‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 85 sur 244 · LOIR-ET-CHER · texte numérisé non relu

LOIR-ET-CHER

Liste cEUrrion des Indépendants, des Paysans et des Républicains nationaux

Liste du Parti socialiste S. F* I* O. ,

Liste d’Union des Républicains démocrates et du M. R, P . * .

Liste d’Union des Indépendants, des Peysans et des Républicains nationaux .

M. Robert Bruyneel (G. R. A* P, S.), M, Kléber Loustau (S, F. L 0*).

M* André Burlot (M. R. P,),

M, Georges Litalien (G* R. A. P, S,)*

/Liste d’Union des Indépendants, des Paysans et des Républicains nationaux*

Electric es, Electeurs,

L’Union des Indépendants, des Paysans et des Républicains nationaux, qui a remporté de nombreux et éclatants succès dans notre département à toutes les élections, présente à vos libres suffrages des républicains sincères et épris de progrès, dont vous connaissez le passé irréprochable, garant de l'avenir*

Robert BRUYNEEL

Docteur en Droit, député sortant Ancien Sous-Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil Membre de la Commission do la Défense nationale.

Domicilié à Faverolles, Robert Bruyneel est père de famille nombreuse* Ancien combattant de la guerre 1939-1940, blessé et prisonnier de guerre, il est chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire et titulaire de la Croix de guerre avec palme et étoile de vermeil.

Ancien membre de l’Assemblée Consultative provisoire, il a été élu député le 21 octobre 1945 et réélu les 2 juin et 10 novembre 1946.

Votre confiance et vos suffrages Vont placé à la tête de la représentation parlementaire du département*

Georges LITALTEN

Directeur-gérant de la Société David et Gendre à Blois.

Ancien combattant des deux guerres, ancien prisonnier de guerre.

Officier de la Légion d’honneur à titre militaire, Croix de guerre 1914-1918 et 1939-194o Membre de la Chambre de Commerce de Blois Président du syndicat des Transporteurs de Loir-et-Cher Président de l’Union régionale des transports de l’Orléanais Président de la Fédération nationalo des Transports routiers Membre du Conseil supérieur de9 Transports Membre du Conseil permanent de la Défense nationale pour l’organisation des transports.

George* Litalien est l’homme qui, sur le plan national, a livré avec une volonté farouche depuis 1949 la bataille des taxes et celle des carburants dont était menacée la circulation routière.

André BRASSEUR

Père de famille nombreuse. — Ingénieur des Arts et Manufactures Ancien ingénieur d’exploitation de l’U. N.E, C. à Romorantin.

Il a fait toute la guerre 1939-1940. Il a été blessé et cité à l’Ordre de l’Armée au cours de la campagne des Flandres. Magnifique résistant de la première heure, il a commandé pendant la Libération la zone sud de notre département. Il est chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre avec deux palmes et de la King s Medal for Courage. Candidat aux élections du 21 octobre 1945, du 2 juin 1946 et du 10 novembre 1946, il a pris une part active aux deux campagnes du referendum constitutionnel.

André PEIGNÉ

Père de famille nombreuse. — Cultivateur.

Il a fait la guerre de 1939-1940 en qualité de sous-officier de cavalerie dans un groupe do reconnaissance. Ancien prisonnier de guerre, il a été élu maire de Tourailles, puis Conseiller général du canton de Selommes. Il est un des meilleurs et des plus ardents défenseurs de la profession agricole.

Ces hommes sont notoirement connus. Ils forment une équipe unie, solide, dévouée au bien public. Vous ne pouvez ignorer leur activité inlassable, les services qu’ils ont rendus, leur courage indiscutable, leur ferveur patriotique, , leurs convictions républicaines et leur

attachement profond à notre beau département.

Alors que la paix est en grave péril, que la République est également menacee, que vos

intérêts les plus respectables sont compromis,

Faites leur confiance.

Au'moment où 450 députés élus en 1946, sous le signe du Tripartisme (Communistes, Socialistes, M. R. P.), déposent un bilan de carence et qu’une énergique politique de Salut public s'impose immédiatement,

Vous devez logiquement élire des hommes dont les capacités, l’intégrité et la loyauté sont au-dessus de tous soupçons.

Faites-leur largement confiance !

La Fédération départementale de h Union des Indépendants, Paysans

BT RÉPUBLICAINS NATIONAUX.

Notre action à V Assemblée National e,

Robert Bruyneel occupe au Parlement et dans le département une situation indiscutée. Il jouit de la confiance de la majorité des maires et les résultats électoraux obtenus grâce à sa ténacité et à' son dynamisme, ont dépassé les espérances de ses plus fervents partisans. D’une infatigable activité, les services qu’il a rendus ne se comptent plus. Aucune cause ne Fa laissé indifférent, plus particulièrement celle des humbles et des déshérités.

Il a été 1 un des plus ardents défenseurs des droits du suffrage universel et a lutté sans répit contre la coalition communiste-M. R. P. pour obtenir une véritable réforme électorale majoritaire et, plus particulièrement, le rétablissement du scrutin d’arrondissement.

Forcé d accepter le scrutin à un tour avec apparentement pour éviter la désastreuse représentation proportionnelle, il a réalisé un très large apparentement en vue de barrer la route au Communisme, /

Il n’a jamais cessé de combattre vigoureusement le Communisme dont il est l’ennemi public n° 1, en Loir-et-Cher.

On connaît ses nombreuses et importantes interventions dans tous les domaines à la tribune de I Assemblée Nationale et qu’il n’est pas possible même d’énumérer dans celte simple eirculaire. Il est, en outre, l’auteur de plusieurs propositions de loi et de résolution qui ont abouti à des résultats tangibles. Il a fait voter, notamment, le 9 juillet 1948, une loi prorogeant les délais de souscription à l'emprunt libératoire du prélèvement exceptionnel. 11 a déposé, le 15 juillet 1950 une proposition qui a abouti au rétablissement de l’allocation de salaire unique aux membres salariés de la famille de l’exploitant agricole, a préconisé dès 19*/ le retour à la liberté totale du marché des vins et des alcools et, en 1948, la modification de l’article 48 du Code du Vin. Il est Fauteur d’une importante proposition de résolution tendant à remédier à la mévente actuelle du vin et qui a abouti, dernièrement, aux premières mesures destinées à résorber les excédents et à stabiliser les cours.

R. Bruyneel a toujours pris des attitudes courageuses et défendu énergiquement les intérêts qui lui ont été confiés. Il a combattu sans répitle dirigisme, les nationalisations, les exces de la fiscalité, le cinquième quart de l’impôt de solidarité, le prélèvement exceptionnel le retrait des billets de 5.000 francs et le gaspillage des deniers publics.

Lorsqu après l’exclusion des Communistes de la majorité, la gravité de la situation de tairesoreno a obligé M. Queuille à constituer, le 13 septembre 1948, un Gouvernement d Union nationale allant du P. R. L. aux socialistes, R. Bruyneel n’a pas hésité à prendre ses responsabilités. Il fut pendant 14 mois Sous-Secrétaire d’Etat à la Vice-Présidence, puis a la Présidence du Conseil*

Grâce a l’action des modérés et à l’abandon d’une politique dirigiste qui avait suffisamment engendré de tristes résultats, le premier Gouvernement Queuille, le plus long également, est le seul qui ait réussi à juguler la hausse, à stabiliser les prix et à équilibrer le budget. Depuis la Libération, une quinzaine de gouvernements se sont succédé. Tous avaient promis la stabilité du franc et des prix. Un seul a tenu parole, celui auquel a appartenu Robert Bruyneel. En un an, l’or a baissé de plus de 30 0/0 et les prix de détail de septemre iJvâ à septembre 1949 sont restés inchangés, tandis qu’ih avaient connu one hausse de 42,4 0/0 en 1948, de 56,5 0/0 en 1947 et 74,70 0/0 en 1946.

Mais l’impatience et la démagogie des socialistes ayant malheureusement remis cette sage politique en question, entraînèrent la chute du Gouvernement Queuille et le retour à une politique de facilité dont on connaît aujourd’hui les conséquences. On constate ainsi que Robert Bruyneel n’a pas été un opposant stérile et systématique et qu’il s’est toujours re use a faire la politique du pire. On s’aperçoit ainsi que chaque fois que les principes sOj. es qu i a, a\ec ses amis, inébranlablement défendus, ont été appliqués, une amélioration sensible de la situation intérieure de la France a été obtenue.

Des que la menace d’agression de l’impérialisme soviétique s’est précisée, Robert ruyneel a fait partie de l’importante Commission de la Défense nationale où il a travaillé

sans relâche au redressement militaire de notre pays, seule garantie sérieuse de la paix, de la liberté et de Indépendance françaises.

Inlassablement, Robert Bruyneel et ses amis ont réclamé la révision de la Constitution, préconisé une amnistie politique raisonnable et la suppression des juridictions d exception, recherché une plus grande justice sociale, protégé la Famille et les économiquement faibles, défendu le commerce libre, les victimes de la guerre et les sinistrés. Ils ont été à la pointe du combat pour la réorganisation de la Défense nationale, pour une politique extérieure prévoyante, contre les dangers qui menacent l’Union française et contre les menées de

Moscou.

Rarement la conjoncture politique a été aussi favorable aux idées saines et aux grands principes que représentent

les Indépendants, Paysans et Républicains nationaux

car on sait qu'ils ont vu clair et juste, quils ont dénoncé toutes les erreurs et empeché les pires catastrophes.

Avec leur solide bon sens, les électeurs de Loir-et-Cher chasseront ceux qui les ont trompés et pressurés. Ils n’admettront pas que la République soit plus longtemps menacée ni par le Communisme ni par le Césarisme.

Ennemis des extrêmes, ils lutteront contre ceux qui reçoivent leurs mots d’ordre de l’étranger et préparent les voies d’une nouvelle occupation. Ils n’accepteront pas non plus de plébisciter un homme qui a été leur espoir pendant les tragiques années de l’occupation, mais dont l’action politique néfaste dans tous les domaines les a déçus après la Libération et qui porte une grande part de responsabilité dans nos actuelles difficultés. Ils barreront

la route à l’aventure et à toutes les dictatures.

Ils accorderont largement leur confiance à des Indépendants qui seront les pivots de la majorité républicaine de demain parce qu’ils ont assez de la politique des partis et parce qu’ils veulent la paix, l’ordre, la sécurité, la justice et le progrès social.

Pour une politique de Salut public et de redressement national, votez en masse pour :

Robert BRUYNEEL Georges L1TALIEN

André BRASSEUR André PEIGNÉ.

pour battre le Communisme , cette liste est apparentée à :

— la liste d'Union des Républicains démocrates et du Mouvement Républicain populaire»

— la liste du Parti socialiste . *

Liste du parti socialiste S. F* I* Û.

Electrices, électeurs,

Vous êtes appelés le dimanche 17 juin 1951 à désigner vos représentants à l’Assemblée Nationale.

L’importance de ces élections, au moment où le pays se trouve face aux conjonctures internationales les plus graves et aux difficultés intérieures les plus sérieuses, ne vous échappe pas. Vous irez donc aux urnes avec la volonté résolue de donner à la prochaine Assemblée Nationale une force morale et une autorité dignes d’une grande démocratie.

C’est pourquoi le Parti socialiste S. F. I. O., revendiquant hautement ses responsabilités et sa part dans une œuvre constructive grâce à laquelle la France a repris, depuis la

Libération, sa place prestigieuse dans le monde , vous présente une liste de candidats composée spécifiquement de militants socialistes honorablement connus et estimés.

Nous vous soumettons en détail leur programme dans une seconde circulaire. Mais, d'ores et déjà, nous tenons à préciser le sens que nous attribuons au scrutin de demain I sauver îa République,

Le péril n'est pas imaginaire 1 Les tenants des deux dictatures : stalinienne et néofasciste, tentent de prendre lés leviers de commande de notre pays, La législature qui s'achève a subi leurs assauts, enregistré leurs menaces,

C'est à cause de leurs collusions et de leurs interventions dissolvantes que bien des revendications légitimes des diverses classes sociales n’ont pu aboutir*

Seule l1 union des partis démocratiques a empêché le choc violent de deux blocs, qui, s il s'était, produit, eût balayé le magnifique redressement de notre économie nationale, inscrit à F actif de nos travailleurs*

Il nous appartient aujourd’hui, électrices, électeurs, de barrer définitivement la roule tant aux serviteurs fanatiques de F U* R. S. S, qu’à l'équipe militariste d'un dictateur, quel que brillant qu’ait été son passé* Les uns comme les autres feraient sombrer la liberté que nous venons si chèrement et si douloureusement de reconquérir.

/La nouvelle loi électorale vous en donne le moyen* Après avoir défendu et voté le scrutin d’arrondissement à deux tours qui a toujours ses préférences, le Parti socialiste S . F , I . O * a estimé de son devoir de se rallier, dans l’intérêt de la République, à une loi qui, bien qu'imparfaite, répond aux impérieuses nécessités du moment*

Qu’on ne s'y trompe pas l L’apparentement nfest ni une coalition de partis politiques, ni une fusion de programmes électoraux, ni même une trêve dans l’incessante bataille que la justice sociale exige de nous.

Les apparentements que nous contractons ne nous lient ni dans le présent ni dans l'avenir.

En demeurant au sein de la majorité républicaine, nous avons soutenu, sans démagogie mais avec fermeté, les intérêts des masses laborieuses, y0

Nous avons largement participé à la mise en place des conquêtes sociales. Nous avons travaillé à la reconstitution et. à la transformation de la structure économique nationale nécessaires au mieux-être des travailleurs de toutes catégories.

En acceptant aujourd'hui les apparentements nous ne répudions aucun des principes de notre idéal républicain, démocratique et laïc.

Nos candidats se présentent donc à vos suffrages résolus plus que jamais à mener, dans l'ordre et la légalité, le bon combat pour la réalisation du programme socialiste*

Aussi, sur le plan intérieur, le Parti socialiste S, F. 1,0. mettra tout en œuvre pour que l'ouvrier reçoive une juste rémunération de son travail; l’agriculteur, la sécurité à laquelle il a droit et que lui procurera une solide organisation des marchés agricoles ; le commerçant et l’artisan, le bénéfice des mêmes facilités de vente et de crédit que les grandes entreprises; le fonctionnaire, la garantie que lui confèrent les services qu’il rend à la collectivité ; le vieux travailleur, qu'il soit de la ville ou des champs, l’assurance d'une vieillesse heureuse par l'application d’une législation sociale digne d'un grand pays tel que le nôtre.

Sur le plan international* le Parti socialiste affirme sa fidélité aux principes de la sécu^ rité collective, seule capable de prévenir les conflits, d'opposer une résistance efficace à tout agresseur et de grouper dans un effort pacifique les forces de tous les peuples libres*

Electrices, électeurs,

C'est dans cet esprit que nous vous demandons de voter en masse pour nos candidats ;

Kléber LOUSTàU,

Député sortant.

Maurice PASQUIER,

Cultivateur. — Vice-président de la Caisse régionale de crédit agricole. Président de la Coopérative départementale do stockage des céréales.

Fernand LABBÉ,

Viticulteur. — Membre de la Chambre d’agriculture. Président de l’Association viticole dos Coteaux du Loir.

Norbert MÉNAGER,

Ouvrier mouleur. — Conseiller général.

Maire de Fréterai.

Liste d’Union des Républicains démocrates et du Mouvement républicain populaire

apparentée avec :

- la liste d'Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux^

la liste du Parti socialiste S. F. LO.

Electrices et électeurs,

Le 17 juin, vous accomplirez un acte grave. Vous désignerez les députés qui, pendant cinq ans, auront la charge des destinées du pays. Votre choix sera décisif pour la France, pour la République et pour la Paix.

Les problèmes les plus graves sollicitent l’attention et provoquentl inquiétude de tous . difficultés de la vie quotidienne, niveau de vie stagnant malgré le relèvement de la production, conflits sociaux, crise de l’autorité do l’Etat, tension internationale et divisions entre les Français sur l’orientation possible de notre politique extérieure.

Les uns vous proposent comme remède le régime soviétique. Les communistes ont beau essayer de se poser en champions de la paix et de la liberté, vous connaissez leur but et leurs façons d’agir : coup de Prague, agression de Corée, liquidation de toutes les oppositions politiques et syndicales, persécutions religieuses.

D’autres pensent qu’il suffirait, pour que toutes les difficultés soient surmontées, de faire confiance à l’homme dont personne n’a oublié l’appel qu’il a adressé aux Français le 18 juin 1940, comme 6i on pouvait nier que beaucoup de ces difficultés tiennent à des mesures insuffisamment étudiées prises en 1944-1945.

D’ailleurs, peut-on citer un régime autoritaire qui ait fait d’une façon durable le

bonheur du pays ?

Certains enfin vous suggèrent des solutions de facilité. S’imaginent-ils que vous ayez perdu le souvenir du douloureux héritage que leur politique d’avant 40 nous a laissé : un outillage désuet, un chômage endémique, des logements insuffisants, plus de tombes que de berceaux et, comme résultat, l’humiliation et les souffrances de la défaite et de l’invasion étrangère ?

Pour conserver la paix et assurer la prospérité du pays, un long effort est encore indispensable et nous croyons que seule une politique hardie et constructive est capable de répondre aux désirs de tous les Français.

Voici donc le programme dont nous poursuivrons la réalisation, si vous voulez bien, par vos suffrages, nous envoyer au Parlement.

Agriculture,

Le développement nécessaire de notre agriculture est l'objet de notre première préoccupation. La France est avant tout un pays agricole ; sa richesse traditionnelle vient de sa terre et de l'activité de sa population rurale ; que serait, en effet, le sort des industriels et des commerçants si l'agriculture n’était pas prospère ?

À un autre point de vue, dans T Europe de demain, la France, par sa position, par la nature de son sol, par son climat, doit prendre la première place dans le domaine de la production agricole. Nous continuerons la politique de M. Pffimliii, Ministre actuel de l'Agriculture, et qui consiste à :

a) Fixer un prix des produits agricoles en fonction du prix de revient ;

b) Assurer à l'agriculteur uno juste rémunération de sa peine ;

c) Trouver des débouchés pour les productions excédentaires.

Quant à l'équipement et à l'habitat rural un effort nouveau doit être accompli j il faut pour cela maintenir et même augmenter les crédits accordés pour la réfection dos routes, les adductions d’eau, l'électrification des campagnes* 11 faut aussi permettre, par des prêts suffisants, l'installation des jeunes agriculteurs,

Industrie.

L'essor industriel, ralenti entre les deux guerres, devra être développé et c'est par une politique du crédit, permettant la modernisation de nos industries, que nous atteindrons le résultat recherché* 11 faut aussi, par un régime fiscal approprié, ne pas décourager l'initiative*

Commerce.

On oppose trop volontiers dans notre Pays, le commerçant auj producteur et à la classe ouvrière*

Le commerçant joue cependant un rôle de premier ordre dans la distribution des produits ; sans lui, est-il certain que les producteurs pourraient écouler ceux-ci d'une façon normale et profitable ? C'est pourquoi la prospérité commerciale, ainsi que nous l'avons déjà indiqué, est liée à la prospérité générale du Pays. On critique souvent les marges des intermédiaires, mais il faut admettre que^si ces marges sont importantes, la cause principale en est 1 incidence de la fiscalité*

C'est donc à une refonte totale du régime des impôts qu'il faut s'attacher et il est en particulier une mesure immédiatement nécessaire : la suppression de la patente.

À cë sujet, nous rappelons l'effort d'André Burlot au sein de la Commission des finances pour essayer d'obtenir des dégrèvements fiscaux permettant de sauvegarder l'activité de notre industrie et de notre commerce de l'automobile*

Sur le plan social,

La politique ainsi esquissée ne peut se concevoir et sejtréaliser que dans un climat de concorde et de justice sociale. rx cet effet deux mesures nous paraissent urgentes :

a) Comme la Constitution le prévoit, voter très rapidement une réglementation du droit de grève ;

b) Au sein des entreprises, par des dispositions appropriées, créer {et plusieurs propositions de loi ont été déposées dans ce sens, notamment par André Burlot) entre l'entreprise et ses collaborateurs, un climat d'entente loyale favorisant la productivité, seul moyen d'améliorer le niveau de vie de chacun*

Fonctionnaires, employés, ouvriers, retraités*

Un climat social nouveau dans lent reprise ne sera fécond que si les salariés — fonctionnaires, employés et ouvriers — sont assurés dans l’avenir d’une rémunération en accord avec le prix de la vie*

Par ailleurs, les retraites doivent varier proportionnellement aux traitements et salaires.

Economiquement faibles.

Les « vieux dont le sort est actuellement lamentable, ont droit à l’aide de la Nation, lis ne sont pas responsables de la situation tragique dont les dévaluations successives de notre monnaie sont la cause. Nous pourrions augmenter les retraites des vieux travailleurs et les allocations aux économiquement faibles en supprimant les abus constatés dans les attributions*

Invalides de guerre.

Il faut que le montant des pensions des invalides et des veuves de guerre suive automatiquement la hausse générale des salaires ; un principe que l’on a appelé « le rapport constant % vient d’être voté par le Parlement; nous veillerons à son application*

Anciens combattants et prisonniers de guerre,

La retraite des anciens combattants a été augmentée, mais nous devrons maintenant nous atteler à obtenir :

a) La*revalorlsation nouvelle de cette retraite pour les anciens combattants, économiquement faibles ;

h) L’attribution générale du pécule ou des soldes aux prisonniers de guerre, ainsi que le réclame leur fédération nationale.

Le logement.

Quand on compare la situation du logement en France et dans les pays voisins, on mesure l’importance de ce qui reste à faire dans ce domaine.

Il faut d’abord permettre le développement des sociétés immobilières de construction par l1 octroi de crédits importants.

Il faut aussï? afin de faciliter aux salariés la possibilité de se loger convenablement, développer le système de rallocation-logement. Nous rappelons que, sur ce point, André Burlot a, le premier, déposé une proposition de loi pour Tins titution de cette allocation*

Politique familiale.

Nous continuerons, par une politique réaliste, à favoriser les familles françaises, ce qui a toujours été J’obj et de notre vigilante attention. En particulier, une réforme des allocations familiales s’impose pour mettre fin aux différences qui existent dans les prestations entre le régime général et celui applicable à l'agriculture ou aux travailleurs Indépendants,

Sur !e plan budgétaire.

Justice fiscale.

Il faut réaliser la justice en matière d’impôts par la simplification d’une fiscalité abusive. C’est le but d’une proposition de loi déposée ; nous nous efforcerons de la faire aboutir.

Détente fiscale.

En dehors de cette simplification générale, il est en tout cas des impôts qu’il faut supprimer : la patente et les droits de succession (entre conjoints et enfants).

Economies,

La détente fiscale ne sera vraiment possible que si l'Etat se résout aux économies indispensables. Pour cela, il est nécessaire de procéder ;

a) À une refonte des industries nationalisées ;

h) À une réforme administrative de certaines rouages de l'Etat ;

c) A une révision du statut de la Sécurité sociale, sans toutefois en changer les prestations.

Sur le plan inter national*

Il faut créer l1 Europe : c’est la condition essentielle de notre survie. Une Europe désunie ferait le jeu des Etats totalitaires et nous ne tarderions pas à être submergés par l'expansion du communisme russe. La politique menée par M. Robert Schuman est celle qui doit être poursuivie.

Sur le plan de la politique intérieure*

Reforme de la constitution,

La première réforme à entreprendre doit être celle de la Constitution. Et d'abord, il faut augmenter les pouvoirs du Conseil de la République. Il faut aussi introduire dans cette Constitution le referendum afin d'en appeler, pour les cas importants, à Lavis de la Nation.

Reforme du règlement de l'assemblée nationale.

Le désordre parlementaire a pour origine le Règlement de l'Assemblée Nationale ; ce Règlement doit être modifié afin d’éviter les obstructions stériles de partis totalitaires, tels que le parti communiste,

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