circonscription de SAINT-DENIS
ML Jacques D GRIOT
(N 'appartient à aucun groupe.)
Elu pour la 1™ lois le 11 mai 1924,
Réélu les 29 avril 1928? 1er mai 1932 et 3 ruai 1936,
Aux vieux travailleurs ;
Citoyens,
Au cours de la législature 1932 à 1933, le problème des vieux travailleurs a été évoqué à plusieurs reprises.
Diverses propositions de loi ont été déposées par des hommes de Loutes tendances, plus spécialement dans la question des retraites.
Je leur ai toujours apporté mon concours, soit eu prenant la parole au cours des discussions intéressant les vieux, soit en signant les propositions et en les assurant de mon appui le plus absolu*
Je veux résumer ici les tendances qui se sont manifestées au cours de la législature et donner mon opinion sur chacun des projets qui sont déposés devant, le bureau de la Chambre et qui seront défendus au cours de la prochaine législature par leurs auteurs ou repris par d'autres députés qui se sont intéressés à la question comme moi -même'.
Nous avons tout d'abord cherché à améliorer ou à défendre diverses catégories dont le bien-fondé à la retraite avait été reconnu.
En agissant ainsi, nous avons pensé créer un précédent utile à ceux q .i n'ont pas encore de retraite*
En effet, lorsque la légitimité de la retraite est acceptée en principe pour les fonctionnaires, les travailleurs des services publics, les mineurs, certains employés et ouvriers d'administrations privées, comme les banques, et d'industries privées par exemple : la société Sulzer à Saint-Denis et d’autres entreprises), il devient presque impossible de ne pas comprendre la nécessité de donner une retraite à tous les vieux travailleurs.
Il est injuste de constater que de nombreuses catégories de travailleurs ont droit a la retraite et que d'autres aussi méritantes en sont exclues.
Nous avons pensé, en soutenant les intérêts de ceux qui ont déjà une retraite, defendre avec efficacité ceux qui n'en ont pas encore. Le précédent ainsi créé ne pouvait que leur être favorable.
Les projets pour les mineurs et les travailleurs du sous-sol :
La Chambre a dû examiner d’abord les projets contenant la retraite des ouvriers mineurs.
’M* de Rame), député du Gard, a déposé une proposition de loi. Au cours du débat, j a «u l’occasion d'intervenir.
De mon côté, j'avais déposé une proposition de loi tendnnL à porter a 6.060 francs la retraite des ouvriers mineurs et à la reforme de la loi instituant la caisse autonome de retraites des même^ ouvriers.
Cûs propositions ont été discutées ensemble*
Le 29 mm 1933, j'ai encore déposé une proposition tendant à la réforme de la loi du 21 mars 1928 sur la caisse de secours des ouvriers mineurs*
Le 30 mai 1933, j'ai demandé un élargissement des dispositions de la législation spéciale de la Caisse autonome de retraites, des caisses de secours des ouvriers mineurs en vue d'en faire bénéficier les ouvriers des exploitations des bauxites*
Les diverses réformes de retraites :
De mon côté, j'ai déposé un certain nombre de propositions de loi concernant les retraités*
J'ai déposé également une proposition de loi fendant à améliorer le régime de retraite dans les établisssemcnLs de T Etat, tabacs, allumettes, en appliquant I1 article 4 de la loi sur les retraites dn 21 mars 1928,
Le 2 décembre 1933, j’ai déposé une proposition de résolution tendant à accorder aux ouvriers et ouvrières des établissements industriels dé l’Etat, tributaires du régime de retraites des lois des 20 avril et 21 mars 1928, le bénéfice des services effectués sous un régime de retraites différent dans une administration ou service public privé ou concédé*
Le 8 novembre 1934, j’ai également déposé une proposition de loi tendant à faire bénéficier les ou^iers travaillant dans les étarb lisse rueots de T Etat ou dans l'industrie privée du cumul des années de versement fait par eux pour le calcul de la retraite.
Toutes ces propositions avaient comme but d’assouplir le régime des retraites et d'en faire bénéficier un plus grand nombre d’intéressés*
J’ai, d’autre pari, déposé sur le bureau de la Chambre une proposition de loi relative aux. versements rétroactifs pour la retraite effectués par des fonctionnaires privés de leur emploi un certain temps, puis réintégrés*
Celle proposition de loi intéresse plus particulièrement les cheminots révoqués et les fonctionnaires qui ont pu l'ctre*
Il est inutile d’ajouter que j’ai voté contre tous les décrets tendant à abaisser les retraites ci que j’ai voté toutes les améliorations qui ont pu être proposées*
Ma dernière interpellation a eu pour but de faire venir en discussion immédiate le rapport de M. Campinchi concernant l'humanisation des décrets-lois en matière de retraites. Les conclusions du rapport ont été adoptées par ïa Chambre* Je les ai soutenues de mon b ulle Lin, quoique les trouvant insuffisantes*
Les propos liions de retraite :
M* de Rame! a également déposé une proposition de loi tendant à la création d'une caisse de solidarité des vieux travailleurs afin d’améliorer les retraites « vieillesse d des caisses de retraites ouvrières et paysannes eL de secourir les non inscrits à la caisse de retraites ouvrières et paysannes de plus de 80 ans, dans le cadre des assurances sociales.
Nous avons soutenu sa proposition.
D’autre part, MM. Gaston Doussaîn et Paul Ponce t, député de Montreuil, ont déposé une proposition de loi tendant à étendre le bénéfice de la loi de 1905 aux ouvriers et ouvrières estropiés ou infirmes des ateliers départementaux* J’ai soutenu également cette proposition*
Le même député a développé une proposition de loi tendant à ouvrir le bénéfice de l’assistance aux vieillards de la loi du 14 juillet 1905, aux vieux, exclus dès assurances sociales et n’ayant fait aucun acte de prévoyance.
U rie proposition de même nature, quoique plus précise dans la forme, a été déposée par MM* Henri Tasso et Massimi pour créer au Ministère du Travail un fonds spécial de solidarité national tendant à accorder aux vieux travailleurs non pensionnés une allocation de L800 francs par an. La différence entre les dëux projets est que le bénéfice de la loi
de 1905 m'accorderait aux vieux travailleurs de plus de 60 ans la somme de 1,800 francs qu’à condition qu’ils n’aient aucun secours possible de leurs enfants.
Celle de M. Tassa accorde 1 .800 francs net, c'est-à-dire quelle ne dépasse pas F allocation totale prévue parla loi de 1905 qui peut s'élever à 150 francs par mois, mais elle la rend obligatoire sans se préoccuper de la situation de famille des vieux travailleurs.
Cette proposition a été renvoyée à la Commission d'assurance et de prévoyance sociales. Il n'a pas été possible d'en obtenir le vote avant la fin de la législature.
J'en ai personnellement entretenu le Sous-Secrétaire d'Etat au Travail, au cours d'une délégation qui s’y déclare favorable et j’ai naturellement appuyé les deux propositions,
J?ai tenu aussi à abordera la tribune de la Chambre un problème particulièrement délicat, celui du fonctionnement des lois d’assistance destinées ans vieux de plue de 70 ans.
Gomme vous pourrez lé voir au cours dé mon intervention, j’ai soutenu contre le Gouvernement Doumergue les droits des vieux assistés : .
Les débats parlementaires ;
Lors de la discussion de l'article 62 qui visait :
1° A dessaisir les communes et les maires du droit d’assistance ;
2° À réaliser par des radiations ou refus d’inscriptions une économie de 100 millions de francs,
je me suis élevé contre le texte de la loi, sans modification.
Doumergue, Président du Conseil, intervint dans le débat pour soutenir le texte de l'article 62 i n d i quan t :
« Il m’est arrive d’entendre parler d'abus qui se commettent à l'abri de certaines de ces lois,
€ Tout le monde sait que lorsqu’on fait appel au sentiment, lorsqu’on parle des malheureux, les cœurs s’ouvrent à la bienveillance et la générosité se montre très grande,
« La Commission des finances et le Gouvernement ont estimé que, sur ce crédit que vous reconnaîtrez fort élevé, il était possible de Faire une certaine économie du dixième et du onzième, grâce à de certaines réformes qui permettront d'empêcher les quelques abus qui se commettent. . . Qui soutiendra ici qu'un intérêt électoral n'a jamais détermine une mesure ? J’ai été député comme vous , j'ai été sénateur et je ne ne veux pas me faire meilleur que vous l’êtes vous-mêmes et que je l’étais, »
Doriot répondit au Président du Conseil :
« M. le Président du Conseil vient de transporter un problème particulier sur le terrain général*
« J'aurais désiré que l'on restât sur le terrain où nous nous étions placés nous-mêmes, ainsi que les orateurs de tous les partis qui sont intervenus clans celte discussion,
« De quoi s’agit-il ? M. le Président du Conseil nous dit qu'il s'agit de sauver les finances du pays. Nous répondons qu’il s’agit d’enlever à des vieillard t 100 millions dont ils ont le plus grand besoin.
« D’ailleurs il m’a semblé que M* le Président du Conseil déplaçait la question même au point de vue particulier. Il a en effet montré les lois d'assistance fonctionnant comme une espèce de népotisme électoral.
« Or, le contrôle de l’Etat que l'on veut aujourd'hui renforcer existe déjà* En réalilé, les conseillers municipaux, les maires, n'ont que partiellement voix au chapitre et leur rôle n'est pas déterminant. J'administre une grande ville, je sais comment sont désignés les
bénéficiaires des lois d'assistance*
K Une première étude de la demande est faite par une commission d'assistance, composée de membres de1’ la commission administrative du Tîuresu. de bienfaisance, et des membres de la commission administrative de 3 hôpital-hospice. Celle commission compte 14 membres : 8 délégués du préfet, 6 délégués du Conseil municipal, notamment le maire, président ,
s Ainsi les délégués préfectoraux sont déjà en majorité pour désigner initialement les bénéficiaires des lois d’assistance.
« La décision prise par cette commission d’assistance est soumise au Conseil municipal qui l1 approuve ou la désapprouve.
((Je dois dire' qu'en général les Conseils municipaux approuvent les décisions de leur commission d’assistance.
« Que peut faire le pétitionnaire dont la demande a été rejetée par la commission d'assistance et le Conseil municipal? En appeler à la commission cantonale où le Préfet a encore de l’influence, où les représentants de l'Etat sont encore en majorité,
« Si Ja commission cantonale admet, ce qui est furt grave, une demande d’abord rejetée, il fa ut£ qu'en dernier ressort, l'administration préfectorale donne encore son avis sur le dossier.
« Lorsqu'on nous dit que les bénéficiaires des lois d’assistance doivent leur inscription au bon cœur des élus, on se trompe sur le fonctionnement de ces lois.
« Le contrôle de l'Etat existe déjà.
« En réalité, vous voulez éliminer totalement les conseils municipaux du fonctionnement des lois d'assistance.
« Economiser 100 millions sur l’assistance, au moment où nous sommes, cela supposerait que la misère a diminué ou cours des dernières années. Or, vous savez bien qu'elle a augmenté du fait de la crise de chômage,
« Je voudrais avoir le temps de vous citer les multiples circulaires du Ministère du Travail qui chassent des fonds de chômage des hommes, des femmes et des vieillards qui n'auraient jamais réclamé Je bénéfice des lois d'assistance s'ils avaient du travail pour eux ou pour les membres de leur famille.
« C’est à ce moment-là qu'on vient nous proposer d’économiser sur eux 100 millions ; c’est u o geste que nous ne pouvons faire, c'est un geste que nous demandons à la Chambre de ne pas faire. La Chambre, la Commission des finances se sont déjà prononcées à plusieurs reprises contre ces textes et contre ces économies sordides sur la misère.
« Je regrette, Monsieur le Président du Conseil, vous qui venez de parler avec la sérénité d'un vieillard bien nanti, que nous n’ayons pas réussi à toucher en vous quelque chose de sensible lorsqu’il s’agit de misère des hommes de votre génération, »
Je considère donc qu'au cours de la dernière législature j’ai fait tout mon devoir à l’égard des vieux travail °urs qui m’avaient fait confiance.
Les vieux mobilisés :
Dans un autre domaine, celui des vieux mobilisés de la guerre, j’ai déposé une proposition de loi en vue de leur accorder la carte du mobilisé*
Celte proposition a été adoptée à la Chambre avant sa séparation.
Les vieux mobilisés étaient exclus du bénéfice de la loi sur les assurances sociales et dtl bénétice de la retraite du combattant.
Mobilisés, pour certains d’entre eux. pendant la campagne 19H-1ÜI.8, ils n'avaient droit ni au bénêlice des lois d assistance aux anciens soldats, ni au bénéfice des lois d’assis^ tance sociale*
Eu déposant notre proposition, nous avons voulu Faire un premier geste dont nous réclamerons f élargissement en leur faveur.
Propositions pour l’avenir :
La crise économique a posé avec une acuité considérable le problème des vieux travailleurs exclus des assurances sociales.
Ces vieux travailleurs sont également exclus pour la plupart de leur production Le patronat sc refuse à les prendre dans les usines ; beaucoup de vieux qui ’éLaient restés dix, quinze et vingt ans, voire même trente ans dans les mêmes entreprises ont été brutalement éliminés*
Quelquefois une maigre indemnité leur a été accordée, souvent ils sont partis sans rien En quittant leur dernière entreprise, ils ont perdu l’espoir de retrouver à jamais du travail.
Actuellement, lorsqu ils présentent toutes les garanties, ils sont inscrits au fonds de chômage, et ce n'est pas encore la règle pour tous.
il est donc absolument indispensable de leur créer une retraite. Presque tout le monde bénéficie dune retraita: fonctionnaires, travailleurs des services publics, employés et ouvriers de certaines entreprises privées. Il y a une catégorie de déshérités, celle des hommes qu’on a exclus des assurances sociales parce qu’ils étaient trop vieux et qu’ils n’ont jamais eu la chance d’appartenir à des institutions créant la retraite de leurs ouvriers.
Nous proposons donc de donner à ces hommes une retraite spéciale.
Comme vous pouvez le voir, j’ai tenu, au cours de mon activité parlementaire, à formuler des propositions ou à appuyer des propositions qui éLaienl faites en vue de venir en aide à la vieillesse.
J’ai donc toujours été à côté des vieux, puisque j’ai soutenu :
y Toutes Ies Propositions tendant à améliorer leur retraite, qu’ils soient travailleurs de 1 industrie, fonctionnaires de 1 ELal ou des administrations publiques ;
2* J’ai voté contre toutes les mesures tendant à restreindre leurs ressources et, en particulier, contre les décrets-lois ;
3* J’ai appuyé et défendu les propositions tendant à accorder une retraite à ceux qui n’en avaient pas.
Cesl 1 œuvre que nous nous attacherons à faire triompher au cours de la prochaine législature si vous nous renouvelez votre confiance*
Jacques DORIOT
Député sortant*
Maire de Saint-Denis*
Aux citoyens des classes mobilisables n’ayant pas encore fait la guerre :
ISous ne voulons pas que vous subissiez le sort de vos aînés*
Les graves événements extérieurs que nous traversons me font un devoir de m’adresser particulièrement à vous.
Je le fais au double titre d'ancien combattant et de militant*
C est, tout d abord, 1 ancien combattant qui connaît toutes les horreurs de la guerre — *
que vous n avez heureusement pas connue sur le front — * et qui veut sincèrement vous les éviter.
C est* ensuite, le militant averti des dessous de la politique extérieure qui veut vous dénoncer la besogne criminelle d'un parti jadis pacifique qui veut vous entraîner à U guerre,
C est aussi faîné qui s’adresse à ses cadets*
Vous avez le privilège de la jeunesse*
0r; il est aujourd’hui assez lourd à porter, puisque vœ‘s seriez parmi les premiers mo i isés si la situation extérieure continuait à s’aggraver.
C’est à votre concours direct qu’il faudrait immédiatement faire appel pour prendre des sanctions militaires contre l'Allemagne, qui vient de dénoncer unilatéralement le traité de Locarno, ou contre l’îtalie. qui fait la guerre à 1 Ethiopie.
C'est pourquoi je m’adresse à vous pour vous demander de juger, en toute impartiale de la politique que j’ai eu l’honneur de défendre au service de la paix.
Or, vous allez avoir, dans quelques jours, à vous prononcer sur ces questions. Nous
aurez à choisir entre deux politiques :
L’une, de sanctions économiques, militaires - c’est-à-dire de guerre - est celle de
Grenier, du parti communiste et de 1U. R. S. S, ;
L'autre de conversations internationales, de négociations entre les peuples, quel que soit leur régime intérieur, de révision pacifique des traités - c’est-à-dire la pa.* - est celle que je défends au mépris des calomnies et des injures.
Au cours de ces événements graves, le parti de Grenier a clairement montré sa poli-
tique de guerre.
Le coiiftH iLalo-éLhiopien :
Alors que FU. R. S, S fournil encore du pétrole à FItâlie, le parti communiste, emboîtant le nas à l’impérialisme anglais, réclamait à cor et à cri l’application intégrale de l’article 16 du pacte de la Société des Nations, c’est-à-dire des sanctions économiques,
financières et militaires, , . A
Gabriel Péri d’ailleurs lui-même réformé — réclamait lui-menie I application des
sanctions militaires. Et Gilet, le dirigeant local du parti communiste - qui serait le candidat de ce parti sans la maladie — avait déclaré dans 1 Emancipateur .
« H faut appliquer toutes les sanctions à F Italie, jusques et y compris les sanctions militaires, »
Si l’on avait suivi cette politique, il fallait initialement mobiliser les réserves de la marine et porter les effectifs de l’armée à plus d’un million d’hommes. 11 fallait donc mobiliser plusieurs classes pour appliquer le mot d’ordre du communisme moscoutaire. St la politique des communistes avait été suivie, c’est plus de 500.000 hommes de voire âge qui seraient actuellement rappelés sous les drapeaux, r
Les sanctions militaires à l’égard de l’Italie auraient entraîné la guerre en Méditerranée et la guerre européenne. Même sans compter avec celle éventualité tragique la simple application des sanctions réclamées par le parti communiste aurait arraché la moitié d entre vous au moins de vos foyers pour les conduire à la pire des aventures.
Les défaitistes deviennent des guerriers :
Pour en arriver à celle politique de folie belliqueuse, le parti communiste a renie tou e sa politique antérieure de paix. Comme vous allez en juger par vous-mêmes il accep e maintenant l’idée de la guerre avec tranquillité alors que toute sa tradition était de lutter
contre.
Jugez en par ces deux exemples. Le 15 mars 1935, M. Thorez déclarait à la tribune de la Chambre ;
« Ici. je veux répondre à l’affirmation qu’on a produite à cette tribune, ^ travailleurs de France se lèveraient pour résister à une agression hitlérienne. » (G est M. o
Blum qui FavaiL formulée.) j*
(t Nous ne permettrons pas qu’on entraîne la classe ouvrière dans une guerre due
défense de la démocratie contre le fascisme (Très bien ! très bien ! à Fextre me gauche corn, muniste). Nous rappellerons aux travailleurs l’erreur tragique de 19U. Nous leur dirons « En Allemagne, on a coneMt les travailleurs à la guerre .contre le tsar, en disan q « fallait défendre, contre le tsar réactionnaire, les conquêtes d'un pays plus avance a
« voie du progrès, par conséquent dans la voie du socialisme- » Ici, en France, on a dit : « Il faut défendre la République contre Guillaume II. Il faut défendre le pays le plus « démocratique contre F empereur réactionnaire. »
Je déclare 1res nettement que les communistes ne laisseront pas propager un paréil mensonge, une pareille illusion, » ( Très bien ! très bien I h l'extrême gauche communiste,)
Discours *le Thorez,
Chambré des Députés, séance du 15 mars 1935.
(J. G* du IG mars 1935, — Débats parlementaires, n° 3-)
Ainsi Thorez se refusait même à accepter Vidée de défendre le pays attaqué par Hitler.
Or, aujourd'hui que les Soviets ont poussé la France à signer une alliance, voici ce qu’affirme le même Thorez dans son discours du 17 octobre 1935 :
« Le seul fait que nous sommes prêts à utiliser les contradictions internationales pour obtenir dans tous les cas la victoire aux armées de l’Union Soviétique, signifié que nous envisageons avec beaucoup de raison, avec beaucoup de calme, la possibilité dhine guerre et, par conséquent, la possibilité de sanctions militaires. »
. A six mois de distance, le parti communiste qui se refusait à défendre le pays attaqué lui propose de prendre des sanctions militaires et a envisage la guerre avec beaucoup de raison et avec beaucoup de calme ».
Or, la guerre que Thorez envisage avec calme, c’est vous, jeunes gens, qui la ferez.
Les sanctions militaires que le parti de Grenier veut prendre, c’est vous qui les appliquerez.
La position à l’égard de l’Allemagne :
Depuis la réoccupation de la Rhénanie par Hitler, le parti communiste sc livre à une violente campagne agressive. Poussés par PU* R.S.S., les communistes français prétendent qu’il faut prendre des sanctions jusque et y compris les sanctions militaires. Ils affirment que le Gouvernement Sarraut qui avait déclaré « qu’il jie parlerait pas avec l1 Allemagne tant que Strasbourg serait à portée de canons » — parole qu’il n’a d’ailleurs pas tenue — n’est qu’un gouvernement de « carton-pâte » et qu’il manque d’énergie à Pégarel de l’Allemagne*
Seule, parmi tous les pays, ITMLS.S. a rompu ses négociations commerciales avec V Allemagne et seuls parmi les partis politiques en France, les communistes demandent des mesures plus rigoureuses à l’égard de l’Allemagne et refusent toute discussion avec elle.
Pour les appliquer, il faut immédiatement mobiliser une dizaine de classes.
Les dehors de l’inconvénient personnel que la mobilisation présente pour vous — puisqu’il faut quitter votre foyer.
On ne peut pas supposer que les Etats intéressés laissent sans réponse un tel acte de la France.
Cette politique conduit directement à la guerre. C’est cependant ce que demandent les communistes.
À Villetaneuse, le dirigeant local du parti communiste affirmait : u Nous voulons prendre tout de suite les fusils pour faire la guerre à Hitler », Celte déclaration a soulevé dans l’auditoire une protestation unanime.
Or, vous^ jeunes des classes immédiatement mobilisables, vous serez les premières victimes de cette politique de guerre. Elle fera dans vos rangs des ravages sanglants comme celle de 1914 en a fait dans les rangs de vos aînés.
Notre position :
C’est à cette politique odieuse que nous nous opposons.
Nous n’avons, pas voulu de sanctions militaires â l’égard de ITtalie, nous ne voulons
.... • . ap l'Allemagne Nous voulons une conférence interna-
: iS KUd <f** «- ™*“ —
1,EU N». ». vouions pas naobiliscr du j.unns date. pour faire la guerre. Nous voulons I.
* vos foyers. Nous ». voulons
*- tT atteindre .ours — ,
chimériques vous entrainenf à la guerre. I.'ancien parti ;|" >« P"K “l 1 -' enu ° P guerre.
Vous voulez la paix. Vous voterez pour la paix*
Vous le lui ferez comprendre en vous détournant de lui.
Vous voterez en masse pour J. Doriot, champion de la paix.
Vous battrez Grenier dont le parti conduit le peuple à la guerre.
One voix pour Grenier, c’est une voix pour la guerre.
Or, vous ne voulez pas être mobilisés. — Vous voulez la paix.
Vous volerez pour la paix î Vous voterez pour J, Doriot .
Aux commerçants i
Mes chers concitoyens,
Depuis douze ans, j’ai l’honneur de vous représenter au Parlement.
J'ai toujours été h vos côtés, j’ai toujours soutenu de mes votes, de mes de mes délégation, ainsi que par mon activité au sein des commissions de législation et criminelle, du commerce, les revendications du commerce et de 1 artisanat.
Tous mes votes ont été acquis aux mesures tendant à vous protéger en votant nombre d'amendements aux projets en discussion repoussés par la Chambre,
Tai montré que j. ». con.idérd. p». le. lois actuelles comme une solutton suffisant.
aux difficultés que vous rencontrez. -, ,,
' Par ces .»?« ainsi que par la collabo,. lion que fol établie tant comme député , U. maire de Saint-Denis avec les représentants qualifies de toutes vos organisa ion . avoir prouvé l’intérêt que je porte au commerce et à l’artisanat.
Ces faits qui sontdes actes, valent certainement mieux que les promesses que
P 0U TlfvXV certainement mieux que les promesses du représentant d’un parti qui, lorsqu’il est au Gouvernement, comme en Union . Soviétique, supprime comp e cmen commerce libre pour le remplacer par le commerce d’Etat. jrlsnffi3aate.
L’oeuvre qui a été accomplie par trois législatures est incomplète.^ j ^ ,
Si vous me renouvelez la confiance que vous m’avez accordée, . je m emp oierai - ^ compléter et il protéger une catégorie sociale qui ne demande qu à vivre de son ravai
Je me suis permis de vous résumer mon activité de quatre ans, de vous rassembler mes principaux votes.
Vous pourrez ainsi, en toute impartialité, vous déterminer. , .
Convaincu du jugement que vous allez porter sur votre représentant au , ar eme" ’ J
vous remercie à l’avance du nouveau témoignage de confiance que vous n icsi erez
m'accorder.
Jacques DORIOf Dépu Lé sortant.
Maire de Saint-Denis.
M. Emile DUTILLEUL
(Groupe communiste.)
Elu pour la lro fois le 3 mai 1936,
6e circonscription de SAINT-DENIS.
M. J o a n n y BERLIOZ
(Groupe commuai s le.)
Elu pour la lrc fois le 3 mai 1936,
(Voir ïe programme du parti communiste français, p. 16.)
J'oeuvrerai pour une politique constructive en faisant payer les riches et en alimentant, par ce prélèvement, la construction d'écoles, de crèches, d’habitations à bon marché et aux travaux d'utilité^ publique, propres à résorber le chômage et à impulser le mouvement des affaires.
Je lutterai "pour la dissolution et le désarmement des ligues factieuses au service des deux cents familles, et pour que soient étendues les libertés démocratiques conquises par le peuple de France travers quatre révolutions et que les fils des émigrés de CoblenLz veulent étrangler.
Je lutterai pour la paix par l'organisation de la sécurité collective, le contrôle de l'Etat sur la fabrication des armes, îé désarmement et Faction internationale des travailleurs.
Je m'engage à déployer tonte mon énergie pour unir le peuple de France, à rendre son unité ci son indépendance profondes et définitives en organisant sa victoire sur les deux cents familles, qui le pillent et pactisent avec le fascisme mternationah
Je m'engage ù renforcer le Front populaire, et m'appuyant sur les organisations économiques, syndicales, culturelles et autres masses laborieuses, à réaliser, avec le peuple de mon pays, une France libre, forte et heureuse.
Je m’engage à lutter pour l’application du programme général du parti communiste contenu dans la circulaire ci-jointe et dont je rappelle quelques points.
Pour le pain :
En imposant :
— l'abrogation des décrets-lois de misère;
— la semaine de quarante heures sans diminution de salaires ;
— les contrats collectifs ;
— le fonds national de chômage et l'inscription de tous les chômeurs, un vaste plan de travaux d'utilité publique : écoles, hôpitaux, habitations à bon marché ;
— une fiscalité dém ocra tique, un prélèvement sur les grosses fortunes et l'allégement des impôts de toutes sortes qui pèsent sur le peuple laborieux : salariés, artisans, petits commerçants.
Pour la paix :
En imposant :
— une politique sincère de sécurité collective;
— la dissolution des ligues fascistes, complices de Hitler et de Mussolini;
— l'application loyale du pacte franco-soviétique;
— le contrôle de la fabrication et du commerce des armes ;
™ le désarmement général.
Pour la liberté :
En imposant :
— T application de la loi sur la dissolution des ligues fascistes et pour )’ arrestation de leurs chefs:
— le respect de la laïcité dans 1 enseignement;
™ le respect du droit syndical, y compris les fonctionnaires;
— le vote des femmes et des jeunes à partir de 20 ans ;
— l'épuration de l'armée des officiers fascistes et l'octroi des libertés politiques aux soldats.
Profjra m me local.
En accord étroit et fraternel avec la municipalité ouvrière de Cliehy elles partisans du Front populaire du Conseil municipal de Leva 11 ois- Perret, je travaillerai à la réalisation drun programme local dont les principaux points seront :
Destruction des îlots insalubres de Cliehy- Levallois et construction d’habitations à bon marché et des crèches;
Construction immédiate d'une ligne de métro desservant l’hôpital Reaujon, achèvement rapide de îa ligne en construction à Levallois (indemnisation des commerçants de la rue Anatole- France) ;
Aménagement par FEtat, sur les terrains libres des anciennes fortifications entourant Levallois -Cliehy, de jardins d'enfants, de terrains de sport, d'une zone de verdure destinée à purifier l'atmosphère empoisonnée de la capitale et de sa banlieue;
Suppression des fumées industrielles et interdictions de construire des usines insalubres dans les agglomérations ouvrières contre la volonté des maires et conseils municipaux;
Allocation de chômage à la charge de l’Etat, tabac de soldat gratuit aux chômeurs; billets de transports gratuits pour les chômeurs allant chercher du travail;
Autonomie administrative et financière des communes de la Seine et abolition des lois d’exception qui les frappent;
Refonte des impositions communales* Suppression des centimes additionnels par l'institution d'impôts frappant les grandes fortunes, la plus-value, la propriété non bâtie et bâtie ;
Extension de l'assistance médicale gratuite* Relèvement des primes à la natalité. Relèvement des allocations aux vieillards, aux femmes en couches et aux familles nombreuses*
M a viu ce II ON EL*
8* circonscription de SAINT-DENIS.
M. Alfred COSTES (Groupe communiste.)
Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)
Programme local dti parti communiste.
Hygiène :
De nombreux travailleurs habitent des locaux insalubres, de véritables taudis, foyers de tuberculose Nous demandons la création d’un service sanitaire efficace afin de faire effectuer les travaux et les réparations néeessairesj aux frais des propriétaires.
La création d’un dispensaire dans chaque quartier est indispensable dans une ville ouvrière de 95.000 habitants, F hôpital Ambroise- Paré et la clinique de la rue Ri eux étant nettement insuffisants*
De même la création de sanatorias s’impose ainsi que l'agrandissement du préventorium
de Sèvres notoirement insuffisant ; l'installation dans les écoles de solarias pour préserver les enfants affaiblis de maladies redoutables comme la tuberculose. Il faut aussi dans h localité h l'exemple de l’U. R. S. S. créer de nombreux jardins d'enfants,
A Boulogne-Billancourt, il n'y a pas de maternité, les femmes enceintes sont obligées, pour les visites prénatales et les accouchements, de se rendre à 1 hôpital Boucicaut, ce cpd est funeste à tout point de vue. La création d’une maternité dans notre grande cité ouvrière s'impose.
Ecole et enfance ;
Les classes dans noire ville sont surchargées d’enfants; la construction de nouveaux groupes scolaires est indispensable*
A l’exemple de Malakoff, il faut aussi construire de nouvelles écoles maternelles*
Il faut dans notre ville instituer un véritable patronage laïc à B exemple des municipalités communistes de la Seine.
Nous voulons les fournitures scolaires gratuites ; les cantines scolaires également gratuites pour les enfants nécessiteux et procurer aux enfants de chômeurs des vêtements chauds pour Bhive'r.
Pour nos enfants, il faut aussi des colonies de vacances, soif à la mer, soit à la campagne, mais des colonies de vacances collectives placées sous 3a surveillance d'un personnel averti et d’un docteur qualifié.
Habitations à bon marché :
Il faut construire de véritables habitations à bon marché à l’aide d'un office municipal, comme à ïvry, avec le chauffage central et sans aucune charge pour les locataires.
Il faut aussi construire des lavoirs municipaux dans chaque quartier avec un personnel d'employés municipaux*
Egalement nous voulons que les locataires soient représentés au sein de cet office municipal par des délégués nommés et révocables par eux afin qu’ils puissent contrôler eux-mêmes la gesLion de ces immeubles.
Marchés :
Il n’exisLe dans notre grande cité que deux marchés, or, cela est nettement insuffisant. Il faut un marché dans chaque quartier pour la plus grande conmmodité delà population laborieuse.
Régie municipale :
Dans notre ville, il faut gérer en régie directe tous les services municipaux susceptibles de hêtre; service des pompes funèbres, nettoyage des candélabres, grands travaux publics, etc.
Il faut introduire dans le cahier des charges les clauses suivantes :
a) Obligation d'employer au moins 50 0/0 des travailleurs habitant Boulogne Biïlan» court;
b Semaine de quarante heures, sans diminution de salaires ;
c Assurance du salaire minimum vital ;
d) Interdiction du travail aux pièces ;
el Interdiction de la pratique du tâcheronnat;
f) Attribution des allocations pour charges de famille ;
g) Délégués à l’hygiène et à la sécurité ;
h) Reconnaissance et respect du droit syndical*
Il faut rapidement achever le réseau d'égouts et assurer son nettoyage par un service
ré^ïe au Heu d'un service départemental comme actuellement, et ce à l'aide d'un matériel approprié au nettoiement rationnel,
11 faut aussi élargir rapidement de nombreuses rues trop étroites,
11 faut renforcer le réseau d'eau potable et créer un réseau d'eau brute pour le nettoyage des voies et les services industriels,
11 faut aussi électrifier progressivement toutes les voies de notre localité (30 kilomètres restent encore à électrifier).
Il faut installer le ga£ dans les nombreuses voies privées.
Pour l’hôtel des postes :
La ville de Boulogne a l’intention dans son projet d'embellissement de faire construire un hôtel des postes face à Phôlel de ville et de supprimer le bureau central. Nous proposons de conserver le bureau central actuel au moins dans Yem placement qu'il occupe et la construction a Billancourt même d'un deuxième bôlel des postes et pour dégager la mairie, nous pensons qu'il serait utile d'édifier en face de celle-ci un square ou jardin d enfants.
Chômeurs ;
Le parti communiste qui a tant lutté et luttera encore pour l'institution du fonds national de chômage, réclame l’application immédiate d'un plan de grands travaux dont l'exécution à Boulogne-Billancourt permettrait l'emploi de nombreux chômeurs en même temps quTil assainirait — notamment parla suppression des nombreux taudis — et embellirait notre ville.
De même, l'inscription obligatoire sur les listes de chômage des ouvriers jetés sur le pavé par la crise du régime capitaliste s'impose.
Nous voulons la jouissance gratuite pour les chômeurs de tous les services municipaux, dispensaires, douches, cantines scolaires, colonies de vacances enfantines, soupes populaires sous le contrôle et la direction de la municipalité, charbon, lait gratuit aux enfants de chômeurs de moins de 2 ans, etc., et appui de toutes leurs revendications.
Nous voulons un secours aux chômeurs qui, par suite de maladie, ont leur allocation supprimée.
Impôts :
La suppression des octrois est nécessaire, car les taxes d’octroi pèsent, principalement sur les consommateurs pauvres, nous proposons une taxe de remplacement calculée de façon progressive sur la richesse et la grosse propriété.
Pour la taxe sur les locaux industriels et commerciaux, nous demandons un dégrèvement plus important è la base que celui accompli par la municipalité qui se contente de la taxe suivante : 0,50 O/0 pour les locaux dont la valeur locative ne dépasse pas 5*000 francs; nous demandons que la taxe de 0,50 0/0 soit appliquée jusqu'aux locaux dont la valeur locative atteint 1 .000 francs.
Nous demandons la suppression de la cote personnelle mobilière sur les petits loyers et le calcul progressif de cet impôt à partir d'un certain taux de loyer ou de l'importance du logement.
Nous disons aussi qu'il est normal de faire payer l'impôt foncier aux propriétaires pour les locaux inoccupés, car de nombreux logements trop chers restent inoccupés alors que les ouvriers logent dans des taudis.
Solidarité :
11 est nécessaire créer pour la population laborieuse de notre cite un service de consultation juridique gratuit, assuré par la commune ainsi qu un service d assistance judiciaire.
Egalement, il est indispensable de multiplier dans notre ville les asiles pour les invalides du travail ? les hospices pour les vieux travailleurs et des orphelins *
Nous croyons qu’il est nécessaire d'agrandir l'hospice de Boulogne et de créer des crèches dans chaque quartier.
Nous demandons le soutien effectif des grévistes par la distribution de vivres, etc,
H faut dans notre grande ville ouvrière, créer une bourse du travail dont la direction et l’ad minis tratio n soi en! confiées aux syndicats.
Piscines ;
À Boulogne-Billancourt, il n’existe que 3 bains-douches, aussi nous pensons qu'il est nécessaire de créer très rapidement une piscine au cœur de notre ville avec entrée a prix modique pour les travailleurs et gratuite pour les chômeurs.
Métro :
Dans une ville aussi populeuse que Boulogne, la prolongation de la ligne de métro n° 8 jusqu’au Pont de Saint Cloud s'impose et ce sans augmenter le prix des billets et sans dédoublement à la Porte d'Auteuih
Nous demandons aussi la suppression du dédoublement de la ligne de la Porte Saint- Cloud au Pont de Sèvres.
Contre le despotisme de Renault :
Le scandale de P utilisation des rails delà ligne des tramways n° 1, remplacé par des autobus, continue, Renault se sert de cette ligne toutes les nuits pour sou trafic et trouble ainsi le sommeil des habitants des environs.
La volonté du seigneur de Billancourt ne doit plus faire la loi au détriment de la population de notre cité qui doit pouvoir la nuit, avenue Edouard Vaillant, dormir tranquillement.
Nous réclamons la suppression des coopératives de Renault qui placent le personnel sous sa coupe et lèsent gravement le petit commerce.
Pour les petits commerçants et artisans :
Ln nombre considérable de petits commerçants et artisans ont reçu une feytille bleue de saisie-vente en cas de non-payement de leurs impôts. Un autre nombre non moins considérable son! sous le coup de la faillite ou de ï1 expulsion pour non-payement de leurs billets de fonds ou do leur loyer.
Notre parti communiste et son candidat Gostes soutiendront les petits commerçants et artisans de toutes leurs forces.
1° Nous sommes pour la révision des prix de vente des fonds de commerce en faisant supporter a chacune des parties traitantes les frais mais en réclamant le trop perçu pour frais d'enregistrement ;
2° Nous sommes pour l'arrêt des poursuites contre les petits commerçants endettés;
3W Suppression de toutes les taxes. Exonération d’impôts pour tout commerçant dont le bénéfice net ne dépasse pas 1 00,000 francs ;
4° Allocation de crise aux petits commerçants et artisans ;
5° Abrogation de la réforme fiscale de" 1931;
0 1 Rélorme de la patente et remplacement par une taxe sur les gros bénéfices.
Interdiction de 1 ouverture des magasins dits a à prix unique * et suppression de ces magasins existants ainsi que des maisons à succursales multiples.
Sportifs,
Comme en U. R. S, S. où les travailleurs ont pris le pouvoir* nous voulons développer le sport dans notre grande cité, pour cela* nous demandons un gymnase municipal qui soit un centre d’entraînement pour tous les sports et qui possède lavabos et douches.
De même* nous voulons un stade municipal moderne, digne de notre grande ville ouvrière.
Jeunes,
Pour rassembler tous les jeunes de noire localité, nous pensons qu’il faut immédiatement créer un foyer de la jeunesse* où tous les jeunes seront admis et ou eu particulier les jeunes chômeurs trouveront des distractions et où. ils pourront compléter leur instruction.
Pour appliquer ce programme, faisons payer les riches !
En avant pour le triomphe d’Alfred Costes, candidat de la probité et du désintéressement, candidat du pain, de la paix et de la liberté.
Alfred COSTES
Ancien combattant Ouvrier métallurgiste syndiqué.
Conseiller prud'homme,
Membre du comité central du parti communiste. Candidat du parti communiste.
9e circonscription de SAINT DENIS.
M. H ému de K E RI LL I S
(Groupe des Indépendants républicains )
Élu pour la 1™ fois le 26 avril 1936.
Mes chers Concitoyens,
J'ai h honneur de vous faire connaître que je pose ma candidature au siège vacant de député de Neuilly.
SI M, Rloud, député sortant, s’était représenté, je ne 1 aurais pas fait* J ai toujours été l’homme de l1 union, je n’aurais pas voulu donner l'exemple de la désunion. Âu surplus, j’ai entretenu avec M, Rloud des rapports de cordialité qui m'eussent interdit un geste désobligeant à son égard. Mais, en raison du résultat des dernières élections municipales, le Conseil municipal a insisté auprès de lui — dans un but d'apaisement — pour qu’il ne se représente pas. Dès lors, M* Blond, qui avait sollicité l’investiture du comité d'arbitrage des républicains nationaux, présidé par M, de Lasteyrie, a écrit à celui-ci pour lui dire qu il
remettait son siège à la disposition du comité. C’est dans ces conditions. que j'ai été choisi
pour briguer la succession. , , , , . , ,
le tiens à vous dire qu'il n était pas dans mes intentions de chercher,- une fcis de plus, à rentrer à la Chambre desj>éputés. Avant de mourir. M. Chassa igné-Goyon, député du 8“ arrondissement de Paris, m’avait désigné officiellement comme son successeur. M. Charles des Isnards qui va le remplacer, s’était effacé devant moi. .l’ai refusé. Je n'a. plus le goût de courir au loim d’aventure électorale. Mais puisque 1 occasion se présente dans la ville où i habite depuis. de longes. années,,- où .habitent tant de mes amis les plus chers, où je connais tant de monde, je (n'hésite' p? s. Je fais appel à votre amitié. Je sollicite le grand
fomifiouP -de ‘vous -représenter. „
Ceci m’oblige à vous dire en toute simplicité — et je m’en excuse, mais 1 usage 1 exige d’où je viens, qui je suis, où je vais et quels sont, je crois, mes titres.
La guerre ;
Je suis né le 27 octobre
La guerre rma surpris -soire-l teuton an b au Jff0 dragons.
Le 9 septembre 1914, j'ai élé grièvement blessé (balle de revolver dans le bras, coup de crosse au ventre) au cours de la charge de V « Escarire Gironde » contas- nn parc d’aviation Mlemund Pour cette action, j fai été fait chevalier de la Légion d’honneur. Proposé pour la réforme, j’ai sollicité de servir dans l’aviation, Je suis devenu pilote aviateur. Je me sms Spécialisé dans les reconnaissances lointaines et les expéditions de bombardement. J ai eiFeetué plus de 300 missions sur les lignes allemandes, dont le raid de Karlsruhe au cours duquel périt le tiers de l’escadrille des « Eperviers » que j’avais 1 honneur de commander, J’ai reçu pour faits -de -guerre plusieurs palmes et la rosette d ofhcier de la Légion
d’honneur. , }
En J918, souffrant êe mes blessures, épuisé, j'aï été évacué à i arriéré et envoyé par le
G. Q. G* comme attaché au Sous Secrétaire d- ELat de l1 Aéronautique.
J’ai conscience d’avoir fait- tout mon devoir, comme tant d'autres, et je n en tire
aucune gloire . ,
En 1934, quand les bruits de guerre ont recommencé à courir, je me mis remis a
l’aviation que j avais abandonnée depuis quinze ans, ceci afin de pouvoir être mobilisé dans une arme combattante. Me voici donc un des doyens de l’aviation de tourisme.
En septembre 1934, je suis alléven avioa’à Moscou en compagnie de mon ami Marcel. Cogno, qui s’est tué, hélas I depuis.- En 1935, j’ai volé près de deux cents heures, faisant seul de nombreux voyages en 'finance et eu Europe. Je suis de nouveau mobilisable
dans l’air.
A V Écho de Paris :
Après l'armistice, mes blessures m'avaient contraint à quitter la carrière militaire, je suis devenu, avec l’autorisation de mes chefs, un des directeurs d’une des plus grandes firmes et des plus estimées de l'aviation, celle des frères Earman. Depuis, mes adversaires politiques me l’ont reproché avec violence et une rare injustice. Je m honore, quant à moi, d’avoir-élé leteed'laborateur- des teoisohummes qui. ont-étê. parmi les' pionniers de l’aviation qui, partis très pauvres dans la vie, sont devenus, par leurs seuls' mérites i’ aviateurs et d’inventeurs;- de grands industriels et qui, riches, continuent à donner, avec une •magnifique énergie, l’exempie^du courage, essayant eux^êmes. leurs nouveaux appareils au péril de leur vie. Auprès d:eux, j’ai acquis l'expérience des grandes entreprises industrielles' et une formation pratique qui m’ont été préweaises., Je mets nu défi mes. adversaires de citer, preuves à l’appui, un -seul fait répréhensible à mon actif au sujet de ma collaboration avec les Farina n*
Dans le même temps,' le gO&tJ de la politique m’a .orienté vers - le journalisme. Entr
à YÉcho de Parh^ j'y>suis devem* rapidement* grâce*: k Tamitiô. ;et-! à la- confiance • de -s an directe u-r,- M. Henry Simond^, chef des services de la politlcjcre intérieure, Cet» ha u les- foncions m’ont bientôt absorbé à un, -tel point que j’ai dû; i\ regret iLy a dix an&, quitter la firme Fbrman (1920).
Comment j’ai (rom pris* mon rôle :
À -Y Écho de É&ris, j’ai d’abord assuré ma collaboration régulière d'un article quotidiexu À une époque où, les.. grands journaux.: atteignent des milliers de lecteurs, où la radio reproduit leurs articles devant des millions d’auditeurs, ou la presse étrangère en fait de longs extraits, V exercice de ma profession a sa grandeur, ses risques et représente des responsabilités lourdes. J'ai fait de mon mieux pour en être digne.
J'ai, en outre, poursuivi deux buts.
D’abord, accroître mon instruction et ma connaissance des grands problèmes mondiaux en voyageant beaucoup. En dix années, je suis allé quatre fois aux Etats-Unis, dix huit fois en Angleterre, trois fois en Italie. J’ai traversé l'Afrique h travers le Tauezrouf, d'Alger au Dahomey, avec la mission d'exploration Gradis, J'ai visité la Syrie, l'Egypte, la Palestine. J'ai parcouru le Mexique, des pays baltes, la Tchécoslovaquie, la Pologne, les pays balkaniques; P Espagne, la Hollande, le Danemark, la Russie. JTai rencontré les plus grands hommes d'Etat d'Europe et d’Amérique et recueilli leurs impressions ou leurs interviews dont beaucoup, celle de Mussolini, en particulier* au mois de juillet dernier, furent reproduites par la presse du monde entier. J’ai observé, étudié,, approfondi les lois et les problèmes de la politique étrangère. Mes récits de voyage et mes impressions politiques sont contenus dans plusieurs livres De, l'Algérie au Dahomey en & utomohiie , Du Pacifique à la mer Morte, Faisons, le P o ind ,, VI ta / m no u ve Ue, Paris— Moscou en avion .
Mou second » bu t a été tout d ifféreu t
Frappé, pair 1’nisujrisance des^padus nationaux leur division, leur nombre-, leur incompréhension des nécessités de la propagande moderne* j’ai fondérle it Centre cl e propagande des républicains nationaux » destiné à propager les idées nationales et à défendre aux élections les candidats de toutes nuancer : fédération, . alliance, démocrates, radicaux nationaux et indépendants, combattant les partis de révolution, J’ai créé seul les services de la « rue Amelot v, ses, annexes de province, son centre de documentation et d’archives, son service de rédaction pour 350i, petite journaux d'opinion. J’ai groupe 42 000 militants, 400 comité^ 7,5 cours d’orateurs* dans. les plus grandes villes de France (pour former des propagandistes par k parole, des candidats et permettre aux jeunes gens de talent, pauvres et sans relation, de se révéler).
Je dirige donc Je « Centre, de. propagande dea républicains nationaux », Mais je le dirige bénévolement pour le bien public. Je n'ai jamais accepté d’être rétribué par lui, Son conseil d'administration peut en témoigner, J’ai voulu servir, rien que servir.
Candidat aux élections :
Entre temps, j'ai été deux fois candidat aux élections législatives;
En 1926, je me suis présenté à une élection' partielle au iscrutin de liste dans le deuxième secteur de Paris. J'ai été battu avec* environ- 6 î. 500 voix contre 03.000 au* communistes.
En 1932, je me suis présenté daôs ïé 7e arrondissement de Paris. Au premier tour, je suis arrivé en tête avec près défi, 000 voix d'avance. Mats, au deuxième jtour, le candidat de V Action française a recueilli les voix radicales et Socialistes (se référer aux consignes électorales du Populaire et de Y Ère nouvelle) et même une parthâ des. voix communistes. J’ai 4ié battu par celte coalition*
Je n'ai gardé de ces deux échecs, l'un provenant d& la gauohe, l'autre de l'extrême droite, aucune rancœur ni aucune, rancune. L'admirable Albert de Mun, qui m'a précédé
à YÉcho de Paris, a été battu deux fois dans des conditions analogues, ainsi que me récrivait Mm* de Mun dans une lettre profondément émouvante au lendemain de mon échec. Le grand Maurice Barrés a été battu trois fois, Clemenceau, Tardieu, tant d autres, ont connu des avatars semblables. Le sort des lutteurs qui est de porter des coups est aussi d’en recevoir. Je ne songe pas à me plaindre et je n'en veux à personne*
J'ajoute ceci : si, pendant de longues années, toute F énergie que j’ai dépensée à mettre debout la grande organisation que je dirige et à, combattre pour mes amis, je Fa vais employée à conquérir une circonscription, il y a longtemps que je serais député. . Mais j’avais une autre conception de mes responsabilités et de mon devoir. Je n’ai pas considéré que îa conquête d'un siège électoral fût un but, CTcst pour moi le moyen de consolider mon œuvre politique et, après l'avoir solidement établie dans le corps électoral, de lui donner une base solide au Parlement,
Mon programme :
Je suis républicain national. Je suis essentiellement libéral*
Si j’avais à choisir entre les régimes politiques des différents pays de l’Europe, c'est celui de ['Angleterre parlementaire et libérale qui me conviendrait le plus.
Mais je ne nie pas la décadence des institutions démocratiques et ïa crise du parlementarisme, k*
Je crois sincèrement que si nos institutions ne s'améliorent pas, si l’on ne les transforme pas par des réformes hardies et profondes, elles sont destinées à sombrer rapidement.
Je suis donc partisan de grandes réformes constitutionnelles*
Et, devant ïa crise des institutions qui se précipite et le danger communiste, je reste profondément sympathique aux mouvements engendrés par l'esprit nouveau, c’est-à-dire aux grandes ligues nationales. J'ai pris leur défense contre les projets de dissolution. Je la prendrai encore avec la plus grande énergie.
Je défendrai toujours la liberté de conscience, îa famille, la propriété, la patrie*
Je prendrai position pour la réforme électorale et le vote des femmes.
Je suis pour une politique sociale généreuse et hardie. Les plus intéressants dans la société sont les plus pauvres, les plus faibles, les plus malheureux. J’ai, pendant la guerre, approché l’ouvrier servant comme mécanicien d’escadrille. J'ai appris à Faimer. J’ai compris ses aspirations légitimes, sa soif d’idéal, ses souffrances. Je serai toujours son ami.
Je lutterai par tous les moyens contre le chômage, le plus atroce fléau de notre époque.
Je demanderai « l’humanisation » des décrets-lois*
Je veillerai tout particulièrement aux intérêts du petit commerce de plus en plus menacés.
Je défendrai les droits de mes chers camarades anciens combattants.
Je chercherai à protéger ces perpétuelles victimes que sont les petits rentiers et les pensionnés*
Mais je défendrai le franc et l'équilibre budgétaire avec énergie.
En politique étrangère, j’ai été l’adversaire des sanctions contre l’Italie, car je considérais qn’elles pouvaient nous brouiller irréparablement avec notre grande voisine, garante de Locarno, et engendrer la guerre mondiale.
Je souhaite, comme tout le monde, une détente dans les rapports franco-allemands, mais je crois un rapprochement impossible aussi longtemps que l’Allemagne se tiendra en dehors de la morale internationale et violera délibérément tous les accords qu elle conclut quand son intérêt le lui commande.
Je crois que îa France doit demeurer, à travers la Société des Nations ou sans elle, l'âme d'une grande ligue des peuples capable de contenir les ambitions allemandes. Mais en ce qui concerne l'entente avec la Russie, je la déclare inconcevable aussi longtemps que la Russie aura îa prétention d’intervenir dans notre politique intérieure et de préparer la
révolution chez nous. C'est pourquoi j'aï pris position contre la ratification du pacte franco-
soviétique*
Je suis partisan d’une armée jforte, d’une [marine forte, d’une aviation forte. J'ai déjà mené des campagnes ardentes pour la défense nationale Dans le monde moderne, les faibles sont méprisés et s’offrent comme®une proie aux ambitions des forts*
Telles s ero niâmes tendances directrices.
LesjinlérêtsJde^Neuiïly :
J’habite Nèuiîly depuis treize ans. J’y suis propriétaire.
Mes enfants ont étéjélevés à Sain Le- Geneviève et à Sainte-Croix, collèges de Neuilly*
Je me suis occupé, toutes les fois que l'occasion s’est présentée, de mes concitoyens qui sont venus solliciter mon concours. J’ai eu la chance d’en pouvoir tirer plusieurs ouvriers et bourgeois, du chômage qui frappe notre , ville. J’ai aussi, à plusieurs reprises, rendu service à des fonctionnaires. Quand, il y a trois mois, des sanctions collectives, à mon avis injustes /ont été prises contre tous les employés d’un bureau de poste, j’ai pu les faire lever.
Si je suis élu député, je considérerai que mes devoirs vis-à-vis de vous sont accrus. Un député doit être;le protecteur naturel des citoyens contre l’Etat oligarchique et tout puissant.
Une seule fois, je me suis occupé de politique locale quand j’ai présenté M. Georges Lebecq au Conseiljgénéral.
M. Georges Lebecq avait été abattu par le <l Front populaire > au cours d’une lutte féroce et symbolique dans un quartier de Pans. Quand un des nôtres tombe, j’ai coutume de voler à son secours. Je vous ai demandé de m’aider à le relever. Vous m'avez approuvé. Deux des candidats qui se sont généreusement effacés devant Georges Lebecq m'ont demandé, comme seule condition à leur retrait, que si l'occasion se présentait d aider Georges Lebecq à quitter Neuilly, je m’y employerais de mon mieux. J'aî promis. J’ai tenu ma promesse. Neuilly a donc fait une bonne action politique. Et bientôt Neuilly pourra, suivant son désir, élire un conseiller général qui soit un enfant de la ville.
Ai je besoin de vous dire que, dans l'avenir, je profiterai de î influence que me donnera la fonction que je sollicite et plus encore de celle que me donne un grand journal, ainsi que de mes nombreuses relations dans le monde politique et dans le monde industriel, pour servir les intérêts de mes concitoyens.
Habitant de Neuilly, je verrai tout le monde, je recevrai tout le monde, je chercherai h être utile à tout le monde*
Mes luttes :
J’ai beaucoup d’ennemis et cTest ma fierté. Un polémiste qui n’a pas d ennemis n a pas été très dangereux pour ses adversaires. Journaliste, conférencier, j'ai toujours lutté.
Je n’ai pas voulu être un courtisan, mais un combattant.
Je n'ai jamais rien demandé aux gouvernements, même à ceux que je défendais* A la fin de la guerre, j’étais officier de la Légion d’honneur et capitaine de l’active. Je suis encore, dix-huit ans plus tard, officier de la Légion d’honneur et capitaine de réserve. J ai refusé tous les honneurs, tous les profits pour demeurer libre et indépendant.
Quand on a la chance d’avoir sa signature et des influences dans un grand journal, on peut s’en servir pour se faire des amitiés. J’ai méprisé cette conception du journalisme. J'ai distribué des coups à droite et à gauche. J’ai barré la route à des intérêts particuliers. Comme directeur du f< Centre de propagande », j’ai été, en cent circonstances, un gendarme électoral. Et les gendarmes ne sont pas toujours aimés.
J’ai été calomnié.
J’ai été traîné dans la boue.
Je sais qu’en posant ma candidature je m’expose à des attaques féroces, à des représailles, à des vengeances, à des coalitions. Tant pis. Je demande seulement à mes concitoyens d’être des juges loyaux. En sus des réunions publiques, qui dégénèrent trop souvent en pugilats, j’organiserai des réunions privées où ils pourront venir parler librement m'interroger* Je leur répondrai face à face.
Je n’ ai rien h craindre.
Si j appartenais à la gauche, elle me soutiendrait tout entière, car la gauche soutient toujours les hommes qui ont combattu pour elle. La droite et le centre ignorent souvent cette solidarité. Maïs j’ose leur dire ceci : Lisez V Humanité , Y Œuvre, le Populaire , les centaine^ de journaux de province de gauche et d extrême gauche; vous verrez avec quel acharnement je suis combattu journellement* Considéré, à tort on à raison, comme un des meneurs et comme un des chefs des partis nationaux, j'ai l’honneur d'être une cible. Ceci me donne l'espoir d’être maintenant défendu par ceux pour lesquels jVi tant combattu.
Le sens de ma candidature :
Bien sûr, tout* le monde ne peut pas partager mes idées. Mais je demande aux électeurs de droite, du centre, do la gauche patriote H oublier ce qui les sépare de mol et de ne penser qu à ce qui les rapproche. II faut que les querelles cessent. Il faut s’unir.
Je prête à la critique, parce que j'ai agi et pris des -responsabilités.
Si je n'avais rien fait, je ne prêterais pas à la critique.
Je croyais, malgré tout, que, devant les tragiques événements de l’extérieur, l’un ion sc ferait a Nëuilly comme elle se fait dans presque toutes les ci rconserip Lions de Paris autour du candidat du comité d arbitrage, qui groupe les directeurs de tous lès grands journaux politiques républicains nationaux et les représentants de tous les grands partis nationaux. Mais non. Des candidatures multiples se dessinent- contre moi. Certaines viennent même de 1 extérieur. C est une ruée d'ambitions, de jalousies ou de haines*
Les électeurs de NeuiHy apprécieront si ce spectacle est noble et s’il faut encourager cette conception navrante des luttes électorales. Ils jugeront les services rendus^ la c aime nationale et ils compareront.
Le- pays vit des heures dramatiques,
Nois sommes peut-être au seuil de la révolution et de la guerre.
L’heure des hommes de combat est venue et, vétéran de 1914-1918 et “dés grandes luttes politiques d’après guerre, je viens- solliciter de mes concitoyens rhdsnour" de les représenter au moment du danger.
Mes chers concitoyen', je vous fais confiance.
Hiîmbj diî ICE H IL LI.S.
Officier de la Légion cPhonnetir. Croix dû1 goerre. Directeur du Centre de propagande dea'répiiblIcam^natioiMim, Chef dès services politiques de V Echo de Paris .
Pilote aviateur.
Candidat républicain national désigné par le Comité d'entente et d’arbtÉr&go: de s1 parité oabû nui „
10* circonscription de SAINT-DENIS,
M. Etienne FA JO N
(Groupe c&nimumgte.)
Jüluopour la lre fois le 3 mai 1936.
(Voir îe programme du parti communiste français, pr 16.)
Le programme cLEtlenne Fajon, c’est le programme du parti communiste* a Pour le salut du peuple français », car tous nos élus observent une discipline unique commandée par le souci de servir le peuple.
Nous joignons un exemplaire de ce programme à la présente lettre. Ce programme a guidé Tactî vite inlassable de notre fraction parlementaire, réduite à 10 membres par un système électoral inique. l\ guidera demain l'activité d'Etienne Fajon et des nombreux députés communistes qui, de l'aveu de nos ad versaires, vont être élus.
Naturellement, Etienne Fajon, s’il est votre élu, veillera avec un soin particulier aux intérêts de notre banlieue, de la circonscription de Courbevoie-La Garenne, Il travaillera à faire aboutir les- revendications locales suivantes, chères à toute notre population laborieuse :
Pour Lhygiène et la santé publiques :
-Aflbctatioi* de crédits à la mise en chantier de travaux, dont l’urgence se fait sentir dans notre circonscription : construction de véritables FL B. M. r destruction des taudis (quartier des Doudoux, à Courbevoie, par exemple) ~ extension des réseaux d'égouts — construction de lavoirs, bains-douches, etc.
Législation sévère pour protéger notre population contre les fumées et odeurs malsaines dégagées par diverses usines.
Perfectionnement de la législation des loyers en vue de contraindre la propriété bâtie au respect de l'hygiène dans les immeubles.
Crédits pour améliorer le fonctionnement des dispensaires et élargir la lutte contre les fléaux sociaux (tuberculose, cancer, syphilis).
Pour nos enfants :
Généralisation 'et ^augmentation immédiate des allocations de maternité, du taux de tuBsistsuce4aux femmes en couches, des primes d’allaîtcmenl.
Augmentation ries crédits ;aïfeclés â la 'construction des écoles, à l'organisa lion des crèches 'et'deB^colonies de vacances, ce qui permettra de remédier à. la situation de, nos cités dans ce domaine (La Garenne a une seule crèche exiguë ? ei des écoles surchargées).
Pour notre jeunesse :
Subventions en vue de l’aménagement de maisons locales de la jeunesse, où les jeunes, les chômeurs notamment, puissent se reposer, se distraire, s'éduquer.
Lutte pour la mise à la disposition de notre jeunesse de terrains de sports, tel le stade de Courbevoie, malheureusement réservé pour l’instant aux courses de lévriers.
Aide et subventions aux sociétés sportives 4oca3es.
Appui au programme de la Fédération sportive et gymnique du travail.
Défense de nos revendications et de la santé de nos jeune soldats.
Allocation compensatrice aux réservistes chômeurs.
Transports, commodités de notre banlieue :
Suppression de l’augmenta tion sur les billets de chemins de fer sous préLexte de financer la suppression des passages à niveau. Prolongement jusqu'à 9 heures du service ouvrier.
Action, en liaison avec les élus populaires au Conseil général de la Seine, pour améliorer Je service des transports de la S. T. G, R. P. dans nos localités, notamment pour la suppression des premières classes.
Travaux de protection de nos localités contre les inondations*
Services publics :
Réduction immédiate des prix de l'électricité, du gaz et de beau {les bénéfices avoués parla Société « Ouest-Lumière » s’clëvenL à 329 millions de 1924 à 1934),
Lutte contre les trusts qui pillent les usagers -
Pour les ouvriers, employés, chômeurs, petits commerçants et anciens combattants de notre circonscription :
Lutte pour les revendications inscrites dans le programme général ci-joint.
Observation stricte de la législation sociale et de la législation du travail dans les entreprises de Courbevoie et La Garenne* Délégués à l’hygiène et à la sécurité*
Appui à l’action des chômeurs pour la défense de leurs revendications.
Protection efficace du petit commerce contre les Uniprix et législation sévère à l'égard de ccs derniers.
Collaboration étroite avec les syndicats, les comités de chômeurs, les groupements de petits commerçants et d’anciens combattants, les organisations de locataires, les diverses sociétés locales.
Lutte contre la corruption :
Les propositions que vous trouverez à ce sujet dans notre programme général, notamment Pouverture d'enquêtes sur la fortune des hommes politiques, intéressent directement Je député sortant, M* Grisom* -
Tels sont, pour les questions intéressant de plus près notre circonscription, les compléments apportés au programme général de notre parti, programme qu’on peut. réaliser tout de suite en faisant payer les riches,
Nous vous soumettons ce programme et ces compléments en vous présentant notre candidat, particulièrement qualifié pour les faire aboutir avec votre appui.
Ajoutons que notre camarade Etienne Fajon, s’il est votre élu, rendra compte de son mandat publiquement et i\ dates régulières, comme tous les élus communistes. Le programme du parti, son programme, sera tenu à jour en accord avec les masses populaires et leurs organisations, avec qui il se tiendra en contact permanent.
Nous vous avons présenté notre programme et notre candidat,
A vous de juger Vun et l’autre.
Si vous avez le désir légitime de défendre votre pain et vos libertés, de sauvegarder le bonheur et la paix de votre foyer,
Dès le premier tour de scrutin, votez pour
Etienxe^F A J O N ,
Votez communiste !
11e circonscription de SAINT- DENIS.
M. Georges BARTHÉLEMY (Groupe socialiste.)
Elu pour la 1T* fois le S mai 193-2. — Réélu le 3 mai 1Ô36.
(Voir le programme du parti socialiste S, F. I 0., p. 3.)
Citoyens ,
Mes camarades du Parti socialiste, unanimes et solidaires, m'ont renouvelé leur confiance pour porter clans la bataille électorale, le drapeau des revendications ouvrières, des idées de progrès et de justice sociale.
De très nombreux amis, électeurs de Puteaux-Suresnes, m'ont chargé de continuer à servir la bonne cause que nous défendons et les intérêts locaux que, pendant quatre ans, j'ai représentés au Parlement.
Sans fausse modestie, je réponds à leur appel.
Avec eux, je mènerai la lutte pour la défense de la République, contre les forces de réaction, contre les adversaires de la démocratie, contre tous ceux qui unis dans une commune haine des idées de justice, de liberté, de fraternité et de laïcité qu'a fait triompher la grande Révolution, et contre tous ceux qui sont associés dans le même désir d'imposer à la masse le Millon de la dictature.
Je continuerai à travailler pour le maintien de la République, l'émancipation des travailleurs, T aboutissement des revendications syndicales, la réalisation de notre programme, la prospérité de nos communes et la solution des problèmes qui, quotidiennement, sollicitent notre attention.
Pour cette besogne, je suis à la disposition du corps électoral, et j’attends avec confiance sa décision.
Comme je l1 ai fait jusqu’à ce jour, je m’occuperai de chacun avec dévouement et examinerai avec soin les revendications qui me seront formulées, car l'électeur doit trouver en son député un ami, un défenseur et un soutien.
Georges BARTHÉLEMY
Maire de Puteaux*
Député de la Seine,
12e circonscription de SAINT -DENIS.
M. Waldeck ROCHET (Groupe communiste.)
Élu pour la lre fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du parti communiste français, p, 16*)
Waldeck Hochet, dont la population de la circonscription fera son élu le 26 avril prochain, appuiera les efforts des travailleurs et de leurs élus, pour faire aboutir les revendications ci-ap?ès :
Hygiène et santé publiques ;
Construction d’un hôpital intercommunal pour Colombes, Nanterre elles communes environnantes. Appui aux deux municipalités pour la création et le développement de dispensaires.
Aménagements d’espaces libres et de parcs sur le territoire des deux communes (assainissement de la plaine de la Folie à Nanterre et création d’un grand parc des sports)*
Adoption de mesures permettant de hâter les travaux d’assainissement.
Notre candidat s’engage, notamment, à faire activer la réalisation du projet consistant a diriger au moyen de grands égouts collecteurs toutes les eaux d egout du département de la Seine dans la plaine d’Achères, où les eaux seraient traitées suivant les procédés et les méthodes modernes, Ces travaux sont indispensables, car à l'heure actuelle le déversement des égouts de la presqu'île de Gennevilliers en Seine font de ce fleuve, qui alimente en partie d'eau livrée à la consommation des populations de la presqu’île, un véritable foyer d'infection.
Travaux d’assainissement pour les deux communes (ex, : égouts avenue de la République et avenue Félix-Faure à Nanterre), etc...
Transports :
Réorganisation et aménagement général des moyens de transport. Les services sont notoirement insuffisants et l’augmentation de la fréquence des passages doit être obtenue, en particulier aux heures d'affïuence : matin, midi et soir*
Remplacement des lignes de tramways par des lignes d’autobus (n03 64 et 63), Établissement d’une classe unique sur toutes les lignes.
Création d’une ligne d’autobus de la porte Maillot à Chatou, empruntant la rue de Courbevoie à Nanterre et permettant ainsi de desservir le quartier des Fontcnelles et le centre de Nanterre.
Prolongement de la ligne 66 (Porte de ClignancourL Gare de Colombes) jusqu'à la gare de Nanterre, permettant ainsi une liaison rapide entre les deux cités, cette liaison n’étant actuellement assurée que par la ligne EW qui ne fonctionne que jusqu’à 20 heures.
Création d'une halte au pont de Rouen sur la ligne de Paris à Mantes (Petit- Nanterre).
Pour éviter les accidents et assurer la sécurité des piétons et des enfants fréquentant les écoles du Plateau de Nanterre, création de passages souterrains avenue Georges Clemenceau. x
Enseignement :
La population enfantine de la circonscription compte 7.400 enfants à Gô lombes et 5,758 à Nanterre. :
ï)1 importantes constructions s’imposent donc*
Pour Colombes outre le projet d 'écoles rue du Drapeau qui doit être réalise, d’autrûB constructions scolaires devront être envisagées, notamment pour le Petit- Go lombes, quartier des rues du Cinq-Mars, Belle vue et Bezons*
Pour certaines écoles, il y a Heu Rapporter des aménagements pour les rendre confortables.
Pour Nanterre s'impose la création d’un groupe dans le quartier, des Groties et dans le quartier de l'avenue Félix-Faure au Plateau,
Soutien des revendications du personnel enseignant*
Habitations ;
Aide financière aux communes pour la construction de logements pour les travailleurs, ce qui permettra la destruction des taudis et îlots insalubres sur les deux communes.
Révision de la loi sur les loyers pour empêcher le retour au droit commun et assurer la protection des foyers des travailleurs.
Appui aux groupements de commerçants pour obtenir la révision des baux et la véri* table propriété commerciale*
Exonération du loyer pour les chômeurs et indemnisation par VÉtui des petits propriétaires.
Pour combler les déficits des H. B. M, — Par une politique financière d'aventure, Fancienne municipalité de Colombes a voté sa garantie à toutes les sociétés privées -d,’ H* B, M. qui 1 ont demandée, ainsi qu’à l’Office d’H. B, M. Cette prévoyance, qui a consisté à mettre sur le dos de la commune de Colombes 59 millions garants, apporte pour cette année 1936 des déficits d’exploitation de centaines de mille francs*
Notre candidat déposera ou appuiera les projets de ïoi ayant pour but de destituer les sociétés privées gestionnaires qui ne peuvent faire face à leurs affaires, de voter des crédits ou de réduire les annuités pour remboursement d’emprunts qui seront gérés par les communes, le département et l'Etat,
L'intervention de l’Etat: permettra de réduire le taux des loyers, de supprimer toutes les charges qui transforment ces habitations à bon marché en loyers chers.
La défense du petit commerce :
Le Parti communiste, défenseur ardent des intérêts du petit commerce, qui sont étroitement liés à ceux de 3a population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux, mais il défend l'ensemble des revendications des petits commerçants* 11 demande :
L arrêt de toutes poursuites envers les artisans et petits commerçants frappés par la crise et le moratoire des dettes ;
La diminution des charges et la suppression de l'impôt inique qu'est la patente ;
Le retour immédiat à 0,55 0/0 de la taxe sur le chiffre d'affaires pour les denrées périssables ;
La révision des billets de fonds ;
En outre le Parti communiste, qui réclame la suppression dos quelque 150 taxes qui rendent le système fiscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur le revenu, a le souci de ne pas laisser imposer des commerçants sur la valeur hypothétique de leur fonds de commerce, mais sur le revenu réel bien diminué parla crise, ce dont le fisc ne tient pas compte actuellement*
Anciens combattants :
Le parti communiste ayant toujours lutté pour défendre les victimes de la guerre, Waldeck Roehet soutiendra les revendications suivantes :
L'abrogation des décrets-lois qui ont diminué les pensions et la retraite du combattant ;
Le respect des droits acquis des À, C ,
L'abolition de la loi sur la révision des pensions
L'indemnité aux anciens prisonniers de guerre ;
Le rétablissement de la présomption d'origine en faveur des après-guerre ;
La création d'offices municipaux du combattant ;
La révision des profits, marchés et dommages de guerre ;
La défense des mutilés du travail.
Jeunes :
Le parti communiste, qui a le souci de la santé et de l'avenir de la jeune France, soutiendra les revendications des jeunes auprès des Pouvoirs publics et! luttera pour imposer;
L'égalité des droits pour les jeunes chômeurs ;
L’organisation d’écoles d'apprentissage ;
1 /obligation de la féquentation scolaire jusqu'à 15 ans, avec indemnisation aux parents;
La protection de la défense des jeunes soldats*
Du point de vue local, notre candidat appuiera les demandes de subventions pour 1 organisation de gymnases municipaux et la création d’un stade à Nanterre*
Chômage et grands travaux :
Le nombre des chômeurs est particulièrement important dans la circonscription* On en compte 2.500 à Nanterre et 1 .600 à Colombes*
L'ouverture de grands travaux que demande le Parti communiste dans son programme général se traduirait pour Colombes et Nanterre par l’entrée dans la production de nombreux sans-travail, ce qui ramènerait l'activité économique, soulagerait les budgets communaux et améliorerait la situation du commerce*
Le plan des grands travaux pour la circonscription devrait comprendre :
La construction de f hôpital intercommunal pour mener une lutte efficace contre la maladie ;
La construction des locaux scolaires sus-mentionnés, du stade ;
L’aménagement des parcs et espaces libres
Les travaux d’assainissement, de viabilité et d'hygiène ;
La création de bureaux de poste au Petit-Nanterre et aux Ghamparons à Colombes ;
La reconstruction et l’élargissement des ponts de Chaton, Àrgenteuil et Bezons,
Ces revendications, qui correspondent aux intérêts de la population des trois communes, devront naturellement être réalisées en tenant compte du plan d'aménagement de chaque localité.
Pour le fonds national de chômage ;
En attendant que l'État donne les fonds permettant l'ouverture de ces travaux, il est nécessaire que les collectivités locales soient déchargées du fardeau des allocations de chômage, C'est pourquoi le Parti communiste propose :
La création d'un fonds national de chômage à la charge de l'État ;
L'augmentation des allocations aux familles de chômeurs ;
Le droit à l'inscription pour tous les chômeurs.
Maison départementale de Nanterre :
Augmentation des allocations et indemnités diverses aux assistés ; amélioration d# h nourriture ; droit desortie; séparation totale des assistés obligatoires des autres catégories (auxiliaires). A cet effet, envisager l'aménagement de la Maison de Nanterre de telle sorte qu'elle ne recueille que les assistés obligatoires, les autres catégories (auxiliaires) devant être dirigées vers d’autres établissements.
Pour les abonnés au téléphone de Nanterre :
Les abonnés au téléphone de Nanterre, étant ratLachés au « Régional » par l’intermédiaire de Rueü-M al maison, perdent du temps et payent le double la communication avec Paris. Nous demandons le rattachement des services téléphoniques de Nanterre au réseau urbain de Paris,
Finances ;
La plupart des communes de la région parisienne sont dans une situation financière désastreuse en raison des charges d’assistance consécutives à la crise.
Le député communiste de la circonscription s emploira avec les élus municipaux et départementaux à Faire obtenir aux communes de la circonscription l'aide financière qui leur est indispensable, afin d'éviter de recourir à de nouveaux centimes additionnels.
Le Parti communiste, qui a proposé la réforme démocratique de prélèvement sur les grosses fortunes au-dessus de 500.000 francs, a fourni par cela meme le moyen de combler le déficit du budget de l’État sans porter atteinte aux moyens d'existence de la population laborieuse.
Waldeck Hochet, député de Colombes et Nanterre, défendra à la tribune de la Chambre une politique financière tendant à soulager la détresse du peuple, à obtenir l’abrogation des décrets-lois volés par les gouvernements soutenus par M. de Pels et ses amis politiques Ces décrets se sont traduits :
1° Par la réduction du traitement 'des fonctionnaires, instituteurs, employés communaux, P, T. T., cheminots,.. ;
2° Par la réduction particulièrement odieuse des secours d'assistance aux vieillards et aux assistés médicaux ;
3° Par la réduction de 13 0/0 des pensions des mutilés et de la retraite du combattant*
U s’agit, en somme, de réparer le mal tait par Mf Laval et les politiciens agissant pour le compte des oligarchies financières contre le peuple de notre pays.
C’est à cela que s'emploiera avec énergie, compétence et autorité Waldeck Rochj|L
Les Comités du Parti communiste de Colombes Nanterre,
Électeurs de Colombes-Nanterre,
Si vous voulez un député utile^ appuyant les efforts de vos deux municipalités ouvrières, vous voterez pour: Waldeck Rochet, candidat du Parti comtriunbte.
Waldeck ROCHET Conseiller général de la Seine*
lrû circonscription de SCEAUX.
M, Jacques DUC LOS
Elu pour la 1*® fois le 14 mars 1926* — Réélu les 29 avril 1928 et 3 mai 1936*
{Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)
Programme de îa circonscription de Montreuil^ Rosny , VillemomMe *
Jacques Duel os, dont la population de la circonscription fera son élu le 26 avril prochain, appuiera les efïbrts des travailleurs et de leurs élus pour faire aboutir les revendications ci-après :
Hygiène et santé publique :
Construction d’un grand hôpital intercommunal sur le plateau de la Boissière pour le» communes de Montreuil, Rosny, Villemombîe, Bagnoîet, Romainville et Noisyde Sec.
Aménagement d espaces libres et de parcs sur les parties élevées des trois communes. Création de stades dans la circonscription avec le concours du département et de TEtaU Appui aux communes pour la création et le développement de dispensaires* (Seule, de»' trois communes, la ville de Montreuil en possède un, que la municipalité communiste s'honore d avoir rénové pour le plus grand bien de la population.)
Adoption de mesures permettant de hâter les travaux d'assainissement, particulièrement dans les communes de Rosny et de Vi Hem omble*
Assainissement, viabilité et adductions d'eau dans les lotissements des Mol ferai s, à Rosny, du Parc, à \iilemomble; Bonte mps, â Montreuil, et classement dans la voirie urbaine des lotissements déjà en partie aménagés.
Transports et viabilité ;
^ Maintien de toutes les lignes d autobus existantes* Prolongement du service de 1 autobus 121 jusqu â minuit pour les usagers de Villemomblc* Aménagement des tarifs afin de permettre la correspondance entre le 118 et le 121*
J rolongement de la ligne E R jusqu’au cimetière de Vincennes*
Enlèvement des rails boulevard Aristide-Briand, à Montreuil,
Prolongement de la ligne 96 jusqu à la place Carnot, à Romainville.
IH usion des lignes d autobus 1 15 et 107, Porte de Vincennes-Pantin,
Pi olongemcnt de 1 autobus 216 de Noïsy-le-'Sec à Rosny-sou s-Rois.
Ouverture de la ligne de Paris à Sucy-Boaneuïl aux trains de voyageurs et construction de baltes à proximité des agglomérations ouvrières, notamment au Pont du Bel-Àir et au Pont de Noisyv
Appui aux élus municipaux et départementaux pour obtenir la mise en chantier des travaux de viabilité et d'aménagement prévus pour la circonscription, ainsi que la suppression des passages h niveau de Villemomble*
Enseignement :
Reconstruction du groupe scolaire Arsène-Chéreau, à Montreuil,
Construction d’un groupe scolaire, rue Condorcet, à Montreuil, ce qui permettrait de rendre disponible le groupe Pasteur pour l’ouverture d’une école primaire supérieure.
Construction d’une école maternelle au quartier de Ruffins, à Montreuil,
Construction d’une école primaire supérieure intercommunale pour l’agglomération de Rosny- Ville mom b le-N oisy-le-Sec ,
Habitation :
Aide financière aux communes pour la construction d’habitations à bon marché et pour, faire face aux difficultés de gestion consécutives à la crise, La construction de logements pour les travailleurs permettra la destruction des taudis et îlots insalubres dans les trois communes.
Révision de la loi sur les loyers pour empêcher le retour au droit commun et assurer la protection des foyers des travailleurs.
Appui aux groupements de commerçants pour obtenir la révision des baux et la véritable propriété commerciale.
Exonération du loyer pour les chômeurs et indemnisation par l’Etat des petits propriétaires victimes de la crise.
La défense du petit commerce :
Le parti communiste, défenseur ardent des intérêts du petit commerce, qui sont etroitement hës à ceux de la population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux, mais il défend l’ensemble des revendications des petits commerçants. Il demande :
L arrêt de toutes poursuites contre les artisans et petits commerçants frappés par la crise ;
La diminution des charges et la suppression de l'impôt inique qu’est la patente;
Le retour à 0 fr, 55 de la taxe sur le chiffre d’affaires pour les denrées périssables;
La révision des billets de fonds.
En outre, le parti communiste qui réclame la suppression des quelque 150 taxes qui rendent le système fiscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur le revenu, a le souci de ne pas laisser imposer les commerçants sur la valeur hypothétique de leur fonds de commerce, mais sur le revenu réel considérablement diminué par la crise, ce dont le fisc ne tient pas compte actuellement.
Jeunesse :
Le parti communiste qui réclame la création d’un stade intercommunal et des subventions pour Inorganisation de gymnases municipaux,a le souci de la santé et de l’avenir de la jeune France,
Jacques Duclos, auteur du magnifique rapport sur l'avenir de la jeunesse française, est bien connu de tous les jeunes qui voient en lui leur défenseur et qui auront en lui, dans la circonscription, un interprète fidèle de leurs aspirations et de leurs revendications auprès des Pouvoirs publies pour imposer :
L’égalité des droits pour les jeunes chômeurs;
L’organisation d'écoles d’apprentissage;
L’obligation scolaire jusqu’à 15 ans avec indemnisation aux parents;
La protection et la défense des jeunes soldats, etc.
Jacques Duclos; ancien combattant., carte de combattant n* J 4.207 qui, en tant que vice-président de l'Association républicaine des anciens combattants, a toujours lutté pour défendre les victimes de la guerre, est mieux qualifié que quiconque pour aider à Funion des anciens combattants dans la lutte :
Pour Pabrogatîon des décrets-lois qui ont diminué les pensions et la retraite du combattant de 13 0/0;
Pour le respect de la loi sur la révision des pensions;
Pour Findemnitê aux anciens prisonniers de guerre;
Pour le rétablissement de la présomption d* origine en faveur des après-guerre;
Pour la création d’offices et de foyers municipaux du combattant à Fexemple de ce qui a été fait à Montreuil;
Pour la révision des profits, marchés et dommages de guerre;
Pour la défense des mutilés du travail.
Chômage et grands travaux :
Le nombre des chômeurs esL particulièrement important dans la circonscription, on en compte plus de 6,000.
L'ouverture de grands travaux que demande le parti communiste dans son programme général se traduirait pour Montreuil, Rosny et Villemomble, par Feutrée dans la production de nombreux sans-travail, ce qui ranimerait Factivité économique, soulagerait les budgets communaux et améliorerait la situation du commerce.
Le plan de grands travaux pour la circonscription devrait comprendre :
La construction de l’hôpital intercommunal pour mener une lutte efficace contre la maladie;
La construction des locaux scolaires sus-mentionnés et du stade;
L’aménagement des parcs et espaces libres;
Les travaux d'assainissement, de viabilité et d’hygiène;
Le prolongement du métro en direction de Rosny,
Ces revendications qui correspondent aux intérêts delà population des trois communes devront naturellement être réalisées en tenant compte du plan d'aménagement de chaque localité,
Rn attendant que F Etat donne les fonds permettant F ouverture de ces travaux, il est nécessaire que les collectivités locales soient déchargées du fardeau des allocations de chômage.
C’est pourquoi le parti communiste propose :
La création d’un fonds de chômage à la charge de l’Etat ;
L’augmentation des allocations aux familles de chômeurs;
Le droit a 1 inscription pour tous les chômeurs^ étant donné que certaines municipalités, parmi lesquelles celles de Rosny et Villemomble, appliquent de façon restrictive des règlements déjà inhumains, par bien des côtés.
Finances :
La plupart des communes sont dans une situation financière désastreuse en raison des charges d assis tance consécutives à la crise,
La commune de Montreuil, en raison de Fancienne gestion désastreuse de M, Poncet et de ses amis, est particulièrement atteinte puisque la municipalité communiste a pris la direction des affaires communales avec un passif de plus de 100 millions.
Le député communiste de la circonscription s’emploiera avec les élus municipaux et départementaux à faire obtenir aux communes de la circonscription l’aide financière qui leur est indispensable afin d’éviter de recourir à de nouveaux centimes additionnels.
Le parti communiste qui a proposé la réforme démocratique du prélèvement sur les grosses fortunes au-dessus de 500.000 francs, a fourni par cela même le moyen de combler le déficit du budget de l’Etat sans porter atteinte aux moyens d’existence de la population laborieuse*
Jacques Duclos, député de Montreuil, Rosny, Viliemomble, défendra à la tribune de la Chambre une politique financière tendant à soulager la détresse du peuple, à obtenir l’abrogation des décrets-lois votés par M. Poncet, et qui se sont traduits :
1° Par la réduction du traitement des fonctionnaires, instituteurs, employés communaux, P. T. T., cheminots, etc.;
2“ Par la réduction particulièrement odieuse des secours d'assistance aux vieillards, aux assistés médicaux;
3° Par la réduction de 13 0/0 des pensions des mutilés et de la retraite du combattant.
Il s’agit, en somme, de réparer le mal fait par la politique des décrets-lois de M. Laval dont M. Poncet fut le fidèle soutien*
C'est à cela que s'emploiera avec énergie, compétence et autorité, Jacques Duclos qui, îe 26 avril, sera l'élu de la circonscription.
Votez Jacques Duclos, pour le pain, 3a paix, la liberté!
Jacques DUCLOS
Ancien Député*
Secrétaire du parti commun iate-
2e circonscription de SCEAUX.
M. Gustave D0ÜSSA1N
(Groupe de t Alliance des républicains do gauebe et de» radicaux indépendants.)
Elu pour la lrc fois le 29 avril 1928. — Réélu les l«r mai 1932 et 3 mai 1936.
Mes cli ers concitoyens,
En 1932, vous m’avez réélu au premier tour de scrutin sur un programme d'Union républicaine et nationale, dont je n’ai pas cessé de m'inspirer au cours de la législature.
Vous voici de nouveau appelés à désigner votre représentant à la Chambre, et, de nouveau, certain de ifavoir pas démérité, je sollicite vos suiFrages,
Vous alleE avoir à choisir
entre la politique de démagogie, de désordre et de révolution, ^qu'est celle du Front populaire, monstrueuse coalition électorale constituée à l’instigation de Moscou et dominée par les communistes, qui comptent en être les bénéficiaires,
et 3a politique d Union nationale qui, seule, a pu sauver le pays en des circonstances catastrophiques, et qui, seule, est capable de résoudre les graves problèmes politiques, financiers, économiques et sociaux qui vont s'imposer à l'attention et à l'action de la nouvelle Chambre.
C’est celle politique que. je veux défendre pour la réalisation d’un programme oùjfigu reronl eu première place ■
La défense nationale ;
ï^e redressement financier; M ,
La réforme de l’Etat par la révision de. la Constitution et la reforme électorale.
Ardemment républicain, e n’imagine pas pour mon pays un autre régime et je demeure
l’adversaire de toute dictature individuelle ou collective.
Mais j'estime que notre république, qui doit rester nettement française, traverse une
crise morale, aussi profonde que la crise économique. ......
Il n est ni progrès ni justice possible sans une refonte corn plete de nos institution.
dans le sens de Tautorilé. ^ ™
n n-est ni progrès ni justice si la France est comme une arene ou les partis s affrontent
et se combattent sans répit et si tous ceux qui ont conservé le culte de la patrie ne s unissent
nas dans la réconciliation nationale autour du drapeau tricolore.
Ils sont la grande maiorité dans notre pays et les partis de désordre eL de révolution ne profitent que de leurs divisions. L’heure est venue pour eux de se ressaisir et d agir.
Citoyens,
Loyalement soutenu par ceux, qui placent l’intérêt supérieur du pays au-dessus des intérêts particuliers, au-dessus des préférences et des rancunes individuelles, je fais appel a votre concours confiant pour poursuivre à la Chambre s
— contre le bolchevisme elle socialisme révolutionnaires,'
— contre les négateurs de la Patrie, de la famille et de la propriété,
„nc politique d’union républicaine et d’action patriotique qui nous assurera les moyens de parer à tous les périls extérieurs et nous permettra de réaliser, dans la paix sociale, e progrès sous toutes ses formes et l’amélioration du sort de ceux qu, souffrent.
Citoyens,
Pour Tordre contre le désordre,
Pour I1 union centre la révolution.
Pour la nation contre T Internationale*
Voilà les idées et les principes qui gouvernent ma candidature.
Vous direz le 26 avril que ce sont également les vôtres.
Mon programme.
Le progrès est une création continue. Pour la démocratie et dans tous les domaines les réformes à accomplir sont innombrables et les événements ne cessent d en imposer
“^C^t pour cette raison qu’à toute élection les: programmes des candidats sortants ou nouveaux , sont toujours si abondants. Mais quel est le candidat qu. pourrait se targuer réaliser tout ce qu’il désire et tout ce qu’il offre à l’assentiment de ses électeurs?
Ce qui importe, c’est que chaque candidat indique nettement comment .1 conçoit le
fonctionnement delà machine, comment il souhaite d'en perfectionner les rona q -
précise les réformes qu’il envisage pour les adapter aux besoins et aux aspirations du pays. A lui ensuite d’appliquer à leur réalisation tonte sa sincérité et tout son ettort.
C’est dans cet esprit, mes chers concitoyens, que je vous présente le programme sui
vant :
La France doit consentir tous les sacrifices, exigés pour la défense nationale, en modernisant et en adaptant sa technique à toutes les nécessités éventuelles*
Elle doit t en meme temps, affirmer sans cesse sa volonté de paix, tout en maintenant et en renforçant ses amitiés traditionnelles et ses alliances, et en s'efforçant de préparer une organisation vraiment sincère et pratique de la sécurité collective*
Politique intérieure :
L — Réforme du pouvoir exécutif*
Organisation de la Présidence du Conseil afin que le Président du Conseil devienne le véritable chef du Gouvernement.
Responsabilité individuelle des Ministres»
Exercice normal du droit de dissolu lion»