CHARTE DE COMMUNE DE WABEN
L’établissement de la commune de Waben par Guillaume, comte 1199. de Ponthieu, date de l’année 1 199. Cette commune, dont la charte est en partie calquée sur celle d’Abbeville, fut confirmée par Simon de Dammartin, comte d’Aumale et de Ponthieu, en 1235; Philippe
COMMUNES DE LA BASSE PICARDIE
de Valois la confirma de nouveau en i345 et Charles VIII en i488; elle subsista jusqu’en ijSS. A cette époque, les habitants déclarèrent que la nécessité de gagner leur vie les mettait dans l’impossibilité de remplir les fonctions municipales et d’acquitter les redevances dont leur échevinage était chargé, entre autres une somme de io5 liv. 1 7 s, 6 den. plus douze boisseaux de froment dus au roi chaque année à cause de son domaine de Ponthieu. En conséquence, par acte notarié du 27 septembre i'j33, ils cédèrent leur mairie, avec tous ses droits et ses charges, à Joseph de Roussé, seigneur de Waben K
La charte de 1 1 99 comprend trente articles. L’article 26 fixe à cent livres chacune des trois aides légales, ce qui paraît considérable pour une localité dont la population était peu nombreuse , relativement à celle d’Abbeville, où les trois aides étaient taxées au même prix. L’article 27 porte que tous les habitants, excepté ceux qui demeurent avec leurs pères, doivent au comte de Ponthieu un setier d’avoine chaque année; que celui-ci sera tenu de conduire l’avoine à ses frais dans son grenier, mais que le maïeur de la ville sera tenu d’envoyer son sergent recueillir, conjointement avec le sergent du comte, cette avoine chez les habitants.
Waben, placée à f extrémité du comté de Ponthieu, vers l’Artois, formait avec Maioc, le Crotoy, Noyelles, Port et le Marquenterre , un groupe de communes voisines les unes des autres, et qui s’étaient organisées sur le plan de la commune d’Abbeville
Imprimé. Recueil des ordonnances des rois de France, l. XX , p. 121 el suiv.
‘ F. G. Louanclre, Histoire d’Abbeville et da de chaque semaine, et, quand les plaideurs, comtd de Ponthieu, t. l , p. 182. sommés à son de cloche de paraître à leur
^ Les échevius de Waben étaient au nombre barre, faisaient défaut, ils étaient condamnés à
de <lou/,e; ils tenaient leurs plaids le vendredi payer 3 sous d’amende.
MARQUENTERRE
MARQUENTERRE
NOTICE PRÉLIMINAIRE
J^a partie de rancien comté de Ponthieu connue primitivement sous le nom de Mareskienterre , et plus lard sous celui de Marquenterre, s’étend le long des côtes de la Manche, entre la Somme et l’Autbie. On y compte plusieurs villages, hameaux et fermes isolées, qui formaient, avant la Révolution, une seule et même commune, dont le siège était à Quend-le-Vieux, Quentuin vetas, le plus important de ces villages, avec cette réserve, toutefois, que les communes de Rue, du Crotoy, de Noyelles et de Ponthoiles, qui faisaient partie de la même circonscription territoriale, avaient chacune leur charte particulière.