‹ Recueil des antiquitéz du PercheChapitre 27 sur 67 · DE CORBON · texte numérisé non relu

DE CORBON

des paiemens en deuiers avoir eslé faits Monela Corbonnensi qui fait juger que c'est le liea de la fabrication de la monnoye du Perche, comme de fait anciennement tous seigneurs avoient droict de monnoye comme de marcs et mesures (1).

Ce droict de faire ])attre monnoye fut donné et octroyé par Hugues Gapet aux ducs, comtes et barons de France, même la propriété des dicts duchés, comtés et baronnics en l'an 989 ; duquel droict ils ont joui jusques en Tan 1315 que LouysHuttin, Roy de France, leur retranchât le dict droict de monnoyerie et le retint à luy seul (2).

La seconde, qui se trouve aux dictes archives, il se trouve des con tracts de vend i tiens, d'héritaiges, legs et aumosnes faits des grains et autres choses à la mesure de Corbonnois qui montre qu'il y avoit au dict lieu marcs et mesures (3).

Le troisiesme, qu'aux contracts do vendition, aveux et autres, quoique les héritaiges fussent assis en d'autres paroisses du Perche éloignées de Corbon, néantmoins y est contenu qu'ils sont scitués en Corbonnois.

La quatriesme est que ce lieu estoit le siège de l'archidiacre estably pour l'evesque de Chartres au Perche pendant que le dict pais du Perche estoit de l'evesché de Chartres qui de là fut

(1) Add. « Cette monnoie portoit pour inscription Curbonno fit; on « parle de francs percherons dans un acte fait en 1195 avec les moines de « Nogent et de monnaie courante dans le Corbonnais, Monetœ currentis « in Corhoneto, dans l'accord fait en 1234 avec la maison de Sainct-Eloi « de Mortagne (1). » (Ms. de M. de La Sicotière.)

(2) Ordonnance du '15 janvier 1315. — Une autre ordonnance avait été déjà rendue à ce sujet au mois de juin 1313 ; elle disait (art. 14) que les prélats et barons qui ont droit de faire battre monnoie dans leurs terres ne le pourront faire jusques à ce qu'ils en ayent des lettres de Sa Majesté, et (art. 20) que dans les terres des barons qui ont monnoie il n'y aura que la leur et celle du Roy qui auront cours. Dans les terres des seigneurs qui n'ont pas de monnoie, il n'y aura que celles du Roy qui auront cours. (Ordonnance des Rois de France, t. I, p. 510.)

(3) Add. « Le boisseau de blé, mesure de Corbonnois, pesait quarantecinq livres. » (Ms. de M. de La Sicotière,)

(1) Le droit do battre monnaie attribué aux comtes de Corbon n'a jamais été bien établi. Les nuinisniates eux-mêmes ne sont pas d'accord à ce sujet. Cependant M. Lecointre-Dupont, qui fut une autorité en pareille matière, dans ses « Lettres sur riiistoire monétaire de la Normandie et du Perche » (Paris, ISiO, in-S°), aKirnic que « les monnaies seigneuriales de Corbon sont tout à fait imaginaires. On ne connaît que quelques tiersdesol d'or ; encore sont-ils revendiqués, mais i. tort selon moi, par d'autres endroits i> (p. 105, note 1). — Dans ce môme ouvrage (p. Vni) est représenté un tiers de sol d'or attribué à Corbon. — Espérons qu'un jour des fouilles sérieuses amèneront la découverte de ces monnaies en même temps qu'elles mettront à jour, selon toute probabilité, une antique cité. Nous sommes persuadé en effet, qu'il y a là. un vaste champ à e,xplorer et des vestiges de bains romains trouvés non loin de .Mauves font supposer d'autres restes plus importants d'une ville qui pouvait certainement être la première capitale du Perche.

1" Série. 5

nommé Farchidiaconé de Corbonnois, nom qui lui est tousjours depuis demeuré et dure encore quoique le dict archidiaconé soit entré en l'evesché de Sees et n'ait aucune demeure au dict lieu (1).

D'ailleurs se trouvent plusieurs tiltres des legs, faits pour la dépense et nourriture de l'assemblée de la Galende de Corbonnois qui se faisoit au dict lieu anciennement, des ecclésiastiques, comtes du Perche, noblesse et autres du pais tant pour les affaires de l'esglize, de la justice qu'autres (2) ; laquelle assemblée depuis la ruyne du dict Gorbon fut transférée par Rotrou, deuxiesme du nom, comte du Perche, au monastaire de Chartraige-lès-Mortaigne qu'il fonda et feist bastir ainsy que je le dirai cy-après et se trouve des legs faits à la dicte maison de Ghartraige pour la nourriture et pourvende de la compaignie de la dicte calende ; joint la situation du lieu qui est en bel air sur un tertre de Mortaigne et une belle et grande prairie par laquelle passe la rivière d'Huigne.

En l'an 1586 (3), en la paroisse de Coulimert près Mortaigne, un grand ravage d'eau découvrit un pot de terre le long d'un grand chemin esloigné de toutes maisons que des bergers trouvèrent, dans lequel estoient grand nombre d'espèces de monnoye d'argent pur aïant de chaque costé élevées en bosses les figures cy-dessous contenues, tirées au naturel sur l'espèce.

Aucuns ont dict que c'estoit de la monnoye des anciens Gaulois qui portoient en leurs en.seignes la fable du centaure; autres ont dict que c'esloit de la monnoye des anciens comtes du Perche. Gela demeurera au jugement de ceux qui sont mieux versés en l'antiquité (4).

(1) En 1558, nous voyons assister à la rédaction de la Coutume du Perche, « pour Testât de l'Eglise », maistre Jean Abot, archidiacre du Coibonnois. (Note de l'éditeuv du Fmg. imp. à Mortagne.)

(2) Add. « A l'imitation des assemblées et parlements qui se faisoient « anciennement, chascun an, par les provinces de France et plus particu- « lièrement au pays chartrain, par leurs prestres. » (Frag. imp. à Mortagne.)

(3) Var. « En 1583. » (Frag. imp. à Mortagne.)

(4) Add. « Les orfèvres qui en ont fondu des espèces affirment que les « deux parties en sont de fin argent et l'autre de fin or. >> (Id.)

DE MAUVES

DE MAUVES

Auprès du dict Gorbou est le lieu de Mauves qui esL un 1res beau bourg en la chastellenye de Mortaigne clos et environné de troys parts de talards ou lavis relevez naturellement en forme de fossez qui luy servoient anciennement de fossez qui sont encore en quelques endroicts presqu'inaccessibles. J'ay tesmoignage par escript que c'estoit autrefois une ville où y avoit chasteau pour la denieurance des comtes du Perche, foires et marchés comme sera cy-après justiffié. Les habitans du dict bourg jouissent encore du droict de bourgeoisie, moïennant douze livres de rente qu'ils paient au Roy, francs et déchargés de péages, coustumes et autres, etc.. (2); est scis sur la rivière d'Huigne accompagné d'une belle prairie où les comtes du Perche avoient de grands domaynes de parlye duquel le Roy jouit encore ; autre parlye a esté aliénée et y reste encore de grandes et belles caves et quelques murailles des ruynes du vieux chasteau qui estoit de grande étendue, clos de murailles et profonds fossés (3) dedans la cour

(1) Deux autres villasies en France portent le môme nom : l'un dans le département de l'Ardèche, arr. et cant. de Tournon ; l'autre dans la Loire-Inférieure, arr. de Nantes.

(2) Add. « Ainsy jugé à leur proffit en jugement et arrest des grands « jours du Perche, reignant Pierre, comte d'Alençon et du Perche, le « 22 mars 1392. » (Frag. imp. à Mortagne.j

(5) Il reste aujourd'hui fort peu de chose du château de IMauves. Il est cependant encore facile d'en déterminer l'emplacement, grâce à quelques débris de murs et quelques traces de fossés qui subsistent encore, mais qui tendent chaque jour à disparaître, grâce surfout aux attestations de témoins tout à fait d"ignes de foi, dont la mémoire fidèle et sûre conserve encore le souvenir de restes plus importants et plus certains. Nous devons à M. Prosper Renard, qui a vécu longtemps avec le fils du traducteur de Tacite, M. Bureau de la Malle, dans sa propriété de Landrcs, de nombreux et intéressants détails pour la plupart inédits, sur les antiquités de Mauves. Qu'il nous permette de le remercier vivement ici de l'obligeance qu'il a mise à nous être utile à cette occasion. — Le château de Mauves était situé à gauche de la grande route qui se dirige à Mortagne, à peu de distance de l'église Saint-Pierre et sur la propriété actuelle de M. Sâlot. Dominant une vallée assez profonde, dont les versants sont à pic, il faisait face au château de Mortoût que saint Louis occupa. Il n'en reste pour ainsi dire rien, quelques fossés comme nous l'avons dit comblés en partie, un puits trouvé dans un champ voisin, un fragment de colonne au coin d'une ruelle

60 ANTIQUITÉS DU TERCHE.

duquel chasteau de Tancienne fondation des dicts comtes qui ont laissé et fait fond de rente sur le dict domayne pour l'entretien du chapelain d'icelle, sur les ruynes duquel chasteau madame Marguerite de Loiaine, femme de monsieur René, duc d'Alençon, feist bastir un corps de maison qui est encore en deffense pour y faire nourrir ses enfaus comme à l'air le plus sain du pais; ceste maison estoit pavée d'un très beau pavé de diverses couleurs semé de marguerites figurées et gravées sur iceluy (1), pour la garde de laquelle maison il y a et a tousjours eu capitaine qui jotiit de partye du domayne du Roy du dict Mauves pour son entretien. Auquel lieu sont deux belles esglizes, l'une fondée en l'honneur de monsieur sainct Pierre (2) et l'autre de monsieur sainct Jehan Baptiste (3) qui estoient anciennement deux paroisses bornées et séparées l'une de l'autre, qui après la ruyne du dict heu en l'an 1232 (4) furent unies (5), celle de Sainct-Jehan annexée à celle de Sainct-Pierre qui est demeurée pour le tout, par Grégoire, evesque de Sees, du consentement d'Estienne, doyen de Sainct- Denys de Nogent-le-Rotrou et des religieux de la dicte maison de Sainct-Denys.

Par la dicte annexe les habitans de la paroisse de Sainct-Jehan sont demeurés affranchis de faire ny offrir aucun pain bénit en la dicte esglize de Sainct-Pierre, le curé de laquelle est tenu de faire chaque dimanche de l'année la première messe en celle de

et trois autres conservés par M. Renard, dont la maison fut, en 1768, édifiée avec des matériaux qui en provenaient, le champ de la Fuye où l'on voyait encore, il y a peu d'années, un colombier peut-être en dépendant, et voilà tout. Peut-être un jour pourra-t-on faire des fouilles et alors apparaîtront sûrement des vestiges qui permettront d'en faire l'histoire et de déterminer sa date de construction. Près du château, se trouvait le Petit- Arcisse. couvent dépendant de l'abbaye d'Arcisse, près Nogent (emplacement de la maison Bouteveille).

(I ) Des fragments de pavés avec fleurs de lys inscrustées furent trouvés il n'y a pas bien longtemps et doivent exister encore chez quelque amateur d'antiquités du pays.

(2) Add. « Située sur le chemin de Mortagne et de Corbon. » {Ms: de M. de La Sicotière.)

(3) Add. « Au milieu du bourg vis-à-vis les halles. » (Id.J — L'écurie de M. Marot occupe l'ancien emplacement de cette église qui empiétait sur la rue. Il n'en reste rien, sinon une statue de saint Jean conservée à Saint-Pierre.

(4j Var. (( Eu l'an 1385. » l'Frag. imp. à Morlcujnc.j

(5) La paroisse de Saint-Jean occupait tout le côté droit de Mauves (en

allant à Mortagne); la paroisse de Saint-Pierre tout le côté gauche jusqu'à

la maison de jNI. Chardon, ancien notaire .

DE MAUVES. 61

Sainct- Jehan en laquelle ne se dit grande ny haulte messe que le jour et fesie de sainct Jelian-Baptis(e auquel jour seulement les habilans de la dicte paroisse de Sainct-Jelian font et offrent pain bénit et non à autres jours. Le curé du dict Sainct-Pierre prend toutes oblations tant de la dicte esglize de Sainct-Pierre que de celle do Sainct- Jehan-Baptiste et dixmes qui appartenoient à la dicte esghze de Sainct-Jehan.

Joignant et au costé gauche d'icelle esglize de Sainct-Pierre est une belle chapelle y bastie et fondée par maistre Jehan Gouevrot, vivant conseiller et maistre des requestes du Roy et Reine de Navarre, duc, duchesse, comte et comtesse d'Alencon et du Perche, lors demeurant au dict Mauves, en l'honneur de la saincte Vierge et monsieur sainct Jehan l'Évangéliste, laquelle est comme unie avec la dicte esglize Sainct-Pierre, y aiant une grande arcade de pierre entre deux qui les tient comme un seul corps ; dedans la voûte de la dicte chapelle sont les armes du dict Gouevrot qui portoit d'argent chai-gé de troys tarjettes (1) de sable (2).

Il y a aussy en icelle esghze Sainct-Pierre une autre chapelle fondée de Sainctc-Magdelaiue à laquelle les dicts de Sainct-Denys présentent, laquelle chapelle prend de grands droicts de dixmes en la dicte paroisse (3).

Près le dict bourg de Mauves est une léproserie dépendant du dict Mauves appelée la Maladrerie de Mauves où est bastie une chapelle de Sainct-Gilles et quelques maisons et une mestairie sur laquelle le tout est scitué. Les habitans du dict Mauves présentent à ceste chapelle (4).

Il y avoit aussy anciennement au dict Mauves un monastaire de filles (5), duquel monastaire restent encore quelques murailles

(1) Var. «Languettes. » (Frag. imp. à Mortuf/ne.)

(2) AdcL « Avec l'année 1S54. » [Ms. de M. de La Sicotièrc.J — Cette chapelle, qui existe encore, est aujourd'hui dédiée à saint Joseph. Peut-être sous le hadigeonnage qui couvre ses murs et sa voûte, les armes de Gouevrot se trouvent-elles toujours; mais il ne s'en voit nulle trace.

(3) Sous la tour de l'église était encore une autre chapelle dédiée à sainte Thérèse (du xiiie siècle), aujourd'hui en restauration ; au-dessous il y avait une crypte, sorte d'ossuaire fermé autrefois par une grille en l'er.

(4) Nous avons signalé cette chapelle page 19, note 9, .convertie en grange et dont il ne reste plus qu'un portail roman.

(5) Au milieu du bourg de Mauves, sur la droite en allant à l^dortagne, on peut voir les restes d'une abbaye qui devait être sans doute le monastère dont il est question. C'est la propriété de .M. Cottin. Construction du xve siècle qui possède encore son pignon, ses cordeaux de l'époque, un contrefort et une tourelle octogone malheureusement tronquée.

tant de l'oratoire, dortoirs qu'autres bastimens qui se reconnoissent à l'œil avoir servi à l'usage monachal et y paroist encore la figure en bosse en pierre d'une religieuse avec son habit.

Depuis trois ou quatre ans un nommé Barthélémy Jahendier, pauvre homme rompant quelques restes des murailles du dict oratoire pour les vendre, trouva dans icelle muraille une caisse de bois sans pourriture dans laquelle estoyent quelques os humains qu'il mesprisa et les jeta, et dès l'instant il tomba de la dicte muraille qui estoit presque à rez de terre, se rompit et cassa une cuisse et une jambe. L'on tient que c'estoit quelques précieux rehquaires qui de longtems avoient esté cachés en la dicte muraille. Depuis, jugeant que le mal qui luy estoit avenu procédoit du mespris qu'il avoit fait des dicts reliquaires, s'en accusa; on les chercha mais on ne les a trouvés.

Par lettres patentes de monsieur René, due d'Alençon et comte du Perche, données au dict Mortaigne le 18 juin 1461 (1), il donna aux habitans du dict Mauves droict d'y faire tenir troys foires par an ; la première, le jour de la feste de la Chaire sainct Pierre, vingtdeuxiesme février; la deuxiesme, le jour de sainct Jehan Porte- Latine, 6 may ; la troisiesme, le jour et feste de sainct Pierre et sainct Paul, 29 juin, avec droict de marché par chaque sepmaine le jour de lundy (2).

Confirmé par madame Marguerite de Loraine, veufve du dict monsieur René, duchesse d'Alençon, douairière, comtesse du Perche, vicomtesse de Beaumont et dame usufruitière des chastellenyes de Mortaigne et de Mauves par ses lettres données au dict Mortaigne le 23*^ juin 1516 (3).

Et encore confirmé par elle comme aiant le bail et garde demcssire Charles (4), duc d'Alençon et comte du Perche, son fils, par ses lettres données au dict Mortaigne le 13 juillet 1518, publiées es pieds de Mortaigne le 12 octobre de la mesme année (5).

Ces années 1610 et 1611 fust basty le pont de pierre du dict Mauves par le crédit, soin, faveur, bienveillance et dihgence du

(1) Var. « 1481. » (Mus. de M. de La Sicolièrc et de Versailles.)

(2) Var. « Le joui' de mardy. >> (Mss. de M. de La Sicotière et de Versailles, Frag. imp. à Mortagne.J Le inarchi! a lieu maintenant le mercredi.

(3) Var. « 13 juin 1316. » fFrag. imj). à Mortagne.J

(4) Add. ( Charles quatre » fMs. de M. de La Sicotière.)

(3) Add. « Nogent-le-Rotrou fut Iç lieu, en 1558, de la réunion des « trois états du Perche pour procéder à la rédaction des Coutumes de celte « province, sans que cette réunion portât préjudice aux villes de Mortagne « et de Bellême. » [Id./

DE ]yLA.UVES. 63

dict monsieur maistre Pierre Gatinat (1), conseiller du Roy en son Parlement à Paris, seigneur du dict Mauves et de la Fauconnerie en la dicte paroisse.

Comme aussy en l'année 1613 furent commencés les ponts de pierre de Montizambert près du dict Mortaigne aussy par les soins du sieur de Gatinat, lesquels ponts apportent de grandes commodités au pais pour les marchands et marchandises venant de Bretaigne, du Mayne et d'Anjou, Irafiquans à Paris et autres lieux ; les passages où sont de présent les dicts ponts estoyent précédemment inaccessibles au tems d'hiver (2).

DE REMALLARD (3)

Rémalard est un autre beau bourg- appartenant à monsieur le Prince de Gondé, à présent à monsieur de Helvétius, dépendant du dict Nogent-le-Rotrou où y a droict de chastellenye, sceaux, marcs, mesures et marchés au jour de jeudy, scis sur la rivière d'Huigne où y avoit anciennement tour et chasleau; la place et ruynes d'iceluy parroissent encore avec une haulte butte relevée artificiellement où estoit la tour du donjon du dict chasteau (4).

(1) Add. « A la fin de ce siècle [xyif], Mauves fut donné en enga- « gement par Henri IV à Pierre de Gatinat, seigneur de la Fauconnerie, « conseiller au Parlement de Paris. » ^Id.j

(2) Add. V Des habitans de Mauves avoient anciennement droict de « potillage sur touttes sortes de boittes vendues en destail au dict Mauves « pour la réparation de leur closture et s'en trouve un bail à ferme du « dernier février 1393. » iFrcoj. imp. à Mortaijne.j

Il faut aussi signaler à Mauves la maison seigneuriale sur la gauche de la route de Mortagne, ayant appartenu à M"ie de Lévagué, demoiselle de Gatinat, et un couvent situé en face l'église Saint-Pierre.

(3i Ge passage est, au moins en partie, dû à Delestang et non à Bart, car llelvctius n'acheta Regmalard qu'au xviiic siècle.

(4) Add. « Le seigneur de Nogent y avoit ancienneiaient droict de guet « pour le garder en temps de L;uerre, qu'il converlissoit en temps de paix « à rente et s'en trouve des baux ès-annéos ii(J7....,

« Au quel Regmalard ressortissent par appel les causes des seigneuries « de Feillet et auslres lieux et du dict flegmallard viennent par appel « devant le bailly du Perche au dict Mortagne. » (Frag. imj). à Morta- One.J

Page 1