La réponse du Gouvernement à Son Altesse Royale, N
3°. La note officielle du Gouvernement à Messieurs les Résidens des Cours alliées.
4°. La réponse de Messieurs les Résidens à la note du Gouvernement.
Après avoir mûürement médité le contenu de ces documens, il adresse à Son Excellence le message suivant :
Lorsque les hautes décisions des Augustes Protecteurs de la Grèce, que renferme l'Acte du 3 Février, ainsi que celles qui en forment le complément, furent communiquées au Gouvernement Grec, et que la nation ne pût être convoquée pour les apprécier dans toute leur étendue, droit qu'elle s'était explicitement réservé, le Sénat exprima sa profonde reconnaissance envers les Souverains alliés, pour la grande et généreuse pensée qui avait présidé à la restauration politique de la Grèce. Il approuve la note que le Gouvernement adressa dans cette circonstance à Messieurs les Résidens, et par laquelle il s’engageait à exécuter, pour autant que cela serait en son pouvoir, les clauses du Protocole. Le Sénat ne pôût néanmoins se dispenser de faire part au Prince Léopold de Saxe-Cobourg de quelques observations, et de Lui soumettre en même tems les moyens d'exécution qu'il jugeait propres à faciliter l'accomplissement de la tâche glorieuse que Son Altesse Royale était appelée à remplir.
Les provinces, honorant le Gouvernement et le Sénat de leur confiance, se réunirent à eux dans leurs témoignages de gratitude envers les Puissances alliées, et hâtèrent de leurs vœux ardens l'arrivée du Souverain. D'une part, la magnanimité des Cours alliées, en offrant à la Grèce le plus grand des bienfaits, l'indépendance, c'est au Prince Souverain qu'elle avait réservé d'en faire recueillir à ce pays les avantages. De l’autre, investi de la confiance des Hautes Puissances, et du pouvoir d'accomplir en faveur de la Grèce l’œuvre de l'indépendance, le Souverain ne pouvait être considéré par elle que comme
χοῦς μέλλοντὸς. Τοῦ ἀναγυρευθέντος πρὸς τούτοις Ηγεμόνος ἀἱ προσωγικ! ἀρεταὶ καὶ τὰ πολλάκις ἐκφρασθέντα εὐγενῆ ἀἰσθήματά του ἔδιδαν εἰς τὸ ÉAvos ἐγγυήσεις περὶ τῆς διατηρήσεως τῶν δικαίων του. ὁ ἡλληνικὸς λαὸς λοιπὸν, ὅταν δι ἀναφορῶν του πολυαρίθµων ἐξέφρασε μὲ ζωηρὸν αἴσθηµα χαρᾶς τὴν εὐγνωμοσύνην του πρὸς τοὺς Σεραστοὺς συμμάχους, ὑπ τὴν φάσιν ταύτην εἶδε τοῦ ἡγεμόνος τὸν ἐκλογὴν καὶ ἀπὸ γλυχείας ἐλπίδας ἐνετλήσθη
Πόσον À ἀθομία τοῦ ᾗλληνικοῦ λαοῦ διχχίως ὑπάρχει µεγάλη σήμερον, ὅτε Ἡ παραίτησις τοῦ Πρίγχηπος Λευπ πόλδου ἀφίνει ἐχχρεμεῖς τὰς ἐλπίdus του! Συμβὰν λυπηρόν ! καθ ὅσον μᾶλλον ἡ B. A. Υ. ἔδωκε πρὸς τὸ Ίθνος ἀγαθὰ τεκµ.ρια μέλλοντος !
DE
νέου Πγεμόνος ἀπότασιν τῆς Κυβερνήσεως, δὲν δύναται νὰ Ὑνωμοδοτήση, παρὰ ἐπιστηριζομένη εἰς τὰς καθχρῶς ui τοῦ ἡἠλληνικοῦ λαοῦ ἐπιθυμίας διὰ τῶν ἐπισήμων ἀναφορῶν του, καὶ κατὰ τὴν αὐτὴν Eros τοῦ ἡλληνικοῦ λαοῦ θεωροῦθα τν ἐκλόγὴν ἡγεμόνος. εν ἐπιθυμεῖ à ὅσην ζωηρότη τα πᾶν ἔθνος ἐπιθομμεῖ τὴν πολιτικὴν εὐτυχή ἀποκατάστασίντου, Εμπνεομένη ἑπομένως ἀπὸ ἀπεριόριστον πίστιν εἰς τὴν θαθεῖχν σύνεσιν καὶ τὸ φιλοδίκαιον τῶν ὑπερασπιστῶν τῆς ἡλλάδος, περιμένει τὰς τελικὰς ἀποφάσεις Των ὡς ἀγαθῆς προνοίας ψηφίσματα, καὶ συλλαμβάνει ἐκ τῶν παρελβόντων εὐεργετημάτων γαροποιὰς εἰκασίας περὶ τοῦ nee
ᾗ Γερουσία, δικπέµπουσα πρὸς τὴν Α. Ε. τὸν Κωθρνήτιν τὸ διάγγελμα τοῦτο, τὸν παρακαλεῖ νὰ παραστήσῃ ἐξ ὀνόματός της θἱἰς τὴν Β. A. Υ. τὸν Πρίγχηπα λεοπόλδον τὸν δικαίαν ἀθυμίαν της διὰ τὴν ἀπροσδόχητον παραίτησίν του, τὸν a ox nd της δι’ ὅσα γτνναῖα αἰσθήβατα ὑπὲρ ἑλλάδος ἐξέφρασε, καὶ τὰς ἐλπίδας της τοῦ ὅτι θέλει διατηρεῖ ἵ πρὸς τὸ ἴβνος τὸν εὐνοϊκήν του διάθεσιν.
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le garant d’un avenir heureux.-D'ailleurs, les vertus personnelles du Prince Léopold, et les nobles sentimens que Son Altesse Royale avait plus d’une fois exprimés, s'étaient présentés à la nation comme autant de gages qui lui assuraient la jouissance de ses droits. Ainsi, lorsque dans ses nombreuses adresses le peuple Grec se livrait à la joie la plus vive, et au sentiment de la plus profonde reconnaissance, c'était sous ces différens rapports qu'il avait envisagé l'élection du Prince Souverain, et conçu les plus douces espérances.
De quelle vive douleur le peuple Grec n'a-t-il pas dû être frappé, déçu comme il a été dans son attente, par l'abdication du Prince Léopold ! Evènement d'autant plus douloureux, que Son Altesse Royale venait de donner à la Grèce des consolans présages pour son bonheur futur.
Quant au paragraphe de la note que le Gouvernement adresse à Messieurs les Résidens, relativement à la nomination d'un nouveau Souverain, le Sénat déclare qu'il ne peut opiner sur un sujet de si haute importanee, qu'en s'étayant des vœux de la nation Grecque, vœux qui sont clairement énoncés dans ses adresses solennelles. Considérant le choix d'un Prince sous le même aspect que la nation. à le: désire avec la même ardeur, avec laquelle toute nation doit désirer ce
que peut opérer son bonheur et sa restauration. En conséquence, plein d'une confiance sans bornes dans l'équité, dans la haute sagesse des Augustes Protecteurs de la Grèce, il attend leurs déterminations finales comme des arrêts salutaires de la Providence, auzurant par les bienfaits dont les Puissances ont déjà comblé la Grèce, de ceux qu'Elles lui assureront pour l'avenir.
Le Sénat, adressant ce Message au Président, prie Son Excellence de vouloir bien transmettre à Son Altesse Royale le Prince Léopold d'expression de la légitime douleur qu'il a ressenti de son abdication inattendue, ainsi que l'expression de la reconnaissance dont le pénètrent les généreux sentimens qu'il a manifestés. Il aime à espérer que Son Altesse Royale conservera à la nation Son attachement bienveillant.
Dans la lettre, d'ailleurs pleine de noble intérêt, de Son Altesse Royale, il est énoncé qne le Sénat appelle Zéga/isation d'un esclavage éternel la ratification de l'Acte du 3 Février. Le Sénat se trouve dans le pénible devoir de déclarer qu'il n'a point donné une qualification pareille à l'Acte mémorable de la Conférence de Londres, Acte qui stipule et consacre le plus grand des bienfaits qu'aient accordé aux Hellènes les Augustes fondateurs du nouvel État, l'indépendance.
Le Président, DÉmérrius TzAMADoOs.
Le Secrétaire, P, Soutzos.
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