LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DU PAYS
L'Algérie, pays pauvre, doit faire face au problème formidable que représente son accroissement démographique. Les premiers essais d industrialisation ont été décevants* L'agriculture demeure la principale, sinon Tunique ressource de Y Algérie. Une politique de maintien à la terre y est indispensable car, dans le bled, tout colon est investi d une mission nationale. Qu'il abandonne sa terre et c'est un morceau de France qui risque de disparaître. Six ans durant, de T aveu même des dirigeants de la C.G.A., Quilici a soutenu les grands intérêts de l'agriculture oranienne. Ce sont les promesses ministerielles qu il arracha au cours de deux débats, qui permirent le rétablissement de la parité des prix du blé entre la métropole et Y Algérie.
Colons d'Oranîe, qui voulez un légitime ajustement des prix de vos produits aux prix industriels, céréalicul leurs dont on connaît les difficultés sur les Hauts-Plateaux,
Votez pour celui qui fut six ans votre Onique défenseur : quilici. votez saurin qu
est DES VOTRES 1
L'Agriculture, cependant, n'est pas toute l'économie algérienne* Les activités commerciales; industrielles les plus diverses se déploient dans nos trois départements. De budget en budget, Quilici a fait rétablir, quand c'était nécessaire, les subventions de la métropole à TécQ°nomie algérienne (subventions aux mines de Kenadza, aux importations de chat bon, etc.).
Fonctionnaires , ouvriers, vous n'êtes pas abandonnes I
Nous voulons sortir la classe ouvrière de la course infernale des salaires et des prix où l'entraîne une inflation constante dont les origines ‘remontent trop souvent aux erreurs et aux imprudences de la Libération*
Fils de modestes fonctionnaires, Quilici n'a rien oublié de ses origines. Nul mieux que lui ne comprend, pour les avoir vécues, les préoccupations des classes moyennes et du prolétariat À en juger par son courrier, il est devenu Félu des retraités, anciens combattants et anciens fonctionnaires. Il n’est pas de détresse individuelle ou collective qu’il ne s'efforce de soulager. C'est ainsi que tout dernièrement il obtenait une amélioration substantielle de la retraite des anciens travailleurs des T. 0., T, 0* H., T* R, G. F. A.
La recherche, par la voie des apparentements, de la majorité absolue qui permet seule d'écarter les communistes, l'exclusive contre Je R» P. F., prononcée par le parti socialiste, priveront, sans doute, ce parti de son siège* Que ceux qui ont soutenu et soutiennent encore ce parti ne se croient pas à l’abandon. Quilici est à leur disposition dans le respect mutuel des opinions de tous.
Contre les dictatures locale et nationale.
Nous voulions l'union. M. Fouques-Duparc en réclamait l’initiative. Il n'a même pas pris contact avec Quilici ou Jeanmoi. Il n'a pas consulté les maires dont pourtant il se faisait gloire d'être Je président,
Quilici avait consenti toutes les concessions dordre personnel. Il posait seulement deux conditions politiques : 1° l’étiquette R, P, F, n'apparaîtrait pas dans le titre de la liste d'union ; 2° aucun engagement politique ne serait exfgé des co listiers de M. Fouques- D u parc*
Celui-ci s1 est constamment dérobé. En fait, il n'a jamais voulu de P union. Il en a fait l’aveu public dans le discours par lequel il saluait de Gaulle, place de PHôleLde-Ville : « Il ne nous était tout de même pas possible, disait- il, de nous présenter devant les électeurs oraniens en prenant à notre compte avec « les sortants » les résultats d’une législature* * , »
M. Fouques-Duparc a seulement oublié que lorsqu'il s’agit de M. Quilici, le. 4 sortant » fut résolument dans l’opposition. Et, s’il s’agit des radicaux, on peut mal contester que, vaille que vaille, leur effort fut de remettre un peu d’ordre dans un désordre dû souvent aux initiatives du Gouvernement de Gaulle,
Non, il s'agissait, pour le sénateur-maire de faire de l’union de tous, la chose d'un seul, le Tl. P. F. MM, EnjelberL et Viniger, par exemple, ont dû solliciter leur inscription au R, P. F, M. le sénateur- maire* qui se posait en arbitre, n’était qu’un partisan qui, par surcroît, prétendait distribuer les sièges à sa guise*
Ür, seul, le suffrage universel est juge et souverain. Il se prononcera contre celte tentative de « mise au pas », conLre les dictatures locale et nationale.
Le problème est posé. Ce département doit dire par son vote s'il est ou non R. P. F T s’il veut au pouvoir le général de Gaulle* dont personne n'a oublié certaines ordonnances.
Electeurs ruraux, vous êtes libres \ *
MM. Enjalbert et Viniger, devenus € compagnons du général par leur entrée au R, P. F., ne peuvent figurer dans la liste R* P. F. qu'à titre personnel. En effet, avant son départ pour Paris, le 21 mai dernier, M. Sicard a laissé une note d’instructions politiques à son bureau fédéral. Le président de la Fédération des syndicats agricoles d'Algérie y expliquaït que la G. G. A avait souhaité la constitution d’une liste unique d'union dans laquelle figureraient deux professionnels de l'agriculture. Dans ce cas, les candidats recevraient l'investiture de la C* G, À qui engageait au profit de eelLe liste toute son autorité.
Mais il constatait, dès ce jour-là. que cette liste d’union n avait pu être réalisée*
Dans le cas donc de listes multiples, si des agriculteurs figuraient dans d'autres listes, 3 a C. G* A* n accorderait à aucun des candidats son investiture, à quelque Iis Le qu'ils appartiennent et quelque poste qu’ils puissent occuper à la Fédération. Quant aux adhérents des syndicats agricoles, ils seraient laissés libres de suivre leurs préférences personnelles et leurs sentiments politiques.
Dans notre lisLe, Mme Paul Saurin, Henri Sanchez, Lucien Sallelîes représentant l’agriculture.
En conséquence de cette note du président de la Fédération, MM. Enjnlberl et Viniger n’ont pas plus qu’eux l’investiture de la C. G. A. et les électeurs ruraux ont leur entière liberté de vote.
C'est si vrai que plusieurs dirigeants de la C. G. A. sont à nos côtés et nous appuient sans réserves*
Oranais, Oranaises,
L’union, c’est nous qui l’avons faite : indépendants, paysans sans grades, radicaux et nationaux. Nous sommes la liste des forces profondes de ce pays, de la modération, du travail sans ostentation, mais efficace, de la sagesse.
Il n est pas question de livrer notre ville et notre département à une cabale, notre pays à F aventure,
Oranais et Oranaises, debout ! II est temps de se battre pour la liberté, pour la survivance de notre communauté européenne, pour F Algérie française, pour la République !
F- QUIL1CI, IL JEANMOT, G.-Paul SAÜRIN, H. SANCHEZ, L. SALLELLES*
Le 1 ; juin, votez liste entière, le panachage n’aurait d’autre effet, d’après la îoi électorale, que de réduire le nombre des voix obtenues par la liste.
1 Le 17 juin, votez Quilici, Jeanmot, Saurim
^ Lisïe Uindr*
Electriees et électeurs,
La liste U.NA.R* que nous présentons à vos suffrages n’est pas l’expression d’un parti*
L unité nationale et des indépendants républicains est un mouvement profond exprimant la résolution de nombreux Français qui veulent en finir avec le régime désastreux imposé depuis la Libération.
Ce régime est bâti sur un mensonge : celui que le maréchal Pétain et ceux qui l’ont ■ suivi ont trahi et que le général de Gaulle et M, Thorez furent seuls des patriotes*
Ce mensonge a permis à ces u patriotes a de faire main basse sur toutes les places, de vider les caisses, d'étouffer les scandales, de s’emparer de la presse et de déshonorer le pays. Pour que la honte fût complète on a jeté en prison le maréchal Pétain qui, en ce mois de juin 1951, dans sa 96e année, agonise, dans une cellule humide, sur un ilôt battu par les tempêtes*
Ce mensonge a coupé la France en deux et elle meurt sous nos yeux de cette cassure.
Tous les discours des politiciens, toutes les formules que Ton vante, tous les slogans nscs que 1 on fait resservir ne doivent pas faire oublier celte évidence : ou bien nous referons l’unité française ou bien la France disparaîtra.
Cette évidence commence à s’imposer. Eperdus de crainte devant l'indignation des Français, les politiciens issus de la pseudo résistance gaulliste, cherchent^ aujourd’hui, à
rejeter leur passé. Les bourreaux du Maréchal distribuent les pardons a lenvi et M. de Gaulle, responsable au premier chef de la situation actuelle de la 1* rance, ose par ei e libérer le Grand Soldat qu’il a fait condamner à une mort lente.
Mais l'unité française sera refaite, non par un geste de pitié, mais par un geste de justice : la révision du procès du Maréchal Pétain eLsa réhabilitation, la révision des procès de ceux qui ont été condamnés pour lui avoir obéi et leur réhabilitation, la réparation c u préjudice moral et matériel causé à tous les Français condamnés injustement par les tnbunaux d'exception.
C’est là l'article premier et fondamental de notre programme que nous exposerons au cours de la campagne électorale et que nous résumons simplement ici en quelques lignes.
Sur le plan politique : réforme' de la Constitution et de .la loi électorale, révision de certaines nationalisations, liberté effective de l’enseignement par l’octroi de subventions équitables, maintien absoln de la souveraineté française dans les territoires d outre-mer politique d'indépendance et de sécurité qui redonne à notre pays la place qui lui revient
dans le concert des grandes nations. ■
Sur le plan social et économique : soutien des droits matériels et moraux de la famille et de ceux qui ont souffert dans leur chair pour la défense du pays, politique réaliste u logement, refonte de la sécurité sociale qui doit apporter une véritable sécurité matérielle au lieu de constituer un foyer de gaspillage et de gabegie, défense de 1 éminente dignité ai travail et des travailleurs par une collaboration des classes à base d équité et dé venta e fraternité nationale, développement de la production par la garantie du droit de propriété par Stricte application du juste prix de revient, par l'exploitation organisée des P1G ult,s excédentaires, par l’harmonie des prix industriels et agricoles.
Sur le plan financier : des économies massives dans 1 Etat, pi us d impôts nouveaux, plus d'expédients financiers, stabilité monétaire, réforme fiscale simplifiant et réparlissant plus justement les impôts, aménagement d'une saine politique de crédit.
Electrices et électeurs, . .
Ce programme exprime les conditions de la véritable renaissance française à laque e i faut; enfin, que les Français travaillent de tout leur cœur.
Votez IUO.R. !
f.es Candidats :
Roger de SA IV RE Ancien chef de cabinet du Maréchal Pétain.
Charles Pi N ELU
Agriculteur j inspecteur honoraire principal des chemins de fer.
Jules DA RE R Conseiller de 1* Union française.
Gaston VIDAL Avocat.
Frédéric IMBER1 Commerçant.
Parti s,oçialiste S.F.I.G. — Liste Rabier Maurice.
PROGRAMME GÉNÉRAL I — Accroissement et organisation de la production.
i . — Le logement.
Une grande partie du peuple est encore mal logée, ce qui maintient la classe ouvrière dans une situation d’insalubrité et d’inconfort. La construction de logements pour tous en cinq ans, l’abaissement du coût de la construction, tel doit être le programme de la prochaine législature.