‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 80 sur 244 · REMERCIEMENTS ET APPEL · texte numérisé non relu

REMERCIEMENTS ET APPEL

Eleclrices, Electeurs,

A 1 heure où j abandonne volontairement mon mandat parlementaire pour me consacrer exclusivement — et plus intensément encore — - à mes fonctions de maire de la ville de Vienne et de président du conseil général de l’Isère, je me dois de vous adresser — des remerciements et un appel*

Remerciements pour la confiance que vous m’avez manifestée et renouvelée sans interruption depuis ma première élection. Je me suis efforcé de remplir mon mandat au mieux des intérêts généraux de notre pays, cherchant toujours à concilier la justice sociale, le progrès, la liberté et l’ordre républicain.

Je quitte le Parlement la tête haute, lier d’une œuvre que rien n’entache.

Un appel que je veux pressant et chaleureux en faveur de ceux à qui le Parti socialiste a confié le soin de me succéder et de prolonger mon action.

Trois d'entre eux : Jean Landru, Paul Marünais, Marcel Goquand, sont des élus qui

ont collaboré — et collaborent encore à mes côtés au conseil général. Ils ont fait, dans leurs cantons respectifs, la preuve do leur dynamisme, de leurs qualités et jouissent de la confiance totale de leurs électeurs.

Marcel Jean et Victor Goudard sont des administrateurs communaux remarquables, dont l’activité s'exerce depuis de longues années, pour le plus grand profit de leurs com-

Mme Roavelj militante active du Parti socialiste, syndicaliste et pacifiste de la première heure, était la plus qualifiée des nôtres pour exprimer les sentiments ces électrices.

On me permettra enfin, parce que « tête de liste » et supportant de ce fait l'essentiel dos responsabilités du Parti socialiste, d’attirer particulièrement l’attention de mes concitoyens sur mon camarade :

Alix BERTHET.

Il a depuis longtemps toute ma cdnfiance et celle de nos militants. Les motifs en sont, multiples et justifiés par les faits.

Il a montré sa clairvoyance ;

— En juin 1940, lorsqu’il prenait nettement position contre le Gouvernement de y j v »

En octobre 1944, lorsqu’il dénonçait déjà, le premier sans doute dans ce département, l’équivoque du Front national, la malfaisance du Parti communiste.

Il a mp iitré son courage :

— Dans le combat clandestin de la Résistance où il entrait dès 1 origine ;

— En se dressant sans crainte, dès 1945, contre la dictature du Parti communiste, en lui Ôtant le monopole de 5a presse par la création de ce grand journal qu’est Le Dauphine libère et aussi quelque mois après, par cet hebdomadire de combat républicain qu es JJ Espoir socialiste.

L’hostilité que lui témoignent les « totalitaires » n'est-elle pas le meilleur hommage a

l’efficacité do son action î .

Depuis vingt-deux ans il est resté, sans défaillance, sans réserve, fidèle à son par 1, a son idéal et s’est efforcé, sans répit, de propager son programme d’émancipation sociale.

Courage, clairvoyance, fidélité, n’est-ce pas, mes chers Concitoyens, les principales qualités que l’on doit demander aux parlementaires, qualités qui sont pour vous au delà des promesses démagogiques de certains, le sûr garant de 1 avenir l

C’est pourquoi je vous demande instamment de voter et de faire voter pour la liste tou.

entière, que vous présente le Parti socialiste.

Vous entendrez mon appel.

Lucien Hussel,

Maire dô Vienne, président du conseil général.

Questeur. • — Député sortant.

Je m'associe sans réserve à l’appel que vous adresse Lucien Hussel et demande aux éleclrices et électeurs conscients des périls que court la République de voter et de faire voter pour la Liste socialiste (S. F. I. O.)*

Alfred Pag et,

Maire, conseiller général de Pont-de^Beauvoïsin. Sénateur de lîïère*

Un io n rèpuh llcà in e contre les è n nè ni is de là République *

y Placés dans le cadre d’une loi électorale qu’il nJa pas voulue (le Parti socialiste par deux fois, k l’Assemblée Nationale, a voLé pour le scrutin d’arrondissement) il est cependant de notre devoir, et de rintérêt national d'utiliser au mieux le mode de scrutin avec lequel se dérouleront les élections du 17 juirt.^/

Le Parti socialiste présente aux électrices et aux électeurs ses candidats, son programme, sa doctrine*

Mais au-dessus de cette compétition légitime et loyale, il y a la République, l'avenir de notre pays.

•'Ê’est pourquoi *le Parti socialiste dénonce avec vigueur ie double danger que constituent

le R. P, F. ;

le Parti communiste^/

et invite ses électeurs à s’unir pour les écarter du pouvoir.

Le régime démocratique > nos libertés et la paix sont, en définitive, l’enjeu de la consultation électorale.

y^îos apparentements avec des groupements dont nous séparent, certes, des divergences de pensée et de programme mais auxquels no ils unit là même conception de la démocratie {pluralité des partis, liberté de la presse, respect de l'adversaire et de ses conceptions, tolérance, etc.) sont des réflexes de défense républicaine, des impératifs que commande la situation actuelle, lourde de iriehacësj

Quand l'incendie s’allume, on fait la chaîne sans se soucier des dissemblances de ceux qui participent à l'effort collectif pour le salut commun. Nous la faisons avec tous ceux qui ont la même conscience du danger et la même volonté de lui opposer un barrage solide.

Mais nous n'avons pas pu accepter de nous apparenter avec un parti politique qui rassemble sous une étiquette imprécise des hommes ayant, dans un passé récent, milité au sein d'organisations factieuses ou apporté leur collaboration active au gouvernement de Vichy,

Nous n'avons pas pu accepter de nous apparenter avec un parti politique qui mène contre le régime (que nous voulons améliorer et dont nous voulons supprimer les abus), une campagne dont le caractère excessif, outrancier et démagogique rappelle les campagnes du boulangisme.

Nous n’avons pu enfin nous apparenter — contre le double péril communiste et gaulliste — avec un groupement qui a proposé la même alliance au R. P. FS

La défense de la République ne saurait etre 1 oeuvre commune que des 1 blicnins . . *

Ce serait faire une politique de gribouille que de s'associer, pour qette tâche si noble, à ceux dont ta propagande et l'action rejoignent la propagande et l’action des pires adver-“ saires de la démocratie.

La défense de îa République nécessite un Parti socialiste fort et cohérent, susceptible de promouvoir la démocratie sociale en luttant efficacement pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs, contre l'égoïsme sordide d'un certain patronat qui est, en fait, le fourrier du bolchevisme* . .

C'est pourquoi nous demandons aux électrices et électeurs dauphinois conscients des dangers du totalitarisme de voter socialiste et de s’unir pour la défense de nos institutions, le maintien de nos libertés traditionnelles, de la paix*

Qu’on veuille bien y réfléchir.

que des vrais répu-

Si, par malheur, les deux formations totalitaires que nous dénonçons constituaient demain au Parlement, sans avoir la majorité, les groupes les plus importants ; si, forts du verdict populaire, ils pouvaient prolonger dans le paya leurs campagnes destructives, c'en serait fait de notre sécurité intérieure, ce serait la guerre civile avec son cortège de violence et d'horreurs.

Les Dauphinois de le voudront pas.

Ils s’uniront contre ce danger.

Ils voteront pour ceux qui veulent F éviter.

Ils voteront pour la Liste socialiste.

Les candidats :

Aux BERTHET,

Administrateur du Dauphiné libéré. — Secrétaire fédéral du Parti socialiste.

Médaille de la Résistance,

Jean LANDRU,

Instituteur, — Conseiller général du canton de Vif,

Jean MARCEL,

Négociant en vins. — Adjoint au maire de Vienne,

Paul MâRTINAIS,

Cultivateur, — Conseiller général de Vinay.

Marcel COQUAND,

Ouvrier métallurgiste, — Conseiller général d'Àllevard.

Mme Lucie ROUVEL,

Employée des postes,

Victor GO U DARD,

Négociant en bestiaux, — Maire de Beanrepaîre,

Parti républicain, radical et radical-socialiste.

Eiectrices et électeurs de ITsère,

Notre première circulaire, par un rappel du passé, a situé les responsabilités et a soumis des faits indiscutables à votre jugement.

Aujourd’hui^ nous ^ous présentons nos candidats, notre programme, notre position devant les tâches de demain.

Nos candidats, vous les connaissez : cela nous permettra d’être brefs,

CARAVEL Joseph

Député sortant, maire de Morette et conseiller général, ancien président de la G.G,À,T dont la loyauté, la pondération et le bons sens ont conquis l'estime de tous, même de ses adversaires.

DUFEU Baptiste

Croix de guerre 1914-1918, maire de Péage-de^RoussiîIon, conseiller généra] qui, aux dernières élections cantonales, a eu la plus belle élection du département et dont l'autorité est considérable dans l’arrondissement de Vienne,

FERRE RE Charles

Chevalier de la Légion d’honneur, avocat à la Cour d'appel, maire de Moyarey, Ton des maîtres les plus hautement appréciés du barreau grenoblois, et dont chacun connaît l'ame ardente et généreuse,

ABEL Joseph

Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 19144918, maire de Saint-Savin, ancien conseiller général, l'une des personnalités les plus respectées de la région de Bourgoin,

PISSETTY Charles

Croix de guerre 1914-1918, maire de Cheylas, syndic-directeur du syndicat supérieur de la rive gauche de l'Isère, dont l 'activité et le dévouement lui ont acquis toutes les^ sympathies dans la vallée du Grésivaudan,

CHASTAGNIER Henri

Employé à Vienne, parfait militant qui apporte à ses amis un concours jamais lassé, à son parti un dévouement sans défaillance.

BORIE Lucien

Publiciste à Grenoble, secrétaire général du Comité républicain du commerce, de l'industrie et de l’agriculture, un jeune qui met au service de tous, son ardeur et sa foi.

Tels sont les hommes que nous présentons à vos suffrages.

Quant à notre programme, nous vous déclarons d'abord ceci :

Rien ne oeut être solidement et honnêtement construit dans le domaine social, économique et financier, sans une monnaie stable, c'est-à-dire sans un équilibre réel et général des recettes et des charges publiques.

Voter des dépenses sans recettes ou économies qui les couvrent, c'est tromper les bénéficiaires par de prétendues largesses qui ne sont finalement que du vent. C'est tirer un chèque sans provision : entre particuliers cela s'appelle une escroquerie, un abus de confiance.

La fiscalité est trop lourde et injustement assise : elle doit être entièrement revisée selon une conception moderne susceptible d'encourager l'effort agricole et industriel et commercial et non de le pénaliser. IL faut faire table rase de principes périmés et viser au rendement et à V efficacité.

L'Etat doit restreindre ses tâches et, dans une fonction publique correctement traitée, les assumer avec autorité, nettoyer le secteur nationalisé, la sécurité sociale et les contraindre à s*équihbrer.

Voilà ce que, depuis des années, nous ne cessons de proclamer comme étant les conditions préalables et nécessaires pour assurer une gestion saine des affaires publiques et permettre, grâce à des finances enfin en ordre, de promouvoir une véritable politique de l’habitat, de l’équipement rural, de l'accroissement de 3a production, de défense delà petite et moyenne entreprise, de l’artisanat — cette parure incomparable du travail français — de

Fépargne, de soutien décent de la famillej des mutiles et de ceux qu on appelle les économiquement faibles.

Hors de cela il n'y a que mensonge et misère.

Le Parti radical salue, avec affection et respect, nos troupes qui combattent en Indochine, pour la liberté humaine.

Il mettra tout en œuvre, avec tous les Français dignes de ce nom, pour que soit évité un nouveau cataclysme mondial. Mais, devant la menace soviétique, la paix n a des chances d’être sauvegardée que si les peuples libres sont forts.

La faihlesse des armes est une prime à la guerre.

Mais il faut qu’on sache que le soviétisme porte, devant la conscience universelle, la responsabilité d'un réarmement dont il comptait que le poids financier écraserait les paya libres. Grâce à l’aide militaire de l’Amérique qui déjà se chiffre, en bloc, pour la France a quelque 700 milliards, ce calcul sera déjoué,

La tâche essentielle, la tâche colossale de demain, cest, rapidement, d unir i Europe

pour sauver la paix.

El ec tri ces, électeurs,

Vous aller voter demain, scion une loi' que déjà, dans votre immense majorité, vous

avez condamnée. ^

/Seul, le scrutin d’arrondissement que les radicaux ont soutenu jusqu’à l’extrême limite

du possible, correspondait à votre volonté. ^

Si nous sommes assez nombreux, nous 1 imposerons à 1 Assemblé nouvelle, comme aussi le retour au Sénat de ses prérogatives essentielles, par une réforme profonde de hOltc Constitution,

/ Avec la loi actuelle, votre vote n’est pas libre. Cette loi, vous et nous, nous devons la subir, dans des conséquences qui vous heurtent autant que nous-mêmes, mais qui sont implacables et que voici :

Seule, la majorité absolue des suffrages obtenus par 1 ensemble des listes apparentées, assure F échec total des communistes.

Donc, voter pour une liste isolée, quelle que soit son étiquette, c est voter directement ou indirectement, pour les communistes, c’est-à-dire pour l'invasion et la guerre.

Ainsi, tout vote, pour une liste isolée, est un vote meurtrier pour la France ; meurtrier pour la paix.

G’est parce que nous l’avons compris, parce que nous mettons la France au-dessus de tout, que, surmontant nos préférences doctrinales, nous sommes allés vers le plus large apparentement^/^

Faites," si cela est nécessaire, un même effort sur vous-même, Faites un vote efficace pour la sauvegarde du pays, pour la sauvegarde de la paix î

Et maintenant, regardez-nous avec notre vrai visage, à travers nos hommes, nos parlementaires que vous connaissez et que vous estimez.

Venez à nous par sympathie ou par raison î

Ardemment républicains, épris de la liberté sous Foutes ses formes, nous adressons un appel sans exclusive et sans réticence, à tous, aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour que, dans un effort commun, dans Fapaisement et la réconeilation de tous les Français, nous assurions ensemble le salut de la patrie, de la République, c’est-à-dire de la liberté et de la paix !

LE PARTI REPUBLICAIN RADICAL ET RADICAL SOCIALISTE DEC l/lSEBE,

Vil:

Mes chers concitoyens,

Si vous pensez que mon action peut servir notre département, souteoez-la en votant pour nos candidats, J'ai besoin de leur aide- De tout cœur, je yous en remercie.

Jean Berthoin,

Sénateur de U Isère,

La liste du parti radical et radical- socialiste esi apparentée aux S. F.L O., M.ILP*

y^fuiste d'Union des indépendants* des paysans* des républicains nationaux et du groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables*

Le ParLi socialiste n'a pas voulu s'apparenter avec nous, pour faire front contre les partis extrêmes.

Pourquoi cette exclusive ? puisque nous sommes Français, républicains et anti-communistes*

Le syndicat des sortants s'est constitué (Socialistes — Radicaux — M,R,P* — U*D*S.R. de Gondette), et il fait aux électeurs ie chantage aux voix perdues, comme le M , R , P . en 1946.

La loi électorale est ainsi faite que, par cet apparentement, celui qui votera M*R*P. risque de faire élire un socialiste ou un radical et inversement*/*

En votant pour la liste Paquet, votre voix ne sera pas perdue et sera utile.

Noos nous engageons sur l'honneur à défendre le programme suivant :

Nous voulons

Sur

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