‹ Recueil des antiquitéz du PercheChapitre 31 sur 67 · TITRE III · texte numérisé non relu

TITRE III

Il y a grande aparence que Bellesme ait esté un partage du Perche pour cstre dans les enclaves du dict pais et gouverné sous raesmes coustumes, mais il ne s'en trouve rien ny qui l'a fait bastir, ny particulièrement possédé, ny qui en a esté seigneur particulier jusques à Guillaume de Bellesme, qui vivoit environ l'an 980 (1), régnant Louys quatriesme du nom, Roy de France et Richard, cinquiesme (2) duc de Normandye (3). Le dict Guillaume fust père d'Yves de Bellesme qui découvrit les mauvais desseins que le dict Roy Louys quatriesme avoit contre la personne du dict Richard, jeune enfant, pour s'emparer du dict duché de Normandye et en avertit Esmond (4), gouverneur du dict Richard, lequel il se sauva de Laon où il estoit retenu sur un cheval dedans un fagot d'herbes.

Le dict Yves de Bellesme eusl deux fils, sçavoir : Yves qui fust évesque de Sees et Guillaume qui luy succéda à la seigneurie de Bellesme, de Sees et Donfront, qui espousa Matilde, de la lignée de Ganelon de laquelle il eust quatre fils, à sçavoir : Guérin, Fouquet (5), Robert et Guillaume (6). Le dict Guillaume

(1) Var. « Qui vivoit environ 990. « (Frag. imp. à Mortagne.)

(2) Var. « Troisicsme duc dc Normandye. (Ms. de M. de La Sicotièrc.J (3; Add. « Louis IV étoit mort» en 934, c'étoit Lothaire qui régnoit en

« 980. On trouve qu'en 9G8, Ilotrou, comte du Perche et seigneur de « Belesme, possédoit cette ville qui lui fut prise par Richard. » (Note du ms. de M. dc La Sicoticre.J

(4) Var. « Osmond. » [Ms. de M. de La Sicotière et Frag. imp. à Mortagne.)

(5) Var. (( Foulques. » (Mss. de M. dc La Sieoticre et de M. de Souancé.J

(G) Add. c( Dict Talvas. » [Frag. imp. à Mortagne.]

père suivit aussy la cour de Robert, duc de Norraandye, qui luy bailla le gouverncmenl de sa ville et chasteau d'Alençon ; mais iceluy Guillaume au lieu de les garder, s'en empara, les munit d'hommes et de vivres et à l'ayde de ses quatre fils refusa de les rendre au dict duc qui les y assiégea, prit la ville, força le chasteau jusqu'après d'y entrer. Ce que voyant le dict Guillaume de Bellesme père, -sortit en se présentant devant le duc les pieds et la leste nus, en chemise, une scelle de cheval sur le dos, les pieds et mains contre terre et se mist en la miséricorde du duc qui luy pardonna et le relaissa au dict chasteau par promesse de le garder fidellement au dict duc. Mais d'abord que le duc se fust retiré et son armée rompue, il s'empara derechef du dict Alençon et le munit d'hommes et de vivres plus que devant et assembla gens de guerre et par ses fils feist .faire la guerre au dict duc de Normandye pillant et ravageant tout ce qui estoit vers le quartier du dict Alençon. Le dict Guérin, fils de Guillaume, tua en trahison Gaultier (i) de Bellesme, sou cousin, jouant avec luy; de quoy il ne porta la peine guère loin parceque incontinent après il mourut subitement de nuit et on disoit que le diable lui avoit rompu le col. Ses trois autres frères continuèrent la guerre contre le dict duc qui envoya Néel, vicomte de Gotenlin, contre eux qui les défit. Fust le dict Fouquet(2) tué; les autres se sauvèrent; de laquelle défaite le dict Guillaume père mourut de desplaisir. Robert et Guillaume rassemblèrent des troupes, firent la guerre au dict duc au pais du Mayne, prirent sur le dict Néel (3) le Vicomte le chasteau de Balon (4), lequel fust repris par le dict vicomte; Robert qui s'en estoit sauvé avec tout ce qu'il peust rassembler de gens, courut et pilla le dict pais du Mayne, fust poursuivi et pris par le dict Néel le Vicomte, qui le mit prisonnier dans le dict chasteau de Balon où, aiant esté deux ans, il fust assommé d'une coignée par deux gentilshommes manseaux desquels il avoit fait pendre le père et les frères. Guillaume de Bellesme, le dernier des quatre fils du dict Guillaume de Bellesme (5) faisoit d'aultre part la guerre au duc; mais, volant son frère mort, se retira

(1) Var. « Ou Gouhier. » fMss. de M. de La SicoUère.J

(2) Var. « Foulques. » fid.)

(5) Var. « Prirent le dict duc, Noël le Vicomte, le chasteau de Ballon » (Frag. imp. à Mortagne.J

(4) Chef-lieu de canton de la Sarthe, arrondissement du Mans.

(5) Add. « Dit Talvas. > (Ms. de M. de La Sicotière et Frag. imp. à Mortagne.J

et se saisit des biens de ses frères et en chassa leurs veuves et enfans ; il demeura seigneur de Bellesme.

Ce Guillaume fust cruel et fist estrangler Herildefride (1), sa femme, s'en retournant de la messe, par ce qu'elle le reprenoit de ses cruautés; il espousa en secondes noces la fille du comte de Beaumont (2), fist les noces dedans Alonçon qu'il tenoit du duc de Normandye, convia au festin nombre de noblesse et entr'autres le fils de Giroye (3), chevallier et seigneur d'importance, luy fist [faire] aparamment bonne chère, mais, durant le festin, il le fist prendre et enferrer publiquement en la grande place d'Alençon, en présence de la noblesse et du peuple, luy fist crever les yeux, couper le nez et les oreilles; de quoy il fust fort blasmé par la noblesse.

Les parens du dict Giroye, qui estoitde grande maison, s'assemblèrent, poursuivirent le dict de Bellesme et gàtirent ses pais ; lequel se retira en son chasteau de Bellesme où il fust assiégé par les parens du dict Giroye qui le provoquèrent, par toutes sortes d'injures et autres moyens, de sortir et venir au combat, ce qu'il ne voulust faire, se retira en Angleterre ' où il fust accuse devant le Roy Henry, premier du nom, de sa mauvaise vie et trahisons par luy faites contre le Roy d'Angleterre et duc de Normandye ; pourquoy il le feist mourir dedans les prisons à Londres et ses biens confisquer. Le Roy d'Angleterre, Henry, en donna le comté de Bellesme à Rotrou, comte du Perche, son gendre (4), et de la Rotrou (5) fust comte du Perche et de Bellesme (6); autres ont écrit qu'il ne fust que banny et ses biens confisqués. Il eust aussy une fille nommée Alabille que Roger de Montgommery espousa, de laquelle il eust cinq fils et quatre filles, sçavoir : Robert (7), qui posséda Bellesme avant la possession de Rotrou, Hugues, Philipe de Poitiers (8) et Arnoul; le dictArnoul fust homme cruel et viola une pauvre fille recluse en un hermi-

(1) Var. « Hundresude. » (Frag. imp. à Mortayne.J

(2) Add. « Nommée Hildeburge, » (Ms. de M. de La Sicotière.J

(3) Var. « Giroise. » [Frag. imp. à Morlagne.)

(4) Add. « Rotrou II, quatrième comte du Perche. » [Ms. de M. de La Sicotière.)

(5) Add. « En 1144. » [Ld.J

(6) Add. « Et prist possession du dict Bellesme en l'an 1126. » (Frag. imp. à Morlagne.)

(7) Add. « Robert II. » [Ms. de M. de La Sicotière.)

(8) Add. « Qui fut au voyage de la Terre Sainte, mourut à Antioche ou « à son retour. » [Id.)

i" Série. 6

tage et la nuit suivante mourut subitement. Les filles furent Enine, Maltide, Slbille et Mabille.

Le dict Roger de Montgommery fonda l'abbaye de Sainct-Martin de Sees, celle de Trouard (1) et celle des monialles d'Avranches(2).

Le dict Yves, fils du dict Yves de Bellesme, fust evesque de Sees. Homme sage, pieux, vertueux, plein de lettres et amateur de paix, il fist refaire de neuf l'esglize de Sainct-Gervais et Sainct- Protais de Sees qui avoit esté profanée, bruslée et ruinée par Richard, Robert et Ancelot (3) les Soranges, frères méchans, voleurs qui en furent punis (4). Le dict Yves commença l'esglize et les tours d'icelle de telle sculpture que Robert, Girard et Herlou (5), ses successeurs, ne les peurent achever que quarante ans après (6). Le dict Yves, evesque, fust en la Fouille et en Gonstanlinople avec les princes frauçois, anglois et normans, d'où il apporta une belle pièce de reliques que l'Empe-

(1) Troarn.

(2) Var. t Et les moinalles d'Almenesches. » (Frag. imp. à Mortagne.)

(3) Var. a Lancelot. » (Frag. imp. à Mortagne.J

(4) Voici à ce sujet le passage de Guillaume de Jumièges : « Itaque tempoi'ibus Ivonis episcopi, Richardus et Avesgotus, filii Vuillelmi cognomine Sorengi, cuneum sceleratorum sibi asciverunt et omnem circa Sagiuni patriam sine reverentia doixjpulati sunt. Postremo ecclesiam Sancti Gervasii invaserunt iljique turbani prœdonum i)osueruut. Sic de domo ora-

tionis speluncam latronum stabulumque lecerunt equorum (1). » —

« Ainsi donc du temps de Yves l'évèque, Richard et Avesgot, fils de Guillaume surnommé Soreng, rassemblèrent une bande de scélérats et dévastèrent sans respect tout le pays situé autour de Séez. Enfin, ils envahirent l'église de Saint-Gervais et y établirent une troupe de brigands, faisant ainsi d'une maison de prière une caverne de voleurs et une écurie

à chevaux » La cathédrale de Séez ne fut pas, ainsi que le prétend

Bart, brûlée par les Sorenges. Yves de Bellême, suivant Guillaume de Jumièges, à bout de ressources contre les attaques de ses voisins qu'il ne pouvait arriver à chasser de son église, mit le feu lui-même aux maisons voisines et, l'incendie s'étant propagé, la cathédrale ne tarda pas à être consumée. Cet événement peut se rapporter à 1047 ou 1048, car au concile de Reims (3 octobre 1049), Yves était accusé par le pape saint Léon d'avoir brûlé son église : « Qua lege damnari debes qui matrem tuam ecclesiam cremare ausus es (2). »

(î)) Serlon.

(6) « Ut successores ejus Robertus, Girardus ac Serlo nequiverint

eam per XL annos consummare (3). »

(1) Hist. Norni. lib. VII, cap. XIII.

(2) Id. lilj. VII, cap. XV.

(3) Id. lib. Id. Id

reur d'Orient luy donna, qu'il fist richement enchâsser et la donna à la dicte esglize de Sces (1).

En l'an IGOl (2), aiant fait ouverture de la terre devant le maistrc autel de la dicte esglize de Sees pour y enterrer le corps mort de messire Louis du Moulinet (3], evesque de Sees, à la solicitation de messire Jean Gautier, chantre et chanoine d'icelle esglize, natif de Mortaigne, s'y trouva un monument de pierre tout d'une pièce, couvert d'une pierre platte qui fust levé et ouvert et dedans iceluy trouvé un corps humain entier, vestu d'habits épiscopaux, en chasuble de velours canelé cramoisi, une crosse de bois à son costé et au bout d'icelle une viroUe et un bout; le tout de cuivre doré sur lesquels estoient gravés les mots : increpa., obsecra, argue^ et des armoiries: l'écu de sable, chargé d'un chasleau d'or, qui sont les armes que jjortoient les seigneurs et ville de Bellesme. Le corps aiant pris l'air s'en alla eo poudre ; on juge que ce devoit estre le corps du dict Yves de Bellesme qui vivoit eu l'an 994 (4) et on mit le corps du dicf Moulinet dans iceluy monument (5).

(1) L'ég-lise d'Yves de Bellême, dont la dédicace eut lieu en 1126, n'existe plus. La cathédrale qui s'élève aujourd'hui à Séez n'est pas antérieure aux xiiic et xive siècles, et malgré l'absence de renseignements à ce sujet, il faut supposer que la construction romane i'ut détruite par un nouvel incendie, au \n<^ siècle, peut-être en 1151, car nous savons qu'en cette année la ville de Séez fut brûlée par Louis VIL

(2) Var. « 1602. » (Frag. imp. à Mortagne.) — Louis du Moulinet resta sur le siège épiscopal de 1564 à 1601. Les catalogues des évêques de Séez sont d'accord sur ce point.

(5) « Sepultus est... in odeo cathedralis », dit eu effet la Gallia Christiana (XI, col. 703;.

(4) Var. « Vivant en 1064. » (Ms. de M. de La Sicotière.J — Yves mourut vers 1070.

(5) Add. « Le corps ayant l'air s'en alla en poudre. » fMss. de M, de La Sicolière et de M. de Souancé, Frag. imp. à Mortagne. J — « Ivo jacet ante majus altare in ecclesia cathedrali. » (Gallia christiana, XI, col. 681-682.)

Add. « Des écrivains postérieurs à Léonard Bart font ainsi qu'il suit un sommaire historique des seigneurs de Bellême :

« Guillaume de Bellême», ({ui vivoit en 980, était fds d'Yves Ici- de Greil, devenu .seigneur de Bellême en 9()8, après ([ue Richard I«"", troisième duc de Normandi(>, eut pris cette ville sur Rotrou, comte du Perche et de Bellême, et (ju'il en eut fait don au dit Yves en récompense d'anciens services. Get Yves fonda avec Godehilde, son épouse, en son château lors situé au lieu du dit Saint-Santin, une chapelle en l'honneur de la Vierge et de saint Pierre et lui donna diverses églises, celle du Vieux-Bellême, de Saint-Jean-la-Foi'êt, de Berd'huis, de Dancé, de Gourthioust. Guillaume Jei-, fds d'Yves, épousa Mathilde de la liguée de Ganelon; il confirma avec

Le dict cliasleau de Bellesme est basty sur le sommet d'une moutagDC, clos de haultes murailles et bons fossés; une haultc tour ou donjon carré, [est] basty au milieu du dict chasteau, sur une haulte butte artificiellement eslevée déterre, dedans lequel chasteau il y a une belle esglize (qui se trouve avoir esté bastye par le dict Guillaume de Bellesme premier, en l'honneur de sainct Léonard et y mit des chanoines réguliers pour y servir Dieu, exempts de toute sujétion épiscopale et autres, fors de l'esglize romaine), qui dépend du prieuré de Sainct -Martin du Vieil-Bellesrae (par les moiens que je dirai) qui y mettoient des religieux pour y faire le service divin, suivant l'institution du fondateur ; mais, durant les guerres civiles de ce royaum-C contre les protestans, les maisons de la demeure desdicts religieux ont esté ruynées, l'esglize pol-

Godehilde, sa mère, les dons faits à Notre-Dame de Saint-Santin ou du Vieux-Château et ajouta entre autres Saint-Pierre et Saint-Sauveur de Bellême et Saint-Aubin de Boissy-Maugis. Il mourut en 1028 (1); il fut père de cinq enfans : Guérin et Foulques qui moururent avant lui ; Robert qui lui succéda; Guillaume qui fut seigneur de Bellême après son frère, et Yves II, évèque de Séez.

« Robert l^r^ seigneur de Bellème, mourut en 1035 (2).

« Guillaume II, son frère, dit Talvas, seigneur de Bellême, fait mourir Cudeforte, sa première femme, et épousa en deuxièmes noces Hildeburge, fille du vicomte de Beaumont; il est chassé de ses états par son fds Arnolphe, qui mourut misérablement.

(' Yves II, de Bellême, évèque de Séez, fut seigneur de Bellême après son neveu et mourut en 1070; il avoit été présent vers 1055 à 1060 au don que Hugues du Rocher fit à l'abbaye de Marmoutiers de l'église du Vieux-Bellême, qui était dans le fief de l'évêque.

« Mabile de Bellême (3), fille de Guillaume II et sœur d'Arnolphe, fut dame de Bellême après son oncle. Elle avoit épousé Roger II, de Montgommerv, dont entre autres enfans elle eut Robert II, cpii suit. Elle mourut en 1082.

« Robert II, de Montgommery, de Bellême, plus connu sous le nom de Robert de Bellême, posséda la seigneurie de Bellême jusqu'en 1114, que cette ville fut prise sur lui par Henri 1er, roi d'Angleterre, qui la donna à Botrou II, dit le Grand, comte du Perche, son gendre.

« Sous Robert de Bellême et en l'an IIOG, Girard, évèque de Séez, donna à Marmoutiers l'église de Notre-Dame-du-Yieux-Chàteau de Bellême au lieu de Saint-Santin, avec toutes les dépendances qui s'ont les églises susnommées qui furent à la présentation du prieur de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême. » (Ms. de M. de La Sicotière.J

(1) René Courtin fixe cette mort à 1031, d'autres en 1033.

(2) Ou 1034.

(3) Surnommée la Louve (FAlençon. — M. Louis Duval a écrit sur elle une intéresante brochure intitulée : « Mabille de Bellême dans le roman et dans l'histoire )>. IG p. in-8% et MM. H. Augu et P. Delair nous ont donné un récit des plus émouvants, quelque peu romanesque, des cruautés de cette terrible comtesse : « Li Louve d'Alen(,'on, roman historique, tiré des chroniques de la Normandie et de la Bretagne ». Alen(;on, 1880, in-12.

luée, destituée de tous ornemens, les cloches rompues et emportées au profict des particuliers; auquel lieu de Bellesme hors le chasteau il y a deux esglizes paroissiales, l'une fondée de sainct Sauveur et l'autre en l'honneur de sainct Pierre (1).

Au dessous du dict chasteau et prés iceluy est une chapelle appelée Nostre-Dame du Vieil-Ghasteau, autrement Sainct-Sanctin ; sont et [y] paroissent encore les armes de Rolrou, comte du Perche, qui portoit d'argent, chargé de troys chevrons brisés de gueule. Par l'assiette du lieu apparoit qu'il a esté autrefois fort parceque la dicte chapelle et maison sont assises sur une motte et relief de terre artificiellement faite. L'on n'en trouve aucuns tiltres de fondations, mais l'on tient par tradition qu'elle fust bastye et fondée par le dict Yves de Bellesme, fils de Guillaume (2), et dépend de Sainct-Martin du Vieil-Bellesme.

(1) Des trois églises de Bellême, il ne reste plus que Saint-Sauveur. — Saint-Léonard fut démolie en 1793 et Saint-Pierre abandonnée, s'écroula en 1711.

(2) Le titre de cette fondation se trouve dans Bry de la Clergerie (Histoire (li'S comtes d'Alençon et du Perche. — Paris, 1G20. — p. 34), et le docteur Jousset dans une de ses brochures (Le Vieux Bellème. — Une page de son histoire religieuse. — Nogent-le-Rotrou, 1868, p. 13), nous en a donné la traduction. « Cette chapelle, dit Bry, est à deiny ruinée, néantmoins fort hantée du peuple du pays; et croit on que y sont les sépultures de cest Yves de Bellesme et de sa femme Godehildc. » Notre-Dame-du-Vieux- Chàteau n'est heureusement pas aussi endommagée que le suppose Bry de la C4lergerie; refaite ou plutôt restaurée à divei'ses époques, surtout au xviiic siècle, il reste en effet peu de vestiges de la chapelle primitive. Et icpendant, elle po.ssède encore son portail roman, foi't simple, ses fenêtres lomanes dont la petitesse et la profondeur suffisent jiour faire remonter une partie de la construction actuelle certainement au xie siècle.

Sous le chœur, plus élevé que la nef et où l'on accède par deux escaliiTs latéraux, se trouve une petite crypte fort ancienne. On y remarque l'iicore de très faibles indices de fresques qui ne doivent })as être antérieures au XVI'' siècle, contrairement à roi)inion du docteur Jousset, qui les fait remonter au-delà du x"^ siècle.

Une inscription du début du xvi'' siècle est placée dans cette chapelle, <à droite de la nef, en mémoire du sieur de Launay, qui en était chapelain. Nous la reproduisons en son entier. La dalle a 72 centimètres de haut sur 54 de large. A gauche, au sommet, un clerc à genoux; en face, la Vierge assise avec l'Enfant .lésus. Au dessus du clerc, cette mention : « Ce lieu est fondé [do] la Vierge Marie ». Entre les deux sujets, une banderolle où se lisent ces mots : « 0 Mater Dei mémento mei. Mcssire J. de Launay

L'an mil ciiuj crus et nng, ou moi/s de nuirs, vénérable et diycrète persane, Mcssire Jehan de Launay [pn-strc], licentié en droit canon, curé de Saincte Geneviefve du boys et de Morscent sus Orge (1), son annexe

(I) SaiiitoGf-neviévo-ilfsnois et Mors.iiig-sur Orgo sont siiuOos dans le canton de Longjunieau, arr. de Curbcil (Soiiie-eL-Oise).

Aucuns tiennent que le capital de Bellesme estoit anciennement au lieu où est aujourduy Sainct-Martin du Yieil-Bellesme qui estant ruyné fust basty où il est et c'est pourquoy on l'appelle le Yieil-Bellesme; cela paroist assez vraisemblable.

Il se tiouve au dict Sainct-Martin une charte ancienne du dict Robert, fils de Roger, comte de Montgommery, sieur de Bellesme, et de Mabille, fille du dict Guillaume de Bellesme, sa femme, qui dit que Guillaume de Bellesme, ayeul de son ayeul, fonda et fist bastir la dicte esglize Saiuct-Léonard (1) et y mit des chanoines réguliers pour prier Dieu, exempts de toute sujétion épiscopale, cléricale et laïque et que de son tems les dicts chanoines aiant prévariqué et s'estaut débordés tant en leurs vies qu'au service divin, désirant réformer les abus et changer l'ordre, donna ceste esglize de Sainct-Léonard et son revenu à Bernard, abbé de Marmouticrs, et à ses religieux, pour leur estre prieuré à perpétuité et luy envoya le don par Renault Collet et Richard de la Rochelle qui par eux-mêmes renvoya le dict don aux reUgieux du dict Sainct- Martin du Yieil-Bellesme, lequel don, Dom Guillaume de Vivain, pour possession, présenta sur l'autel du dict Sainct-Léonard le tout, du consentement de Hugues de Montgommery, Roger de Poitou et Arnulphe, frères du dict Robert et enfans du dict Roger de Montgommery, présens Geoiï'roy de Vitalso (2) et Regnault (3).

ou diocèse de Paris, chapellain de la chapelle de la Madone en ceste esglise , l'ymaige de Sainct Laurent, Vymaige Sainct Roch et aussy celuy de Saincte Geneviefve dont il est curé.

Item a inpétré à Rome que quatoze cardinaulx ont donné à tousjoursmes quatoze cens jours de pardon à ceulx et celles qui visiteront ce jyré sent lieu et y donneront de leurs biens le jour d.u Sainct Vendredy, le jour de V Enscension Nostre Seigneur, le jour de Monseigneur Sainct Laurens, martir, requis d'ancienneté en ce présent lieu, le jour de la benoiste Magdelaine, guigneront chacun jour quatoze cens jours de pardon. Priez Dieu pour luy et 2)0ur tous- les amis trespasses. Amen. Pater noster{i}. » '

La chapelle de Saint-Santin est la propriété du marquis de Chennevières, membre de l'Institut, ancien directeur des Beaux-Arts. Elle ne pouvait tomber en de meilleures mains.

{■[) Le titre de fondation de Saint-Léonard fut reproduit par Bry de la Glerg-erie (Histoire des comtes d'Alençon et du Perche. Paris, 1620, p. 45).

(2) Var. « Geffroy de Vilariclo. » (Frag. imp. à Mortagne.J

(3) Var. et Add. « En présence du roi Philippe, lorsqu'il faisait le siège de Creherval en 1092. » (Ms. de M. de La Sicotière.l

(1) Cette inscri|)tiûii a t-té transcrite aussi, mais imparfaitement par le D' Jousset (le Vieux Bellûmc, une page de son histoire religieuse. — Nogent-le-Rotrou, 18GS, p.. 94).

Auquel lieu de Bellcsme il y a aussy sièges et jurisdiclions royalles de bailliage, vicomte, élection, eaux et forest et grenier à sel ; desquelles jurisdictions les appellations rassortissent aux mêmes lieux que celles de Mortaigne.

Il y a aussy au dict lieu marché le jeudy et foires aux jours sain et Martin d'hyvert, sainct Laurent et sainct Léonard (1).

Il y a aussy un sergent fieffé pour le dict Bellesme et Geton possédé par le sieur du Vieil-Bellesme qui rachepte la dicte sergenterie du chasteau du dict Bellesme.

Duquel chasteau et chastellenye de Bellesme dépendent, racheptent et ressortissent les appellations, asçavoir :

Nogent-le-Rotrou, tant ce qui dépend de Sainct-Denys que de la jurisdiction ordinaire du dict seigneur de Nogent, appartenant à mon dict sieur le prince de Gondé (2).

J^e chasteau et chastellenye de Villeray, appartenant à Gilles de Villeray (3), cy-devant chevallier.

Le dict Villeray est une très belle maison et chasteau et estoient affciennement au dict lieu deux chasteaux près l'un de l'autre; l'un appelé Villeray en Asse et l'autre Villeray en Husson, desquels reste encore des vestiges et une haulte butte ou motte 'de terre élevée artificiellement où estoit le donjon de l'un des dicts chasteaux, des ruynes desquels feu messire Denys de Hiantz (4),

(!) Add. « Et de Saint Simon. » [Mss. de M. de La Slcotièrc et de Versailles.] — Le marché a toujours lieu le jeudi; les foires se tiennent actuellement le Jeudi-Gras, à la Mi-Carème, 4"^ jeudi de Carême, le jeudi après la Pentecôte, le août (Saint-Laurent), le ier jeudi d'octobre et le 28 octobre (Saint-Simon).

(2) Var. « Appartenant à Henri de Bourbon, prince de Gondé. » fMs. de M. de La Sicolière.)

l3j Var. « Appartenant à Gilles de Villeray-Riants. » fMss. de M. de La Sicotière et de Versailles.! — Gilles de Riants, baron de Yilleray-au-Perche, conseiller au Parlement de Paris, le 22 avril 1567, maître des requêtes le 50 septembre 1570, président au i^rand Conseil, reçu le 3 avril 1587, chancelier de François de Valois, duc d'Anjou etd'Alençon, et président à mortier au Parlement, le 18 janvier 1592. Il mourut le 26 janvier 1597 et fut enterré dans la chapelle des Cordeliers à Paris. Il avait épousé Madeleine Kernel, morte en mars 1642, lille de Jean Fernel, premier médecin du Roi, et de Geneviève-Marguerite de Tournebulle. D'eux est i.ssu François, auteur de la branche des comtes de Rémalard. (V. Dict. de la noblesse, par de La Chesnaije-Desbois.J

{A) Denis de Riants, président au Parlement de Paris, le 18 août 15o6, mourut à Villeray en mai 1.5.'57. Il avait épousé Gabrielle Sa|)in, fille de Jean, receveur général des (inances de Languedoc, et de Marie Rrosset. Gilles de Villeray, cité précédemment, était leur fils. (Bibl. nat., Dossiers bleus, i4888.l Gabrielle Sapin fut appelée, en 1558, à la rédaction des

président au Parlement de Paris, fist bastir la maison scise et scituée sur la dicte rivière d'Huigne (1).

Les chastelienyes de Geton (2), appartenant à messieurs de Montbason et de la Prouterie.

La haulte justice de Sainct-Frogent (3), appartenant à monsieur l'evesque de Sees, dont les appelations ressortissent directement au Parlement de Paris.

Gorboyer (4), appartenant à monsieur de Fontenay, escuier, sieur de la Resnière (5).

Le Teilj appartenant au sieur de Randau.

Mongaudry (6) , appartenant à messire Jean de Bonvoust, sieur de Launay (7),

Coutumes du Perche; elle est qualifiée au procès-verbal de « dame des chastellenies de Villeray en Husson et Villeray en Assay. »

(1) La teiTe de Villeray fut érigée en baronnie par lettres patentes du mois de mars 1S93, enregistrées au Parlement de Rouen le 27 août 1593 et en la Chambre des Comptes de Normandie le 12 février 1629 en faveur de Gilles de Riants (de la Chesnaye-DesboisJ . Ce domaine appartint jusqu'en 1835 à la famille de Riants; il devint ensuite la propriété du baron de Raulny, qui le vendit à M. Fauche, le possesseur actuel, en 1856. Il est situé en la commune de Condeau, canton de Rémalard.

(2) Cant. du Theil, arr. de Mortagne.

(3) Saint-Fulgent-des-Ormes, cant. de Bellême. On y voit encore un moulin à blé, dit de l'Evèque.

(A) Gant, de Noce, arr. de Mortagne.

*(5) René de Fontenay, gouverneur de Bellême. Il tenait ce fief de son père, Pierre de Fontenay, également gouverneur de Bellême, qui l'avait acheté, le 4 août 1600, à Françoise de Bubertré, dame de Thouvois. René le transmit à sa fille Marie, qui épousa messire Pierre des Pilliers, seigneur de Gentilly. Il resta dans cette famille jusque vers le milieu du xviiic siècle, puis jiassa par alliances aux de Barville, ensuite aux de Mézenge et aux de Tlomanet. Le propriétaire actuel est M. Guimond. — C'est une élégante construction de la fin du w- et du commencement du xvi«^ siècle. — Voir à ce sujet une notice du D'' Jousset parue dans le Nogentais, des articles avec planches dans la « Normandie illustrée » (tome II i, et dans les « Vues pittores({ues i)rises daiis les comtés du Perche et d'Alençon, par Duplat et Patu de Saint-Vincent », enfin une étude que nous avons publiée avec planclie dans le « Bulletin de la Soc. liist. et archéol. de l'Orne ». (1890, 4'' Bulletin.)

(6) Cant. de Pervenchères, arr. de Mortagne.

(7) Jean de Bonvoust, écuier, seigneur d'Aulnay,' de Vaulrenoust, de Corneilleu, et de Souvelle, fils de René de Bonvoust, écuier, seigneur des dits lieux, et de damoi.selle Marie Le BouUeur. (La seigneurie de Mont- LTaudry vint à Jean de Bonvoust par sa mère, car un Jacques Le Boulleur, (jui fut appelé à la révision des Coutumes du Perche, était en 1558 seigneur de ce lieu.) 11 épousa, le 28 septembre 1.591, Ueiiée Gruel, (iHe de rMiilbeit Gruel, seigneur (l(> Thouvoye, de Traigneau, de Digny, etc., et de dame Françoise de Bubertré. {Voir le contrat de mariage, DM. nol.

Viantais (1), appartenant à Charles de Boursault ('2), escuier, sieur du dict lieu.

La Beuvrière-Gauber (3), appartenant à René Gauber (4), escuier, et

Préaux (5), appartenant au sieur de Sainct-Erran (6), et

Anciennement le chasteau et seigneurie de Glinchamps racheptoit du dict Bellesrae, mais environ l'an 1560 feu monsieur de Ghavigni (7), chevalier, seigneur du dict Glinchamps, fist ériger le dict Glinchamps en comté, racheptant nuement de la couronne, lequel chasteau de Glinchamps est fort ancien, environné de bonnes murailles et fossés pleins d'eau (8).

carrés de d'Hozier, vol. iii, p. i45.J — Armes des de Bonvoust, seigneurs d'Aulnay: d'argent à deux fasces d'azur, accompagnées de six merlettes de sable posées 3, 2 et i.

(1) Com. de Bellou-sur-Huisne, cant. de Rémalard.

(2) Charles de Boursault, seigneur de Viantais et de Voize, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, maître de camp d'un régiment de cavalerie légère entretenue pour le service de Sa Majesté. Il était fds de René de Boursault et de dame Judith de Caumont. René était lui-même fils de Jean de Boursault, écuyer du Roi de 'î^axarre.' fV. pièces originales, Bibl. nat. vol. 474.) — Le château de Viantais appartient aujourd'hui au comte de la Bonninière de Beaumont, conseiller général de l'Orne.

(3) Com. de Dancé, cant. de Noce.

(i) René de Gaubert était fds de Jean de Gaubert, seigneur de la haute justice, terre et seigneurie de la Grande-Bermoyère en Beauce et de Saint-Lubin de Cinq-Frons, et de dame Madeleine de Brouard. [Bibl. nat., Carrés de d'Hozier, vol. 285. J

(5) Cant. de Noce.

(6) En 1558, messire Jean de Saint-Eran, seigneur des chàtellenies de Préaux et le Theil, était présent à la rédaction des Coutumes du Perche.

. (7) François Le Roy de Chavigny, capitaine des gardes du corps du Roi, chevalier du Saint-Esprit le 3i décembre 1578, mort en son château de Chavigny, le 18 février 1606, fds de Louis Le Roy qui servit sous Louis XII et François I«'. — Le comté de Glinchamps et la seigneurie de Chavigny passèrent à Jacques, .seigneur de Rouville, qui avait pour aïeule Madeleine Le Roy. fV. Dict. de la noblesse, par de la Chesnaye-Desbois, art. Glinchamps et Le Roy.)

(8) L'érection de ce comté fut faite en l'année 1400 (1). Le château est dans la paroisse de Chcmilly avec droit de guet et de garde sur les hommes sujets.

Droit de ce comté, baronnie, chatellenye et justice haute, moyenne et basse et leurs autres droits, })rééminences qui appartiennent au seigneur comte, baron haut-justicier, suivant la coutume du Grand-Perche.

Droit de scel, de tabellionnagc.

Droit de moulin, four et pressoirs bannaux.

Droit de marché et foire le jour de la Madeleine.

Droit (le garenne, droit de patronage à trois cures, un prieuré et quatre

(1) Date fausse. Il fut érigé par lettres patentes de déc. 1565, reg. le 25 juin 1560.

chapelles. Le comte de Clinchamps est seigneur en entier de quatre paroisses et à cause des fiefs et arrière-fiefs, il est seigneur pour la grande partie de huit autres.

Les droits seigneuriaux en total affermés, 1000 1.

La métairie de Clinchamps affermée, 270 1.

Le moulin banal, 400 1.

Le pré Boutevilain, 200 1.

La maison de l'école, 40 1.

La métairie de la Bigotière, 580 1.

La métairie du Petit-Glinchamps, 200 1.

La métairie et seigneurie de Saint-Père, 500 1.

La métairie de la Galézière, 460 1.

La dixme de la Mouchère, 175 1.

La maison du curé, 40 1.

La Richardière, 38 1.

Rente foncière et Petit-Yal, 7o 1.

Métairie, 520 I.

Id. 560 1.

Moulin, 200 1.

Métairie de la Brandière, 520 1.

Métairie de Buré au Roy, 500 1.

Métairie de la Frelonière, 280 1.

Moulin de Masle, . 350 1.

Moulin, 210 1.

Métairie de Boistier, 650 1.

Métairie d'Auroyau, 340 1.

Métairie du Grand-Courtiau, 575 1. •

La grande maison de Préaux, 110 1.

La haute justice de Préaux, . . .

Les Miches, rentes foncières, 42 1. 10 s.

[Bibl. nat., Dossiers bleus, Clmchamps, 5024. J (XYIIh s. ?J

Le Frag. imp. à Mortagne nous donne une liste beaucoup plus complète des seigneuries qui dépendaient de Bellesme. La voici :

« De Bellesme deppendent les seigneuries hautes, moyennes et basses justices qui s'en suivent :

La baronnie de Nogent.

Chastelenie de Riveray (1).

Montigny i2).

Montlandon (3i.

La seigneurie de Nonvilliers (4).

La seigneurie de la Ferrière i5).

Le bourg et seigneurie de Sainct-Denys de Nogent.

La baronnie de Yilleray (6).

Le comté de Clinchamps (7).

La chastelenie de Ceton (8t.

(1) Seigneurie très importante; était située sur la commune de Condé-sur-Huisne.

(2) Montigny le-Chartif, cant. de Thiron (Eure-et-Loir).

(3) Cant. de La Loupe (Eure-et-Loir).

(4) Nonvilliers-Grand-IIûux, cant. de Thiron.

(5) Ancienne commune réunie à Fontaine-Simon, cant. de La Loupe.

(6) Sur la commune de Cundeau, cant. de Rémalard. v. p. 79.

(7) Com. de Chemilly, cant. de Belléme. v. p. 81.

(8) Cant. du Theil.

La seip^neurie de Théligny (1).

La seliiiieurie de Préaux (2).

Sainct-Deiiys des Coudrais (5).

La seigneurie du Tail (4).

La seigneurie de Gémages (5).

La haute justice de Préaux.

La seigneurie de Chanceaux (6).

La baronnie de Montgaudry (7).

La seigneurie de la Rozière (8).

La seigneurie de Dancé (9). *

La seigneurie de Roziers (10).

La seigneurie de Sainct-Hyllairc-sur-Erre (il).

La seigneurie des Pavés (12).

Le seigneurie de Bellou-le-Trichard (15).

La seigneurie de Sainct-Aubin-des-Groyes (14).

La seigneurie de Montgoubert (15).

La Beuvrière Gaubert (16).

La Grande Beuvrière (17).

Le Grand Fey (18).

Sainct-Martin du Vieil-Bellesme.

La baronnie de Sainct-Forgent (19).

Moyennes et basses justices :

Vientais (20).

Chamceaux i21).

Marcilly (22).

Ghereperrine (23).

Sainct-Jean de la Forrest (24).

Le Plessis en Dancé.

Bures (25).

(1) Cant. de la Ferté-Bernard.

(2) Cant. de Noce.

(3) Cant. de Bonnétable, arr. de Mamcrb (Sarthe).

(4) Le Theil.

(5) Cant. du ïheil.

(G) En St-Jûuin-de-Blavou, cant. de Pervenchéres.

(7) Cant. de Pervenchéres. v. p.

(8) En St-C}T-laRosiùre, cant. de Noce.

(9) Cant. de Noce.

(10) Le Rosier, en Préau.x, cant. de Noce.

(11) Cant. du Theil.

(12) Les Grandès-Pavées, en Ceton, cant. du Theil.

(13) Cant. du Theil.

(14) Cant. de Noce.

(15) En St-Julien-sur-Sarthc, cant.de Pftrvenchùres. (i6) Com. de Dancé, cant. de Noc<<.

(17) Id., id.

(18) Le Grand-Faye, en Préaux, cant. de Noce.

(19) St-Fulgent-des-Ormes, cant. de Bellôme.

(20) Com. de Bellou-sur-Huisne, cant. de Rémalard. Ce château appartient au comte do la Bonninière de Beaumont, Conseiller général de l'Orne, v. p. 81.

(21) C'est probablement par erreur que le nom de la haute justice de Chanceaux a été répété

(22) Ane. communeTéunie à Igé, cant. de Bellême.

(23) Com. d'Origny-le-Roux, cant. de Bellème. Le château de Chèreperrine appartient au comte de Lévis-Mirepoix, député de TOrne.

(24) Cant. de Noce.

(25) En St-Ouen-de-la-Cour, cant, de Bellême.

Les Feugerets (1).

Les Coutures (2).

Sainct-Julien sur Sarthe (3).

Bellavilliers (i).

Vaunoise (5).

Les seigneuries de Bellesme et de la Perrière :

Orgeval (6).

Les Chaises (7).

Rosay (8).

Deux Champs (9).

La Galabrière (10).

Sainct-Germain de la Couldre (il).

Les Bouillons (12;.

Les Loges (13).

Blandré (14).

Yilliers (15).

Pontheu (16).

Laurentières.

Ray (17).

Le Val en Origny (18).

Gorboyer(19).

Sainct-Aubin des Groyes (20).

Cicey (21).

La Souchardière (22).

La Pescherie (23).

La Menaudière (24).

La Giraudière (25).

Gerigny (26).

L'Aunay de Sainct-Martin du Vieil-Bellesme.

Jaux(27). » '

d) Com. de la Chapelle-Sûuëf, cant. de Bellèrae. Le château des Feugerets appartient à la comtesse de Semallê dont la fille a épousé le vicomte de Broc.

(2) En St-Martin-du-Donet, ancienne paroisse réunie à Dame- Marie, cant. de Belléme.

(3) Cant. de Pervenchéres.

(4) Id.

(5) Cant. de Bellême.

(6) Entre Appenai et Vaunoise, cant. de Bellême, près la route dn Mans.

(7) Com. de Vaunoise. Ce château appartient au comte de Vauvineux.

(8) Rocé, en la commune du Gué-de-la-Chaîne démembrée de St-Martin-du-Vieux-Bellènie.

(9) Entre Appenai et Igé, cant. de Bellême.

(10) Prés le Gué-de-la-Chaîne, à l'entrée de la forêt de Bellême. (M) Cant. du Theil.

(12) En St-Germain-de-la-Coudre, cant. du Theil.

(13) En St-Germain-de-la-Coudre, cant. du Theil.

(14) Blandé, id. id.

(15) Id. id. ,

(16) Ponthus, en la Chapelle-Souëf, cant. de Bellême.

(17) Le Ray, en Igé, cant. de Bellême.

(18) Prés d'Origny-le-Roux, cant. de Bellême.

(19) Courboyer, com. et cant. de Noce, v. p. 80.

(20) Déjà citée.

(21) Cicé, en la com. du Gné-de-la-Chaîne, cant. de Bellême.

(22) Peut-être la Boussardière, en AppenaysousBellême.

(23) Entre Gémagos et la Chapelle-Souëf (?).

(24) En Appenai-sous-Bellême, cant. de Bellême.

(25) En St-Germain-dc-la-Coudre, cant. du Theil.

(26) Serigny, cant. de Bellême.

(27) Jault, prés du château de Glaye, en Ccton, cant. du Theil.

Il y avoit anciennement au dict Bellesme armes et sceaux particuliers qui esloicnt de sable, chargé d'un chasleau d'or, qui sont les armes des seigneurs de Bellesme, comme se trouvent encore plusieurs contrats et actes publics scellés des dictes armes (1).

Dedans la forest du dict Bellesme, sur le chemin y tendant de Mortaigne, il y a une fontaine nommé la Herse, de laquelle l'eau est si dissicative que ceux qui s'en lavent aianî la grattelle en sont incontinent guéris (2).

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