‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 12 sur 106 · Archives d« la ih'itc · texte numérisé non relu

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3(t0 POLOG^•E.

nonces se sont pcriiiis de faire à chaque séance, n'ont eu au. 'un

effet salutaire. Le soussigné .1 dii remarquer, au contraire,

qu'ils se sont égarés jusqu'aux excès les plus criminels : tém.oins

les deux derniers discours du nonce Krasnodernbski de Liw, k

la séance du 16, cl du lionce Szydlowiki de Ploçk, à la séance „^^

du 19, doniJc premier, en louant ouvertement les princij)e;i de ^j,^

jacobinisme, de la l)iète révoluticnnaire et de la constilulion jp.

du 3 mai, a osé peindre des couleurs les plus noires la Confédé- ^,

ration générale de Targo^Yiça, formée pour sauver la pairie, jj,

et protégée, dans cette vue, par S. M. Impériale; le second s'est (,,.

permis une licence ]>lus grande encore, en osant même nommer

la présente Diète, unie sous un nouveau lien de. confédération

auquel il avait ponitant lui-même accédé, k un vil ramas de j-

pcuplc, qui avait smpris le roi, un jour ds dimanciie, pour lui

faire signer cet acte, selon lui criminel.» L'indignation de toute

la salle paraissait condamner le coupable, dans ses principes

effrontément avoi.iés de jacobinisn^-e. Une légère excuse qu'il a ,.

faite a su lui mériter l'impunité, sans réfléchir que l'oiTense q

s'étendait à deux j)uissances voisine? et à la nation mémo, par ^.

l'insulte faite ù un corps qui. pendant seize mois, avait exercé

le pouvoir souverain de lallépublique. j

Le soussigné, pressé par les circonstances critiques, et pour 1 ;

prévenir les suites funestes d'une opposition inutile, et qui par Ici mémo devient criminelle envers la patrie, a cru lui rendre service, en faisant arrêter et éloigner de Grodno les deux dits nojices; et encore deux autres, non moins criminels par leurs discours et leur conJuite précédente, c'est-à-dire .MiKor.>-ki de Wys/ogrod et Skaivynski de Lomza. Le soussigné n'a jamais l)rétendu gêner la liberté de la pai'ole ni des suffrages..,. Les discours tenus j'cndant le cowvî, de la i)iète, quelque otfensanls , ,

qu'ils fussent sou.int, n'ont pu l'iuiter au point do se servir des moyens qu'il av.iit eu main j)0ur y mettre un frein : mais au moment [uésent, où il est qu(stion d'éviter les nouveaux malheui's à la l'ol..;;i)r; au nKtniciii uù la Diète doit coiumenccr cl s'occuper séiieuscn.enl de son bien •■rlr(! futur, le soussigné s'est vu forc(' au jiarîi (ju'il vit.'ut de prendre, cl (]uc la saine partit; des Ktats, et toute l.i nation même, approuve i( ml sans doute. Jacijucs de Sicvcis.

i:CtifeaiBB.^i«Î4Si'S

D''c((iration (Je la liicle, m protestant devant ks covfcmnorains et la postérité, cùidrc J<:s violences inouies coriuitise^ par ordre de CatJierinc 11 et de frédcrir-Guillinirnc 11, dans 1er, séances de la Diète de Grodno, les 2 et 24 septembre 1793.

Orociiio, 1h septembre \'.\vy-.

IjCS 1]Ui(s, ris^- ii'.hlts Cil Dir'.o, eiilouri'.-, le -1 du covir.iiil, par des 1rouj)es étrangr.r;'.^, et r;"icn;ic(^s d'une irruption de la ]).irt d'une ai-)ii(''(î prussienne, à dessein de ruiner cl dévaster enlièrenicn^ le pri^s, oj-p-rini'f^s e!i un mot par mille violcr.ces, ont donn('' IViic<^,ment .'i l'i déprilalion une perniission j>oui iojrner Jc tnùlé (pic la (;onlr„in'.e leur ini])Os;iit : ils n'ajoutèrent à cet acte fpie les ••louse."?, .iu\f]uel!e.s la piépotence elle-même parut consentir ).ar \,\\V:\ ''..'pendant, anj(i;n d'Inii, à notre i^ranu élonnenn^nl, nous é].roi:vons rpic cela Ui^mc ne coiitcnte nulle- WVA'A la ijuui'di' iîorlin. Nous voyons que de uouYclt»;.s violences

J. Auhivcs (;.' In biùic. — 2. IVir.nul , t. Ml , y. 'il',).

ANNliE 1795. 341 ,:li

Autorisation donnée par la D'clcpour traiter avec le mlnlsire do Prusse.

Gioduo, 23 sepiembre 1703'.

Abandonnas à nous-rnô)nes, dépourvus de tout appui étran- ,,| |

ger, n'ayant d'autre ressource qu'un Ires-petit nombre de troupes et un î''ésor épuisé, assiégés de toutes parts, et snns interruption, par mille fléaux redoutables, dont le poids devient v^

de jour en jour -rius accablant, l'hunianité elie-ujcrnc semble nous inicrdirc une guerre que nous ne pourrions soutenir, et qui i-roit répandre en pure perte le sang des citoyens.... Toute eniroprise qui ne pourrait avoir pour résultat qu'une destruclion plus assurée et plus prochaine de l'existence et du non; polonais; toute entreprise serait ouvertement désapprouvée par notre conscience, et se trouverait en contradiction avec les devoirs des représentants.... Nos nia!!ieui\. étant à leur comble, et rien ne pou'.'ml les détourner, il ne nous reste plus d'autre parti que de prendre à témoin de notre innocence et des niaux que nous éprouvons, ce Dieu juste et tout-puissant, qui juge le cœuî' des Ijon.unes ain'^i que l'univers entier, qui voit l'oppression eila viulenoe qu'oii déjdoie contre nous....

«îK

introduisent fcrcément dans la Ciuimbre un nouveau i-rojct. et que, pour le .soutenir, la prépoicnce, non-seulement enioure déjà de nouveau, par des soldats étrangers, le lieu de nos délibérations; que, non-seulement eîlenous remet des Noies menaçan-tes, mais qu'elle enlève du rnilieii de nous, et eram'.-ne de sous nos yeux, des nonees, membres de l'assemblée; que, de plus, par un exemple inouj, elle nous tient comme prisonniers, jusqu'à l'heure indue de la iiuil., nous, le roi lui-mônic, aliaibli par l'âge, et succombant sous le poids de tant de tourments et de vexations mullij)îiées, aussi bien que les États de la Diète.

lléduils à une si cruelle situation, nous déclarons que, no pouvant, même au péril de r.otre vie, éviter les efïets de cette ■violence, poussée au degré de rigueur le plus extrême, n.cns remettons à notre postérité, peut-être plus heureuse que nous, les moyens de sauver notre patrie, qui ne sont pas acluelîemcnl en notre pouvoir; et forcés d'accepter ainsi le projet de ce traiié de partage avec la Prusse, quoique contraire h nos vœux, contraire à nos di-oit.':, cédant uniquement aux motifs énoiicés cidessus, nous racceptons.

Traité du second portage entre la Pologne ci In Prusse.

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