‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 143 sur 244 · RHIN (HAUT · texte numérisé non relu

RHIN (HAUT

Liste du R . P . F . M. Georges Bourgeois (R . P . F.).

Liste du M.R.P . M. Jacques Fonlupt-Esparaber (M.R.P.).

Liste du R. P. F., . . M. René Kuehn (R. P. F.).

Liste du parti socialiste S F.I.Q... M. Jean Wagner (S.F.I.O.).

Liste du M.R.P . . M. Joseph Wasmer (M.R.P.).

Liste du R . P . F . M . Eugène Ritzenthaler (R.P.F.).

Rassemblement du peuple français

sous la présidence du général de GAULLE.

Electeurs et électrices du Haut-Rhin,

Les élections du 17 juin seront décisives pour le sort de la France.

II s’agit de sauver une seconde fois notre pays avec le général de Gaulle, de rétablir

Tordre et de reconstruire un Etat sain et juste.

Il n’y a en France qu’un seul homme qui possède la confiance nécessaire^ ainsi que

Tautorité et les capacités pour entreprendre cette oeuvre.

C’est le général de Gaulle.

Si, pendant la guerre, on avait dit que le libérateur de la France serait calomnié et combattu six ans après la guerre, môme ici dans notre Alsace française, personns ne l’aurait cru.

Et cependant il est combattu.

Par qui ? #

Naturellement par les communistes, mais aussi par tous les partis politiques qui nous ont gouvernés ces temps-ci, et qui se sont servis, après la libération, du général de Gaulle pour leurs fins égoïstes et intéressées; dès qu’ils ont pensé pouvoir le rejeter, ils l’ont fait. Où est donc cette fameuse fidélité dont certains partis s’enorgueillissaient?

Le général de Gaulle mérite qu'on lui fasse confiance.

Il a, le 18 juin 1940, sauvé l'honneur de notre pays en lançant le célèbre appel en vue des combats à entreprendre contre l'oppresseur. Il a ensuite créé une nouvelle armée fran* çaise qui, en 1944-1945, avec le concours des alliés, nous a libérés.

Lors de la libération de Paris, il a évité une révolution sanglante préparée par le parti communiste. Il avait à ce moment le choix entre ;

1° Retirer l'armée française des combats auxquels elle participait ^ pour assurer Tordre et éviter une guerre civile, ou

2° prendre provisoirement, avec V accord de tous les partis, quelques représentants du parti communiste pour éviter la révolution.

Si un Thorez a bénéficié d’une grâce amnistiante, c'est sur la demande expresse du G, N* R. et contresignée par les représentants des partis politiques, de T extrême droite à la gauche.

Par cette attitude habile, de Gaulle a pu obtenir le désarmement des milices communistes et, ainsi, il a évité qu’une lutte fratricide n'ensanglante notre pays.

Après la libération, de Gaulle n'a pas pu agir comme il le voulait. Il aurait pu établir la dictature* Il ne l’a pas voulu, et il ne le veut pas davantage aujourd'hui.

Mais, à ce moment-là, les partis l’ont empêché de redresser entièrement le pays comme il le désirait.

Ces partis préparaient une Constitution dont les défauts sont apparus^ même aux yeux de ceux qui s’en étaient fait les défenseurs.

La preuve de ce que de Gaulle avait raison lorsqu'il a demandé au pays de voter contre cette Constitution est donc faite.

Lorsque, en janvier 1916, de Gaulle, en conscience, a estimé qu'il ne pouvait plus couvrir de son autorité le jeu stérile et égoïste des partis qui l'entouraient, il s'est retiré du Gouvernement. S’il ne 1 avait pas fait, les partis auraient continué à l’empêcher de poursuivre son œuvre, et de Gaulle serait actuellement, comme les partis qui ont gouverné depuis, déconsidéré aux yeux des Français et la France aurait perdu sa dernière carte*

Le M.R.P* aurait dû, avec les "autres partis nationaux, soutenir à temps l'action de notre libérateur contre les séparatistes, au lieu de le combattre. Beaucoup de choses auraient alors évolué autrement.

Chacun sait combien la situation depuis lors a empiré et cela en grande partie à cause de la politique néfaste des différents partis politiques.

A présent, ceux-ci ont peur de l'électeur et, pour éviter une défaite, ils n'ont pas craint d’imposer au peuple une loi électorale inique et épouvantable. Le principal objectif a été d'écarter de Gaulle et le Rassemblement du peuple français du Gouvernement. Ils espèrent par l'addition de leurs voix, grâce à l'apparentement, obtenir la majorité. M.R.P., socialistes, rassemblement des gauches et autres se sont apparentés dans beaucoup de départements et l’on sait cependant combien, sur des questions extrêmement importantes, ces différents partis ont des avis opposés, notamment en matière scolaire, économique et sociale, etc.

Parce qu'ils ont eu peur du R, P. F., ils ont, dans la région parisienne (Seine et SeineebOise), institué le système de la représentation proportionnelle. Iis savaient qu'un système majoritaire aurait donné au R. P, F. presque la totalité des sièges. Ils ont préféré maintenir un autre système qui permettra à une grande quantité de communistes d'être élus, et précisément seront élus les têtes de ce parti, son état-major*

Et c'est cela que l'on appelle la lutte contre le séparatisme !

Ces messieurs ne se gênent pas de qualifier de Gaulle de dictateur parce qu'ils craignent que si le Rassemblement arrivait au pouvoir, il empêcherait certains de pêcher en eau trouble et de continuer leur petit jeu égoïste. Ils ont peur que l'ordre soit rétabli à leur détriment.

Telle est la vérité*

À la suite de cette faillite des gouvernements successifs, les Alsaciens ne voudront pas donner leur approbation en votant pour leurs représentants.

Jamais !

Amis d'Alsace, faites confiance au R. P F., conservez à notre libérateur votre fidélité*

Avec lui, nous voulons rénover le pays. Depuis trois ans, le Conseil national du Rassemblement, dans 12 commissions d'études, a avec des spécialistes étudié tous les problèmes

d'actualité et préparé des projets de loi : par exemple eu ce qui concerne L’agriculture (celle-ci devant devenir une des principales activités du pays par Inorganisation de marchés et par la pratique d'une politique à longue vue) en ce qui concerne l'association capitaltravail, le statut scolaire, la reconstruction, les problèmes familiaux, les problèmes du logement, la modification du droit successoral, la question des fonctionnaires, les questions économiques et sociales.

Les partis gouvernementaux, par leur politique d'oppression fiscale, ont écrasé les classes moyennes, les commerçants et artisans et ont plongé les ouvriers et les paysans dans une situation pénible à la suite de toutes les mesures financières et économiques qui ont été prises.

Le Haut-Rhin occupe en France une place d'honneur dans le R . IL lr ,

Fidèle Alsace, qui as si magnifiquement prouvé ton courage et ta fidélité à de Gaulle pendant la guerre, reste ce que tu étais; fidèle, vote maintenant comme tu aurais voté pendant l’occupation, vote pour des candidats qui ont mis leurs jeunes forces aux cotés de de Gaulle, au service du pays*

Georges BOURGEOIS

Sénateur* — Président du Conseil général, — Maire de Pulvershmo*

Incorporé de force* — Déserteur de la Weürmaçht* — • Condamné à mort.

René KUHEN

Député Sortant, — Sous-préfet honoraire*

Conseiller municipal de Àmmeracliwîhr* — Avocat à la Gourde Colmar* Croix de guerre.

Eugène RÏTZENTHALER Cons ei U or général. — Maire de Hoifzwihr*

Vice -président de la Fédération des syndicats des exploitants agricoles du Haut-Rhin* — Cultivateur.

Edmond BORÜGCO

adjoint au maire de Colmar. — Imprimeur. — Déporté de la Résistance,

Officier de réserve* — ■ Crois de guerre, - — Médaille de la Résistance* — Médaille des évadés,

Charles HORNUS

1er adjoint au maire de Mulhouse, — Pharmacien*

Xavier HERGOTT

Conseiller municipal de StaffeJfelden*

Technicien des mi ces de potasse* — — Membre de la C, F. T* C*

/Mouvement républicain populaire- \

El actrices et Electeurs,

Le 17 juin, comme tous les Français, vous fixerez pour cinq ans votre destin*

Certains font appel à votre passion, nous faisons appel à votre raison.

La conduite de ta guerre et la direction d’un grand pays en des temps difficiles sont deux choses fort dilïéreotes.

Certes, dans la bataille que nous avons menée sur le sol national au prix du sang et des larmes des hommes, des femmes et des filles de France, le général de Gaulle nous a guidés* Et cela n'est pas oublie.

Est-ce une raison suffisante pour qu'aujourd'hui ou ose vous dire ; « Voici votre chef :

il pensera pour vous; il décidera pour vous. Votre rôle est simple : il vous suffira de le suivre ».

Ce langage ne vous rappelle-t-il rien ?

Groyez^vous qu'un homme comme Georges Clemenceau — qui, lui aussi, avait sauvé la patrie — ou Raymond Poincaré, on, dans d’autres pays libres, en Angleterre Churchill, aux Etats-Unis Roosevelt, auraient osé tenir à des citoyens libres cet extravagant langage?

Aussi bien les services de guerre du général de Gaulle et des autres généraux qu'il traîne derrière loi sur les routes de la politique ne sauraient-ils constituer la preuve de l'aptitude de ces hommes à gérer les affaires du pays : les citoyens ne sont pas des soldats, on ne les commande pas, on travaille avec eux pour le bien commun.

Qur A APPELE LES COMMUNISTES AU POUVOIR ?

L’expérience que nous avons faite de septembre 1944 à janvier 1946 doit suffire à nous éclairer.

Dès 1943, les communistes avaient été appelés à participer au Gouvernement d'Alger. Ils continuèrent à y participer à Paris. Deux d'entre eux occupèrent même un ministère militaire ; ils furent Ministres de l’Air.

Après les élections d’octobre 1945, presque tous les Ministères économiques — l'Armement, l'Economie nationale, la Production industrielle, ic Travail — leur furent confiés. Par là, il leur fut possible de placer dans tons les services d'Etat, puis dans les entreprises nationalisées, leurs créatures et leurs amis. Nous en souffrons encore.

Bien plus, Maurice Thorez, condamné en 1939 pour désertion en temps de guerre, fut amnistié. On vous dira, sans aucun doute, qu'il le fut sur Les exigences unanimes du G.N.R. Rien n’est plus faux. De Gaulle, dont l’esprit autoritaire est connu, s'en serait d’ailleurs fort peu soucié.

Thorez a été amnistié pour rendre plus faciles les négociations avec Staline auprès de qui, pendant cinq ans, il s’était réfugié. Le 24 novembre 1944, le Chef du Gouvernement provisoire pariait pour Moscou afin d’y conclure un pacte franco-soviétique. Le 27 novembre, le déserteur qu'il avait amnistié débarquait à Paris, rentrant de Russie.

Le 21 novembre 1945, il était Ministre d’Etat*

Lorsque le 20 janvier 1946 le général de Gaulle quitta le pouvoir — parce qu il ne supportait pas de discuter avec des égaux, alors qu il avait 1 habitude d imposer ses ordres — Thorez y restait.

Seules la présence des ministres M.R.P., leur énergie, leur intraitable conscience empêchèrent que Thorez ne devînt chef du gouvernement, ce qui eut signifié la fin de nos libertés et l’asservissement de notre peuple.

Quinze mois plus tard, le même M.R.P. contribuait à éliminer définitivement du pouvoir

les Ministres communistes.

Vous savez qui les y avait amenés. Vous savez aussi que ce sont d’autres qui les en ont chassés.

Qui a résiste a la révolution?

Ces Gouvernements dont on vous dit qu’ils ont été sans autorité et sans courage ont eu à faire face ensuite aux deux grèves politiques de novembre 1947 et d octobre 1948. En face de la révolution menaçante, ils ont sauvegardé l’ordre public avec fermeté et avec sagesse.

L’un de ces Gouvernements, présidé par notre compatriote, Robert Schuman, a d ailleurs été renversé grâce aux voix des députés R. P F. qui, se joignant aux voix communistes et socialistes, voulurent imposer une réduction des crédits militaires. Jamais la vieille droite française n’avait voté contre des crédits de cette nature.

C’est là un des 72 scrutins politiques importants où — en plus d’autres dans lesquels

l'occasion du litige était moins graxe — le H,PtF. s’est trouvé associer ses votes à ceux des v séparatistes ».

/Contre Pflimlin et Schuman* — Mais avec Guv La Ch amure.

Pour diminuer l'influence des communistes à l'Assemblée et pour faciliter le travail parlementaire, une réforme de la loi électorale est apparue nécessaire. Le M.RIF, s'y est rallié.

Une des caractéristiques de la loi nouvelle est l'apparentement, c’est-à-dire îa possibilité pour des listes qui restent rivales de réunir leurs voix afin de tenter d’obtenir la majorité absolue. L'application aux récentes élections d'Italie d'une loi analogue a permis de reprendre au parti communiste une très grande partie des villes qu'il administrait.

Dans nombre de départements, le R, P. F, a été sollicité de participer à ces apparentements, Il ne P a pas acepté : dans notre région même, Il a refusé à Robert Schuman et à Pierre PflimKh de s'apparenter avec leur liste.

Par contre, pour combattre le qui fait liste commune avec le P,R.L.T il

s’est apparenté en Ille-et-Vilaine, avec M. Guy La Chambre dont nos compatriotes n'ont pas oublié le nom.

Car toute la haine du R, P, F, est dirigée contre le M.R.P., c'est-à-dire, — quoi qu'il en dise — contre le seul parti qui, à l'Assemblée Nationale, a défendu les libertés religieuses, comme seul aussi il a lutté en faveur de certaines revendications propres à l'Alsace,^/

Méfiez-vous des démagogues.

Nous vous mettons en garde contre la démagogie éhontée de certaines campagnes.

Il y a quelques semaines, au Vélodrome d'Hiver, le général de Gaulle réclamait pour la France une armée de 40 divisions, 5,000 avions, 350.000 tonnes de navires de guerre , Il y a quelques jours, le général Koenig, tête de liste R, P. F. dans le Bas-Rhin, lui faisait écho.

En même temps, ses colistiers promettaient aux électeurs la réduction des impôts, alors quil faudrait prévoir, pour faire face à ces nouvelles dépenses, 1,000 ou 1.500 milliards de ressources nouvelles*

Le 31 mai, la National Zeitimg de Bâle publiait une déclaration du même général Koenig aux termes de laquelle, pour encadrer cette nouvelle armée, il faudrait faire revenir ddndochine la plus grande partie des militaires de carrière et les remplacer là-bas par des officiers et des sous-officiers de réserve et par les garçons du contingent appelés à faire leur service militaire.

Démagogie d'un côté, manque de bon sens de l'autre, telle est eu résumé îa politique du R. P. F,

Pendant cinq ans, par leurs critiques systématiques, par leurs attaques contre tous les gouvernements successifs, par le concours que, dans les scrutins essentiels, ils apportaient aux communistes, les hommes du R. P. F. ont rendu infiniment lourde la tâche des pouvoirs publics.

Pour la démocratie. — Contre la dictature.

Aujourd’hui, ce n'est plus seulement les gouvernements qu'ils veulent renverser, mais la Tté publique qu’ils veulent remplacer par un régime autoritaire.

Attachés plus qu'aucune autre population de France à la démocratie, fidèles â nos traditions do liberté, que vous avez en tout temps défendues, solidaires de toutes les masses laborieuses de notre pays, vous vous refuserez à entrer dans les voies de la dictature.

Vous voterez pour les candidats que propose à vos suffrages le M.R.P.

Jacques FONLUPT-ESPERABER

Officier de la Légion d’honneur. — Conseiller d’Etat. — ■ Ancien préfet du Haut-Rhin.

Député sortant*

Joseph W ASM ER

Chevalier delà Légion d’honneur. — Avocat. — Député sortant.

Marcel FABY

Cultivateur* — Maire d’Ottmarshcim,

Marie-Louise WEBER Secrétaire. — Député sortant*

Auguste SILBERMàNN

Chevalier de la Légion d’honneur* — Mai tra-ferhlan fier.

Conseiller municipal de Mulhouse.

Léon ÂDÜLF

Chef de Secrétariat social. — Adjoint au maire de Colmar*

La présente liste est apparentée à la liste de l'Union des indépendants , des paysans et des républicains nationaux.

Liste du Parti socialiste S* F- LO,

Appel à tous les républicains t Electrices et Electeurs,

La campagne électorale s’achève* Les candidats ont eu la parole, c'est vous qui l’aurez maintenant. Vous aurez à prendre une décision grave. C’est d’elle que dépendra l’avenir de notre pays. Il s’agira donc de réfléchir d’abord et alors seulement de voter* Mais tous les citoyens devraient se rendre aux urnes. Ce n’est que si toutes les éieclrices et tous les électeurs feront usage de leur droit de vote que la démocratie pourra bien fonctionner et que le Parlement incarnera la véritable volonté du pays.

Electrices et électeurs, dans notre première circulaire électorale nous vous avons soumis les revendications les plus importantes du Parti socialiste. D’aucuns parmi vous auront peut-être dit : pour faire des promesses ils sont tous forts, mais pour les tenir, ils le sont beaucoup moins. Si de jeunes éleetrlces ou électeurs devaient juger ainsi les socialistes, on pourrait peut-être encore les excuser. Car ils ne connaissent pas du tout ou très mal le passé et le rôle du Parti socialiste. Ils ne savent pas ce que la classe ouvrière doit au mouvement socialiste.

Ils ne savent plus rien de la journée de douze et quatorze heures* Ils ne peuvent pas se représenter la situation des familles ouvrières, à une époque où il n’existait pas encore de législation sociale, lorsque le chef de famille tombait malade. Ils ne peuvent pas se représenter non plus ce que signifiait pour une famille nombreuse de subsister sans allôcations familiales et d’avoir à charge, souvent encore, les grands-parents vieux et inaptes

au travail, qui ne bénéficiaient d'aucune rente. Nous n’en faisons pas un reproche aux jeunes s'ils no le savent pas. Mais

Nous EX APPELONS AUX VIEUX,

pour qu'ils le disent à leurs cadets et aux jeunes. Car très souvent les jeunes ne sont dans l’ignorance que parce que parents et grands-parents ont honte de leur dire combien leur jeunesse avait été dure. C'est là une faute. Il faut que la jeunesse sache quelle était la situation d'autan, afin de pouvoir comparer avec ce qui est actuellement. Il faut qu'elle sache également que sans le mouvement ouvrier socialiste, le monde du travail serait actuellement encore privé de ses droits,

11 a fallu lutter pour le droit d'association et de réunion, pour la liberté de la presse, G'est grâce aux socialistes qu'ils ont été obtenus. Aujourd'hui tous les partis ont des revendications sociales dans leurs programmes. Or, il n'y a pas si longtemps de cela, le Parti socialiste se trouvait tout seul dans sa lutte pour la classe ouvrière. Et non seulement cela ; mais tous les autres partis le combattaient»

Nous EX APPELONS AUX JEUNES,

pour qu'ils regardent un peu dans le passé avant d'aller aux urnes, pour constater quels sont ceux qui leur ont apporté les plus substantielles améliorations. Qui se souvient actuellement encore que jusqu'en 1936 la classe ouvrière n’avait pas de vacances? Ce fut le Gouvernement du socialiste Léon Blum qui, au lendemain des élections de 1936, instaura la semaine de quarante heures et les congés payés» C'est lui qui créa l’organisation des loisirs pour permettre à la jeunesse d'employer ses heures de congé et de vacances à bon escient. Depuis la Liberation, les vacances payées ont été augmentées par les Gouvernements à direction ou à participation socialiste.

Mais ce fut aussi le Gouvernement sous la direction du socialiste Léon Blum qui instaura la loi sur les conventions collectives. Autrefois l'ouvrier était privé de tous droits. Il pouvait être licencié à n'importe quel moment. Après chaque grève de nombreuses victimes restaient dans la rue, ne trouvaient plus de travail et, de ce fait, devaient souvent émigrer. Actuellement la classe ouvrière possède le droit syndical et de grève et personne ne peut être licencié pour son appartenance à un parti politique, à une organisation ou pour sa participation à une grève.

Nous EX APPELONS AUX FEMMES,

tout spécialement, pour qu'elles n'oublient pas ce résultat de la lutte socialiste. Car les droits dont dispose aujourd'hui la classe ouvrière, sont le résultat de la lutte socialiste. Si autrefois — et cela encore en 1939 — la classe ouvrière chômait le l*r mai et manifestait pour ses revendications, elle était bafouée et combattue par la presse non socialiste. Aujourd'hui tous sans exception fêtent le 1er mai, qui est devenu maintenant jour férié légal, comme une journée en l'honneur du travail.

Les femmes tout spécialement ne devraient pas oublier que le Parti socialiste était le seul, il y a des dizaines d’années déjà, à demander le vote des femmes, A cet égard également il a été combattu par tous les autres partis. Mais qui oserait encore actuellement disputer aux femmes leur droit de vote ?

Les femmes, auxquelles incombe la lourde tâche d'équilibrer le budget familial au moyeu de salaires la plupart du temps insuffisants, devraient songer également que c'était 3e gouvernement socialiste — encore sous la direction de Léon Blum — qui entama la lutte contre les prix le leT janvier 1947. Si les socialistes avaient eu la majorité au Parlement, cette lutte aurait pu être continuée avec succès et aujourd'hui la situation serait bien meilleure pour tout le monde.

NOUS EN APPELONS AUX CLASSES MOYENNES ET A l’aRT I SAN AT,

pour qu'ils n oublient pas qu'eux aussi oui profité dans ïa plus large mesure de la lutte des socialistes en faveur de la classe ouvrière. Leurs conditions d'existence également se sont grandement améliorées, parfois plus que celles de la classe ouvrière» N'avaient-ils pas autrefois leurs magasins ou ateliers ouverts depuis les premières heures matinales jusque tard dans la nuit et encore le dimanche ? Nous savons certes qu’ils ont bien des motifs d être mécontents. Mais les ouvriers et les paysans les ont également. Pour être à même de juger le chemin parcouru, il faut considérer l’ensemble et non seulement certaines questions à mécontentement*

Nous en appelons a tous,

pour qu'ils ne quittent pas la voie du progrès* Maïs qui ne veut pas quitter ïa voie du progrès ne devra pas non plus quitter la voie de la démocratie* Le Parti socialiste a constamment lutté pour les deux, car il sait que sans démocratie il n'est pas de progrès social et que sans elle le socialisme, dont se réclament aujourd’hui tant d’hommes, n’est pas l’éalisable*

Nous NE VOULONS PAS FAIRE DU PARLEMENT UNE CASERNE,

dans laquelle les généraux commanderont et où tous les autres n’auront qu à obéir. Jusqu'ici les généraux n’ont réalisé que des désastres en politique*

Réfléchisses, électrices et électeurs, sur le programme du R* P. F. exposé par le candidat gaulliste, le général Kœnig : le réarmement, auquel la France a été contrainte par la politique de la Russie soviétique, devra être amplifié et accéléré* Ce qui signifie pratiquement : service militaire porté à trois ans* et organisation de toute la production en fabrication de guerre. Seul un général, pour lequel les conditions économiques sont secondaires, peut parler ainsi. La production de tout ce dont les hommes ont besoin pour vivre devrait être réduite, 11 s’ensuivrait une pénurie et des hausses de prix inouïes et, de ce fait, une aggravation sensible de la situation des masses laborieuses. Les logements et les salaires plus élevés, que promet le R. P* F*, ne sont pas possibles, si toutes les forces productives du pays devaient selon lui être mises au service de la fabrication de guerre* * Nous avons toujours affirmé — et nous le maintenons — que l'amélioration de la situation de la classe ouvrière ne saurait être séparée de la défense du territoire* Celui qui suivrait une autre route travaillerait pour le bolchevisme* La politique des généraux du R*P*F*, si elle se trouvait réalisée, serait le chemin le plus sûr vers le bolchevisme.

Nous NE VOULONS PAS TRANSFORMER LA FRANGE EN CAMP DE" CONCENTRATION,

c’est pourquoi nous sommes contre le bolchevisme et le R, P. F., qui nous mènerait vers lui* Toutes les conquêtes, dont nous en avons énuméré quelques-unes tout à Theure, n'existent pas en Russie* Là-bas il y a la dictature d’une caste, qui mène une vie magnifique, tandis que. la classe ouvrière y est privée de tous ses droits*

C’est également la Russie, défendue par nos « communistes » qui se refuse à libérer les prisonniers alsaciens, encore maintenus sur son territoire, sous prétexte que des Russes sont retenus en France. Personne ne retient des Russes en France* Eu vérité les Russes ne veulent pas que les Alsaciens rentrent dans leurs foyers pour les empêcher de raconter ici, ce qui se passe là-bas*

C'est également la Russie et personne d’autre qui est la cause de l’existence de nouveaux dangers de guerre et si d’énormes dépenses pour le réarmement nous sont imposées.

Electrices et électeurs,

Ni les R. P. F., ni les communistes 11e sauraient donc entrer en ligne de compte pour vous.

Le 17 juin il faudra éliminer la dictature, la caserne, la privation des droits, les camps de concentration.

Vous volerez ainsi en même temps pour le bien-être des populations laborieuses dans la liberté et la paix 1

Liste du Parti socialiste S * F, /* O *

WAGNER Jean,

Député sortant. — Maire de Mulhouse.

RICHARD Edouard,

Ancien député. — Ancien maire de Colmar.

ZELLER Robert ,

Maire de Sainte-Marie-auX'Mines.

ERHÀRD Emile,

Conseiller municipal de Mulhouse, — Journaliste.

GCEÏSCHY Edmond,

Ouvrier municipal. — Ancien maire de Wittenhcim,

GASSER Adolphe ,

Ouvrier métallurgiste à. Mulhouse,

Mettez sans le modifier le bulletin socialiste, dans l’urne. Tout changement, que vous y apporteriez, profiterait aux adversaires.

Cet te liite est apparentée d la liste du Rassemblement des gauches républicaines.

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