IV. Patholooib. Kystes hydatiques
Bibliographie : Sappey — Charpy — Testut. — Dictionnaire Dechambre. — Vallin. Thèse de Paris, 1887. — Pierre Delbet. Traité des suppurations pelviennes. — Kuss etDuvAL. Physiologie. — Moreau et Launois. Histologie,
Définition.
Conduits chargés de transporter Fovule de l'organe où il se forme, l'ovaire, à l'organe dans lequel il se transforme normalement après la fécondation, l'utérus.
Synonymie : oviductes.
La trompe de Fallope est un organe mobile, contractile et érectile qui sert de lieu de passage à l'ovule de l'ovaire à l'utérus.
Développement.
Se fait aux dépens des canaux de Miïller, qui, dans leur partie supérieure ou libre, forment les oviductes, tandis que leur partie inférieure constitue par leur soudure l'utérus et le vagin.
iituation.
Etendues primitivement de la région lombaire à l'excavation pelvienne, les trompes utérines descendent avec l'ovaire, vers le troisième mois de la vie fœtale, dans le bassin.
A partir de celte époque, sont situées dans l'aileron supérieur ou aileron moyen du ligament large, entre : ligament rond en avant, ovaire en arrière, utérus en dedans, paroi latérale de l'excavation en dehors.
Moyens de fixité.
La trompe est fixée dans cette situation :
Par sa continuité avec l'utérus ;
Par le ligament large dans le dédoublement du bord supérieur duquel elle est comprise ;
Par le ligament tubo-ovarien ;
Par le ligament infundibulo-pelvien de Henle ou ligament rond postérieur de Rouget.
Le ligament tubo-ovarien est « un tout petit cordon, moitié musculaire, moitié conjonctif », qui unit la trompe à l'ovaire.
Le ligament infundibulo-pelvien de Henle « est simplement cette partie la plus externe du bord supérieur du ligament large où ne se trouvent pas les trompes ; ce sont les cornes du croissant formé par la cloison transversale des ligaments larges ».
Mobilité.
Très grande.
Se portent en arrière quand la vessie se dilate ;
Sont refoulées en avant avec l'utérus par les anses intestinales ;
Sont entraînées en haut par un utérus gravide ;
Tombent dans le cul-de-sac de Douglas dans certains cas pathologiques.
Direction.
Transversale de l'utérus à la paroi latérale de l'excavation ;
Ascendante, horizontale, puis descendante, formant ainsi une anse qui embrasse l'extrémité supérieure de l'ovaire.
Dans la première partie de son trajet, la trompe est rectiligne ;
Au delà, décrit des ilexuosités d'autant plus marquées qu'on se rapproche de l'extrémité externe et que le sujet est plus jeune.
Dimensions.
Longueur moyenne, 12 centimètres.
Calibre augmentant progressivement de l'extrémité
TROMPES DE PALLOPE 967
interne vers l'externe : 4 millimètres au voisinage de l'utérus, 8 millimètres au voisinage de l'ovaire.
PourTillaux, le calibre de la trompe, qui va s' agrandissant de son extrémité interne à l'externe, ne présente qu'un millimètre de diamètre dans l'utérus tandis qu'il en mesure 5 ou G au voisinage du pavillon.
Forme.
Comparée par Fallope à trompette militaire.
C'est un tube de plus en plus évasé, figurant un cône très long, terminé en entonnoir. Son extrémité interne correspond aux angles latéraux de l'utérus, et succède à une dépression infundibuliforme de l'utérus.
Rapports.
Au point de vue de ses rapports, on peut la diviser en 4 parties :