CORRÈZE
lrs circonscription de BRIVE.
M. Jean ROUMAJON (Groupe socialiste.)
Elu pour la lr& fois Je 3 mai 1936.
(Voir le programme du Parti socialiste S, F. I, G,, p. 3.)
Mes chers Concitoyens,
La Fédération, socialiste de la Corrèze nie fait le très grand honneur de me présenter à nouveau aux suffrages des électeurs de la circonscription de Brive-Sud.
C’est avec fierté que j’accepte, une fois encore,, la mission qui m’est confiée.
Je suis fier, en effet, d’avoir défendu fidèlement, loyalement, passionnément, au cours de vingt années de luttes dans ce département, les idées qui me sont chères et d’avoir contribué, avec tant d’amis connus ou inconnus, à grouper autour de la République et du socialisme de Jaurès, de Vaillant et de Guesde, tant de dévouements admirables et tant d’affections sincères.
Dans notre circonscription fatiguée des luttes des personnes et des jeux électoraux, inquiète de la crise qui atteint profondément la campagne et la ville, angoissée par les menaces de guerre, je suis fier aussi d’avoir lait de mon parti la grande espérance de tous les travailleurs de la classe paysanne et ouvrière et des classes moyennes, l’idéal d’une jeunesse qui veut vivre et qui, rejetant délibérément les formes du passé, interroge l’avenir.
En 1932, je vous disais :
Les élections françaises décideront demain" de la paix ou de la guerre, de la souveraineté du travail ou de l’esclavage capitaliste, de la démocratie ou de la dictature.
Sans l’admirable sursaut du peuple de France au lendemain du 6 février 1934, sans le feront populaire dont nous avons été les animateurs principaux, la République s’effondrait dans le désordre et la violence des ligues factieuses rivales, sous la dictature la plus odieuse : celle de l’argent.
D autres dictatures, celles de Mussolini et d’Hitler poursuivent en Europe leurs besognes néfastes, opprimant les peuples, déchirant les traités librement consentis et, pour maintenir leur prestige, préparant les peuples à d’effroyables catastrophes.
£>JD'
La souveraineté du travail est plus que jamais bafouée par une politique de décrets-lois qui, en réduisant le budget familial, la puissance d’achat de chacun, les salaires les pensions les revenus agricoles ou commerciaux, accroissent le chômage, multiplient les faillites et plongent les campagnes dans une immense détresse.
. .® UF rCeS rU'neS ? sur ceUe imPu^sance des petits voués à l’esclavage, les grandes sociétés financières, les consortiums, les trusts internationaux, dressent leurs privilèges leurs bénéfices orgueilleux et concentrent, en quelques mains, tous les produits, toute 1 activité du pays, tous les moyens de production et d’échange,
Paut-d parce que le monopole des chemins de fer est en déficit et celui des assurances en gros bénéfices déclarer qu’il n’y a rien à faire, promettre ce que l’ont ne veut pas tenir et aisser dépouiller 1 artisan comme le commerçant, l’ouvrier, le fonctionnaire, le mutilé comme le fermier ou le petit cultivateur?
, , Non! Avec tolIS les travailleurs, le socialisme pense qu’il faut que ça change! Il appelle a la lutte contre les puissances d’argent et de dictature, contre les marchands de canons et les marchands de misere, tout le peuple de France.
Il triomphera sans violence et sans haine dans la mesure où les masses populaires avi es de liberté, acharnées à vivre et à élever leurs enfants, se refuseront à se laisser uper p us longtemps par une presse qui emploie ses ressources à semer la panique et à
révélé nos^pèrêl! mdlgnGS ^ CSUe RéPublicIue démocratique qui fut le plus grand
^ Le socialisme triomphera dans la mesure où les travailleurs comprendront que pour la
casse om nue et paysanne, que pour les classes moyennes, l’heure de la solidarité et de 1 organisation a enfin sonné.
tif „Le Partl so.ciabsie /eut le pouvoir seul, ou avec les partis qui se refuseront à conscon rc lu e ront de toutes les puissances de conservation sociale, mais à condition qun j ai < emain, quelque chose de changé dans ce pays et que les travailleurs des villes des champs se sachent protégés et qu’ils tentent, une à une, de briser leurs chaînes.
Contre la féodalité de l’argen t ;
Contre la crise et la guerre;
Poui un ordre social nouveau dans une République plus fraternelle; Travailleurs Sûcidritef pays£ms ’ TravaiIleurs des classes, moyennes, le 26 avril prochain, vous voterez
Jean ROUMAJON
ConseN 1er d^arrondigsemerit.
Adjoint au Maire de Brive.
d-ardeûf'dTf.n/ f T ^ natï°nal éleiSné de Brive Tour avoir, avec trop
Corrèze It S ' " "“"T ** ^ W*™' Ma]*ré lui- Ie »» resté attaché à la
rreze et j ai participe à toutes ses luttes politiques.
Tider dC™“'" ie •*» volre éIu- P°" ™ tort entier à
ereice du mandant que vous m aurez confié.
2e circonscription de BRIVE-
M, Alexis J A U B RR 1
(Groupe rèpnbticam-radkal et radical-socialiste.)
Elu pour ia 1- fois le 29 avril 1928. - Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936
Citoyens,
I e 8 mai 1932 par 7.471 voix vous m’avez mandaté pour vous représentera la Chambre Le 8 mai U.l-, par ' ü ^ toüte paclivilé et l 'intelligence dont je
des nfPut^- Ce mand ^ de conduite politique que j’avais promis de suivre, je crois l’avoir
s tari y.» ,;= u » — *»- ™-
solliciter vos suffrages*
Mes votes.
U peu, pas tomtm M loua ma. vota,. Ils ont, notamment, appujé la. propo-
sitions relatives a : .
La modification du régime des chemins de fer (6 juillet ,1933)’ la ’’®V1S1°|^ °S “"J1 *
. Ofi mai 1933) la péréquation des retraites (13 aMil \Jôà)< I auGmcn
la retraite de^ ouvriers mineurs {19 mai 1933), le renforcement de la protection douanière pour les fruits et légumes (proposition de mon ami Gu.chardradicaUom , 4 , ! K n 1 ,1U maintien des droits des approvisionneurs aux Halles de Fans, à
ulfc'ntttS-iîaioua. d, cru dan, nnsan, plu. f.v.r.ble ans apaian surs 28 mars 1935), à la Création de la caria du mobilisé pour 1t. «aillas claase. (pro|..t.o ^
7Z £ la alSa àt an iLTlâ porter 5 S 0/0 (=;
chie SévlSr 1934™ àUcrfi&n d’une Caisse des pensions qui doit permettre de rendre ScSI u gueie et aux combattants, ce que les décrets-lois leur ont pris. J’ai contaminent soutenu le Docteur Mazé, dans sa lutte en faveur des petits retraites lèses par
tlCCr j>ai volé tous les crédits demandés pour la défense nationale, comme j ai vote, d ailleuis,
toutes les mesures de contrôle de l'utilisation de ccs crédits. . . ]w . lévrier
J’ai toujours donné mon approbation aux gouvernements qui, de jmn 1932 a fe 1934, ont essayé de rétablir l’équilibre budgétaire par une pol.Uque d économie , » raisonnable qui, sans toucher à l’indispensable, tendait, par la compression des dépenses,
La s sa în iss e m e n t de la situation financière. Mais, j'ai refusé de m’associer et j’ai combla politique de déflation massive et systématique appliquée p us spécialement par le Go ^ ne ment de M Laval à l’aide de décrets-lois, nuques pour la plupart, et qui, touc minimum vital, a réduit le pouvoir d’achat de millions de consommateurs aggravé 1 économique au Heu d’y porter remède, et par contre-coup, en diminuant les l'Etat, a contribué à accroître le déficit budgétaire. , dolt per-
J’ai donné mon adhésion pleine et entière à toutes les dispositions de la ^ d lufjoB mettre au Gouvernement d’assurer l’ordre républicain par le désarmement et la des groupes de combat, des milices privées et des ligues factieuses.
J’avais promis de consacrer mes efforts à la défense des intérêts de ^agriculture et à ceux des communes rurales, J’ai tenu parole ; voici les réalisations que je vous apporte :
Mon œuvre parlementaire *
Crédit agricole :
J'ai contribué en qualité de rapporteur de h Commission des finances à taire voter le 16 juillet 1932, un crédit de 750 millions et le 5 mars 1936, le projet sur Y amortissement différé des prêts*
Syndicats agricoles :
J’ai pris leur défense le 11 avril 1933, quand on voulait les obliger à n avoir eo magasin que des marchandises commandées à F avance par les agriculteurs et j’ai fait voter pour eux un statut fiscal entièrement favorable,
Engrais potassiques :
Les 5 juillet 1933 et 3! décembre 1935 j’ai fait voter des textes qui vont permettre au Ministre de F Agriculture d'intervenir pour fixer les prix des engrais potassiques et obliger les mines à les livrer, par priorité, aux agriculteurs français, dans toutes les catégories.
Taxe à la mouture : x
J'ai constamment protesté contre celte taxe et j’ai pu, le 31 décembre 1935, comme rapporteur du budget de ^agriculture, la faire supprimer dans les moulins fabriquant moins de 2,000 quintaux de farine par an et, dans les antres, la faire diminuer de façon très sensible*
Loi sur les vins :
Par des interventions à la tribune, le 15 décembre 1934, fai pu faire maintenir le droit pour l’agriculteur, de faire de la piquette pour sa famille, celui de planter la vigne pour sa consommation de vin et celui de vendre le vin des hybrides producteurs directs, tous droits qu’on voulait supprimer*
Loi sur la viande et contre la tuberculose bovine :
Dans la discussion du budget de l’agriculture, le 30 décembre 1933, j ai fait réaffecter pour F application de la loi sur la viande et contre la tuberculose bovine, la plus grande partie des crédits nécessaires que retenait indûment le Ministre des Finances (60 mi!-* lions)*
Culture du tabac :
J’ai rédigé et présenté devant la Chambre l’ordre du jour qui a clôturé les interpellations sur îe tabac. Il a été voté à l'unanimité* Il fait obligation à la Régie de réduire ses achals de tabacs à Fétranger et de développer la culture en France. En conséquence , 21 hectares de plus ont été autorisés à être plantés en Corrèze en 1936* Je crois avoir largement contribué à celte extension.
Protection douanière, contingentement :
J'ai défendu la politique de protection à la tribune, le 12 février J 933 et fai L voter le 28 février 1934, un amendement refusant au Gouvernement Doumergue, pour les produits agricoles, les pleins pouvoirs qu’il sollicitait*
Electricité :
J*ai fait nommer par la Chambre, le 21 février 1934, une Commission chargée d'étudier le problème de Péleetricité. Ce sont les travaux de cette Commission qui ont abouti k^h diminution do prix de courant et de la location des compteurs.
Outillage national :
Le 25 juin 1934, j'ai fait voter par la Chambre une motion de résolution qui a obligé le Gouvernement à changer son plan d'outillage national et de ce fait, les subventions aux Communes oût été portées de 500 millions à 1 ,500 millions.
Soit un gain de 1 milliard à répartir sur trois ans pour la construction des chemins de toutes categories, des adductions d'eau, des électrifications, des écoles, etc.
Le 3î décembre 1935, j’ai fait encore voter 200 millions de subventions pour les travaux de génie rural et 50 millions pour la construction d'écoles.
J<e suis intervenu les 4 décembre 1934 et 31 décembre 1935 eu faveur des chemins vicinaux et de désenclavement.
Calamités agricoles :
J ai demandé à la tribune-, le 22 novembre 1934, que le régime d'évaluation des pertes soit changé et les payements accélérés.
J'ai contribué, le 31 décembre 1935, à faire voter 25 millions en faveur de la Caisse des calamités agricoles et le 17 mars 1936, 13 millions pour réparer les dégâts commis aux biens publics des communes.
Telle estr rapidement analysée, mon œuvre parlementaire. Je ne la crois pas négligeable.
C’est une garantie certaine de celle que je pourrai accomplir demain si vous me faites confiance.
Mon programme immëdinL
Mon programme? Il est celui du ParLi radical-socialiste auquel j'appartiens et cela est une nouvelle garantie pour vous.
Ne vous apparaît- il pas qu’il est particulièrement urgent et nécessaire :
Dans le domaine politique :
De procéder :
A f assainissement de la vie publique, notamment par les incompatibilités parlementaires ;
A la reforme de la presse.
Dans le domaine économique ;
Afin de restaurer la capacité d'achat de tous ceux que touchent la crise, de consacrer nos efforts :
A la revalorisât] ou Mes produits du sol et de l'élevage par une organisation agricole professionnelle et interprofessionnelle et à la livraison par T Etat des engrais potassiques et azotés au prix de revient;
À 1 exécution d'un vaste programme de petits travaux entrepris dans toutes les communes grâce à des subventions de l’Etat et à des prêts à un taux d'intérêt réduit ; (chemins vicinaux, ruraux, adductions d’eau dans les bourgs et villages, écoles, etc,).
A l'aménagement des dettes des agriculteurs et des commerçants;
A P adaptation des pensions des mutilés du travail au coût de la vie ;
A l’abrogation progressive et aussi rapide que possible des injustices des décrets lois frappant les catégories les moins fortunées, les victimes de la guerre et les combattants.
Dans le domaine financier :
De procéder :
A la réglementation et au contrôle des banques ;
A l'institution d’un Conseil supérieur du crédit;
A l'organisation du crédit et de l'assmrance-crédU pour les commerçants et les artisans ;
A la réorganisation du statut de ia Banque de France ;
A la création de la Caisse des pensions pour les combattants et victimes de la guerre ;
A la répression du gaspillage dans les administrations civiles et militaires ;
A la répression de la fraude fiscale ;
A Ja lutte pour le maintien du pouvoir d'achat du franc.
Politique extérieure, défense de la paix :
DevanL les graves événements qui se déroulent dans la vie internationale, la France doit trouver essentiellement sa sécurité :
a) Dans les moyens d'une défense nationale correspondant â sa population et à sa puissance économique ;
h) Dans la sécurité collective des autres peuples résolument pacifiques par la conclusion, avec eux, de pactes d'assistance mutuels, ouverts à tous, dans le cadre de la Société des Nations;
c) Dans une politique de’ détente économique internationale résultant! d’une organisation des échanges sur des bases nouvelles*
La paix doit être maintenue moins par L'eiïort des esprits juridiques que par celui des esprits constructifs. Les termes solidaires de notre politique extérieure doivent rester les mêmes : Arbitrage, Sécurité, Désarmement.
Et par ailleurs, nous ne laisserons par toucher ail patrimoine de laïcité et de liberté,1 Pour le défendre contre toute dictature, nous sonnerons jusqu'au bout le rassemblement de tous les vrais républicains, depuis le plus modéré jusqu'au plus avancé, comme le fit Waldeck Rousseau dans d'autres temps aussi difficiles.
Citoyens de Brive-Nord 1
La gravité de l'heure donne au scrutin du 20 avril une importance particulière* Vous devez donc choisir avec plus de soin votre représentant.
Permettez-moi d’espéivr que l'oeuvre accomplie par celui qui depuis huit ans a l'honneur d’être votre député sera à vos yeux une garantie suffisante de son intelligence, de ses eapacités de travail et de sa loyauté républicaine pour qu’a nouveau vous vouliez bien lui faire confiance.
Vive la République de travail et de paix !
Alexis JÂUBERT
Députant sortant.
I ngénieur- A gron om e ,
Maire et Conseiller général. *
V ice- Président de ta Chambre d'agriculture de la Currèze.
Membre des Commissions des Finances et des Mines de la Chambre des Députés.
Ancien Sou s- Secrétaire d'Etat k l’Agriculture et au* Finances.
Candidat radjah socialiste-
lr0 circonscription de TULLE*
M* Julien PESGHADQUR (Groupe socialiste*)
Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du parti socialiste S, F, I, O., p, 3.) M. Peschadour na, pas publié de profession de foi .
2e circonscription de TULLE.
M, Charles SP1NASSE (Groupe socialiste*)
Elu pour la 1™ fois le il mai 1924? Réélu les 29 avril 1928, 8 mai 1932 et 3 mai 1936,
(Voir le programme du parti socialiste S, F, L O., p. 3,)
Citoyens,
Il y a douze ans que vous avez fait de moi votre représentant au Parlement*, Permettez donc que mes premiers mots soient pour vous exprimer la reconnaissance que m’inspire un attachement dont j’ai reçu tant de preuves émouvantes et pour remercier mes camarades socialistes de la confiance et du dévouement qu’ils n’ont cessé de témoigner à notre parti*
Au cours d'une campagne électorale qui s'est étendue à tout le département, je viens d’éprouver la plus grande joie que m’ait causée la vie publique. Dans nos petites villes, comme dans les plus modestes de nos hameaux, j’ai pu mesurer les progrès accomplis par le socialisme. Partout Pefïoi t des anciens a porté ses fruits. Partout les jeunes, qui observent l'organisation sociale actuelle avec leurs yeux frais et la jugent avec leurs esprits libres, viennent à nous, exaltés par un idéal socialiste qui appelle toutes les intelligences et justifie tous les dévouements,
Le déroulement de la crise économique et les dangers de guerre qui pèsent à nouveau sur le monde, ne montrent-ils pas, d’une façon éclatante, la vérité de la doctrine socialiste et l’efficacité des solutions proposées par notre parti pour chacun des problèmes qui ont surgi au cours des vingt derr ières années ?