PARALLAXE DU SOLEIL
(Académie des Sciences, 22 septembre i802.)
Dans la séance du 6 mai 1850, j'ai donné le résultai d'une expérience différentielle sur la vitesse de la lumière dans deux milieux d'inégales densités, et j'ai indiqué que, plus lard, le même procédé, fondé sur l'emploi du miroir tournant, servirait à mesurer la vitesse absolue de la lumière dans l'espace.
Au commencement de Tété, l'appareil se trouvait en état de fonctionner, mais la mauvaise saison ne m'a pas permis de me livrer aussi promptement que je l'aurais désiré à des observations qui exigeaient le concours de la lumière solaire.
Cependant le ciel a fini par se découvrir, et, profitant de ces derniers beaux jours, j'ai obtenu des résultats qui me semblent contenir, à peu de chose près, l'expression de la vérité.
L'appareil actuel ne diffère essentiellement de celui qui a été précédemment décrit que par l'adjonction d'un rouage chronométrique destiné à mouvoir un écran circulaire denté, pour la mesure exacte de la vitesse