II. Synip tomes
A. Prodromes.
La métrorrhagieest souvent précédée de prodromes : douleurs sourdes dans les reins, l'hypogastre ou la région sacrée, sensation de plénitude et de pesanteur abdominale traduisant la congestion utérine.
À ces phénomènes s'en joignent souvent d'autres : tuméfaction douloureuse des mamelles, céphalalgie, palpitations, irritabilité parfois extrême, vertiges, défaillances, etc.
D'autres fois, au contraire, l'hémorrhagie est brusque, sans prodromes, « comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ».
B. HÉMORRHAG1E.
L'hémorrhagie s'établit et peut revêtir, quant à la qualité et quant à la quantité, les modalités les plus diverses.
a) Qualité.
Le sang, surtout dans les grandes hémorrhagies de la délivrance, peut être rouge rutilant, le plus souvent il est rouge brunâtre plus ou moins foncé. Plus ou moins pur dans les cas précédents, il peut être au contraire mélangé à du pus, des glaires, des mucosités ; il peut même être mélangé, surtout dans le cas de cancer ou de fibrome ulcéré, à des débris de tumeur, à des raclures de chair, à un liquide ichoreux roussâtre, d'une fétidité fade et pénétrante. Fluide le plus souvent et coulant assez facilement, il est d'autres fois coagulé en caillots formés souvent dans le vagin et expulsés sans douleur dans les mouvements ou à l'occasion de la miction ou de la défécation ; quand ces caillots, ce qui est plus rare, se sont formés dans la cavité utérine même, ils sont expulsés ou plutôt « accouchés » par des contractions énergiques et douloureuses, véritables « tranchées utérines » qui ont pu donner le change et faire croire à un début de travail.
OTESTIOXS D 1STERNAT
Tous les détails que neuf menons c - gnaler sont autant de earaetères qni ont lenr importance au point de rue dn diagnostic étiologique.
b) Quantité.
Tantôt l'hémorrha^ie est fondro vante, la mort :ue immédiate. C'est surtout au moment de la délivrance que Ton assiste à cet effroyable tableau.
Tantôt les hémorrhagies sont moins abondai: s mais leur fréquence anémie la maladr l'on
ss iste à une anémie progressive : teinte cirr de la peau et des muqueuses, intolérance stomacale, cedèmes des extrémités, soif impérie mort.
Tantôt c'est un simple suintement qui n'appelle l'attention de la malade que par sa répétition ou sa continui
Tantôt enfin l'hémorrhagie est interne, le sang, bien que s* écoulant en abondance, s'accumule dans l'utérus. Si Ton ne surveille pas la malade, on peut n'être averti du danger que par les sL néraux d'hémorrhagie : pâleur de la face, tendance à la syncope, faiblesse et rapidité du pouls. M rehe. Durée.
La marche et la durée des métrorrhagies sont essentiellement variables. Certaines cessent ou s'amendent pendant le repos ou dans le décubitus dorsal, c'est le plus grand nombre ; -d'autres plus rares, celles des rétro-déviations en particulier, augmentent dans cette position.
iodiques ou irrégulières, continues ou intermittentes, abondantes ou discrêtes, les modalités des métrorrhagies sont subordonnées aux états morbides dont elles sont symptomaliqu