III. Quel est son siège
C'est ici que réapparaît l'utilité du cathélérisme. Lui seul, dans tous les cas, pourra nous éclairer à ce sujet. Rappelons-nous que, des incisives à l'orifice supérieur de l'œsophage, existe une distance de 15 centimètres environ. Il suffira, pour connaître le siège exact du rétrécissement, de remarquer la longueur dont s'enfonce le cathéter avant d'être arrêté et d'en soustraire 15 centimètres.
D'autre part les signes fonctionnels, les manifestations concornittantes extra-œsophagiennes peuvent parfois renseigner au moins approximativement sur le siège des rétrécissements, surtout dans les cas de cancer. C'est ainsi qu'on a décrit (Munier, Th. Bordeaux, 98) :
Une forme laryngée, par propagation au larynx.
Troubles de la voix.
Asphyxie et souvent cachexie rapide.
Une forme trachèo -bronchique.
Soit qu'il y ait simplement compression provoquant dyspnée et souvent asphyxie, soit qu'il y ait ulcération, pneumonie et gangrène pulmonaire.
Une forme pleuro -pulmonaire ■.
Avec pneumonie et pleurésie par propagation.
Une forme cardio-vasculaire (anévrysmale et ulcéreuse) généralement terminée par la mort foudroyante, par lésions cardiaques, péricardiques ou vasculaires.
Des formes exceptionnelles enfin caractérisées par propagation au corps thyroïde, au rachis, à la moelle.