LÀ MAJORITÉ À PRÉFÉRÉ LES IMPOTS AUX RÉFORMES
Les socialistes s’étant opposés, en août 1948, à la politique financière de Paul Reynaud, celui-ci préféra quitter le pouvoir. Le Président du Conseil, les modérés et les radicaux du Gouvernement s’étant solidarisés avec lui, le cabinet André Marie démissionna.
Depuis lors, les Gouvernements ont préféré les impôts aur réformes. L'autorisation que Paul Reynaud s’était fait donner par le Parlement de faire la réforme fiscale n’a servi à rien. Quand les Gouvernements ont déposé de timides projets de réforme des entreprises nationalisées et de la S. N. C, F., ces projets ne sont même pas venus en discussion.
Paul Reynaud a dénoncé cette impuissance de la majorité. Il a montré ses conséquences désastreuses. Mais il s’est toujours inspiré, dans ses votes, de l’intérêt du pays. S’il a refusé l’investiture à Moch, Mayer, Bidault et Guy Mollet, il l’a, au contraire, accordée à Pleven parce qu’il avait obtenu de lui la promssse de faire voter la réforme électorale. Il l'a accordée à Queuille parce que celui-ci lui avait promis de renvoyer en juin devant les électeurs cette assemblée <jui conduisait le pays à la catastrophe.
NOTRE PROGRAMME
Pour sauver la France, menacée dans sa vie, menacée aussi d’une nouvelle chute de la monnaie qui entraînerait de graves troubles sociaux, il faut faire des réformes profondes :
1 . Reviser la Constitution : Donner au Gouvernement le droit de dissoudre l’Assemblée ; enlever aux députés le droit de proposer des dépenses nouvelles ; permettre au Parlement'de déléguer au Gouvernement une partie de ses pouvoirs ;