers le corps dHighmore, à la base duquel ils se condensent en 7 ou 8 troncs auxquels viennent se joindre les lymphatiques de l'épididyme et du feuillet viscéral de la vaginale.

Ils s'élèvent enfin avec les autres éléments du cordon et,satellites des vaisseaux spermatiques,vont se terminer dans les ganglions lombaires.

D. Nerfs.

Emanés du plexus lombaire et hypogastrique, ils forment deux plexus secondaires : un plexus sperma-

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tique qui entoure l'artère du même nom et se bifurque comme elle pour se distribuer au testicule et à l'épididyme ; un plexus déférentiel qui accompagne le canal déférent et se distribue à la partie postérieure de l'épididyme.

Leur mode de terminaison est encore mal connu.

Cependant il semblerait que les ramuscules, traversenl la membrane propre des canaux séminifères et se terminent par de petits renflements pyramidaux en formé de massue, suivis par Falconi jusque entre les cellules de l'épithélium.

PHYSIOLOGIE

La physiologie du testicule nous présente à étudier un certain nombre de questions portant :

à) Sur la sécrétion testiculaire :

Quels sont les caractères du liquide élaboré pai le testicule ?

Quel est le processus intime de la formation des spermatozoïdes ?

Ouel est le rôle du système nerveux dans cette élaboration?

b) Sur V excrétion du suc testiculaire dans la portion testiculaire des voies spermatiques.

Portant enfin sur la synergie remarquable qui semble exister entre la glande sexuelle et divers autres orga du corps humain.

Sécrétion*

A. CàRÀCTÈRÇS DU LIQUIDE SECRETE. Le SPERME.

Le testicule ne fournit au sperme qu'un élément, l'élément noble, l'élément spécilique : le spermatozoïde découvert par Hamm en 1<>77.

a) Morphologie.

Les spermatozoïdes se composent d'une partie renflée, segment céphalique ou tète, d'une partie effilée, filament caudal ou queue.

a. Le segment céphalique arrondi, piriforme, est aplati de haufen bas, son extrémité antérieure, libre, la plus petite porte un prolongement : bouton céphalique. La nature de toute cette portion est nettement nucléaire.

p. Le filament caudal est divisé en trois portions :

1. Une pièce intermédiaire faisant immédiatement suite à la tète, et plus épaisse que le reste de la queue, il lui est annexé latéralement une mince crête de protoplasma, le corps accessoire ;

2. Une pièce principale, longue de 50 n et qui va en s'amincissant progressivement, de structure fibrillaire avec revêtement périaxile ;

3. Une pointe longue de 8 à 9 p qui termine le spermatozoïde.

b) Propriétés.

Les spermatozoïdes se meuvent avec force et vitesse dans le liquide testiculaire, la queue leur servant en quelque sorte de nageoire.

Tués rapidement par l'eau pure et les acides, les alcalins au contraire favorisent leurs mouvements.

B. Processus de formation des spermatozoïdes : sperma-

TOGÉNÈSE.

« La spermatogénèse nous apparaît comparable à celle du mécanisme de la sécrétion dans une glande quelconque : il s'agit de savoir comment les cellules sécrètent et comment ensuite, épuisées par la sécrétion, elles se régénèrent ou devenues produit de sécrétion elles-mêmes, elles sont remplacées. » (Prenant.)

Mais, comme le fait remarquer ce même autour, « l'histoire des origines du spermatozoïde coïncide à

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peu près avec celle du développement du testicule même ». Et c'est à la triple lumière de l'anatomie comparée, de l'embryologie et de l'histologie que nous essaierons d'édifier une théorie satisfaisante de la spermatogénèse.

a) Testicule d'ascaride du cheval.

11 est représenté par un long tube dans lequel se succèdent, depuis l'extrémité borgne jusqu'à sa terminaison, les différentes générations des cellules séminales, savoir :

«. Dans une première région, zone germinative,de petites cellules activement multipliées par division, les spcrmatogonies.

(3. Dans une deuxième région, zone d'accroissement, les cellules filles des précédentes s'accroissent sans se multiplier, ce sont les spermatoctjtes.

•y. Dans une troisième zone de division ou de maturation, les spermatocyte^ divisent deux fois de suite sans se repo." phénomène remarquable qu'on retrouve dans l'ovogénèse, les cellules résultantes portent le nom de spermatides.

r". Dans une dernière, zone de perfection, les spermatides se transforment en spermatozoïdes.

h) Développement du tube sèminifère dei mammifères.

La structure du tube adulte est fort compliquée, quasi inextricable, il faut remonter aux phases jeune et embryonnaire pour retrouver les ancêtres cellulaires des spermatozoïdes.

Sur une coupe transversale d'un tube embryonnaire on peut, avec, Prenant, dislin. des tranches <>u rayons, séparés par dêl interra} ons.

a. Dans les rayons, nous trouvons de la périphérie au centre les mêmes r\r-

ments que nous avons précédemment rencontrés dans le tube séminifère de l'ascaride du cheval, de son extrémité borgne à son embouchure, savoir : des spermatogonies, des spermatocytes, des spermatides et des spermatozoïdes.

p. Dans les interrayons on trouve un seul élément sur la signification duquel nous ne sommes pas encore absolument fixés .

Pour Ebner, c'est un spermatoblaste, opinion abandonnée par Ebner même.

Pour Sertoli, ce sont des cellules fixes, « cellules en chandelier », car ces éléments sont toujours identiques à eux-mêmes.

Pour Merckel, ce sont des cellules de soutien, leur périphérie forme des sortes de niches dans lesquelles viendraient se loger des spermatozoïdes.

Pour Bondo, ce sont des cellules végétatives qui assureraient la nutrition des spermatozoïdes.

Le nom de cellules fixes semble leur convenir le mieux, car leur noyau est toujours au repos.

Y. Pour certains auteurs, ces deux espèces différentes de cellules fixes et évoluantes, que nous rencontrons dans le tube séminifère, dériveraient des deux formes cellulaires (ovules primordiaux et cellules épithéliales) que nous avons rencontrées dans les canalicules de Wolff.

Les cellules épithéliales [éléments mâles de Dalbianï) acquéreraient dans des séries de tentatives de spermatogénèse de plus en plus complètes, des types cellulaires de plus en plus voisins des spermatozoïdes.

Les ovules primordiaux (éléments femelles de Balbianï) deviendraient cellules fixes et demeureraient étrangers à toutes

les manifestations de l'activité séminipare.

S. La transformation de la cellule spermatique en spermatozoïde s'opère par modification de la distribution des rapports respectifs du protoplasma et du noyau, la tète dérivant du noyau et la queue du protoplasma.

Platner a poussé plus loin l'analyse et, pour lui, du corpuscule polaire dérive le bouton céphalique ; du noyau dérive la tète ; du protoplasma, la queue ;

Enfin les restes du fuseau nucléaire donnent naissance au corps accessoire annexé à la queue du spermatozoïde.

En somme, nous nous trouvons en présence de plusieurs hypothèses pour la formation des spermatozoïdes.

lre Hypotèse : Il existe deux sortes de cellules : les cellules de Sertoli et les cellules de soutien ; les spermatozoïdes viendraient uniquement des cellules de Sertoli, le cycle des autres cellules n'aurait d'autre rôle que de produire par leur liquéfaction le liquide destiné liquélier le sperme.

2e Hypothèse : Les spermatozoïdes commencent à se former par la division des cellules de Kolliker ; ils se déplacent et vont se faire soutenir par les cellules de Sertoli qui les nourrissent.

:\r Hypothèse : Les cellules de Sertoli ne sont pas des éléments distincts, différents des autres cellules. Kn effet, les cellules pariétales acquièrent un pédicule qui est en même temps commun aill cellules de Kolliker et qu'elles doivent au parenchyme; ce tractus commun forme le pied et la tige des cellules de Sertoli.

// riy a (loue qu'une classe (ïèlèrm

cellulaires dont le dernier stade évolutif est la cellule de Sertoli (M. Duval).

C. Nous possédons peu de connaissances précises sur le rôle du système nerveux dans la sécrétion testiculaire, rappelons seulement que le centre génito-spinal est situé dans la région lombaire, comme chez le chien.

D. Rappelons enfin la conception si intéressante de Brown-Séquard sur le testicule, glande à sécrétion interne et ses essais d'injection de suc testiculaire.

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