n n'y a aucune industrie ni commerce dans la communauté
18. La conmiunauté nomme à b pluralité des voix, chaque année, au i"^ janvier, deux consuls et un secrétaire; on nomme aussi trois péréquateurs et auditeurs des comptes.
1 9. La communauté n*a aucun revenu.
20. Les charges annuelles sont, savoir: ii/i livres pour deux régents d'école; 3o livres pour l'entretien de deux églises et d'une maison curiale; 6o livres pour les gages d'un garde-terres ; 3 o livres
f»our ceux d'un garde-bois; 38 livres pour ceux de deux marguiliers; ko livres pour les fontaiuicrs; 3/1 livres pour le logement du
vicaire; 6 livres pour le cierf;e pascal; lio livres pour l'huile des lampes; lo livres pour port de lettres et paquets; lo livres pour contrôles; les charges extraordinaires sont occasionnées par les digues qu'on est obligé de faire et entretenir ^^K
2 1 . Les comptes se rendent chaque année , il y a cependant trois comptes du collecteur et des consuls à rendre, attendu que les derniers consuls ont été continués trois ans de suite.
22. Les pauvres n'ont d'autre revenu que la vingt-quatrième de la dtme, qui leur est distribuée tous les ans par les consuls et curé.
23. Il n'y a aucune fondation pour hôpitaux, ni pour éducation publique.
2^. Le dernier et unique parcellaire qui est dans la communauté est de Tannée 1 635, en très mauvais état, y manquant plusieurs feuillets, d'autres déchirés (^); de même que sept coursiers, quon tient fermés dans un placard, qui est dans l'église, à deux clefs, qui sont au pouvoir des consuls; il est absolument nécessaire de faire un nouveau parcellaire ^^\
Fait et arrêté à Espinasses , en suite de la lettre de MM. de la Commission intermédiaire du 28 février dernier, fait le â8 mars
Signé : F. Ollivier, consul, M. Âilhaud, consul, Joseph Sey- MAT, J.-F. Hebmittb, J. Abraghis, Âubin, secrétaire.
(*) Le total des charges locales ea 1789 est de a52 livres, et d'après le détail donné ci-dessus. (Ordonnance du 30 novembre 1788.) En 179I) le total est de 539 1. 1 s., savoir: entretien de l'église, 60 livres; entretien de la maison commune, 3& livres; gages du secrétaire-greflier, 18 livres; gages do maître d'école, 190 livres; fournitures de bureau, 9 a livres; perctîption des contributions, 67 1. la s.; dette de Dominique Astier, 74 livres; dette
d'Antoine Allard, 199 1. 10 s.; dette du notaire Aubin, etc. (G 107, f* 97.)
^*) Autres fragments de cadastres, de 1687, *7*^ ®* »764, in-4'.
(*) Quelques débris des archives anciennes d'Espinasses ont été déposés, le 37 novembre 1893, aux archives départementales, à Gap, où ils forment 7 articles. — Voir d'ailleurs, sur l'étal de ces archives en 1887, les Plrochverhaux du ùmteil général de» Haute»' Alpea, août 1888, p. i5â.
Cette communauté forme, depuis 1790, deux communes :
1° Mont-Dauphin, arrondissement d'Embrun, canton de Guillestre, com- .mnne et place forle; 1,0 5 o mètres d'altitude; à 61 kilomètres de Gap et 90 kilomètres d'Embrun; superGcie en hectares, 58; habitants, 380 et S3o hommes de troupes diverses. Total, 810.
s* E}fgUen, arrondissement d'Embrun, canton de Guillestre, commune; 1,039 mètres d'altitude; superticie en hectares, 3,oo5; habitants. Soi.
Benseignements sur les questions proposées par MM. les Procureurs généraux ^ syndics des Etats de Dauphiné^ suivant leur lettre du q 8 février 178g , savoir :
1 . Mont-Dauphin et Eygiiers ne forment qu'une seule communauté depuis 1753. Avant cette époque, Eygiiers était réuni avec la communauté de Saint-Crépin. Les bois et pâturages sont encore communs avec Saint-Crépin. Eygiiers, qui est à la porte de Mont- Dauphin, son étendue est d'environ une demi-lieue; il contient__dix hameaux différents ^^^, dont celui de Gros est éloigné d'une heure de chemin de la paroisse. Il y a un curé^^^ et un vicaire qui sont payés par les décimants.
2. Eygiiers est composé de lâo familles; Mont-Dauphin contient 72 familles; il y a deux aumôniers, qui sont payés parle Roi.
3. H n'y a dans Mont-Dauphin et Eygiiers aucun médecin ni chirurgien établis, ni dans les environs; ily aà Mont-Dauphin un chirurgien-major attaché à la garnison , qui n'est d'aucune ressource pour les habitants de Mont- Dauphin, moins encore pour ceux d'Eygliers.