CERTIFICAT D'ADDITION AU BREVET DU 45 OCTOBRE
(i novembre 1867.)
Dans le système de régulateur que nous avons décrit au brevet, la disposition adoptée et indiquée ne pouvait servir que pour la transmission d'une seule vitesse toujours la même, et dans la pi. 7 (fig 1 à &) nous avions indiqué cette transmission pour satisfaire aux conditions exigées par l'action des piles; on voit, en effet, que la vitesse de la crémaillère C, figure 1, est forcément double de celle de la crémaillère motrice C.
11 est certain que, par une autre disposition, nous aurions pu avec la même facilité transmettre l'action d'une machine électro-magnétique; il aurait sutfi pour cela de disposer la transmission de telle sorte que les engrenages fussent de diamètres égaux pour que la vitesse des crémaillères fût égale.
Mais il est évident que nous ne pourrions pas, avec la môme transmission, agir indifféremment par une source d'électricité différente, c'està-dire par les piles ou par les machines magnéto-électriques.
Cette addition a justement pour objet ce perfectionnement, et nous pouvons maintenant, avec la plus grande facilité, transformer le mode de transmission de mouvement, quelle que soit l'origine de la force, pile ou machine magnéto-électrique.
L'ancienne disposition se voit sur la figure 2, et la figure 5 représente le nouveau système.
Sur une crémaillère mobile C, pouvant se fixer à deux positions distinctes, nous avons disposé deux engrenages, l'un m, l'autre n plus petit.
En faisant varier la position de la crémaillère C, par un moyen, du reste, quelconque, et assujettissant cette crémaillère dans la position que
< . Loco cit., p. 27.
nous lui donnons d'une manR're stable, nous arrivons à meltre en prise la roue m avec le mobile p, qui esl une roue dentée montée sur le môme arbre que la roue dentée <i, ou bien le pignon n avec la roue '/.
Dans la position représentée figure 5, c'est la roue m qui est en prise avec le mobile j!), et, par suite, la transmission du mouvement qui est fourni à cette roue dentée m se transmet à lu crémaillère G par l'intermédiaire du mobile p, de la roue 9 et du pignon r.
Par suite des dimensions adoptées, la vitesse est double, sur la crémaillère C, de celle fournie par la crémaillère C.
Si, au contraire, nous inversons la position, il y a désembrayage de la roue dentée m, et embrayage du pignon denté n avec la roue q; en conséquence, la transmission s'opère indépendamment du mobile q, et la vitesse de la crémaillère G se trouve la môme que celle de la crémaillère G', condition essentielle et qu'il fallait remplir.