‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 66 sur 106 · Àrdiiies de Saxe · texte numérisé non relu

Àrdiiies de Saxe

reconnaissance envers vous et la vénération des peuples que vous conduisez au bonheur par le chemin de notre sainte religion, seront votre plus douce récompense.

Noblesse du duché de Varsovie!

La constitution que Napoléon a donnée vient de vous réintégrer dans vos privilèges ! C'est là le prix du patriotisme que vous avez montré au milieu des dangers de votre patrie ; soyez dignes d'en transmettre le souvenir à vos enfants. Vous vous montrerez toujours prêts h défendre le trùne et les droits de la nation, qui en forment la base la plus solide. Braves soldats polonais!

Déjà l'Europe vante votre courage; déjà la patrie chante vos exploits, que la discipline militaire augmente la force comme le succès de la valeur.

Citoyens du tiers état !

Souvenez-vous de ce que vous fûtes naguère. La carrière des armes, des lettres, des arts, du commerce vous est ouverte ;la constitution vous admet à la plus auguste des fonctions publiques, aux délibérations sur le bien de l'État. Montrez-vous dignes d'un bienfait si signalé en donnant l'exemple de la soumission aux lois et du dévouement pour le souverain.

Et vous, cultivateurs, portion intéressante et jusqu'à présent trop négligée de la nation, vous serez admis aux bienfaits de la liberté. Devenus désormais citoyens, l'usage que vous ferez d'un bien aussi précieux montrera si vous méritez d'être reçus dans le sein de la grande famille ; car, ne vous y trompez pas , souvenez-vous à jamais qu'en cessant d'être sous l'autorité de vos maîtres, vous serez sous la main sévère de la loi, toujours tenus à de justes devoirs envers eux et ainsi qu'eux, sous Tautorité suprême de votre roi. Son aflection pour vous sera en proportion de votre obéissance aux lois, de votre amour de l'ordre et du travail, et des vertus domestiques.

Habitants du duché de Varsovie !

Environnez de votre confiance le trône paternel qui s'élève pour vous. Votre roi va dans peu se trouver au milieu de ses enfants. Frédéric-Auguste.

Proclamation du tzar Alexandre 1" aux habitants de la province de Bialystok, en les réunissant à l'empire de Russie en vertu du traité de Tilsitt du % juillet, sanctionnent le quatrième pariarjt de la Pologne.

Saint-Pétersbourg, ce 15-27 octobre 1807'.

Nous, Alexandre I", par la grâce de Dieu, empereur et autocrate de toutes les Russies, notre grâce et affection innpérialesà tous nos fidèles et amés sujets, au clergé, à la noblesse, aux états, aux villes et aux habitants de la province de Bialystok.

Tar le traité conclu à Tilsitt, le 27 juin-9 juillet de cette année, entre la France et la Russie, la province qui est entourée d'une partie des frontières actuelles de la Russie, et qui s'étend du Bug à l'embouchure de la Lossosna, dans une ligne qui va de celte embouchure le long du lit de cette rivière et suit le cours de la Bobra jusqu'à son embouchure, passe ensuite le long de la I Narew jusqu'à Suraz; de là le long de la Lissa jusqu'à la source

près du village de Mien le long d'un bras du Nurzek qui prend sa source près de ce village, et du Nurzek même jusqu'à son embouchure au-dessus de la Narew, et enfin le long du Bug jusqu'aux frontières actuelles de la Russie est incorporée pour toujours à l'empire russe. En réunissant cette province à notre empire, nous vous annonçons et assurons, fidèles et bien aimés habitants de cette province, que nous considérons comme un de nos premiers devoirs de veiller de tout notre pouvoir à votre bonheur et à votre tranquillité.

Vous resterez dans la possession de tous vos droits et prérogatives; votre religion sera respectée, et la propriété de chacun de vous sera non-seulement inviolable, mais vos prérogatives seront encore augmentées, attendu qu'on étendra jusqu'à vous tous les privilèges dont jouissent les autres habitants de la Russie.

En vous donnant celte première marque de notre affection, nous avons autorisé notre sénateur et conseiller intime de recevoir votre serment de fidélité; nous l'avons chargé en même temps de prendre les mesures convenables non-seulement pour administrer nos provinces, mais aussi pour diminuer la mi-

Page 1