C. Lésion des fibres rachidiennes antérieures (Déjerine
a) Lésion correspondant exactement par son siège aux phénomènes paralytiques observés penla vie, d'autant plus marquée que la paralysie avait duré plus longtemps.
Identique à la dégénérescence wallérienne, caractérisée par un aspect moniliforme des tubes nerveux, la myéline se fragmentant en gouttelettes, par la disparition complète du cylindre- axe et la multiplication des noyaux de la gaine de Schwan :
b) Les racines rachidiennes postérieures sont normales).
c) Les nerfs périphériques présentent des tubes altérés au milieu d'autres tubes parfaitement normaux.
d) Lésion assez peu marquée de la moelle, limitées à la substance grise surtout au niveau des cornes antérieures (cellules nerveuses moins nombreuses, moins réfringentes, multiplication des éléments de névroglie, congestion des vaisseaux).
Recherches de Gombault (confirmées par Gaucher), établissent d'une façon définitive les lésions des racines et des nerfs périphériques.
A. Névrite segment aire pèriaxile. — Dégénération wallérienne possible, sinon nécessaire.
Aj. — a) Altération segmentaire ne portant que sur une étendue limitée de la longueur de la fibre, sur un seul segment annulaire, quelquefois sur plusieurs, souvent sur une partie du segment seulement.
b) Tendance des fibres malades à se grouper en faisceaux.
c) Deux aspects différents :
oc. Stade de dégénération : myéline devient granuleuse, cylindre-axe quelquefois simple tractus, mais toujours continu.
PARALYSIES DIPHTÉRIQUES 81
p. Stade de régénération : libres plus minces au point où elles ont été malades ; quelquefois par dégénération, rupture du cylindre-axe, dégénérescence wallérienne.
A2. Modification du tissu conjonctif inter-lamellaire, fibres plus apparentes ; cellules gonflées présentent parfois plusieurs noyaux, contiennent des gouttelettes graisseuses colorées en noir par l'acide osmique. Parois des capillaires intra-fasciculaires enflammés ;
B. Moelle.
à) Souvent aspect absolument normal.
b) Dans d'autres cas modifications légères, comme celles indiquées par Déjerine.
c) Quelquefois grandes cellules motrices des cornes antérieures remplies de volumineuses granulations noirâtres qui masquaient complètement leur noyau et se continuaient jusqu'au tilament axile. Ces granulations n'étaient pas l'exagération de la figure normale des cellules, elles ressemblaient à celles que l'on rencontre au cours des myélites.