POSITIONS
DU THBRMOMàTRB.
Blévation de températare en divisions du micromètre — — —
En tournant la lame cristallisée à /iS'', on passe au second cas, celui dans lequel les bandes d'interférence se produisent. Alors, dans ce cas, si l'on fait tomber successivement sur le thermomètre toutes les parties du spectre calorifique, on voit la colonne thermométrique monter et redescendre
alternativement un grand nombre de fois, aussi bien dans la partie obscure que dans la partie lumineuse; d'où Ton doit conclure à r existence de bandes aUernativement calorifiques et incalorifiques dans le spectre tout entier.
Dans la partie lumineuse, on trouve que le thermomètre monte lorsqu'il est dans une bande brillante et redescend lorsqu'il est dans une bande noire; ainsi les bandes calorifiques coïncident avec les bandes lumineuses.
11 était important de déterminer exactement la position des bandes calorifiques dans la partie obscure; mais comme cette partie est constituée (Inné manière irrégulière, cette détermination devenait difficile directement, car on pouvait confondre une bande d'interférence avec un minimum normal de l'intensité calorifique. Pour obtenir cette détermination, on a fait un grand nombre d'observations dans des points très-voisins les uns des autres; pour chacun d'eux, on notait les indications du thermomètre dans chacune des deux positions de la lame cristallisée à A5'' et à 0"". On obtenait ainsi deux séries de nombres, l'une correspondante au cas où l'interférence se produit, l'autre au cas où elle n'a pas lieu; en divisant respectivement les nombres de la première série par ceux de la seconde, on a une suite de rapports qui oscillent périodiquement de 0 à l'unité. Les points pour lesquels ce rapport se rapproche le plus de 0 sont les bandes non calorifiques et ceux pour lesquels il se rapproche le plus de l'unité sont les bandes calorifiques.
La figure S' représente les positions que nous avons ainsi trouvées pour les bandes situées dans la partie calorifique obscure de A en 0. Ces bandes ont été par analogie représentées de la même manière que celles qui existent dans la partie visible, l'accroissement de l'ombre représentant alors la diminution de l'intensité calorifique.
Nous avons réuni dans le tableau suivant les rapports pour les points occupés par les bandes calorifiques et par les bandes non calorifiques dans la partie obscure et dans la partie visible du spectre :
BANDES
BANDES