ARDENNES
Liste socialiste S, F, I. O,, . - * *
Liste do Mouvement républicain populaire . . *
Liste socialiste S* F, 3, O, ,,**., . .
Liste de rUmon dus indépendants, des paysans et des républicains nationaux .**•**,
EL Guy Desson (S* P. I. O.).
M. René Fenoy ('M . R. P.).
M. Camille Titeux (S, F. L O,}.
M, Raymond Lefèvre (Àpp* CR A PS)*
Parti socialiste S. F. 1. O,
Êtes-vous partisan dé la dictature?
D'une dictature policière ou d'une dictature militaire ?
Non, n est-ce pas? D'aucune des deux I
Aucun Français ne veut vraiment la dictature* Nous en avons trop goûté au temps de ^occupation* Nous avons appris alors le prix de la liberté,
Or^ vous savez parfaitement bien que le communisme stalinien, c'est uiie dictature policière au service d'un impérialisme étranger, et que le R. P* F, nous mènera fatalement à la dictature militaire,
La France sait depuis longtemps qu’il ne faut pas confier les destinées politiques du pays aux militaires et que la victoire du R. P. F., avec son chef qui n'est candidat nulle part et qui veut arriver au pouvoir sans se présenter au suffrage du peuple, avec des généraux comme tête de liste dans dix départements, nous mènerait aux pires aventures.
Nous savons aussi que là où le communisme stalinien s'est installé, il a dit : (< J'y suis, j y reste », et que tous les opposants ont été liquidés en de sanglantes épiira tiens*
Voiis voterez donc contre la dictature*
Vous voterez républicain \
Ni de Gaulle, ni Staline*
Ni lés militaires, ni les Russes*
Mais, entre les partis républicains, lequel choisir ?
Nous vous disons, nous socialistes : pour que la liberté soit aimée et défendue, pour que le peuple la défende, il faut que le peuple ait un minimum de bien-être et qu'il règne dans la société un minimum de justice*
Il faut avant tout arrêter la montée des prix^ par tous les moyens, y compris les plus énergiques*
II faut reprendre la politique de baisse du Gouvernement homogène de notre grand Léon Rlum, politique que nous n'avons pas pu poursuivre parce que lo Gouvernement Rlum a été renversé ; parce que nous n'avions que 100 députés sur 600 et que tous les autres partis étaient pour la liberté des prix.
O r, sans une politique impitoyable do stabilisation des prix, les augmentations de salaire ne serviront à rien, les vieux continueront à s'enfoncer dans la misère, les cultivateurs verront tous leurs bénéfices mangés par la hausse disproportionnée des prix industriais .
Pour la stabilisation des prix, vous voterez S, F, I. O.
Vous voterez, le VI juin, pour des hommes que vous connaissez, qui ont fait leurs preuves comme réalisateurs et qui n apparaissent pas seulement en Ardennes aux périodes électorales.
Vous voterez pour
Guy DESSON
qui, depuis quatre ans, est le parlementaire ardennais le plus dévoué à ses compatriotes, celui qui défend toutes les causes justes, qui, par ses permanences, maintient avec ses concitoyens le contact le plus étroit ; pour Guy Desson, qui a fait porter de 2 milliards à 12 milliards les crédits d'allocations mobilières, qui mène la lutte au Parlement contre l'inégalité dés zones de salaires, qui a réussi à faire exonérer du prélèvement Mayer les victimes de la W. O. L,
Vous voterez pour
Camille TITEUX
ouvrier outiîleur, entré en usine ait ans, et qui, maire de Revin depuis la Libération, a fait de sa ville une municipalité modèle; qui, entre autres réalisations, a doté sa cité d'un dispensaire, d'un foyer des vieux* d’un restaurant scolaire cité comme modèle dans toute la France, d'une piscine qui sera, après son achèvement, le seul bassin réglementaire des Ardennes; qui mène la lutte contre la pénurie de logements et va réaliser 400 logements neufs à Revin*
Vous voterez pour
Camille LASSA UX
militant chevronné, maire de Rethel, qui consacre tout son labeur à la reconstruction de sa cité meurtrie ; pour Camille Lassaux, mutilé de guerre, titulaire de la croix de guerre, chevalier de la Légion d’honneur, l’homme de tous les dévouements et de toutes les abnégations.
Vous voterez pour
Gaston ïKJSSON
fils d'ouvriers de Rraux, instituteur de village, ancien prisonnier, grand ami des jeunes, organisateur de camps et de colonies de vacances pour la jeunesse ouvrière.
Vous voterez socialiste S. F. L O.
La Fédération socialiste S. F, L O,
Vu :
Les candidats,
Guy DESSON, Camille TITEUX.
Camille LASSAUX. Gaston HUSSON,
Cette liste est apparentée aux listes suivants :
— Parti républicain radical et radical-socialiste .
— Mouvement républicain populaire *
— Union des bidépGttcfattfà, des paysans éê des républicains nationaux *
La Fédération S- F. I- O. aux électeurs ardennais-
Citoyennes, citoyens,
Los libertés républicaines sont menacées par le double assaut des dictatures néogaullistes et bolcheviques.
Le Parti socialiste, lui, entend les défendre comme le 12 février 1934, et les étendre comme en 1936,
La paix est menacée par la volonté d’expansion impérialiste des soviets.
Le Parti socialiste, lui, entend la sauver par Inapplication de la sécurité collective qui seule découragera l'agresseur et sauvegardera les indépendances nationales.
Affirmant ainsi une fois de plus la constance cle sa doctrine et de son action tendues pour la défense de la paix, des libertés démocratiques et l'obtention d’un avenir meilleur, le Parti socialiste vous propose le programme suivant :
Organisation et accroissement de la production*
Le logement, condition de mieux-être des travailleurs.
Par le développement des prêts et subventions et rabaissement du coût de la construction, il faut obtenir la création d’urrmillion et demi de logements dans les cinq années qui viennent.
Equipement,
Dans la même période une politique d'investissements devra permettre la modernisation et l'équipement de nos industries de transformation et l'accroissement de l'énergie disponible. Ainsi sera aussurée l'augmentation de la production et de la productivité du pays qui constitue la condition primordiale de l'amélioration profonde et durable du pouvoir d'achat des travailleurs.
Matières premières.
L’utilisation rationnelle des richesses disponibles est à la fois fonction de la répartition des matières premières rares, aussi bien sur le plan international que sur le plan intérieur où, sans dirigisme tracassier, il s’agit d’orienter les industries de base.
Réforme fiscale.
Pas de justice sociale sans justice fiscale.
Le Parti socialiste entend reprendre et faire aboutir le projet de loi qu’il a déposé et que le sabotage communiste des institutions républicaines a empêché de venir à l’ordre du jour des travaux parlementaires.
II s'agit de simplifier avant tout une fiscalité périmée tout en entreprenant une répression contre Les fraudeurs qui sont responsables de l’écrasement des contribuables honnêtes.
Amélioration du pouvoir d'achat.
La défense de la République est liée aux conditions d'existence des travailleurs qui doivent bénéficier de l’accroissement de la production et de la productivité,
La production du pays atteignant maintenant 140 0/0 de celle d’avant guerre, il est possible d adapter une échelle mobile de salaires garantis aux variations des prix, la biérar-
chie des salaires restant débattue dans le cadre des conventions collectives tandis que la suppression progressive des zones de salaires devra être poursuivie et rapidement réalisée,
Pô LIT JQUE SOC IA LIS .
Le principe de la sécurité sociale ne saurait être remis en question mais une simplification du contrôle est nécessaire pour réprimer sévèrement les fraudes et les abus tout en simplifiant le fonctionnement,
ÂLLOC ATIO N S FA M ï U A LE S *
Les enfants de tous les travailleurs doivent être égaux. Nous proposons donc comme nous l'avons déjà fait à la dernière Assemblée Nationale, l'égalité entre les travailleurs de l’agriculture et ceux de l'industrie.
Vl E U X T R A VA? LL E UU S ,
U11 nouvel effort est nécessaire pour adoucir le sort des vieux et des économiquement faibles, La revalorisation des retraites ou allocations devra être proportionnelle au relève^ ment des salaires.
Victimes de la guerre et du travail.
La même revalorisation automatique doit jouer en faveur des pensions de ces catégories et pour les invalides civils nous exigerons Inapplication totale de la loi que îe député socialiste Cordonnier a fait voter, calculant le montant de la pension sur le pourcentage d'invalidité.
L'enseignement*
L'enfant, gage de F avenir du pays, doit faire l'objet de toute la sollicitude des pouvoirs publics. Ï1 faut développer toutes les mesures prises en sa faveur sans empiéter sur les droits de la famille, celle-ci devant néanmoins assurer véritablement son rôle.
Seul défenseur sans éclipse de la laïcité, le Parti socialiste, qui entend respecter toutes les convictions, se battra pour le respect de Tentant, Il affirme la nécessité de la nationalisation de Tenseignement qui seule permettra un elTort également réparti dans le respect total de chaque croyance.
Développement de toutes les œuvres scolaires, telles les restaurants d'enfants et postscolaires, pour que le plus grand nombre puisse accéder à la culture intellectuelle.
Politique accrue de constructions scolaires et extension de renseignement technique.
Politique aq ricoh.
Extension et adaptation des fois sociales à l'agriculture.
Le statut du fermage devra être complété par la création d'un statut de la propriété foncière.
Développement du crédit agricole et de renseignement spécialisé, et surtout mise on oeuvre d'une politique d'équipement permettant d'améliorer l'habitat rural et les conditions de travail.
Lu lie contre V inflation.
Seule une réforme administrative d'ensemble, amenant une déconcentration et îe ré Labs issement des libertés locales, pourra provoquer des économies. Mais c'est surtout l'accroissement de la production et la refonte du système de crédit qui permettront une lutte efficace contre Titillation.
L’équilibre du budget ordinaire doit rester la règle, mais les crédits d’investissement, de construction et de reconstruction, doivent constituer un budget extraordinaire financé par des mesures spéciales de crédit.
Union française.
Il s’agit aujourd’hui d’adapter la politique généreuse qui suivit la Libération aux nécessités empiriques ,
L’action politique entreprise ne peut avoir de sens que si, parallèlement, sont menées une action sociale et culturelle et une action économique, réalisant une politique rationnelle d’investissement, soucieuse des intérêts des autochtones.
Indochine .
La solution généreuse que le parti socialiste avait préconisée et qui aurait permis de résoudre ce douloureux problème avant la victoire de Mao Tse Toung en Chine et l’agression nord- coréenne, a été repoussée*
Le problème posé est maintenant de caractère international, mais la France ne doit combattre, ni pour soutenir les privilèges, ni pour imposer de régime intérieur, et ses rapports avec les Etats associés ne pourront être féconds que si ceux-ci adoptent une politique de réforme démocratique et de justice sociale.
Politique interna t io nale ,
La Russie soviétique sabote systématiquement !es institutions internationales.
Le parti socialiste affirme qu’il n’est pas de paix véritable là où les droits essentiels de l'homme ne sont pas assurés, où l’individu n’est pas libre de s’exprimer et de participer en toute égalité â la détermination de la volonté générale.
Le devoir de la France est d’assurer sa sécurité dans la solidarité des peuples libres, de promouvoir un nouvel équilibre qui rendra possible un règlement pacifique. Pour cela, nous entendons garder en toutes circonstances notre sang-froid, éviter toute provocation, et saisir toujours toutes les chances de paix.
Déclarant illusoire et dangereuse toute idée de neutralisme, soit sous forme d’une neutralisation désarmée comme le veulent les communistes, soit sous forme d’un isolationnisme armé comme le veulent les néo-gaullistes, le parti socialiste affirme sa fidélité aux principes de la sécurité collective, seule capable de prévenir les conflits, d’opposer une résistance efficace à tout agresseur et de grouper dans un effort pacifique les efforts de tous les peuples libres.
Allemagne *
La faute a été commise de répondre au réarmement de l’Allemagne soviëtisée par une proposition de réarmement de l'Allemagne de l’Ouest.
Le parti socialiste est opposé au réarmement de l'Allemagne qui ne peut être envisagé avant que soit organisée sérieusement la défense des autres pays européens, ^
U Europe*
Le parti socialiste affirme que la seule politique possible est fondée sur Pindépendance de la communauté européenne au sein de la solidarité des peuples libres. Une Europe libre ayant défini sa politique, disposant d’une armée unifiée en liaison étroite avec l’Union française et le Commonwealth britannique, est la première réalisation à atteindre. Mais les problèmes économiques ainsi posés ne devront être résolus qu’avec prudence et notamment le souci de ne pas provoquer de déséquilibre qui, finalement, irait à l’encontre du but poursuivi.
* iü
Telles sont les tâches immédiates à l'accomplissement desquelles le parti socialiste convie le peuple français.
Seul il défend à la fois les droits sociaux de l'individu, la laïcité de fEtat, le progrès social et la paix dans l'indépendance nationale.
Devant les difficiles problèmes de l'heure, devant les menaces dirigées contre les libertés publiques, il entend s'ériger en défenseur des traditions républicaines et en bâtisseur d'un avenir meilleur, restant ainsi le seul espoir de tous ces Français que des propagandes fascistes ; communistes ou néo-gaullistes, cherchent vainement à tromper et à diriger.
Il appelle les travailleurs des villes et des champs, manuels et intellectuels, à lui apporter leur appui enthousiaste en votant pour ses candidats,
Guy DESSON, Camille 1ITEUX,
député sortant.
Camille LASSA UX, Gaston HUSSGN,
Candidats du Parti socialiste S.F.LG.
ÇeUe liste est apparentée avec les lûtes suivantes :
“ Parti républicain radical et radical-socialiste ;
— Mouvement républicain populaire j
- Union des Indépendants , des Paysans et des Républicains nationaux.
Mouvement républicain populaire.
E 1 e ctrices * éiec t e ur s ,
Le 17 juin, vous accomplirez un acte grave. Vous désignerez les députés qui pendant cinq ans auront la charge des destinées du pays. Votre choix sera décisif pour la France, pour la République et pour la paix.
Les uns vous suggèrent des solutions de facilité comme si vous aviez oublié le douloureux héritage que cette politique nous a laissé avant 1940 : un outillage vieilli, 350.000 chômeurs, plus de tombes que de berceaux, et pour finir la honte et les souffrances de Tinva* sion étrangère.
Les autres vous proposent comme remède le régime soviétique. Les communistes ont beau essayer de se parer de la paix et de la liberté, vous connaissez leur façon d'agir et leur but : coup de Prague, agression de Corée, suppression de toutes oppositions politiques et syndicales, persécutions religieuses.
A l'opposé, on veut répondre à la brutalité par la violence. On vous dit : a Plus de parti, un homme à poigne $ et on dresse immédiatement un autre parti plus exigeant que les autres et qui, refusant 1 union, est devenu le plus grand obstacle au véritable rassemblement des F rançais. Une simple question : connaissez-vous un régime autoritaire qui n’ait pas mal fini ? ' ,
Vous le savez, les extrêmes s'appellent et se renforcent. Dans la réalité, ils aboutiraient au même résultat, c'est-à-dire aux luttes entre Français, au désordre et à la misère, spectacle rebutant pour nos alliés et encourageant pour ceux qui nous guettent.
L union est plus que jamais nécessaire. Elle doit se réaliser entre hommes libres et non sur la sommation d un seul. Le M.R.P, n'a cessé de faire appel à la fraternité française. En novembre 1947, alors que le Kominform donnait en France et en Italie l'ordre de grève générale, Robert Schuman, prenant courageusement la direction du Gouvernement, a sauvé.
sans une goutte de sang, 3e pays dç l’insurrection. Le M.R.P. continuera à mettre dans la prochaine assemblée toutes ses forces au service de la nation.
Depuis cinq ans, un premier relèvement s’est accompli. Il ne s’est tout de même pas fait tout seul. Ceux qui, comme nous, ont travaillé sur le chantier ont le droit d’en appeler au pays pour demander les comptes à ceux qui ont préféré rester au bord de la route pour, systématiquement, critiquer et démolir. Le travail d’hier est le meilleur gage de celui de demain.
Comment ceux qui, pendant cinq ans, ont refusé de s’associer à l’équipement de nos mines, de nos barrages, de notre agriculture pourraient-ils demain construire le million de logements qui nous est nécessaire ?
Comment ceux qui, pendant cinq ans, se sont désintéressés do sort des familles et des travailleurs pourraient-ils demain défendre et améliorer les conquêtes sociales?
Comment ceux qui ont refusé de voter les recettes du budget de la Défense nationale et qui ont refusé de soutenir P organisation de l'Europe et le Plan Schuman pourraient-ils demain parler dans le monde le langage ferme et pacifique de la France ?
L'achèvement de la reconstruction, le progrès d'une justice sociale encore imparfaite, le développement de notre agriculture et de nos industries* la défense de la paix menacée n'iront pas sans un grand effort. Défiez-vous de ceux qui promettent des miracles à bon marché : Ils se vantent et vous trompent.
Le pays, avec raison, réclame du Gouvernement plus d’autorité. La force de la loi, si elle se met au service de la concorde, est un des appuis de tous ceux qui sont faibles. Mais rien ne détruit davantage l'autorité de FElat que la critique et F opposition stériles.
II dépend de vous que le M.R.P. soit plus fort demain pour assurer le service des libertés spirituelles comme des libertés sociales. Elles sont, pour nous, aussi inséparables que la défense de la paix intérieure Fest de la paix internationale.
Rejetez, sous quelques étiquettes qu'elle se présente* la peur, la haine, la déraison et F égoïsme. Le salut viendra si vous choisissez pour le courage, F esprit de compréhension, le bon sens et la générosité.
En votant pour les candidats du M.R.P, vous affirmerez que votre avenir et celui de votre famille passe par la liberté, 3a justice, le progrès et la paix.
/Chem compatriotes,
Au seuil de cette campagne électorale, notre devoir est de vous expliquer ce qu'est l’apparentement, pourquoi et comment nous avons conclu, dans les Ardennes, des apparentements.
L'apparentement n’implique nullement un [abandon quelconque, même partiel, du programme et de la doctrine des groupes ou listes apparentées.
Exemples : l’apparentement avec la liste S. F. LO, n?a entraîné aucune concession de notre part sur notre conception de la liberté de renseignement;
l’apparentement avec la liste de l’Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux ne nous oblige à abandonner aucun point de notre doctrine sociale;
F apparentement avec la liste des républicains, radicaux et radicaux-socialistes ne signifie nullement que nous attachons moins d’importance aux valeurs spirituelles que nous avons toujours défendues.
Nous n’aurions jamais participé à un système qui aurait eu pour conséquence de nous faire abandonner, même partiellement, notre programme ou notre doctrine.
Dire le contraire, c’est mentir ou nous faire injure.
La loi électorale permettant l'apparentement, nous avons, les premiers, dès le 15 mai, adressé à tous les partis ou groupes un appel public afin de souscrire avec eux un apparentement dans les plus larges mesures possibles (« FUnion a et « FÀrdennais n du 16-5-51).
Cependant, et vous le comprendrez, l’apparentement ne peut se concevoir qu'entre listes qui ont les mêmes idées de la démocratie et du régime républicain.
X Vous vous rappelez tous la lutte que, dès 1945, nous avons entreprise contre ïe parti communiste qui croyait, à celte époque, pouvoir instaurer en France son régime de dictature.
Nous étions alors, vous vous en souvenez, à peu près seuls à mener le combat.
Nous nous réjouissons d'avoir trouvé maintenant les concours qui nous manquaient.
Pour nous dont la doctrine n’a pas varié, il ne pouvait être question, à aucun moment, de concevoir un apparentement englobant les communistes.
En ce qui concerne le R, P. F., nous considérons que sa théorie d’un gouvernement basé sur le prestige d'un chef est à l’opposé des pensées démocratiques qui sont les nôtres. Nous ne pouvions nous apparenter avec ceux qui considèrent que le salut du pays dépend d’un seul homme, si grand que puisse être, à certaine époque, le service rendu.
G est d ailleurs le R. P. F, lui-même qui a refusé tout rapprochement avec les partis politiques. Avec le R, P, F. devenu un parti plus partisan que les autres, un apparentement était impossible.
Une victoire du R, P. F. qui entraînerait obligatoirement une victoire parallèle des communistes
— C’est la France coupée en deux,
— C’est une assemblée impuissante,
“ C’est la grève politique et insurrectionnelle,
~ C'est, pour le moins, l’aventure et, peut-être, la guerre civile.
Contre l’aventure, pour le salut du pays dans l’ordre et la liberté, le M.R.P, vous adresse un appel solennel à la raison.
Vu :
PENOY René,
Adjoint technique des ponts et chaussées, — Conseiller municipal de Mézières. — Député iortant.
BLOCQUAUX Jean,
Licencié en droit. — Inspecteur principal de ^enregistrement. — ' Croix de Guerre 1939-1945, Conseiller municipal de Gharleville. — Député sortant.
TINANT René,
Maire de Cauroy-lee-MachauIt. — Conseiller général des Ardennes.
PERIGNON Georges,
Docteur en médecine. — Chevalier du mérite social. ^Conseiller municipal de Sedan. Conseiller général des Ardennes. — Président dissociation familiale.
Cette liste est apparentée avec les listes suivantes :
— Liste de l'Union des indépendants , Sppûq/sartJ et des républicains nationaux .
— Liste du parti socialiste S.FJ.O-
— Liste du parti républicain radical et radical-socialiste .
Liste cïe FUnion des indépendants, des
paysans et des républicains nationaux^
La présente listé est apparentée «uec les listes suivantes :
— liste du Mouverftent républicain populaire ;
— Jtsfg du parti républicain radical et radical-socialiste ;
— liste du parti socialiste S • F. h G.
Pourquoi sommes-nous candidats ?
Il y a quinze jours, rien ne laissait prévoir que nous pourrions poser notre candidature aux élections législatives du 17 juin et certains d'entre vous ont pu être surpris d'apprendre cette nouvelle par les quotidiens régionaux.
Que s’est-iî donc passé ?
I! s'est passé ceci :
Des organisations professionnelles, d’une part, des agriculteurs, des commerçants, des employés, des industriels, des représentants de professions libérales, d’autre pari, écœurés par la manière dont ce pays a été gouverné pendant la dernière législature sont venus solliciter notre modeste concours.
Pourquoi ?
Parce qu île pensent avec juste raison qu'un très grand nombre de citoyens ardennais sont fatigués et dégoûtés par la politique des partis et qu’ils sont disposés à ne pas voter ou k voter blanc si on ne leur présente pas de liste de candidats vivant avec la réalité des faits et non avec la doctrine, le sectarisme, voire le machiavélisme de certains partis !
/ * Vous avons accepté :
Non par ambition, mais par devoir, car nous n’ignorons pas que la constitution de notre liste et son apparentement sont susceptibles de permettre aux électeurs qui ne sont pas encore totalement aigris ou aveuglés d’avoir une représentation sérieuse.
Ce qui a déterminé notre acceptation
C est qu en conscience nous n'avons pas 3e droit de nous dérober à une action qui doit contribuer à la sauvegarde des libertés fondamentales de l'homme et de la République.
Mais làT seulement, se borne notre apparentement.^/
Dans quelques jours, nous vous exposerons notre programme. Nous n’avons pas la p rétention de réformer, à nous seuls, tout ce qui va mal.
,,, AV,CC ,VOtre a,cJe’ nous voudrions apporter dans le futur Parlement un peu plus , omieleté et de moralité, de façon à eflacer le dégoût que vous avez envers la manière dont les lois ont été adoptées depuis six ans*
on VP' ?Ue CCSSe Cett® Plaisanterie de voir les lois votées par 600 députés alors que 20 ou 30 seulement assistent à la séance.
II faut choisir.
Ou les députés pourront recouvrer leur indépendance, ou il suffira de faire siéger les
antrL t ^r0lî^es mu”*9 des mandats correspondants et l’on pourra alors supprimer tous les autres (avec leurs indemnités) et ce sera peut-être là une première économie
Raymond LEFÈVRE
Mutilé de guerre. — Médaillé militaire* — Maire de La SabaUerie, Conseiller général du canton de Tourteron,
Maurice ARNOULD
Exploitant forestier. — Négociant en bois à Pouru-Saint-Rémy.
René CRASQUIN Docteur- vétérinaire à Liart,
Jean CUIF
Agriculteur à Lucqny» — Président de la Caisse de crédit agricole de Noyion-Porclen Secrétaire de la Caisse mutuelle de crédit agricole des Ardennes.
Ce que noue voulons :
C’est rendre au mandat parlementaire son caractère d attachement a 1 électeur de telle sorte que le député ne soit pas l'esclave des consignes rigides de son parti, mais puisse, au contraire, agir en fonction des seules aspirations des électeurs de sa circonscription*
ÂRIÈGE
Liste socialiste S. F. L 0, (Fédération François Gamel) . . . . M, Jean Durroux (S.FJ.O.).
Liste du parti radie ai- social! s té et du Bas-
semblement des gauches . . * * . M. Georges Galÿ-Gasparrou (R. S.).
Liste socialiste S, F, I» 0. (Fédération François Gamel) - - - - M. René Dejean (S, F, 1,0*)*
Parti socialiste S- F- 1- O-
(Fédération François Camel*)
Suprême appel aux républicains !
Citoyennes et citoyens.
Les institutions républicaines et les libertés démocratiques sont menacées. Le néogaullisme essaie de frayer la "route au pouvoir personnel, tandis que le communisme stalinien se met au service d’un pays étranger, La paix est gravement compromise.
Au moment où notre pays est secoué par une crise intérieure sans précédent, le parti socialiste S. F, LO,, fidèle à scs principes et à ses traditions démocratiques lance un suprême appel à tous les républicains, à tous les électeurs ariégeois conscients et réfléchis, soucieux de leur avenir et des destinées de leur pays,
ÏSous sommes à la croisée des chemins; le doute n’est plus permis, nos craintes sont devenues hélas des certitudes*
Ln violent défi vient d’être lancé à la IVe République par le général de Gaulle, Le « Rassemblement » créé par lui et pour lui, soutenu par les poissantes forces occultes du capitalisme, laisse apparaître de plus en plus son caractère autoritaire qui doit conduire sûrement au régime du parti unique et mettre un dictateur au pouvoir*
Une caricature du socialisme a été instauréeen Union soviétique et dans les « démocraties populaires »* — Elle se montre de plus en plus méprisante des droits élémentaires et des libertés fondamentales et devient de plus en plus envahissante s’approchant de nos frontières.
Dans le pays, le parti communiste a montré ouvertement sa subordination à la politique soviétique, qui Ta conduit au sabotage des institutions démocratiques et à ^asservissement au profit de cette politique, des organisations syndicales de la classe ouvrière*
Comme aux heures graves du 6 février 1934, comme aux jours sombres de 1940, le parti socialiste revendique sa place à la pointe du combat.
Àriégeoises et Ariégeois qui êtes par tradition de fervents républicains, vous qui gardez
au plus profond de votre cœur un grand amour pour la liberté et pour la paix, écoutez l’appel que vous lance une fois de plus le grand parti de Jaurès, de Léon Blum et de François Camel.
Le 17 juin, avec nous, vous proclamerez votre volonté de défendre l'indépendance nationale et la démocratie contre l'impérialisme et le césarisme.
En votant pour le parti socialiste, vous direz non à toutes les aventures qui conduiraient inévitablement au chaos, à la misère, au caporalime socîaL
Tous aux urnes, pour le triomphe de la République, pour un régime plus juste et plus généreux.
Votez pour les candidats du parti socialiste S, F. LO,
DURROUX Jean
Né le 6 juillet 1910, à Betchat (Ariège), député sortant, membre de la Commission parlementaire des pensions, maire de Betchat, un des organisateurs de la Résistance ariégeoiee, secrétaire fédéral du parti dans la clandestinité.
Son dévouement n'a d'égale que l’ardeur dont il fit preuve pendant Tillégalité. Son bon sens, sa clairvoyance en ont fait un des députés les plus estimés du groupe socialiste.
À toujours défendu avec âpreté les intérêts des travailleurs.
DEJEAN René
Né le 4 février 1915, à Saint-Girons, conseiller général et adjoint au maire de Saint- Girons, président de la Commission départementale.
Brillant avocat, il a mis son talent aux service des humbles.
Ses solides qualités intellectuelles font placé à la direction des finances de notre département.
Il fut Lun des animateurs du parti socialiste clandestin.
FAURE Gilbert
Né le 3 octobre 1913, à Cajarc {Loi), instituteur au collège moderne de Mîrepoix, secrétaire fédéral du parti socialiste.
Militant dévoué, il a mis toute son énergie au service de son parti.
Ancien prisonnier de guerre, il n'a qu'un désir : assurer le triomphe des idées de paix et de liberté.
Les trois candidats s'engagent à défendre les droits essentiels de l'individu, la laïcité de l'Etat, le progrès social, la paix dans la dignité de la Nation, points essentiels qui restent T orgueil du programme du parti socialiste.
Voter pour Jean Durroux, René Dcjean, Gilbert Faure, c'est voter pour une France meilleure pour la République, pour le Socialisme et la Démocratie,
Vu ;
Les Candidats.
Cette liste est apparentée d ïa ïtsfe du parti radical et du RM .R, et à la ïïste t£u M.R.P*
Liste du Parti radical-socialiste et du Rassemblement des gauches*
(Apparentée avec le Parti socialiste S. F. L O, et le Mouvement républicain populaire »} /
Appel à lous les Français,
Citoyennes, ci toy ens ,
Le parti radical et radical-socialiste souscrit à l'ensemble des tâches qui s’imposent au
pays :
Activer la reconstruction» Donner aux travailleurs des logements sains à bon
marché.
— Refaire et améliorer le potentiel de la nation, c’est-à-dire la production et le stan¬
dard de vie,
— Assurer la paix par la défense nationale»
Ce programme n’est possible que dans un accroissement sensible du revenu national.
Travail, production, productivité,
L1 effort ne peut s’accomplir que s’il associe intimement les patrons et les travailleurs pour la prospérité des entreprises solidaires de l’amélioration sensible du pouvoir d’achat de
leurs membres.
Le parti radical propose le colmatage immédiat de toutes les hémorragies par ;
î. L’arrêt total de toutes les nationalisations ; 2. Une réforme profonde du nationalisé ;
L’obligation de l’équilibrer; L’indépendance et la responsabilité de son administration; Sa décentralisation ; sa dépolitisation ;
Une réforme profonde de la sécurité sociale ; son inscription dans le cadre des 40 heures ;
Une refonte complète de la fiscalité, par la simplification de l’impôt indirect ; L’abaissement dn taux de l’impôt direct ;
Son annulation pour la partie du bénéfice qui s'investit dans les entreprises ;
L aménagement des tranches de l'impôt général sur le revenu ;
La suppression des droits de succession assurant la pérennité de la propriété. Augmenter les salaires réels ; inciter à l'effort pour donner plus d’aisance aux travaiï-
Âssurer la défense permanente de l’agriculture française, refaire à tous les stades une épargne susceptible de s’investir dans des emprunts à long terme. Créer d’urgence la Caisse vieillesse agricole.
fl proclame son attachement au droit de propriété, au maintien de la libre entreprise
qui, de l'artisanat à la petite et moyenne entreprise, dn métayage au fermage, assure toutes les étapes à ceux qui désirent se libérer du salariat pour accéder h la propriété.
H condamne les formes politiques du syndicalisme qui aboutissent à une intolérable confusion des pouvoirs, mais donne tout son appui à un syndicalisme constructif et désire Tassocier à la vie de la nation.
11 demande que la fonction publique soit assurée dans des conditions de dignité et d’indépendance*
Sur le plan politique*
Notre parti entend rendre au pays le libre choix de ses élus par le retour au scrutin
Reinstaller le Sénat dans ses prérogatives essentielles ; rétablir le décret de clôture.
Modifier la procedure d’investiture du Président du Conseil.
Le parti radical maintiendra la présence de la France partout où elle a apporté I essentie de sa civilisation. Il entend promouvoir l'émancipation des peuples et de TUnion française dans le calme et la sagesse.
L'unité de l'Europe reste pour nous une certitude et une espérance de paix*
Nous dénoncerons le communisme comme la plus abominable.des escroqueries, la mise au service d'un impérialisme de toute la générosité d’une classe de travailleurs.
Ardemment républicain, épris de la liberté sous toutes ses formes, le parti radical adresse un appel sans exclusives à tous les Français, aux hommes et aux femmes de volonté pour que, dans un effort commun, d’apaisement et de réconciliation nous assurions le salut de la Patrie et de la Liberté.
G. GÂLY-GÂSPAROU,
Maire, — Conseiller général de Massat, — Député sortant.
Paul SÂLETTE,
Pharmacien, — Maire (TÂx-Iea-Thermes, — Candidat du Rassemblement dûs Gauches.
Albert SUBRA,
Propriétaire exploitant. — Ingénieur agricole.
Maire d’Escosse. — Conseiller Général de Pamïers,