avant J.-C
Wescher-Foucart, n° 419: Collitz-Baunack, II, 2084. (8 1). ᾿Αγαθᾶι τύχαι.
ἤΑρχοντος Εὐχράτεος, μηνὸς Ἰλαίου, τάδε διέθετο Νίκων ὑπὲρ Δωρήματος, συνευδοχεούσας τᾶς θυγατέρος Καλλιβούλας. (8 2) Εἰ μέν κα ἐπιδιώσῃ Νίχων ἔτη 5 ὀχτὼ À πλείονα, παραμείνασαν, εἴ τί κα πάθηι Νίχων, ἐλευθέραν eluev Δώρημα ᾿ εἰ δέ τί κα πρότερον πάθη [:] Νίκων πρὸ τοῦ τὰ ὀχτὼ ἔτη διελθεῖν, χατενέγκαι Δώρημα Καλλιδούλαι τοῦ καταλειπομένου χρόνου ἐν τ[ὰ] ὀχτὼ ἔτη, τοῦ ἐνιαυτοῦ ἑχάστου, ἀργυρίου ἡ μιμναῖον, 10 οἰχέουσαν ἔξω xai κυριεύουσαν αὐτοσαυτᾶς * ἄρξει τῶν ὀχτὼ ἐτέων μὴν ᾿Ιλαΐῖος ὁ ἐπὶ Εὐχράτεος ἄρχοντος. (ξ 3) ‘Ent τούτοις ἔδωκε Νίχων τὰν ὠνὰν Δωρήματος τῶι ᾿Απόλλωνι τῶι Πυθίωι. (8 4) Βεδαιωτὰὴρ τούτων ἐπιτελεσθέντων "᾿Αρχέλαος θηδαγόρα Δελφός. (8 5) Μάρτυρες : 15 ὀ ὃδ ἱερεὺς (2) ᾿Αθαμῦος καὶ τῶν ἀρχόντων Σωδαμίδας, Κράτων " ἰδιῶται Μένων, Σωτύλος, ᾿Αγάθων, Εὐχλῆς, "Ανδρων. (8 6) ‘A ὠνὰ παρὰ ᾿Αθαμόον τὸν iepñ.
«81. — A la bonne fortune. Eucratès étant archonte, au mois Ilaios, Nicon, avec l'approbation de sa fille Calliboula, a disposé ainsi qu'il suit au sujet de Doréma. $ 2. Si Nicon vit encore huit ans ou plus et que Doréma soit restée auprès de lui, au décès de Nicon Doréma sera libre. Si Nicon vient à décéder avant qu'il se soit écoulé huit ans, Doréma payera à Calliboula, pour le temps restant à courir sur les huit ans, une demi mine d'argent par année, tout en demeurant à part et en n'ayant d'autre maître qu'elle-même. Les huit ans commenceront à courir au mois Ilaios
(1) Toutefois, si l’affranchi a volé le patron, les héritiers de celui-ci conservent le droit de le châtier à leur gré (2034). (2) La pierre porte epspswx.
de l’année d'Eucratès. ὃ 3. À ces conditions Nicon a confié à
Apollon Pythien l'achat de Doréma. $ 4. Garant des choses ainsi accomplies Archélaos fils de Thébagoras, Delphien. ὃ 5. Témoins : le prêtre Athambos; parmi les archontes : Eudamidas, Craton; simples citoyens : Ménon, Sotylos, Agathon, Euclès, Andron. δ 6. L'acte de vente est déposé chez le prêtre Athambos. »
Cet acte participe à la fois de l’affranchissement testamentaire et de l'affranchissement par vente fictive. Les S$$ 1-2 constituent l'affranchissement testamentaire (διέθετο, 1. 2); nous avons déjà vu un affranchissement de ce genre inséré dans un testament complet gravé sur le mur de Delphes (II, p. 62 ; testament d'Alkésippos). Nous en avons donné un autre exemple dans le teslament de Diomédon de Cos (11, p. 94). Les & 3 et suivants constituent l’affranchissement par vente fictive. Pourquoi cette double forme? sans doute parce que le testament, étant révocable, n'offrait pas à Doréma les mêmes garanties que la vente au dieu, qui ne l'était pas.
On remarquera que le prix de la vente n'est pas mentionné. C'est une particularité qui se constate dans plusieurs autres actes comportant la paramona (2192-2199).