‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 52 sur 244 · U Œ U VRE D ' ÉQUIPEMENT · texte numérisé non relu

U Œ U VRE D ' ÉQUIPEMENT

En I960, les travaux d’équipement rural ont atteint un volume de 50 milliards, ce qui représente, en valeur or, six fois le montant des travaux exécutés en 1938. L'effort d’électrification représentait 6,500 kilomètres de lignes en 1938 ; il fut de 8.700 kilomètres en 1947 et 1948j do 10,700 kilomètres en 1949, de 14.700 kilomètres en 1950.

Le redressement monétaire,

La preuve du redressement monétaire nous est fournie par révolution de la valeur du franc par rapport à l'or, le louis qui cotait 7.000 francs au début de 3946 et qui vaut 4.300 francs aujourd'hui était descendu à moins de 3.000 francs en juin 1950, sous le Gouvernement de G. Bidault. A la veille de l'invasion de la Corée, tous les observateurs de bonne foi parlaient du franc comme d'une monnaie forte, et si, malheureusement, la tension internationale a provoqué sur les marchés mondiaux la montée verticale de certaines

matières premières (28 0/0 pour le coton, 155 0/0 pour le caoutchouc), du moins les efforts mis en œuvre par nos amis Louvel, au Ministère de l’Industrie, et Buron, à 1 Economie nationale, ont permis de freiner au maximum, sur le marché intérieur, les répercussions inévitables des hausses des prix mondiaux.

Le progrès social et la paix. %

Nous avons recherché le redressement économique, tout en restant fidèles a une politique de progrès social : c’est l’institution du salaire minimum interprofessionnel garanti, le développement de la sécurité sociale, le retour aux conventions collectives, 1 essor des prestations familiales, c’est, dans tous les domaines, la liberté des transactions retrouvée.

Sur le plan de la politique internationale, grâce à deux hommes du M. R. P. * G. Ridault, R. Schuman, notre pays a repris, dans le concert des nations, une place de premier plan. La paix a été préservée malgré la menace soviétique ; un barrage solide est en train de se construire entre les nations libres, par le pacte de 1 Atlantique. Dans le môme temps nous avons multiplié les efforts pour bâtir une Europe libre, unie et fraternelle dont l’Assemblée de Strasbourg constitue la première pierre. Partout dans le monde, les positions françaises ont été sauvegardées, et nous n’avons pas reculé devant les sacrifices qu exige le maintien de la présence française en Indochine et dans l’ensemble de 1 Union française.

Une telle politique impliquait pour la nation des efforts considérables, mais nous savions le prix de la liberté, de l’indépendance et de la grandeur : à une politique de facilité nous avons préféré le chemin du courage.

Pour une République nouvelle.

Nous ne prétendons pas être satisfaits. Construire une République pure et fraternelle est une œuvre de longue haleine. La tâche est à peine commencée. Si les élections nous le permettent, nous continuerons de travailler pour la République et le progrès social. Le succès des extrêmes signifierait la guerre civile, prélude de la guerre étrangère. L ordre, c’est la République. Mais il faut sans cesse améliorer le régime parce qu’il ne doit pas condüire à l’immobilisme, au manque d’autorité, à la discontinuité du pouvoir.

Pour restaurer l’autorité de l’Etat nous vouions opérer une réforme profonde du travail parlementaire, reviser les méthodes administratives et mettre un terme au règne du papier et de la bureaucratie.

Nous voulons que l’Assemblée nouvelle procède sans délai à la réforme d’une fiscalité qui constitue actuellement un frein au développement de l’économie, et une pénalisation pour les contribuables honnêtes.

Nous voulons que le Parlement légifère moins et contrôle davantage l’emploi des fonds publies.

Pour la justice scolaire.

Nous voulons vaincre le sectarisme périmé qui se manifeste encore dans notre pays sur le problème de l’école.

Nous voulons que soit réalisée la justice scolaire, complément indispensable de la justice sociale, pour un statut équitable de l’enseignement, assurant, dans le respect de la liberté, l’égalité effective des familles pour l'éducation de leurs enfants.

Pour le progrès.

Nous voulons poursuivre une politique de progrès économique et social, en faisant participer davantage les travailleurs aux responsabilités et aux bénéfices de la production.

Nous voulons accroître l’efFort de modernisation et d’équipement de notre agriculture, de notre industrie et de nos ports, et rechercher les débouchés extérieurs indispensables pour l’écoulement de notre production.

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