‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 178 sur 244 · SOMME · texte numérisé non relu

SOMME

Liste d'U.R.R. et antifasciste

Liste socialiste

Liste tPU.R.R. et antifasciste Liste d’union démocratique. , , Liste du R. P. F, . .

Liste socialiste

3VL Max Lejeune (S. F, R O,)

M. Louis Prot (G .)

M. Pierre Garet (R.I.)

M. André- Jean Godin {R. P* F.) M. René Lamps (G,)

M, Pierre Doutrellot (S. F J. G,)

Le Parti socialiste, parti des réalisations,

La République est menacée par les attaques convergentes des partis totalitaires I stalinien et néa-e'aul liste.

blique n’a rien fait pour les travailleurs et laisse la France dans les ruines et le dénuement. Ges Messieurs ont la mémoire courte* Ils oublient que rien n’était encore réalisé quand

le général de Gaulle a quitté le pouvoir en déclarant, à l’cbîimssemeiit général, que « le train était remis sur les rails », et quand les staliniens ont été résolument chassés du Gouvernement par Ramadier, qui a mis fin à leur double jeu.

Aujourd’hui, après cinq ans d’une législature dont chacun peut penser ce qu'il veut*

on s’aperçoit tout de même que ses réalisations sont importantes.

Bilan m là liGisUTUîrë.

La production en 1951 s’établit à 38 0/0 au-dessus de îa moyenne de 1938. Elle s^élcve même, dans certains cas, à un taux bien supérieur : 48 0/0 pour les produits chimiques, 54 0/0 polir l’acier, 71 0/0 pour l'automobile, 82 0/0 pour l’électricité, 114 0/0 pour le ciment, 140 0/0 pour le raffinage du pétrole.

Le nombre des chômeurs est très faible. On peut même dire que le plein emploi est réalisé, puisqu’on ne déplore que 55.000 chômeurs sur 13 millions de salariés.

Nos réservés d’or ont doublé depuis dix-huit mois et s’élèvent au chiffre inespéré de 1 078 tonnes.

Les anciens combattants, dont les pensions étaient, en 1946, en retard de 81 0/0, n’ont pas été oubliés. La masse des pensions, qui était de 57 milliards en 1949, atteindra 101 milliards h la fin deTannée, La pension d’un invalide a 100 0/0 est passée de 57.000 francs en

1947 à 240.000 francs on 195 1, et celle de ïa veuve de guerre de 12.000 francs à 65.000 fr (135.000 francs avec trois enfants). Enfin* en ce qui concerne le pécule des prisonniers de guerre, le principe en a été acquis sur la base de 400 francs par mois de captivité, un ordre de priorité* compris par la F, N. P, G., ayant assuré, en 1950 et 1951, son bénéfice immédiat aux ayants cause des prisonniers décédés.

La carte du combattant 1939-1945 a été créée et la date de forclusion a été reportée.

Pour les paysans, les réalisations sont nombreuses: développement des exportations agricoles, mise au point de la loi des baux et fermages, recherche des débouchés intérieurs pour les produits de la terre, renflouement de la Caisse de sécurité sociale agricole.

Ce sont la des faits qui parlent.

Et qui rendent un autre son que cette déclaration célèbre clu Kominform reprochant à Tito de n’avoir pas liquidé la petite exploitation individuelle paysanne qui, selon Lénine: € engendre constamment chaque jour, chaque heure, spontanément et à une grande échelle le capitalisme et la bourgeoisie e.

L’allocation aux vieux travailleurs a été relevée de 12 000 à 49.000 francs dans les villages et de 15.000 à 52,000 francs dans les villes.

Les salariés de province, dont certains gagnaient, en 1949, 45 0/0 de moins que ceux de Paris, ont vu cet écart réduit à 20 0/0 par Daniel Mayer, puis à 12,5 0/0 par le dernier Gouvernement.

Le pouvoir d'achat des travailleurs fut, un moment, revalorisé grâce à la baisse de 60/0sur les prix, obtenue pâr Léon Blum.

Aux divers rajustements de» salaires effectués depuis 1946 sont surtout venus s’ajouter des avantages appréciables dus aux allocations familiales et à l’extension de la Sécurité sociale,

EsLce suffisant ?

Certainement pas I

Mais cela vaut mieux que toutes les propositions fantaisistes des communiâtes dont le montant s'élèverait, si elles étalent acceptées, â 5 000 milliards, alors que nos recettes atteignent péniblement 2.648 milliards. Bien entendu, les moscout aires ne disent pas, et pour cause, où ils prendraient les 2,352 milliards manquants.

Et pilla, il n’a pas été possible de faire mieux pour deux raisons essentielles i

1° Parce qu'en face des menaces de Fim péri alisme bolchevique et des guerres que Staline provoque constamment dans le monde, la France est obligée de consacrer une bonne part de ses ressources en armements;

2° Parce que les socialistes participant en minorité à des Gouvernements de coalition n’ont jamais pu appliquer tout leur programme*

Le parti socialiste n'a pu appliquer ïûüt son programme.

D’où vient que le pays n’a pas bénéficié de tout le progrès social que l’application d’un programme socialiste a permis de réaliser ailleurs, en Grande-Bretagne et en Scandinavie, par exemple ?

C/esl que le parti socialiste n’a pu exercer seul le pouvoir que pendant une période très courte de six semaines. Tous les Français ont encore à la mémoire les réalisations opérées par le Gouvernement socialiste présidé par Léon Blum (décembre 1946-janvier 1947). Il n’est, dans ce pays, pas un homme de bonne foi qui ne soit convaincu que la politique pratiquée durant ces trois semaines était celle qu’il eût fallu poursuivre jusqu’à ce jour.

Mais les éléments non socialistes de la majorité en ont décidé autrement. Parce qu’il risquait de réussir, ce Gouvernement ira eu qu'une vie éphémère. Et, par la suite, lorsque Léon Blum s’est présenté à nouveau devant le Parlement avec un programme socialiste conforme à l’intérêt des travailleurs, l'investiture lui a été refusée. Tout récemment encore,

lorsque Guy Mollet, président du Conseil, s'est présenté à son tour en disant clairement son intention de prendre des mesures de justice sociale, H investiture lui a été refusée I

Lie PARTI SOCIALISTE EST UN PARTI CONSTRUCTIF.

Le parti socialiste n'a cessé, au cours de la législature qui s'achève, de lutter de toute sa foi, de toute son énergie, pour l'amélioration des conditions de vie dea Françaises et des Français.

lia d'abord assuré, avec Ramadier, Jules Moch et Max Lejeune, le renforcement de la sécurité française.

Dans notre département^ la vigilance des élus socialistes et faction de Max. Lejeune, Ministre depuis trois ans, ont plus particulièrement assuré à la Somme des crédits abondants pour la reconstruction, maintenu l'activité textile du jute et celle de la S.NX.A.N, h Méaulte,

Le parti socialiste a montré comment il savait construire. Ce n'est pas sa faute, mais celle de ses adversaires s'il a dû, pour un temps, interrompre sa mission de bâtisseur pour jouer le rôle de sauveteur devant les communistes qui voulaient et veulent encore faire sauter la République,

Sa mission de constructeur, le parti socialiste est prêt à la poursuivre. Il souhaite ardemment qu'une nouvelle majorité républicaine réalise les vœux légitimes du monde du travail :

— L'échelle mobile qui doit adapter les traitements, les salaires, les pensions des veuves de guerre et des mutilés aux variations des prix j

— L'extension de la Sécurité sociale aux artisans, travailleurs agricoles et indépendants

— Le véritable reclassement delà fonction publique^

— La justice fiscale par la répression impitoyable de la fraude ;

— L'achèvement de la mise au peint des nationalisations ;

— Le développement de la production et de la productivité et une redistribution du revenu national ainsi accru au profit des travailleurs, des retraités, des petits rentiers ;

— La laïcité de V école qui assure la paix des villages en évitant le réveil des vieilles querelles ;

™ La garantie à chaque famille d'un logement et h nos enfants d'écples modernes.

Le parti socialiste désire, par-dessus tout, la paix et il entend la maintenir, îa paix du courage, celle de l'indépendance et de la liberté, non la paix illusoire d^ns la capitulation, devant le fanatisme russo-asiatique, intolérable pour nos consciences de démocrates et de Français.

Nous demeurons fidèles h notre idéal de fraternité humaine, de générosité et de paix.

Vous voterez avec nous, le 17 juin, pour la lumière contre Y ombre, pour l'amour entre les hommes contre les violences stalinienne^ pour la liberté contre Moscou et ses procès, f

Vous voterez socialiste pour un avenir de confiance de sécurité et de paix.

Les candidats :

Max LEJEUNE, Pierre DOUTRELLOT, Camiiap GORET,

Hélice LffiUILLET, Marius GUILBERT, Ropfrt VERDEZ,

Apparentement avec la Liste présentée -par h Mouvement républicain populaire f R w h lie ai n $ dé m ocra le s , etla Liste d1 Union démocratique présentée par te B. G. R, et V Union des Paysans et des Républicains nationaux .

Notre liste "socialiste, f

Citoyennes, Citoyens,

Les élections législatives auront lieu le 17 juin.

Pourquoi votez-vous le 17 juin ?

Parce que l'importance des événements qui se succèdent et se succéderont h travers le monde, au cours de l’été, exige la présence au Parlement d’élus représentant l'opinion actuelle du pays.

Parce que le climat politique de la France a largement évolué et que certaines illusions de 1946 se sont dissipées devant l'attitude du Parti communiste, soumis aux ordres et au 1 contrôle de la Russie soviétique.

Ceux qui reprochent aux parlementaires leur départ anticipé n’auraient pas été moins sévères si les élections avaient été prévues pour octobre. « Les députés se cramponnent ?>, auraient-ils proclamé 1

! Comment votez -vous ?

Selon un mode électoral compliqué qui ne nous enchante pas, à beaucoup près, mais qui est préférable à celui de 1946.

Nous souhaitions ardemment le scrutin d’arrondissement à deux tours, le scrutin d’avant-guerre. Nous Pavons voté au Parlement, mais le Parti communiste et le M, R. P, s’y sont opposés. Cependant, chacun sait que 75 0/0 des Français désirent le retour au scrutin qui permet de choisir « son « député. Nous regrettons qu’on n’ait pas voulu tenir compte de la volonté populaire. /

Vous voterez pour une listé de 6 noms. Mais vous aurez le droit de remplacer un ou plusieurs de ces noms par d’autres candidats qui ont votre préférence. C’est ce quyon appelle le panachage. Il vous laisse une plus grande liberté dans le choix.

Cette disposition n’est pas la seule innovation. La nouvelle loi précise aussi que toute liste ou groupe de listes obtenant plus de la moitié des voix, dispose de la totalité des sièges. G’est en cela que le scrutin est majoritaire, parce qu’il assure le succès des candidats ayant obtenu la majorité des voix, sans qu’aucune voix ne soit transférée d un parti à un autre.

Le groupement des listes s’effectue sous le signe de l’apparentement, contrat provisoire passé entre les partis qui ne présentent pas le même programme, mais sont d’accord sur la forme républicaine de l’Etat et l’exercice du pouvoir.

/ Ainsi, dans le département de la Somme, la Liste socialiste, la Liste d’Uoion démocratique et la Liste d1 Action sociale sont apparentées. D’une liste à l’autre, les différences de programme sont sensibles, mais tous les candidats du Parti socialiste, de l’Union démocratique et de l’Action sociale ont une volonté commune qui est essentielle : maintenir à tout prix les institutions républicaines qui permettent d'ailleurs, dans le respect du pouvoir législatif, le renforcement de l’autorité gouvernementale. Ils veulent que demeure la démocratie « à la française », la seule que notre pays puisse admettre, alors que le pouvoir personnel et la dictature soviétique sont, pensons-nous, infiniment redoutables pour la France.

11 n’est pas inutile d’insister : les apparentés ne font sur les programmes qu’ils présentent aucune concession. Ils pensent différemment les problèmes économiques et sociaux, mais ils sont d’accord pour s’opposer à la conjonction communiste et R. P. F. qui menace la République ; ils sont d’accord pour éviter le choc de ces deux mouvements autoritaires, qui provoquerait la guerre civile, fatalement suivie de la guerre étrangère. S apparenter, c’est donc défendre la République et la Paix,^

/s'apparenter y c'est avoir une entrée commune dans la même immeuble, mais demeurer chacun propriétaire de son étage* en prenant garde que personne n’y mette la feu ! ^

Pour qui voterez-vous ?

Le Parti socialiste présente à, vos suffrages :

Doutrellot, député sortant, conseiller général, vieux militant du Santerre, qui a défendu k l’Assemblée, avec talent et mordant, l’école avec ses maîtres, ses étudiants et ses constructions de classes^ le monde paysan et les betteraviers de nos cantons, les sinistrés et tous les travailleurs,

Camille Goret, premier adjoint su maire d'Amiens, conseiller général, qui, depuis la Libération, aux côtés de Maurice Vast, applique à la reconstruction de noire capitale picarde, citée en exemple à la France, son esprit méthodique et son acharnement silencieux.

Hélène Lœuillet, directrice de coopérative agricole à Conte ville, qui, au conseil général, a protégé les humbles avec tant de cœur et que ses amis connaissent bien chez elle, maniant les sacs, faisant les écritures et s’interrompant pour donner les conseils demandés.

Marins Guilbert, maire d’une petite commune de i’Àmiénois, cultivateur exploitant, ancien combattant de Verdun, modèle de civisme rural.

Robert Verdez, conseiller général qui, de la grande corporation des cheminots a la qualité principale : l'abnégation, et que sa sensibilité foncière ramène sans cesse au combat pour les travailleurs.

Et moi -même qui peux affirmer avoir su prendre en toutes circonstances nies responsabilités personnelles, et avoir beaucoup travaillé pour ce département, pour toutes les villes et communes picardes, pour la cité que j’administre, pour ce pays à qui, depuis trois ans, je m’efforce de donner l’armure qui doit décourager l’agression et garantir la Paix.

Fiers de nos origines populaires, fiers de l’école qui nous a faits ce que nous sommes, fiers d’avoir traversé, le front haut, la tourmente, nous dirons ce qu’était la France en 1946, ce qu’elle est aujourd’hui ; nous marquerons les résultats, nous relèverons les déceptions, la vie est ainsi faite ! Mais ayant tracé le cadre de l’existence de demain, nous affirmerons que les travailleurs qui Font construit et l’achèveront, ont droit à davantage de sollicitude nationale.

Les vieux du Socialisme avaient tous cette ferveur pour Y homme dont ils ne voulaient pas douter ; ils avaient la fierté de leur pays de France et des exemples qu’il a donnés au monde; ils avaient surtout la religion du travail dans la paix.

Nous avons tous travaillé avec enthousiasme, nous nous battrons comme nous avons travaillé I

Nous vaincrons î

Max Lejeune,

Député sortant. — Maire d’Abbeville* Président du Conseil général.

Secrétaire d’Etat aux Forces Armées-Guerre.

Vu ;

Lès candidats :

Max LEJEUNE,

Secrétaire d'Etat aux Forces Armées-Guerre.

Président du Conseil général de la Somme. — Maire d* Abbeville. Cii c va lier de la Légion d’honneur.

Croix d? guerre, — Médaille de la Reconnaissance française. Député sortant.

Pierre DÜUTRELLOT,

Instituteur. — * Ancien combattant. — Conseiller général.

Membre de la Commission de l'Education nationale à l'Assemblée Nationale, * Député sortant.

Camille GORET,

Docteur en droit. — Avocat a la Cour ds Appel.

Conseiller général.

Adjoint au Maire d^Àmîcns.

Hhlèni^LŒUILLET,

Directrice do Coopérative agricole.

Conseiller général. — Conseiller municipal de Contcvîlle.

Chevalier du Mérite agricole.

Ma ni us GÜILBERT,

Cultivateur. — Ancien Combattant. — Maire de Méricourt-enVimeu. Chevalier delà Légion dlmueur, — Médaille militaire,

Croix de guerre. — Chevalier du Mérite social.

Robert VERREZ,

Cheminot syndiqué.

Conseiller général. — Conseiller municipal d'Ailïy-siir-Nnye, Officier d’académie.

Liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste

pour l'in dépend an ce nationale, le pain, la liberté et la paix.

Parti communiste français.

(Même texte que celui publié pour le département de l'Aube , p, OS.)

Louis PROT

Cheminot retraité. — Maire de Longueau. — Conseiller général de la Somme. Membre de la Comm ission de la reconstruction A l’Assemblée Nationale.

Membre déjà Commission 'départementale do reconstruction. — Député sortant.

René LAMPS,

Instituteur. — Lieutenant F. FJ., — Croix de guerre — Médaille de la Résistance, Membre de la Commission des finances à l'Assemblée Nationale. — Député sortant.

Lucette R O NARD,

Ménagère. — Mère de famille. — Membre du bureau fédéral du Parti communiste français. Conseiller municipal de Longueau,

Pierre MARCASSIN,

Petit exploitant agricole à Monsboubert. — Membre du Comité fédéral du Parti communiste français,

Augustin DÜJAfitMN,

J Cheminot retraité. “ Mutilé de guerre 1914-1918.

Dirigeant des syndicats G,G*ï. illégaux sous l'occupation allemande*

Conseiller municipal d’Amiens, — Ancien Conseiller de la République.

Vive la République !

Vive la France !

Vive la Paix !

Vu :

Le, s candidats*

Liste tFUnion démocratique

Présentée par

Àe Rassemblement des gauches républicaines et F Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux.

Chers Concitoyennes et Concitoyens,

Vous tiendrez entré vos mains le ¥1 juin les destinées de la République et.de la France indissolublement liées dans nos cœurs comme dans nos esprits.

Vous avez un choix à faire entre différentes listes dont les programmes officiels ou cachés vous sont connus et en réalisant les conséquences de votre vote, compte tenu de la loi électorale qui s’impose' à nous.

Certains vous proposent l'augmentation considérable de toutes les dépenses à la charge de l’Etat en même temps d'ailleurs qu’une diminution importante de tous les impôts, voire leur suppression* Comment réaliser ce miracle? En réduisant les crédits de la Défense nationale (ce qui ne serait d'ailleurs pas suffisant?) Sans doute, si les communistes n’avaient pas attaqué Flndochine, puis la Corée, si la Russie soviétique ne faisait pas peser sur le monde la menace de son armée gigantesque, des dépenses pourraient être évitées pour la défense nationale. Mais ce sont justement les communistes qui proposent cette solution qui aurait pour conséquence nécessaire d’ouvrir la porte â l’invasion de la France,

Personne ne parle plus de lutte de classe, de dictature du prolétariat, de l'émancipation de Fhomme par l’homme, de la suppression de la propriété et de l’héritage, de la socialisation des moyens de production. Il n’y aurait donc plus de collectivistes en France! Ou leurs tenants se rendent-ils compte de F échec qu’ils enregistreraient s’ils allaient à la bataille électorale drapeau largement déployé comme jadis.

D’autres rappellent l’esprit systématique d'opposition qu’ils ont manifesté lors de la précédente législature. Ils font penser à ceux que nous connaissons bien dans nos villages comme dans nos villes, qui ne cessent de critiquer les autres en les regardant travailler et refusent même de donner un coup de main à l’occasion dans une situation difficile*

Qu’avons-nous fait, nous? Le R.G,R., les indépendants, paysans et républicains nationaux représentaient une centaine de sièges à l’Assemblée Nationale sur plus de 620* Nous étions trop peu nombreux pour faire prévaloir notre politique. Certains d’entre nous ont estimé qu’il était préférable d’agir au mieux des intérêts du pays pour éviter le pire et pour essayer ; avec les moyens du bord d’empêcher d’abord le navire de sombrer. Malgré

toutes les difficultés de la tâche et l'obligation de composer sans cesse avec ceux qui nous étaient supérieurs en nombre, un résultat avait été obtenu : la France avait tout de même atteint un niveau de production largement supérieur à celui d’avant guerre, modernisé son équipement, poursuivi la reconstruction* Sans les événements de Corée et la tension internationale due à l'attitude de la Russie et génératrice de hausse généralisée, situation eût été sur le point d'être rétablie. Sans doute il reste beaucoup à faire, de réformes à entreprendre, notamment la réforme fiscale, de gaspillage à supprimer, d'économies à réaliser, de misères à soulager. Ce sera l'œuvre de demain si vous nous accordez assez de suffrages pour que nous ayons un nombre important de députés appartenant à nos partis et à nos groupements et que nous puissions gouverner.

Nous avons toujours été hostiles au régime des partis politiques, conséquence inévitable de la loi électorale de 194^/Jamais la discipline de vote ira été imposée dans nos partis et groupements. Chaque élu a toujours voté d’après sa conscience. Pour combattre ce régime que nous avons toujours déploré, nous n'avons pas cru devoir former un parti aussi monolithique que ceux condamnés. Au contraire, nous avons maintenu l'indépendance de nos élus et c’est nous qui avons donné l'exemple, dans notre département, dans un esprit de concorde et d'estime réciproque, sans abdication de noire personnalité respective, du grand rassemblement des hommes de bonne volonté souhaité par tous et nécessaire dans la conjoncture présente*

Les plus avancés du R, G. R. aux républicains nationaux les plus modérés, abandonnant tout esprit partisan, nous avons réalisé l'union indispensable pour le redressement du pays et l’amélioration du sort de tous les Français.

^/Nous ne reviendrons pas sur les explications fournies dans notre première circulaire sur la loi électorale et l'apparentement. Nous n'avions aucune initiative à prendre à legard de ceitx qui avaient pris et plusieurs fois renouvelé publiquement une position hostile à tout apparentement, quelles que puissent être les conséquences qu'une semblable décision pouvait entraîner et notamment la réélection des députés communistes. La liste R.-P+F* a d’ailleurs été déposée à la Préfecture quarante-huit heures avant toutes les autres listes sans qu'elle ait à aucun moment manifesté l'intention de ne pas appliquer dans notre département l'attitude intransigeante que le R.P.F. avait proclamée*

li s'agit de savoir si dimanche soir il y aura encore deux députés communistes et le député R. P* F, sortant ou si les députés communistes seront éliminés grâce à la majorité absolue obtenue par les listes apparentées et remplacés par plusieurs des nôtres.y^

Diminuer considérablement la représentation communiste au Parlement c'est enlever des positions stratégiques importantes pour le Parti communiste, lui interdire le sabotage du travail parlementaire, permettre à une majorité axée sur le R, G. R*, les indépendants, paysans et républicains nationaux, de se dégager et de poursuivre une politique économique et sociale hardie dont le résultat sera de détourner du Parti communiste les électeurs actuellement trompés.

Gela nous paraît en tout cas infiniment plus favorable pour la paix intérieure, la paix extérieure et la vie économique du pays qu'une Assemblée Nationale comprenant un bloc communiste puissant élu, grâce à ceux-là même qui prétendent le combattre*

Ëiectrices, Ëlecieurâ,

N'oubliez pas que vos intérêts sont solidaires et que dans üne économie moderne, tout se tient, toutes les catégories de citoyens sont tributaires les unes des autres*

Employés, ouvriers, salariés,

Si vous voulez une amélioration de votre existence : 1° par l’augmentation réelle de vos Salaires due à la restitution à votre profit exclusif des charges sociales afferentes à votre travail pour la partie dépassant les quarante heures ; 2° par T augmenta lion du pouvoir d'achat de votre salaire découlant d'une baisse des prix.

Artisans, commerçants, industriels, professions libérales,

Si vous voulez une véritable réforme fiscale avec une diminution et une meilleure répartition des charges.

Paysans,

Si vous voulez une politique d'expansion agricole, d'équipement rural, de larges débouchés extérieurs et la garantie de votre prix de revient.

Anciens combattants, mutilés, prisonniers de guerre, fonctionnaires, sinistrés.

Si vous voulez la revalorisation de votre créance sur la nation, le respect des engagements pris envers vous pour vous assurer des conditions de dignité et d'indépendance, l'accélération de la réparation des dommages de guerre de toutes natures*.*

Vieilles et vieux de France, épargnants,

Si vous voulez la sauvegarde de ce qui vous reste d’épargne et une aide plus substantielle de l’Etat pour terminer dignement votre vie..*

11 faut voter pour la seule politique possible susceptible de donner satisfaction à vos revendications légitimes :

— * la politique de paix et de liberté, d’économie et de remise en ordre, de production et de productivité, que nous entendons soutenir au Parlement.

Pour la défense de cette politique, nous présentons à vos suffrages des candidats que vous connaissez bien, et qui, par leur activité réelle, vous ont donné à maintes reprises la preuve de leur compétence et de leur dévouement.

PlERRE GARET

Avocat à la Cour d'appel d’Amiens, — Député sortait.

Membre éminent de la Commission de la législation civile, il s'est vu confier de nombreux et importants rapports. Vice-président de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre, il n'a cessé de défendre avec efficacité tous les sinistrés et plus particulièrement ceux de notre département. 11 suffit d'autre part de se reporter au Journal officiel qui énumère les interventions à la tribune de chaque député pour avoir une idée exacte de son activité et faire une comparaison largement flatteuse à son avantage.

Mme Marcelle DELÀRIE

Premier vice-président du Conseil général. — Sénateur de la Somme.

Aussitôt qu'elle fut brillamment élue au Conseil général, ses collègues lui confièrent la vice-présidence de l'assemblée départementale en hommage à ses qualités exceptionnelles. Elue au Conseil de Ici République^ qui ne dispose pas encore d'un véritable pouvoir législatif, ,relle a accepté d'être candidate à l'Assemblée Nationale. Son éloquence naturelle, son admirable intelligence, son énergie feront d’elle un député de classe.

Tout le monde connaît son dévouement inlassable et les services qu'elle se fait un plaisir de rendre à tous ceuXj si nombreux, qui viennent solliciter ses conseils ou son appui*

Agriculteur. — Président de F Union départementales des coopératives de b3é*

Conseiller général d'Àcheux-en-Àmiénoîa,

C'est un vrai père de famille nombreuse. Cultivateur, vivant au milieu d'eux, il connaît toutes leurs difficultés et leurs besoins. Son activité professionnelle est connue de tous ceux qui vivent de Ja terre.

Les paysans auront un des leurs à F Assemblée Nationale s'il n'y a pas de députés communistes réélus.

Je ak DOUBLET

Agent d’aBsumncea. — Conseiller généra) de Montdijicr,

Jeune, actif, dynamique, bien connu dans la région de Mpntdidier pour son activité et son affabilité. Si les électeurs votent en masse pour la liste d'Union démocratique pour chasser les communistes il a de grandes chances de représenter demain A l'Assemblée Nationale cette région du San terre si importante pour notre économie nationale.

Gaston BOUCOURT

Agriculteur, — Président cantonal de la Fédération des exploitants agricoles.

Vice-président de Ja Chambre d'agriculture.

Un homme de la terre? agriculteur dont toute la région de Pérenne, de Roisel et des cantons limitrophes connaît Factivité, le labeur et la réussite dans les diverses entreprises qu'il a menées à bien.

Feknano BEA UR AIN

Professeur de collège honoraire. — Premier adjoint au maire d'Abbeville,

D une courtoisie parfaite, esprit tolérant, il a enseigné à de nombreuses générations de collégiens qui ont conservé pour leur maître toute leur estime et toute leur reconnaissance. Excellent administrateur, il a donné Ja mesure de son intelligence et de son esprit d'initiative.

’ Electrices, électeurs, attention à Ja loi électorale.

Ne panachez pas, vous risquez de faire perdre un siège a votre liste,

N oubliez pas que toute voix R. P, F. est nécessairement une voix communiste.

S abstenir, c'est également voter communiste.

\ otez en masse pour la liste d'union démocratique pour que le calcul de la plus forte moyenne à 1 intérieur des listes apparentées lui donne le plus grand nombre de sièges possibles.

LË liste d'Unîoü démocratique eat présentée par ; le Rassemblement des gauches républicaines Comprenant notamment :

M. Gilbert Jules, conseiller général, sénateur de la Somme,

M, Edmond Carillon, conseiller général do Molliens-Vidaine M, Albert Lefebvre, conseiller général d'Halfencourt M. Kléber Mo pty/ maire et conseiller général de Dnuîïens,

M. Henry Potez, maire et conseiller général d'Albert.

M, Pierre Vasseur, maire et conseiller général d'Üiaemont,

M. Eugène Dôucet, concilier général de Rosières*

M* le DE Eugène Leclerq, conseiller général de Fitqiûgny*

M* Paul Lejeune, conseiller général de Rûiseî.

M* Roger Mariât, conseiller général iîe Combles.

M, Georges Rohart, conseiller général d'ÏIorrioy,

M. Richard Vilbert, conseiller général de Viïlers- Bocage*

M, lo Dr Daniel Bomet, maire de Pérenne*

VUnion des indépendants, des paysans et des républicains nationaux

Comprenant notamment :

M* Orner Capeïîe, sénateur de la Somme.

M* Adolphe Pointier, président donneur de rA*G*P.B. et de la Fédération départementale des exploitants agricoles.

M- René Delepierre, maire et conseiller général de Saint-Valéry,

M, Gérard Dumont* conseiller général de Rue*

Mme Veuve Louis Daudré, de Pérenne*

M. Aimé Duflos, secrétaire de la Fédération départementale des exploitants agricoles*

M. Rcrnird Cumin al} directeur du Crédit immobilier* conseiller municipal d'Amiens*

Cette liste est apparentée avec la liste du Parti socialiste S*F*J.O. et ta liste du Aftfî,P* et des républicains démocrates.

/Ciste du Rassemblement du peuple français.

Elèctricés, électeurs,

La France, pour maintenir la paix, conserver ses territoires d1 outre-mer et sauvegarder son indépendance, doit mettre fin à la mainmise des factions sur la nation,

La majorité qui s’en va a démontré la malfaisance du régime des partis* Ils ont transformé cri vices profonds les imperfections de la Troisième République*

Socialistes, radicaux, MLR. P. et indépendants gouvernementaux, associés pendant cinq ans dans neuf Gouvernements, nous ont menés à la ruine, à la misère*

L’inflation, le désordre, la gabegie de l’Etat, d’une part, et de l’autre la veulerie du pouvoir en face des agissements communistes, créent la méfiance des épargnants. Ils sont la cause d’une montée constante des prix, c’est-à-dire d’une diminution incessante des moyens d’achat des salariés, des pensionnés, des classes moyennes. Ils créent en série des économiquement faibles*

En cinq ans, seize vagues fiscales ont déferlé sur la France, Chaque année, le budget a exigé plusieurs centaines de milliards d’impôts supplémentaires. Il en avait absorbé en 1946 moins de 720 milliards ; il en absorbera en 1951 près de 2*500,

Ces impôts régulièrement approuvés par le M*R,P. et les socialistes, dont MM, Max Lejeune et Doutrellot, presque toujours approuvés par une catégorie d’indépendants résolument fidèles aux Gouvernements quels qu’ils soient, dont M., Garet, ont durement frappé toutes les classes sociales* Souvenez-vous des prélèvements exceptionnels, du « cinquième quart », de l’emprunt forcé* des deux dévaluations, du blocage des billets de 5*000 francs et autres stratagèmes fiscaux contre lesquels, seul, parmi les parlementaires nationaux du département, André-Jean Godin s’est prononcé*

Eh bien, les sacrifices qui vous ont été imposés ainsi n’ont servi à rien !

De 1946 à 1951, le franc, par rapport au dollar, a perdu les deux tiers de sa valeur.

Le stock d’or est tombé de 1.500 à 464 tonnes*

La circulation des billets s’est élevée de 509 milliards à 1 .630 milliards. Le déficit du budget a bondi de 322 milliards en 1946 à plus de 500 milliards en 1950:

Par l'inflation et l'impôt, la troisième force a été k l'origine de la vie chère et des bas salaires*

Les entreprises nationalisées, reluges, trop souvent, de soi-disant fonctionnaires qui sont en réalité des embusqués des partis au pouvoir, coûtent chaque année, en raison de leur mauvaise gestion, des centaines de milliards à la nation*

La Sécurité sociale est un véritable Etat dans l'Etat* Fdle est dotée d’un budget de 1*000 milliards, mais elle est loin de rendre aux salariés ce qu’elle leur prend*

Sur le plan de la paix intérieure, l’inventaire de la législature n’est pas moins angoissant que sur ie plan financier* Des agitateurs, a la solde d'une puissance étrangère, bafouent l’Elat, Librement, iis appellent les soldats à l'insubordination, conseillent aux ouvriers le sabotage et exhortent la naiiotf tout entière à la révolte.

Cependant, les gouvernementaux M * R. * P « , S* F, 1*0*, et soi-disant indépendants — s'apparentent aujourd’hui grâce à un mode de scrutin frauduleux qu'ont voté MM, Lejeune, Caret et Doutreïlot et qu'a refusé d'admettre À*- J* Godin. Ils prennent pour prétexte un désir soudain de résister ensemble au danger communiste qu’ils découvrent enfin.

Ils ne parviendront pas à vous faire oublier que depuis cinq ans ils se sont trouvés d’accord pour laisser tomber toutes les armes légales dont ils disposaient contre ceux qui menacent la sécurité extérieure ou intérieure de l'Etat,

La force des communistes n est faite que de leur impuissance* v

/ En s'apparentant aujourd’hui, les partis dont nous dénonçons depuis si longtemps la carence, se proposent en réalité de combattre le grand mouvement national d'union sacrée que veut être le R. P* F* Ils savent que celui-ci les menace dans leur profession de politiciens* S'ils avaient sincèrement voulu agir contre le communisme, ils le pouvaient* Le Code pénal leur en donnait îe droit et le moyen î Mais ils essayent de nous faire croire que le problème se réglera sur le plan électoral alors que ce n'est pas k l'Assemblée que la présence des communistes est le plus nuisible, mais dans nos administrations, notre police, notre armée, nos usines d'armement, dont nul n'a entrepris de les déloger./'

En vain, le général de Gaulle a-t-il demandé aux différents Gouvernements de se montrer fermes à Fégard des ennemis de la patrie, comme l'eût fait jadis Clemenceau* Nul n’a voulu l'entendre* C'est pourtant en appliquant avec énergie la loi républicaine que nous viendrons à bout de la cinquième colonne soviétique*

Au surplus, l’intervention du communisme n’est plus nécessaire pour que l'étatisme s’implante dans notre pays : les collectivistes du M*R*P„ et de la S*F *1*0* , renforcée par la caution bourgeoise des radicaux triforcîstes, ont mis nos libertés et nos chances de prospérité en péril de mort. Si l’on n7y prend garde, il n'y aura plus en France, d'ici quinze ans, de patrimoines particuliers*

Les Français auront été transformés en un peuple d'ouvriers et d'employés asservis à la tyranie’d'un patron unique et omnipotent : l'Etat. Celui-ci, dès maintenant, gère plus de la moitié des revenus privés et son champ d'action s'accroît chaque année.

Cependant, l'expérience socialiste qui, de la sorte, se poursuit depuis cinq ans avec la complicité de tous les partis de la coali tidn gouvernementale, n'a pas cessé d’appauvrir la nation. Elle livre notre domaine d'outre-mer à toutes les entreprises séparatistes* Elle réduit les chances du pays*

Le bilan du système se résume en une brève formule: En France, pas de Gouvernement* Dans le monde, pas de France*

En face de ce régime, nous avons pris parti et nous sommes les seuls à aller à la bataille avec notre titre et sous notre' drapeau. Nous ne nous camou fierons pas, comme les autres qui ont mauvaise conscience, en ayant recours à des étiquettes inventées pour les besoins de la cause*

L'Etat, selon nous, doit cesser do déborder le cadre de ses attributions normales* C’est à cette condition seulement qu’il pourra réaliser des économies. S'il y consent, celles-ci pourront être massives* Elles rendront possible l'abaissement des tarifs d'une fiscalité trop

lourde, la suppression de certains impôts qui freinent le travail et pénalisent la réussite, comme celui qui frappe les successions eu ligne directe ou la taxe progressive.

Il est urgent, également, d'obliger celles des sociétés nationalisées qui gèrent des services publics à équilibrer leur budget, urgent de rendre les autres au secteur privé,

L’Etat ne doit pas concurrencer la libre entreprise*

Il faut se résoudre à réformer la Sécurité sociale, ce que la majorité avait promis d’entreprendre, ce qu’elle s’est avérée incapable de réaliser.

Il importe, par ailleurs, de réhabiliter la notion de propriété. Ce n’est point par Fasservissement de l’homme à l’Etat collectiviste, mais bien par la création de formes nouvelles de propriété qu’il faudra assurer les progrès nécessaires à cet égard.

Sur le plan économique, il conviendra de mettre fin à la disparité injuste qui existe entre les prix agricoles et les prix industriels* cela dans l’intérêt commun de l’industrie et de Fagriculture, étroitement solidaires dans notre pays.

Il faut enfin rendre à la France des lois honnêtes, simples* stables.

Les na Lions économiquement aisées et socialement unies se relèvent promptement. Sachons le vouloir et pour peu que Puni vers traverse une période de paix, notre patrie retrouvera sa force, la République, sa probité, et les Français, rassemblés autour de leur libérateur, ce qu’ils n’ont plus connu depuis 1914 : la douceur de vivre*

André- Je ak GODIN,

Député sortant. — Ancien préfet

Président de Fin ter-groupe du Rassemblement du peuple français à l'Assemblée nationale Président du front unique des contribuables. — Compagnon de la Libération Officier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre (I citations)

L’un des chefs, au Parlement, de l'opposition nationale.

Colonel Jacques- de GUILLEDGN,

Propriétaire exploitant à Essertaux (Sommé). — Ancien chef d'état-major du général Leclerc

Compagnon de la Libération

Commandeur de la Légion d’honneur, — Croix de guerre (10 citations)

Entré le premier aux côtés de Leclerc à Koufra, Alençon, Paris, Strasbourg et Rerehtesgaden Campagnes de Koufra, du Fezzau, de Tripolitaine, de Tunisie, de France, d’Allemagne, d'Autriche, d'Indochine

Ancien élève de l'Ecole polytechnique,

Ernest HERMAN,

Avoué près le tribunal civil d’Abbeville. 1 — Conseiller général delà Somme Conseiller municipal d’Abbeville Officier de réserve, — Ancien prisonnier de guerre 1039-1946.

Max MODESTE,

Cultivateur. —.Conseiller général de la Somme Président de la. 3e Commission & chemins et communications » et toutes questions agricoles^

concernant le département

Maire de Plachy-Ruyon, — Croix de guerre. — Chevalier du mérite agricole.

Gabriel FOURNIER,

Ouvrier caoutchouter à la Société Dunlop, rue de la République à Amiens

Croix de guerre 1 9 1 i-t 91 8

Délégué à Faction ouvrière au Rassemblement du peuple français pour le département de la Somme,

Pierre PRUVOT,

Avocat à la Cour d’appel d’Amiens. — Mobilisé au 6B bataillon de chasseurs alpins Délégué a la propagande pour le Rassemblement du peuple français pour le département de la Somme,

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