COTES-DU-NORD
M. René Pleven (U.D.S.R,).
M. Henri Bouret (M.R.P,).
M. Antoine Mazier (S . F. I, O . ) ,
M. Pierre Bourdeilès (R.-S. ).
M. Yves Le Cozannet {R, I.).
Mlle Marie-Madeleine Dienesch (M.R.P.).
M. Alexandre Thomas (S . F. 1 . 0 . }.
Ciste de Concentration républicaine et d’action économique et sociale.
présentée par l'Union des indépendants , des paysans et des républicains nationaux , l*U.D*SwR.t le Parti républicain radical et radical- socialiste et le R. G. B.
Electeurs, Electrices,
Les élections du 17 juin seront bonnes pour la France et pour la paix si elles aboutissent à un double résultat :
1° Moins d’éîus et de voix au Parti communiste ;
2° Election d’une majorité unie et cohérente, en dehors des extrémistes.
Notre département permettra de réaliser le premier de ces résultats, si notre liste (ou le groupe de listes qui ont accepté de s’apparenter) obtient 50 0/0 des voix, car alors nous aurons tous les sièges.
Tous les anti-communistes, tous les démocrates doivent comprendre que ce résultat dépend de leur vote :
N'oubliez pas que : si le travail a été si difficile dans l'Assemblée sortante, c’est que le Parti communiste y était le plus nombreux avec ses 182 députés.
Liste de Concentration républicaine et {faction économique et sociale . . .
Liste d' Action familiale et sociale présentée par le M , H , P,
Liste socialiste S, F, Ï O,' .
Liste de Concentration républicaine et d'action économique et sociale . . . .
Liste d 'Action familiale et sociale présentée par le M . R . P . . .
Liste socialiste S , F . I . O . . * ,
Quant à la majorité que nous voudrions voir s© constituer, et qui existe déjà au Sénat, c’est une majorité du centre, profondément acquise au progrès social, fondée essentiellement sur les formations (Indépendants — Paysans — R . G . R . ) unies dans notre liste, et qui, présentant dans de bonnes positions des listes décomposition analogue dans toute la France, sont d’accord sur le programme suivant :
I ■ — Défensb i>e la paix et de l’indépendance française.
Tous les autres problèmes sont mineurs par rapport à celui de la paix et de la sécurité.
Pour obtenir l’une et Vautre, la France ne doit pas être isolée ou seule à être armée comme en 1914 et en 1939. Ses alliés doivent, comme le Gouvernement Pleven l’a obtenu, fournir dès le temps de paix sur le continent européen, une partie des forces nécessaires à la sécurité commune.
Les charges d’armement doivent être réparties équitablement entre les nations associées, dont les précautions doivent rester toujours strictement défensives. Notre effort militaire et celui de nos alliés n a qu’un but : décourager tout agresseur éventuel,
— Simultanément, organiser et fédérer l’Europe, saisir toute occasion de détente internationale eu Europe comme en Asie, instituer un contrôle général des armements, renforcer Vautorité matérielle et morale de l’organisation des Nations Unies.
II* * — Action économique.
Le redressement économique français ne peut être nié par personne.
Il faut poursuivre sans relâche l’équipement électrique, continuer à moderniser nos moyens de production, notre flotte de commerce et de pêche, augmenter la productivité de Vagriculture, développer les pays d’outre-mcr de l’Union française, qui nous approvisionnent en matières premières, achètent nos produits fabriqués*
D’autre part, d'immenses besoins existent de logis clairs et sains pour les familles et les jeunes des campagnes et des villes*
L’augmentation continuelle de la production peut seule permettre la solution de ces problèmes, en même temps que le soutien de notre effort de défense nationale.
Elle exige dans un pays comme la France ;
1° Une agriculture dynamique fortement aidée au regard de l’électrification, des chemins, de l’habitat, de l’eau et de l’accession è la propriété, bien organisée pour tirer le meilleur parti de ses produits, assurée par une politique de traités internationaux, de débouchés extérieurs stables, et jouissant, pour les produits essentiels, de la garantie de justes prix. C’est le Gouvernement Pleven qui a proposé le pool agricole européen ;
2° Une puissante marine marchande qui nous libère des frets étrangers, assure l’emploi de nos inscrits, offre un débouché aux jeunes sortis des écoles maritimes. L’action de René Pleven dans ce domaine est bien connue des marins (rétablissement du Ministère de la Marine marchande, nouveau régime et revalorisation des pensions des marins, écoles d’apprentissage dans les Côtes-du-Nord, aide à la construction navale, etc*) ;
3° Un plein emploi des petites et moyennes entreprises de toutes catégories.
Ces entreprises souffrent actuellement de trésorerie insuffisante, d’un manque d’appui technique, de charges mal réparties.
Il faut démocratiser le crédit, c’est-à-dire réserver des facilités accrues aux petites et moyennes entreprises, aux banques populaires, ail crédit agricole* Nous rappelons les initiatives prises à cet égard par René Pleven à l’Assemblée (augmentations des sommes mises à la disposition du crédit populaire et du crédit agricole).
Il faut organiser, comme cela existe dans d’autres pays., l’assistance technique aux artisans et aux petites entreprises industrielles et commerciales*
4° L’effort sur les prix*
L’agression communiste en Corée est seule responsable de la hausse mondiale des prix de presque tous les produits. Elle a ébranlé la stabilité qui s'affirmait chez nous après un long effort
Seule la discipline internationale, proposée en août dernier par le Gouvernement Pleven aux autres grands pays, assurera la baisse des principales matières premières, comme on vient de la réaliser sur certaines d’entre elles.
Nous nous emploierons de toutes nos forces à l'élargir. A l’intérieur, nous approuverons une loi sur le contrôle des ententes industrielles afin d'éviter toute hausse artificielle de prix;
5° Un système fiscal réformé.
Le nombre, la complexité des taxes facilitent îa fraude, permettent des concurrences déloyales, imposent des contrôles tracassiers* II faut simplifier, remplacer, autant que faire se peut, les taxes en cascade par des taxes uniques sur les produits, différencier les sociétés de famille à responsabilité limitée ou à capital modeste, des sociétés de capitaux, éviter que des taux excessifs ne découragent l’initiative, ou, lors des successions, ne détruisent les patrimoines familiaux.
Il faut Légalité de tous devant fimpôt. Les mêmes taxes doivent frapper les mêmes produits, quelle que soit la formé des entreprises qui en font le négoce;
6° La chasse aux gaspillages et la simplification de l’administration, condition des éco* nomies nouvelles.
Nous rappelons à cet égard f effort accompli par R, Pleven pour nettoyer diverses entreprises nationalisées comme la S .N. E. G . M . À. , pour la suppression de 150.000 emplois inutiles. Nous nous opposerons à toute nationalisation nouvelle, ainsi qu’à toute violation du principe de la non-rétroactivité des lois ou règlements.
Nous demanderons un contrôle accru et une simplification de la Sécurité sociale pour aboutir à une gestion plus économique et plus soucieuse des intérêts des assurés*
II h — Action sociale.
Il n’v a pas de paix sociale sans justice sociale.
1° Le progrès social est lié lui aussi, au développement de la production, A raccroissement du revenu national doit correspondre, par une juste répartition du revenu, un meilleur niveau de vie des travailleurs. Les salariés doivent bénéficier de l'augmentation de la productivité du travail, y être intéressés;
2o Les travailleurs indépendants, artisans et commerçants, les cultivateurs, les professions libérales, ont droit aux mêmes allocations familiales et autres prestations sociales que les salariés* Les inégalités actuelles doivent être corrigées par paliers, au fur et à mesure que pourront être dégagées les ressources nécessaires. Un effort maximum doit être fait pour les habitations et notamment pour le logement des familles nombreuses et les jeunes ménages (habitations à loyer modéré, prime à la construction, aide aux sociétés de crédit immobilier). Nous rappelons l’admirable travail du Ministre LLD.S.R* de la Reconstruction, Claudius Petit ;
3° Les serviteurs civils et militaires de la nation, en activité ou en retraite, ont droit aussi à la justice.
Les initiatives prises par René Pleven pendant la législature en faveur des victimes de la guerre, des veuves, des pensionnés qui lui doivent « le rapport constant » de la première revalorisation de la carte du combattant, parlent par elles-mêmes, ainsi que les mesures prises pour les cadres de carrière*
Nous nous préoccupons particulièrement des combattants d’Indochine, de leurs familles, des anciens prisonniers* Nous veillerons à une plus large répartition des emplois réservés. Nous n’oublierons jamais ni les difficultés de la vie des ce vieilles » et des a vieux », ni les aspirations de la jeunesse.