NaNre dumÀ. — Il est en général sablonneux et aride
8. Différents genres de réœUes. — On ne perçoit que du seigle; il n'y a point de prés dans la communauté, par le défaut d'eau; on n'y perçoit aucun légume, excepté dejs^ pommes de terre; il n'y a point d'arbres frtitiers, il n'y a que quelques noyers; on y perçoit du vin , qui ne peut servir que pour la boisson des habitants.
9. Le blé seigle, qui est la seule récolte qu'on perçoive, rapporte, année commune, le cinq ou le six; les pommes de terre suppléent au reste de la nourriture des habitants. On perçoit, année commune, de6ooà70o charges de seigle, ce qui fait la nourriture et entretien.
10. Dans les années de disette, l'habitant n'a d'autre ressource que de déserter du pays pendant l'hiver; quelques-uns reviennent au printemps, pour cultiver leurs fonds, et n'ont d'autres ressources que l'emprunt du blé des magasins de Mont-Dauphin.
11. La production du blé n'est pas suffisante ; si quelque habitant vend quelque peu de seigle pour payer ses charges, il est obligé de se nourrir une partie de l'année de pommes de terre; d'autres parviennent à l'acquittement de leurs charges en vendant leurs vins.
12. 11 n'y a que peu ou point de bois de construction; il n'y a que quelque peu de Dois de chauffage; l'habitant est obligé d'employer une journée entière pour une charge de bourrique.
13. Les communes suffisent à peine pour le pâturage de l'avérngc de la communauté.
14. La rivière de Durance sépare la communauté de celle de Réotier du nord au midi, et la rivière du Guil la sépare de celle de Guillestre du levant au couchant ; sur le bord de ces rivières , îl y a une quantité de terrain qui pourrait être mis en culture en contenant les eaux; c'est la seule partie de terrain arrosable.
15. 11 n'y a que 4 paires de petits bœufs, 4o petites mcdes et 6o bourriques environ et4ooà5oo bétes d'avérage; on ne pré-
voit aucun moyen d'en augmenter le nombre , par défaut de prairies. L'habitant aisé achète quelque coin de pré dans les communautés voisines et l'habitant pauvre s'occupe » pendant Tété, à ramasser de Therbe avec la faucille sur la montagne, pour mêler avec la paille.