‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 90 sur 179 · MACHINES D'INDUCTION MULTIPLES · texte numérisé non relu

MACHINES D'INDUCTION MULTIPLES

(Société phi]omathi(Iu^ U mai 1856.)

M. Léon Foucault raconte à la Société la suite de ses recherches sur les appareils d'induction réunis et fonctionnant avec l'interrupteur à mercure. A l'air libre, quatre machines de dimensions ordinaires, alimentées par des couples de Bunsen grand modèle, donnent l'étincelle h la distance de O^^O?. L'adjonction d'un condensateur en forme de jarre, dont les armatures agissent dans une étendue superficielle de 0",30 sur 0™,50, rend l'étincelle très-vive et très-bruyante et réduit la distance explosive à 0'",018. La série des décharges qui se succèdent avec rapidité verse dans la pièce où l'on opère une lumière ambiante dont l'intensité est comparable à celle d'une lampe ordinaire. Bien qu'une pareille source ne possède pas en apparence un éclat excessif, elle agit sur l'organe de la vue comme la lumière des charbons de la pile et produit, quand on la regarde directement, une douloureuse ophthalmie qui se déclare quelques heures après. L'interposition du verre d'urane prévient cet accident, ce qui semble démontrer que l'action physiologique est due surtout aux radiations très-ré frangibles et en partie invisibles qui caractérisent la lumière électrique.

La décharge de quatre appareils traverse aisément un tubedeS mètres de long dans lequel on fait le vide à la machine pneumatique; une colonne de lumière se développe alors de l'une à l'autre extrémité et présente dans toute son étendue les stratifications qui ont été signalées à l'intérieur de Tœuf électrique.

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