Sélos (région du mont Olympe). Époque macédonienne
Heuzey, Le mont Olympe et l’Acarnanie, p. 461 (inscription no 4).
ἢ 4. Στρατηγοῦντος KalAtotpa ..... [μηνὸς] . lou ἐννάτῃ Σευηθίδης Μελανθίου ἀφῆχεν ἐλευθέραν κατὰ τὸν νόμον τὴν ἑαυτ[οὔ δο]ύλαν Εὐπάτραν ’᾿ΔΑντιγόνου. ΞΞενοδόχοι " Ταγὸς, Φιλόξενος Παυσανίου. Ἴδιοι ξενοδόχοι * ὙΪπέρπλ]ουτος Φι-
« Callistrate (?) étant stratège, le 9 du mois..., Seuéthidès fils de Mélanthios a affranchi conformément à la loi son esclave domestique Eupatra fille d'Antigonos (1). Témoins : magistrat, Philoxénos fils de Pausanias; particuliers, Hyperploutos fils de Philoxénos, Straton fils d'Agathon, Philippe fils de Démarchos. »
La grande majorité des documents thessaliens concernant les affranchissements sont de simples catalogues, énumérant, par année, semestre et mois, les nouveaux affranchis qui ont payé à
(1) La mention du père de l’affranchie est fréquente en Thessalic.
la ville la redevance légale due pour chaque acte de ce genre. La taxe était de 15 statères à l'époque macédonienne, de 22 1/2 deniers à l’époque romaine ; les deux sommes sont équivalentes comme le prouve notre inscription n° 44 où les sommes inscrites sur une colonne de la pierre (celle que nous avons reproduite en partie) sont énoncées en statères, tandis qu’en tête de la suivante on lit : κατὰ τὸ]ν νόμον ἃ γ]ίνετα[ι χ]ατὰ τὸ διόζρθ]ωμα δεινάρια εἴχοσι δύο ἥμυσυ. Ce διόρθωμα ἃ été rendu à l'époque d’Auguste. La taxe est recueillie en général par le ταμίας, à Hypata par un magistrat spécial dit ἐπιμελητὴς τῶν ἀπελευθερικῶν χρημάτων. Nominalement, elle représente le prix de l'inscription de l'acte sur la stèle qui en assure la publicité. Cf. Le Bas, n°° 1148 suiv. [Lamia] : ἀπελεύθεροι δεδαχότες ἐν τὰν στάλαν τοὺς δεχάπεντε στατῆρας. 1134 [Hypata] : δεδωκότες μοι τὰ τῆς στηλογραφίας δη. χβ «(
Sur les formes de l’affranchissement en Thessalie, nous ne sommes renseignés que par les actes de Sélos (n° 45). On voit qu’il était purement civil. Le plus souvent il avait lieu moyennant rançon (λύτρα δοῦσαν, Heuzey, n° 11, 1); quelquefois à titre gratuit : δωρεάν (Heuzey et Daumet, n° 222-223), κατὰ δωρεάν (Heuzey, n° 2). Il résultait parfois d’un testament : καθ᾽ ἣν ἐποιήσατο διαθήκην Βάχχιος (Ussing, n° 8). Sur l'affranchissement ξενιχῇ, voir plus loin, n° 47-8.
Le ξενοδόχος paraît être un témoin officiel : dans une inscription de Larissa (Duchesne et Bayet, n° 459) la taxe est payée ἐναντίον
xotvoÿ ξενοδόχου (4).
(4) Voici l'indication des principales publications où sont dispersés les actes et catalogues d'affranchissement thessaliens; cette liste n'a pas la prétention d'être complète : Ussing, Inscriptiones graecae inedilae, n° Δ à 11; Heuzey, Le mont Olympe et lAcarnanie, ne 3-4, 11, 13-15, 18; Heuzey et Daumet, Mission de Macédoine, nos 2145, 219, 222-3; Le Bas, nes 1125-35, 1148- 53, 1191-2, 1194-8, 1206-8, 1217, 1239-41, 1295, 1298, 1305-9, 1314-16: Duchesne ct Bayet, Mission au mont Athos {Archives des Missions, IIT, 3), nes 150-163, 194-5; BCH, VII, 52; X, 445; XI, 364; XIII, 381-91: XV, 334 et 339; XXI, 160; Ath. Mitth., 1V, 219; VII, 226 ; VEII, 125-9, 210 ; IX, 299 ; XIV, 51, 59; XV, 282, 305-8 ; XVI, 261; Rev. archéol., sept. 1814: ᾿Αθτνᾶ, 1895, p. 481, 491, 494; Monumenti antichi, VIII, 5 suiv. Les textes publiés par Leake, Curtius, Rangabé, Pittakis se retrouvent tous dans Le Bas.