‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 24 sur 179 · SUR LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

SUR LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE

(7 octobre 1843. - 11 février 1844.)

Soixante couples de Bunsen sont montés et attelés en une seule série; l'acide nitrique marque 20° et l'acide sulfurique est étendu de quatorze fois son volume d'eau. L'expérience est disposée de manière à essayer l'effet du charbon des usines à gaz ù l'air libre. Ce charbon est taillé en bâtons carrés de 3 millimètres de côté qui sont montés chacun dans deux demi-cylindres de coke dans lesquels on a ménagé leur place ; ces deux demi-cylindres sont maintenus rapprochés l'un de l'autre par un portecrayon, lequel est vissé sur une tige capable de glisser suivant sa longueur; les deux charbons sont montés de même. Pour la facilité de l'expérience, l'extrémité des conducteurs, au lieu de s'accrocher directement sur les tiges dont ils tendraient par leur poids à changer la direction, viennent aboutir à l'extrémité des ressorts, qui, par leur élasticité, maintiennent leur autre extrémité en contact avec les tiges.

Le tout ainsi disposé, le courant fut mis en circulation; aussitôt éclata une vive lumière qu'on a tenté d'utiliser pour la production des épreuves d'objets microscopiques, et il n'a pas fallu plus de six secondes pour obtenir une épreuve complète, l'appareil n'étant pas encore disposé de la manière la plus favorable, et l'objet étant très-petit et fortement grossi. C'étaient les écailles de Forbium.

Remarquant que les charbons s'usaient assez rapidement et deman-

Page 1