Joubert, l. I, p
moignage de vénération particulière, que nous donne l'illustre nation polonaise, excite en nous des sentiments de gratitude; et, comme nous n'ignorons pas combien Votre Altesse a contribué par ces soins au succès de cette affaire, nous y répondons par des remerciements qui lui sont dus. En ceci la République nous en offre un nouveau motif qui nous engage h affermir de plus en plus l'affection que nous lui portons depuis longtemps et dont elle peut se promettre des arrérages non médiocres. L'espérance que Votre Altesse a conçue de notre bienveillance n'est point, appuyée sur un vain fondement, elle répond exactement à son attente. En effet, nous avons résolu, et telle sera notre résolution à l'avenir, non-seulement de maintenir religieusement et inviol ablement les traités de paix et d'alliance conclus entre nos ancêtres et la République, lesquels ont été transmis jusqu'à notre règne, mais même d'entretenir soigneusement et n'augmenter, s'il est possible, les bons offices de voisinage par une suite de l'estime que nous avons toujours eue pour la nation. En particulier, nous lâcherons, auiant qu'il dépond de nous, que l'élection désirée d'un roi, mette une heureuse fin au présent interrègne, sans que les libertés et les prérogatives publiques en souffrent la moindre atteinte, Telles sonl nos constantes et sincères intentions, que nous déclarons à Votre Altesse, par la présente réponse, en la priant de la communiquer à la République dans l'occasion et de lui faire nos remerciements. Au reste, nous souhaitons de bon cœur à Votre Altesse toutes les prospérités imaginables. Frédéric.
Mémoire du ministre de Pologne, présenté à l'ambassadeur russe Repnine, en lui témoignant non- seulement Vètonnemcnt sur l'augmentation continuelle des troupes russes en Pologne et en Lithuanie, irais en priant l'ambassadeur de délivi'er le pays de leur présence, car aucune action nationale n'est possible sous la menace
d'une armée étrangère,
Varsovie , 1766'.
En conséquence de la réquisition faite h S. Exe. M. le prince Repnine, ambassadeur delà Cour impériale de toutes les Rus-
j. Joubert, t. I, p. 385.
ANNÉE J7G7. i>:>
sies, pendant ia Diète de couronnement, pour l'évacuation des troupes russes des domaines de ia République (réquisition sur laquelle il a donné alors une réponse satisfaisante el en ci n ■'■■ quence de. la môme demande, tant de fois réitérée depuis, parla Cour dePologne,à celle detoutes lesRussies), S. RI. le roi rait d'en avoir enfin l'heureux succès, lorsque ."w'c;t l'évêque de Wilno, en présentant au roi l'exposé ci-joint, met au contraire Sa Majesté dans le cas de voir que ses espérances à cet égard sont plus éloignées que jamais, d'autant plus qu'on apprend, en même temps, qu'un autre corps de ses troupes approche des environs de notre capitale. Sur quoi le soussigné ministre, de S. M. le Roi cl de la République de Pologne, est chargé de demander à M. l'ambassadeur impérial de toutes les Russies pourquoi les troupes susdites agissent et marchent en Lithuanie et en Pologne, et de ie prier de faire en sorte que non-seulement clés cessent de donner le..: sujets de plaintes énoncées dans l'exposé ci-joint, mais encore, qu'elles évacuent au plus tôt les domaines de la République.
Déclaration de l'ambassadeur russe Repnine, présentée à la Diète de Varsovie, pour justifier l'enlèvement des sénateurs polonais, dans la nuit du 13 au 14 octobre, et leur envol au fond delà Russie.
Varsovi", 3/14 octobre, 17G7 !.
Des troupes de S. M. impériale ma souveraine, amie et alliée de la République, ont arrêté l'évêque de Rrakovïe, l'évoque de Kiiovie, le palatin de Krakovie, et le staroste de Dolin, pour avoir manqué, par leur conduite, à la dignité de S. M. Se pénale, en attaquant Ja pureté de ses intentions salutaires, désintéressées et amicales pour la République.
L'illustre Diète étant sons la protection de S. M. Impériale, le soussigné lui en fait part avec d< s assurances positives et solennelles de la continuation de cette ! taule protection "! de l'assistance et soutien de S. M. Impériale pour la c vation des lois et des liberté ! pol inaises, avec le redressement de tous les abus qui se sont glissés dans le gouvernement, contraires aux lois cardinales du pays. S. M. Impériale ne