‹ Recueil des antiquitéz du PercheChapitre 8 sur 67 · DU PERCHE ET DE SES MAISON RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

DU PERCHE ET DE SES MAISON RELIGIEUSES

Il n'y a province en France (fors le Perche) de qui l'on ne trouve l'auleur du nom ({u'eile porte. Les Gaules même ont laissé et portent le nom de leurs auteurs et possesseurs : la Belgique, de Belgius, quatriesme roy des Gaules; la Celtique, de Jupiter Celte, qui en fut le neuviesme roy (1); et de même les provinces particulières d'iceles ; la Normandye, auparavant Neustrie (2), a pris le nom qu'elle porte de ce qu'elle a esté habitée et possédée par Sigfride et Raoul, dauois, et autres venus du Dannemarck que l'on appelloit Northmaus (3); l'Anjou, d'Angers, sa ville capitale (4); Poictou, de Poictiers, etc.. Mais il ne se trouve point qui au Perche a imposé le nom de Unellum qu'il portoit anciennement, ny des liabitans d'iceluy de ce nom de Unelli, comme César les appelle eu ses commentaires (5), n'y aiant en

(i) Add. « La Narbonnoise, de Naibonne, sa capitale, et Narbonne, de

" Narbon, 12« roy des Gaulles et l'Aquitaine à cause de l'abondance

(( de ses eaiies. » (Frug. imp. à Mortagne.J

(2) Add. u Maritime. » [Ms. de M. de la Sieotière.J

(3) Var. (( Northinois. » (Frucj. imp. à Movtagne.J

(4) Add. » Le Mans du Maine. '^ (Ihid.J

(5) Add. « Selon l'interprétation du Viginaire 'sur ses Commentaires. » (Ihid.J — Il est fort difficile de se faire une idée au sujet de remplace-

ceste province du Perche ville, cliasleau ny village qui jjorte ce nom, ny qui en approche, ny de qui ce nom peut être dérivé (1). César leconnoll néantnioias qu'ils étoient grands guerriers

ment que devaient occuper les Unelli. César les place avec d'autres peuples maritimes : " Eodem tempore a Publie Grasso quem cura legione unamiseratad Venetos, Unellos, Osismios, Guriosolites, Sesuvios, Aulercos, RhcdoiTes, qute sunt maritimœ civitates. Oceanumque attingunt certior factus est omnes eas civitates in deditionem potestateraque i)opuli romani esse redactos )■ (G. des Gaules, liv. II, par. XXXIV i. Ptolémée les i place dans le Gotentin et les appelle Yeneli iO-j£v:/o ). Selon Dom Garrouget, ils tireraient leur dénomination de la rivière d'Huine, en latin Unella. On a voulu aussi faire dériver ce nom de BeneTlum, Benelli, le Bellesmois ou encore de Veri Unelli, Vieux Yerneuil. On peut conclure, ce nous semble, de ces diverses opinions que les Unelles n'occupaient pas la région du Perche, car de tous ces témoignages celui de Gésar nous parait le plus certain et nous voyons qu'il en faisait un peuple maritime. D'autres preuves cependant sont nécessaires pour trancher définitivement cette délicate question.

("Il Acld. 0 Et n'estoit le tesmoii;nage que l'on dict s'estre trouvé gravé « en une lame de cuivre attachée dedans une pierre de la cheminée de la « Tour grise de Vernëuil au Perche, contenant ces mots : Hanc Julius (' Victor constru.xit Unellis, l'on ne jugeroit pas que ce pays du Perche « fust celuy que Gœsar appeloit Unellum ou Unelli parcequ'au 4e livre de <' ses Commentaires il assis les Unelli au voisinage de Vannes, Treguier, " Rennes et la mer Armorique dont le pays du Perche est beaucoup plus " esloigné. jFrag. imp, à MortayneJ

« Cette province, suivant Gilles Bry, sieur de la Clergerie, est une petite « région de la Gaule Celtique, laquelle étoit autrefois de bien plus grande M étendue qu'elle n'est à présent, non-seulement à la considérer au temps (' que l'on en avoit point encore distrait le pays de Timerais, Senonches, (' Bresolles et Champrond par la transaction faite entre Henri II, roy de << France, et le duc de Vendosme et le marquis de ^lontferrat, à cause de I' Françoise et Anne d'Alençon, filles et héritières de Charles, duc d'Alen- <' çon et du Perche, en l'an 1525, mais encore dans l'état que luy donnent « les histoires, même Gésar dans ses Commentaires; il y loue la bravoure " de ces peuples et celle de Viridovi.K, leur chef, qui donna tant d'affaires » aux lieutenants de l'empire romain; la contenance et la situation de " cette province du temps de Gésar étoient à peu près la même qu'elle " étoit du temps que ceux de la maison de Bellesme la tenoient en " l'an 900 et 1000, étant seigneurs d'Alençon, Sees, Moulin, Danfront et • Falaise et aussy touchante de près à ceux de Li^ieux, Evreux et autres " nommés par le grand empeieur; lequel sur la fin de son second livre " et commencement du troisième les fait voisins des places maritimes " que baigne l'Océan di; dapiès cela il faudrait donc demeurer d'acord ■ que les Unelles sont les Percherons, comme plusieurs ont estimés sur '. ce peut-être qu'entre les cités voisines il nomme celles de Lisieux et ■■■ Evreux qui joignent le Perche d'un côté entre le midy et le septentrion;

(i) DelesUiiig fait erreur en disant que César fait les Unelli voisins des places niariiiines; il les nomme « Civitates uiaritimas » c''est-i-dire cités sur le bord de la mer, ce qui n'est pas ilu tout la même ciio.se et fait rejeter l'opinion qui place ce peuple dans le Perche. La découverte de l'inscription de Verneuil (dont parle le Frag. imp. à Mortagne) ne le |)rouve guère davantage car Verneuil était à l'extrënic limite septentrionale du Perche, sinon en dehors comme beaucoup d'auteurs le croient.

qu'il coiiibatit en [jcrsonne et par Gabinus et Saburius (l), ses lieutenans, et vainquit plusieurs fois avec leur capitaine Viriclorix ; qu'ils habitoicnt et faisoient leur retraite es forests du pais qui estoient grandes, ne tenoient point de place et que lantost ils estoieut en un quartier et tantost en l'autre ; qu'ils furent contre luy au secours de; Chartres qu'il tenoit assiégée et qu'ils estoient tels qu'il valoit mieux estre leur amy ({ue leur voisin.

Sainct-Grôgoire de Tqurs, au trentiesme chapitre de la gloire des Confesseurs (2), rapporte que les Romains, subjugant les Gaules, aiant abordé la province Unelli et logé en la première forest de ceste province, plantée de très-haulls chênes et droicts, [a nommèrent a cause de cela : Pei^tica, Perche qui est un bois droict et long, nom qui est lousjours depuis demeuré à la dicte forest que l'on appelle encore La Perche ou Le Perche ; et que de là et de ce que le pais estoit en la pluspart planté de pareilles forests, ils nommèrent toute la province de ce nom de Perche (3).

Il ne se trouve depuis ce tems par qui le pais ait esté possédé particulièrement jusqu'à Geol'roi qui porta qualité de comte de Chateaudun et du Perche, qui vivoit en l'an 1030, régnant Henry, premier du nom, Koy de France (4). Ce fust luy qui jelta les pre-

« Volateranus au livre troisième de sa géograpliie, Ptolémée en sa w troisième partie de l'Europe en fout mention et la joignent à Lisieux et « Evreux. Dion les appelle Vcnesios; Orose et Pline, liv. IV, chap. 16: « Venelles. » (Note de M. Delestany. Ms. de Versailles. I

(1) Var, i< Par Titurius Sabinus. » (Frag. imp. à Mortagnc.j Ge nom est plus exact. On lit en effei dans César : « Quintum Titnrium Sabinum legatum cum legionibus tribus in Unellos, Curiosolitas Lexoviosque

mittit 1). (G. des Gaules, liv. III, p. xi), et dans Dion Cassius que

(( César était encore dans la Vénétie lorsque. Quintus Titurius Sabinus qui commandait sous lui fut envoyé contre les UneUes [O-jvïXko-jç] dont le cbef était Viridorix. Sabinus fut d'abord si complètement terrilié par leur multitude qu'il se trouvait content s'il pouvait sauver son camp. IMais ensuite s'étanl aperçu que par là il donnait une excessive confiance à ce peuple qui en réalité n'était pas redoutable... il reprit courage.» {Hist, Rom., livre XXXIX.J

(2) Citation fausse, comme nous l'avons déjà fiut remarquer plus liaut. Nous n'avons trouvé trace nulle part de ce passage qui ne doit certainement pas être attribué à saint Grégoire de Tours. jM. Gouverneur, dans ses « Essais sur le Perche », p. 45, l'a accepté sans contrôle. Le Frag. imp. à Mortagne le cite sans référence.

(3) Add. « En laquelle province sont encores trois grand'^s forrest en « dépendantes, l'une est dicte la forrest du Perche, l'autre Kenno, l'autre « Bellesme, appartenantes au Roy et autres appartenantes aux monastères « par les bieiifaicts des comtes du Perche et autres seigneurs parti- « culiei's. 1) (Frag. inij). à Mu)iagne.'

(A) En 1030, Robert l^r était encore sur le trône. Henri I^r^ son fils, ne lui succéda qu'eu 1031.

miers fondemens de la piété au Perche et y fonda et fit bastir des esglizes et monastaires, comme il sera cy-après dict. Nos chroniques françoises ny autres ne font point mention de sa maison ny de sa famille, ny comme les deux maisons de Perche et de Dunois se sont unies ny comme elles se sont désunies.

La dicte maison de Dunois a esté depuis unie avec celle de Bloys. Louys, comte de Bloys, fils de Guy, se voiant sans enfans, vendit (1) à Monsieur Louys de France, duc d'Orléans, frère du Roy Charles YI, les dicts comtés de Bloys et de Dunois pour deux cens soixante mille francs d'or, avec rétention de l'usufruit sa vie durant (2).

Pour nostre païs du Perche il se trouve qu'il estoit tenu anciennement en vasselage du Roy d'Angleterre ou du duc de Normandye, comme sera cy-après montré; mais ne se trouve qu'il ait dépendu d'aulcune province de la couronne de France ny qu'il ait esté nommément compris aux partages faits entre Ghildebert, Clotaire, Clodomir et Thierry, enfans de Glovis, ny autres leurs successeurs qui ont partagé ce royaume comme ont esté le Mayne et la Normandye qui environnent et joignent le dict païs du Perche, ny en ce qui fust donné par Charles le Simple à Raoul (3) le Danois; il est vrai que par le traité de paix fait entre Théodoric,

(•Il Add. « En 1591. » [Ms. de M. de la Sicotière.J

(2) Add. (i Qui finit en 1397. » (Ms. de M. de la Sicotière.l

(3) Var. « Et Hartoiii les Dannois vers l'an 839, environ lequel tems ou à peu près, à sçavoir en l'an 878^ reignant Louis II dit le Gros, que se trouve un Henry, comte du Perche, qui fonda la chapelle Sainct-Nicolas en l'esglise Nostre-Dame de Chartres, auquel ont succédé plusieurs comtes du Perche et vicomtes de Chasteau-Dun,

« Je ne trouve point l'union de ces deux maisons, mais j'ay bien trouvé comme Thibault, comte de Blois, espousa la fille de Gelfroy, vicomte de Chasteau-Dun, fils de Rotrou, qui joignit les dictes deux maisons ensemble ; mais a toujours esté possédée en liberté par seigneurs particuliers sous la bannièi'e desquels ils marchoient en guerre; Jules César le tesraoigne au 3o livre de ses Commentaires qu'ils avoient droit de faire bastre monnoye et autres droits de soubverainneté sous le nom de Corbon ou Corbonnois qui estoient lors capitale ; mais ne se trouve point qui depuis la possession des Romains en ait jouy particulièrement ny porté le nom de comte du Perche, jusque vers l'an 8 ou 900, qu'il se trouve au Martyrologe de l'église Nostre-Dame de Chartres, sans datte, que Charles, comte du Perche, fonda la dicte chapelle, auquel ont succédé plusieurs autres qui, par alliance ou autrement, unirent la comté de Dunois avec le Perche qui en fust désuny par le mariage de Ursnie, fille de Geffroy, comte du Perche, avec Thibault, comte de Blois, les successeurs duquel en ont toujours jouy conjoinctement jusqu'à Louys, fils de Guy, qui vendit l'un et l'autre à M. Louys de France, duc d'Orléans, pour 260000 livres j au regard du

Glotaire et Theodoret, demeura a Théodoric, pour sa part du royaume, tout ce qui s'étend entre Seine et Loire jusqu'à la mer occeane et aux bornes de Bretaigne dedans lequel enclave le Perche est compris.

Laquelle comté du Perche est néantmoings des plus anciennes comtés de France et qui a lousjours tenu des premiers rangs en toutes assemblées des princes, comme il est cy-après justifFié et combien que le dict païs et province du Perche soit l'une des plus petites de France qui ne contient que douze ou treze lieues de long et autant de large, néantmoings il se trouve que les comtes et seigneurs du dict païs, consommés en piété, y ont basti et fondé plus de monastaires et autres maisons d'oraisons qu'il n'y en a eu nulle des autres de sa qualité et jusqu'au nombre de quarante-huit ; scavoir : douze monastaires conventuels et vingt-neuf prieurés non-ccnventuels (1), deux esglizes coUégialles, trois hospitaux, deux léproseries (2), cent soixante-dix paroisses (3); scavoir :

Pour les Conventuels :

L'abbaye de la Trape (4),

Les Chartreux du Val-Dieu (5),

Chartraige lèz Mortaigne (6),

« comté du Perche, il a esté possédé de succession en succession depuis « le dit Charles jusque vers l'an 1220 que la succession universelle des « comtes du Perche .tomba es mains d'Helisande qui la donna à Philippes- « Auguste et par ce don la dicte comté fust unie à la Couronne de France. » (Frag. itrip. à Mortagtie.l

(1) Vur. « Vingt-sept prieurés non conventuels. » (Ms.de Versailles.) — « Vingt-six. » (Ms.de M. de La Sicotière.J — « Trente-trois. » (Frag. imp. à Mortagne.J

' (2) Var. « Deux léproseries et une maladrerie (Saint-Gilles de Mauves). » (Ms. de Versailles.] — « Quatre léproseries ou raaladreries. » (Ms. de M. de La Sicotière.J

(3) Vur. (( 168 paroisses qui est le nombre que reconnaît la Coutume « du Grand Perche rédigée en 1558. » (Ms de M. de La Sicotière.J

(4) Com. de Soligny-la-Trappe, cant, de Bazoches-sur-Hoëne, arr. de Mortagne, fondée le 10 septembre 1140, par Rotrou II, comte du Perche.

(5) Com. de Feings, cant. et arr. de Mortagne, fondée en 1170 par Rotrou III, comte du Perche. — Il reste peu de chose de ce prieuré, dont on peut voir les boiseries à la Bibliothèque d'Alençon et à l'église de Mortagne. Il appartient aujourd'hui à M. Félix Desnos.

(6) Add. u Chanoines régulieis de l'ordre de Sainte-Geneviève et ancion- « nement de Saint-Augustin, fondés par Rotrou II, 4c comte du Perche, (i en 1099. » (Mss. de M. de La Sicutièrc et de Versailles.J — Erreur.

Sainct-Eloi lèz Mortaigne (1),

Saincte-Claire de Mortaigne (2),

Sainct-Martin du Vieil-Belôme (3),

Gliônc-Galon (i),

Moutiers (5) ,

Sainct-Denys de Nogent (6),

Les Clairelz (7),

ïiron (8),

Arcisses (9) .

Le Chartrage de Moitagne fut fondé en 1090 par Geoffroy III, comte du Perche, et non en 1099.

(1) Add. « Chanoines réguliers de l'ordre de la Sainte-Trinité, fondés en « 1230. » [Ms. de M. de La Sicotière.l — Nouvelle erreur. Cette maison fut fondée par saint Eloi en 733. L'ordre pour la rédemption des captifs y fut établi en 1204.

(2) Add. « Religieuses de l'ordre de Saint-François, fondé en 1502. » [Ms. de M. de La Sicotièrc,]

(3) L'époque de la fondation de ce prieuré est inconnue. Il existait déjà au xie siècle.

(4) Gom. d'Eperrais, cant. de Pervenchères, arr. de Mortagne. — Prieuré établi au xiie siècle, supprimé en 1783, de l'ordre de Grammont ou des Bonshommes. Il offre aujourd'hui bien peu d'intérêt. C'est la propriété de Mm* Ghazelle.

(5; Moutiers-au-Perche, cant. de Rémalard, arr. de Mortagne. Un des monastères les plus anciens du Perche, fondé par saint Lhomer au vie siècle et soumis à la règle de saint Benoit. On lui donna primitivement le nom du ruisseau qui le traverse et on l'appela Corbion. Il ne prit que plus tard le nom de Moutiers-Lhomer. Supprimé en 1790.

(6) Add. M Ordre de Clérai, fondé par Geoffroy, le'' comte du Perche, « en 1051. n (Mss. de M. de La Sicotière et de Versailles. J

(7) Gom. du Mage, cant. du Theil, arr. de Mortagne. — Cette abbaye, de l'ordre de Citeaux, fut fondée en 1198 et réformée par l'abbé de Rancé. On peut consulter à ce sujet la « Carte de visite faite à l'abbaye de Notre-Dame des Clairets par le Rév. père abbé de la Trappe, le seizième février 1G90. — Paris, chez François Magnet, 1690, 1 in 12. )> — Cette abbaye est aujourd'hui en ruines.

(8) Gant, de Gardais, arr. et à 15 kil. de Nogent-le-Rotrou, abbaye fondée en 1109 par Bernard d'Abbeville, abbé de Saint-Savin et de Saint- Cyprien de Poitiers, qui fut canonisé et appelé dans la suite saint Bernard de Tiron.

(9) Gom. de Brunelles, cant. de Nogent-le-Rotrou. Ce lieu avait été d'abord occupé par saint Bernard. L'abbaye fut fondée en 122S par Guillaume du Perche, évêque de Châlons : « Erectus est vi idus septerab. anno 1225, sub patrocinio B. Mariai Virginis, et sub ejusdem Tironii dominatu, a Guillelmo de Belléme, episcopo Catalaunensi ac comité Perticensi. »

<Gallia christiana. Tome VIII, col. 1303.)

Saine t-Denvs de Noo^ent

Eglises collégiales :

ïoussainct de Mortaigne (1), Sainct-Jean de Nogent (2).

Simples prieurés :

Ceton (3),

e . : i,^ , , /^^ / Tous les dicts prieurés

Saïuct-Eulphace (d), f ,, , *^,

p, \ r, ■ /c^ / dependans de

Ghamprond en Gastinc (6), ( c;,,-..,nl,.. ^. v.

Pont-Neuf (7),

Haponvilliers (8),

Saincl-Laurents de Moulins (9), \

Courteraye (10), / dependans de Sainct-

Poix en Saincte-Céronne (M), l Evroul.

Maison- Maugis (12), )

(i) Adcl. « Fondée en 1203 par Mathilde, comtesse du Perche, veuve « de Geoffroy, sixième comte du Perche. » [Mss. de M. de La Sicotière et de Versailles.! — Cette fondation eut lieu par lettres données au château de Longpont, le 7 mars l'203.

(2) Add. « Fondée par Rotrou II, quatrième comte du Perche, et « Béatrix, sa mère, en 1098. » fiMs. de M. de La Sicotière. I — <( Fondée « par Rotrou V, comte du Perche, et Béatrix, sa mère, en l'année 1144. » (Ms. deVei'saitlcs.J — Ces additions sont erronées l'une et l'autre. Rotrou II ne put être le fondateur de Saint-Jean de Nogent, puisqu'il mourut en 1078 ou 1079. Ce titre doit revenir à son fils Geoffroy III (si toutefois la date de 1098 est bien exacte) qui fut comte du Perche de 1078 à 1100. Encore ne fit-il que relever de ses ruines l'église collégiale dont la première fondation remonte à une époque plus éloignée. En 1144, Rotrou IV était comte du Perche et non Rotrou V. Mais cette date doit être fausse, car on attribue cette seconde fondation à Rotrou III et à sa mère Béatrix au commencement du xiic siècle). Ils établirent dans l'église de Saint- Jean un petit chapitre de cinq chanoines.

(3) Gant, du Theil, arr. de Mortagne, fondée au xie siècle, par un seigneur Gautier-Chesnel ou Quesnel.

(4) Var. a Fleury » [Fmg. imp. à- Mortagne), cant, de Bonneval, arr. de Ghâteaudun (Eure-et-Loir).

(5) Gant, de Montmirail, arr. de Mamers (Sarthe). Il s'agit du prieuré de saint Gilles, situé à l'extrémité de la commune de Saint-Eulphace ou Ulphace et fondé en 1200 par Gautier de Montmirail.

(6) Gant, de La Loupe, arr. de Nogent-le-Rotrou, fondé vers 1250.

(7) Nous n'avons pu identifier ce prieuré.

(8) Cant. de Thiron, arr. de Nogent-le-Rotrou, fondé en 1160.

(9) Moulins-la-Marche, cant. de l'arr. deMortagne; la fondation de ce prieuré remonte sans doute au xi" siècle.

(10) Gom. de Fruncé, cant. de Gourville, arr. de Chartres, fondé en 1226.

(11) Gom. de Sainte-Céronne-lès-Mortagne, cant. de Bazoches-sur-Hoëne.

(12) Saint-Nicolas de Maison-Maugis, cant. de Rémalard, arr. de Mortagne, fondé en 1214 par Geoffroy IV, comte du Perche.

1" Série. 2

Chemilly (1),

Condeau (2),

Rémallard (3),

1 dépendans de

Bisou (4),

( Sainct-Lhomer de Bloys.

Sainct-Léonard de Soiiasey (5)

Courcerault (6),

Longni (7),

; dépendans de Sainct-Jean

Monceaux (8),

5 en Vallée de Chartres.

Sainct-Léonard de Belôme (9),

de Sainct-Martin du Vieux-

Belême.

Saincte-Gaubui-ge (iO),

de Sainct-Denys en France (11)

Montgaudry (12),

de Sainct-Martin de Sees.

Sainct-Michel (13),

de Sainct-Avy.

Dame-Marie (14), de Jumièges en Normandye.

(1) Gant, de Bellême, arr. de Mortagne. Sa fondation est antérieure à 1265.

(2) Gant, de Rémalard, arr. de Mortagne; fondé au xiiie siècle.

(3) Gant, de l'arr. de Mortagne; fondé en 1093.

(4) Gant, de Longny, arr. de Mortagne. On ignore la date de sa fondation.

(5) Ganton d'Aulhon, arr. de Nogent-le-Rotrou; s'écrit aujourd'tiui Soizé. L'église, dédiée à saint Léonard, est celle de l'ancien prieuré dont la date de fondation est inconnue.

(6) Gant, de Noce, arr. de Mortagne. Date de fondation inconnue.

(7) Gant, de l'arr. de Mortagne. id.

(8) Gant, de Longny, arr. de Mortagne. id.

(9) Fondé par Guillaume Talvas, 1er du nom, scigneui- de Bellême, en 1026.

(10) Com. de Saint-Gyr-la-Rosière, cant. de Noce, arr. de Mortagne, findé au xie siècle, par Yves de Bellême, évêque de Séez, suivant Odolant- Dosnos (Mém. hist., I, 116).. Les constructions qui nous en restent ne sont pas aussi anciennes. L'église, abandonnée aujourd'hui, date des xiii" et xive siècles, l'abbaye, convertie en ferme, du x\e. Elle mérite d'être signalée pour son élégante et gracieuse tourelle, ses portes encore bien conservées et sa cheminée, probablement unique en son genre, retraçant sur son manteau l'histoire de la désobéissance de nos premiers parents. Ge prieuré est une des richesses du Perche : souhaitons-lui conservation et longue vie! La Normandie illustrée et l'Orne archéologique et pittoresque nous en donnent des reproductions lithographiques.

(11) A(hl. « Et aujourd'huy du roy depuis la réunion de la manse abba- « tiale de Saint-Denis à Saint-Gyr. » {Ms.de Versailles '

(12) Gant, de Pervenchères , arr. de Mortagne, date de fondation inconnue.

(13) Saint-Michel-la-Forét, cant. de Laigle, arr. de Mortagne, relevant de Saint- Avit de Brou, date inconnue.

(14) Gant, de Bellême, arr. de Mortagne, fondé en 1023. L'église actuelle, dédiée à Notre-Dame, était celle du prieuré. *

La Chaise (1), de Sainct-Benoist sur Loire.

La Madeleine de Réno (2), de Tiron.

Goulimer (3), de la Couture du Mans.

Brenard (4), de Pont Levé.

Hospitaux :

Sainct-Jacqaes de Nogent (5) , SaincL-Nicolas de Mortaigne (6), Et celui deBelême (7).

Léproseries :

Sainct-Lazare de Nogent (8), Chartraige de Mortaigne (9).

Paroisses de la Province du Comté du Perche (10).

Sçavoir :

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