LA DAMOISELLE
Tous biens viennent de couvrechief.
Et tient la personne plaisante.
Du chaperon n'est que meschief.
C'est une chose trop pesante Qui ne fait point la femme gente, Tant vient choir sur le collet.
Dont souvent telle en est dolente Qui porte le col maigpre et lait.
1 Sur les bourreaux, bourlées ou bourrelets, voy. Victor Gay, Glossaire, p. igS : « Proprement une sorte de couronne faite de bourre (ou montée sur une carcasse de jonc ou de baleine) diversement recouverte et enrichicf dont la mode s'introduisit en France avec Isabeau de Bavière (i385), et qui, tantôt posée à plat sur la tète, tantôt relevée sur les tempes en manière de larges cornes arrondies, servait souvent de bases à ces coiffures pyramidales portées par les femmes au XVe siècle. »
Pour les faire monter plus bauix ;
Si me semble qu'elles sont bestes,
Car ilz leur feussenl trop plus chaulx ^^
S'ilz feussent plus près de leurs testes.
^ Mais s'ilz estoient bien joingnans
A leurs testes, elles n'avroient Les cornes haultes ne poignans ; Par ainsi elles cuideroient '^
Que mal habillées seroient, Pensans que ce fust laide chose, Et de ce se courrouceroient, .
Ainsi comme je le suppose.
*® Et pour ce fault il qu'elles fourrent *^
Soubz leurs cbapperons grans bourreaulx, Qu'elles remplissent et embourrent De poil de cerf ou de cbevaulx^ Pour monter leurs cbapperons haulx.
Lors cuident estre bien jolies, ^"^^
Et se' leurs cbiefz sont froiz ou chaulx, Elles n'en donnent deux rôties.
^ Encores ne sont elles mie
Contentes de leurs cbapperons.
Mais pour mieulx moustrer leur follie ^^
Dient :« Vecy que nous ferons.
« Sur noz testes affublerons
«. Les cbapperons a ces gallans
« Et plus jolies en serons,
« Selon noz cuers et noz tallans. » ^^
«* Et, de fait, je voy qu'elles portent
Cbapperons d'ommes sur leurs testes.
Et s'y delittent et déportent.
Et si s'en parent aux grans festes ;
El, pour ressembler plus honnestes, Sur baulx bourrelez les encrochent, Et la, comme cornes de bestes.
Les alachent fort, qu'ilz ne lochent.
^ Après sont cinq ou six cornettes
Qui sont tout alentour pendues, De fins rou^e, noir ou brunettes, Bien mises et bien es tendues, Si decouppees et rompues Que jamais ne seront honnestes.
Ainsi veulent estre cornues *^
De tous les costés de leurs testes !
«3 Helas! s'elles sçavoient bien,
Ou s'elles vouloient entendre Comme a toute femme de bien L'Escripture a voulu deffendre ^^
Que ne fust si folle de prendre Les habitz qui aux hommes sont.
Elles ne se feroient reprendre Si souvent, comment elles font.
0* Il est deflFendu en la Bible * ^
Que femme ne soit tant hardie.
Sur paine de tourment terrible, De commectrë ydolatrie.
De porter nul jour de sa vie
Habit qui a homme appartiengne, ^^^
Et pour ce, qui telle foUie Ara faicte, si s'en astiengne.
1 Deutéronome, chap. XXII, v. 5. Dans le Champion des Dames, Martin Le Franc excuse, au contraire, Jeanne d'Arc de s'être, au mépris du Deutéronome, habillée en homme. Voy. Huitains inédits de Martin le Franc sur Jeanne d'Arc dans Le Moyen d^eyiSgS, p. 1 06-107,
«» Mettez toutes ces cornes jus,
Et pour habiller vostre chief
Affublez gentement dessus ^^^
Un cbapperon ou cueuvrechief ; Car ce seroit trop grant meschief Que, pour vostre plaisance vaine, Vous feussiez, en corps et en chief, Dampnees en douleur et paine. ^^
^ Et n'attournez pas seulement
Vostre chief en humilité, Mais habillez pareillement Vostre corps, car, en vérité,
Il y a de la vanité sfô
Et de Torgueil si largement, Que c'est grande difformité De vëoir vostre habillement.
^ Quant je regarde voz colletz, *
Qui touchent jusquez la chainture, ^^o
Si grans par derrière et si letz,
Et puis je revoy Touverture
Par devant, et la rebrachure
Ou de penne a plus de trois doye,
Je n'ay de vous regarder cure, ^^s
Car il n'est nul bien que j'y voie.
^ De quoy servent toutes ces pannes
Que vous monstrez ainsi dehors ?
En estes vous plus belles dames Ou de visaiges ou de corps ? ^^
1 Ce vers fait penser à ceux de Villon (édit. Longnon, p. 32) : Dames a rebrassez collez, De quelconque condicion, Portans atours et bourrelez....
Se vous le cuidiez ainsi, lors La beaulté vous semble plus belle De bestes dont les corps sont mors Que vostre beaulté naturelle!
^ Je ne voy point, quant est a moy, ^^
Que ces pennes ne ces pourfilz, Dont vous faictes si ^ant reploy, Vous facent honneur ne prouffiz.
Hz coustent des frans huit ou dix Et n'en vient point d'utillité ^
Au corps, et pour ce, m'est ad vis.
Ce n'est que superfluité.
70 Retraiez (restons ces oultrages,
Voz colletz et queues couppez, Car ilz vous font trop grans dommages '^
Ou vostre que vous y boutez, Et aucunes fois endebtez Vous en estes, et, qui pis vault, Voz âmes vous en encouppez Et privez des grans biens d'en hault. ^^
7t Prenez exemple a une beste
La quelle est castor appellee.
Dont en maint lieu on fait grant feste.
Et est beste tresrenommee :
Quant elle voit qu'elle est chassée, ^^
Pour doubte qu'on ne lui meflFace^ Comme saige et bien advisee, Gecte ce pour quoy on la chasse.
'^ Ainsi qu'on treuvë es histoires, *
On la chace communément ^^
1 Voy. par exemple le Bestiaire de Philippe de Thaun, édit. E. Walberg^ p. 4^44 ; le Bestiaire de Guillaume. le Clerc, édil. R. Reinsch, p. 286-288; Li livres dou trésor de Brunet Latiu, édit. Chabaille, p. 23i-232.
Pour en avoir les genitoires,
Désquelz on fait puis ongnement ; '
Et quant elle voit clerement
Qu'elle est près de prinse et desfaicte,
Elle arrache hastivement ^^^
Seis genitôires et les jette.
"^ . Pensez que vouç estes chassées
De l'ennemy pour voz estaz, Pour voz cornes hault eslevees Et voz queues traynans en bas, ^so
Et si demourrez en ses las En la fin^ se conseil n'avez..
Et pour ce, mes dames, helas I Jettez les hors et vous sauvez I
'^^ Je sçay bien que c'est chose dure ^^
Avons d'oster voz paremens, Et vous semblera grant laidure De changer voz habillemens, Et trouverez des argumens
Et des raisons pour soustenir ^^
Voz cornes et voz ornemens Et pour voz estas maintenir.
•^ L'une dira qu'elle ne porte
Telz habis, si non pour complaire . A son mary, lequel l'ennorte 5»5
De les porter pour mieulx lui plaire ; Et pour ce le doit elle faire, Car elle lui doit obbeir Et ne lui doit en riens desplaire, Ne sa malle grâce encourir. *^
1 Le ccutoreum, employé jadis comme antispasmodique.
76 Elle doit en toute saison
Faire tellement qu'elle plaise
A son mary, car c'est raison.
Afin qu'a nulle autre ne voise,
Et pour ce semble que luy loise ^^
Porter tel habit qu'il lui semble
Qu'a son mary point ne desplaise,
Et que plus belle luy ressemble.
^ « Quant Hester, qui fu femme sainte,
« VouUoit aller devers le roy ^*^
« Son seigneur, elle mettoit mainte
a Richesse sur le corps de soy.
« En grant estât, en grant arroy,
a Venoit la noble jouvencelle,
« Pour luy plaire, comme je croy, ^*^
« Et pour lui ressembler plus belle. »
78 ^ Judich aussi, pareillement, « De ses richesses se paroit
« Et s'abilloit tresrichement,
« Quant avec les autres venoit. ^^
(c Et se ceste, qui saincte estoit,
« Et Hester, le vouloient faire,
« Il semble que tort nous feroit
« Qui commanderoit le contraire. »
79 L'autre dira : « C'est ma manière ^* « De porter cest habillement,
« Et si ne suis pas la première
« Qui l'ay trouvé premièrement.
(( On le porte communément.
« Et se maintenant le laissoye, ^^
« On me mettroit sus prestement
« Que l'ipocrite je feroye. »
^0 a Mes devancières le portoient
« Avant que je fusse oncques née,
« Car bien gentilz femmes estoient, ^^
« Et c'est la vesteure ordonnée
(( Pour femmes de noble lignée,
« Et si suis d'elles descendue ;
« Pour ce ne doy estre blasmee,
« Se je suis comme elles vestue. » ^^
«* « Et se un trestout nouvel atour,
c( Différant aux autres, portoie, (t Et le mien, que j'ay ja maint jour c( Porté, maintenant je laissoye, c Quant parmy la ville iroie, **^
« Tout le monde s'en mocqueroit, « Aussi de honte je mourroye, a Et vêla ce qu'il en seroit. »
^ A la première vueil respondre
Et ses argumens et raisons ^^
Luy vueil en meilleur sens espondre,
Pour descouvrir les traîsons
Et pour en chacer les poisons
Couvertes soubz telles parolles.
Afin que plus n'y soit prins homs ^^
Des langaiges de telles folles.
<3 Et premièrement, je confesse
Que femme ne doit sur sa teste.
Supposé qu'elle soit contesse,
A son mary faire moleste, ^^
Ne contredire sa requeste,
Pourveu toutesfois qu'elle soit
Plaisante a Dieu, juste et honneste,
Autrement faire ne le doit.
®* Femme ne doit point obbeîr *®
A son mary pour pechié faire, Et s'il veuity pour lui conjoïr Ou pour sa plaisance, Tatraire A faire riens qui soit contraire Au salut d'elle et de son ame, ^^
Elle ne lui doit point complaire N'obbeir, s'elle est bonne femme.
8» Se le mary doncques commande
Et que par sa plaisance vueille Et a sa femme die ou mande <^
Qu'elle s'abille ou s'apareille D'une vesture non pareille, Plaine d'orgueil et vanité, Y doit elle tendre l'oreille?
Certes non, c'est la vérité. <^
®® Non, quant a moy, je ne croy mie
Qu'il soit homme si furieulx, Quelque chose que femme die, Si fol ne si presumpcieulx,
Qu'au regard de lui n'amast mieulx ^^
Que sa femme fust bien parée D'abitz humbles, doulx^ gracieux, Qu'estre villement attournee.
^ Et s'il le vouloil autrement,
N'est nul qui fol ne le cuidast, ^^
Car il sembleroit proprement
Qu'honneste chose reputast.
Et que sa femme aussi vilast.
Afin qu'elle fust regardée
Et que chascun la convoitast, ^^
Pour estre requise et priée.
^ Telz babillemens sont propices
A attraire gens a pechié.
IIz sont plains d'orgueil et de vices ; Tout mal est en eulx embuchié. ^<^
Et qu'un mary fust entachié De vouloir que sa femme prist Habit qui la mist a meschié, Il n'est sage homme qui le dist I
^ A ce qu'elles songent et claiment ^^
Qu'elles peuent tel habit prendre Afin que leurs mariz le» aiment Et qu'ailleurs ne voisent mesprendre, Je leur vueil a deux motz reprendre, Et de ce ne me doy doubter, '^^^
S'elles veulent mes diz comprendre Et songneusement escouter.
•0 Je leur ay ja dit, cy devant,
S'elles m'ont bien voulu oyr, Que ne doivent mettre en avant '^^^
Pechié ne mal pour obbeîr Ou faire a leurs maris plaisir, Ne pour les garder de mal faire, Car mieulx leur seroit de mourir Que pechier et a Dieu desplaire. "^
9± Doncques, pour plaire a leurs maris,
Elles ne doivent point cerchier Telz habiz de Dieu tant haïs, Ny ne se doivent empeschier.
Plustost les devroit on çachier, "^
Aux deux boutz et par lemeillieu, Que de les porter pour pechier Et avoir la haine de Dieu !
^ Et aussi ce n'est chose voire,
N'on ne pourroit legierement ^*^
Ne si tost le me faire acroire,
Que pour leurs maris seulement
Elles portent habillement
Que je leur voy dessus leurs testes,
Et sur leurs corps pareillement, '^
A tous les jours et aux grans festes.
03 Car se seulement le portoient
Pour complaire a leurs maris, Doncques elles les laisseroient.
Leurs maris estans a Paris, '^*^
Ou ailleurs, dehors du pais, En lieu qu'ilz ne les voient point.
Mais de ce je suis esbahis Qu'elles n'en sont point moins a point !
^ Je les voy aussi bien parées, ''^
Et encores mieulx, en l'absence Des maris et mieulx attournees Qu'elles ne sont en leur présence ; Qui est grande signifiance.
Se me semble, et vray jugement '^
Que ce n'est pas pour la plaisance De leurs maris tant seulement.
96 Quelle plaisance y peult avoir
Le mary qui est en voyaige,
En tel lieu qu'il ne peult sçavoir "^
Ne vëoir femme ne mesnaige Nulle ? Et pour ce c'est langaige Ou il n'y a nulle raison, Et, s'elle y est, elle est sauvaige Et n'est pas de bonne saison. '^
^ Or fault a Judich et Hesler,
Qui sont encontre moy produites.
Faire responce et m'arrester,
Pour moustrer que bien sont séduites,
Bien deceues et mal conduites, '^^
Et bien de petit sens, les femmes
Qui dient qu'elles se sont duites
A Texemple des vaillans dames.
^ Car combien qu'Hester se parast
Aucunes fois de ses joyaulx, Et que dessus son chief portast Habillemens riches et beaulx, Couronne et vestemens royaulx, Si estoit ce en humilité,
Sans avoir cornes et bourreaulx "^^
Ne nulle autre difformité.
®« Et encores les portoit elle
Oultre son gré et son vouloir,
Et disoit souvent la tresbelle :
« Ha Dieu 1 sire, tu sçais de voir ^^
tt Que je hé de tout mon pouoir
« Ces orguilleux habitz de deables,
« Au jour que l'en me doit vëoir,
« Et qu'ilz me sont abhominables. »
•• Et s'il vous venoit a plaisir '^
Sçavoir pour quoy elle disoit Qu'aux jours qu'on la devoit veir Ces habillemens tant haioit, Je vous di que la cause estoit Car quant elle estoit a part ly, '^
Jamais elle ne les portoit S'elle n'aloit vers son mary.
*<H> N'oncques elle ne prit plaisance
D'estre par orgueil attournee, Tant fust elle de jone enfance, '^
N'excessivement habillée ; N'aussi n'estoit elle parée S'elle n'estoit en la présence De son mary, qui Teust mandée, Et non jamais en son absence. ^^
^^ Se les femmes doncques se veulent
Reigler par Hester doulcement.
Leurs chiefz et leurs corps parer peulent D'umbles habitz bien doulcement, Et se doivent tant seulement ^^
Pour Tamour des maris parer, Et s'elles le font autrement Elles ne font pas comme Hester.
*oa Or me fault a Judîch venir
Qu'elles m'ont aussi amenée, ^^^
Pour debatre et pour soustenir
Leur plaisance désordonnée.
Mais se bien eussent advisee
De ses paremens Tesperance,
Elles ne l'eussent aleguee ^^^
Ne ramentue a leur deffence.
103 Vray est que Judich se para
Pour Holpfernès décevoir, Et la teste lui sépara
Du corps, tant fist par son sçavoir ; ^^
N'oncques elle ne volt avoir Les paremens délicieux, Si non pour oster le pouoir D'Oloffernès le furieux.
*o* N'elle ne le fist pour désir ^^
Ne pour voulenté d'estre veue, Ne pour prendre aux habitz plaisir, Mais pour double d'estre congneue Et qu'elle ne fust retenue
D'aucun, en passant parmy l'ost, ^^
Jusqu'à tant qu'elle fust venue Devers le roy ou aller volt.
*<» Si ne se doivent avant traire,
Ces femmes, pour Judich produire,
Ne pour prendre a elle exemplaire, ^^
Se ce non qu'elles vueillent dire
Qu'elles se parent pour destruire
Et décevoir ceulx qui les voient,
Afin qu'elles leur puissent nuire
Sans ce que deceues en soient ! ^^
*o« J'ay doncques assez respondu,
Ce m'est advis, a la première ; Ne reste, pour le résidu, Que respondre a la derreniere Qui alegue sa devancière, ®*5
Qui estoit, ce dit, gentil femme, Et aussi que c'est la manière Qu'elle soit damoiselle ou dame.
^^ El pour respondre mieulx au gré
D'elle, qui fait telle allegance, ®^
Je confesse qu'en tout degré
D'onneur doit avoir differance.
Et qu'aux nobles, par excellance,
Sont les cueuvrechiefz ordonnez.
Qui ne sont pas, par conséquence, ^^
Aux non nobles habandonnez.
*<» Toutes ne doivent pas porter
Ung mesme habit n'iine vesture ;
Chascune se doit déporter
En l'estat de sa nourreture ; ^^
Mais chascune doit mettre cure,
Soit non noble ou en dignité,
Qu'en cueuvrechief, robe ou chainture,
Elle n'ait excessiveté.
*<» S'il est ordonné que les nobles ^
Peuent leurs testes attourner De cueuvrechiefz, sangles ou dobles.
Se doivent elles bestourner N'aussi leurs testes enourner
De ces cornes qui ne sont belles, ^^^
Si non pour paines leur donner Et pour faire dire mal d'elles ?
**o Nennil, elles doivent leur chief
Âltourner bien et doulcement D'un blanc et bien net cueuvrechief, ^^
Qui signifie proprement Humilité, et s'autrement Elles s'atournent, elles font Contre la vertu droictement Du cueuvrechief, et le desfont. ^^o
*" « M'aist Dieu, voire, j'aroie honte, »
Disent elles, « qui me verroit H Ainsi, et ne tendroit on conte « De moy ; ainçois l'une diroit « Que trestout cecy ne seroit ®^
« Qu'ung peu de saincte ypocrisie, « Et Tautre me despriseroit « Ou aroit dessus moy envie. »
^^ Et pour ce que je congnois bien
Que ceste honte les destourne ^^
Souventesfois de faire bien.
Et de rongnier et queue et corne,
Il est force que je m'atourne
A leur moustrer qu'a deshonneur
N'a honte cecy ne leur tourne, ^^
Mais a prouffit et grant honneur.
^^3 Et premièrement je divise
Et pars honte en double partie,
Dont Tune est bonne, qui devise
Et enseigne la bonne vie ^^
Des bonnes euvres acomplie.
C'est avoir honte de mal faire
Et de mal dire par envie,
Qui est pour toutes gens desfaire.
*** On doit sur toute riens avoir ®^
Crainte et grant honte de pechier.
Et devroit on plus tost vouloir Estre nu que soy alechier A pechier, n'il n'est riens si chier Qu'on ne deust plus tost mettre arrière ^^
De soy que se lessier couchier En tel fiens n'en telle lictiere.
^^A Et que ce soit chose honteuse
De pechier plus que de nud estre,
Plus deshonneste et vergogneuse, ^^
On le peult clerement congnoistre
Quant; dedans paradis terrestre,
Eve et puis Adam péchèrent.
Après qu'ilz congneurent leur estre
Et leur nudité^ se cachèrent. **>
**• Hz n'eurent parolles ne plait
Ne honte de ce que nudz furent
Jusques atant qu'îlz eurent fait
Pechié, mais alors ilz congneurent
Leur nudité et Tapparceurent, ^^
Et, pour ce qu'ilz en eurent honte,
Aux feuilles des arbres coururent
Pour eulx couvrir, ce dit le conte.
^^'' Se pechié fut donc l'achoison
Qu'ilz furent d'estre nudz honteux, •^
Pechié, par plus forte raison,
Si doit estre plus vergongneux,
N'ii ne leur fut point crimineux
D'estre nudz jusques a celle heure
Que pechié se vint mettre en eulx ^^
Et leur descouvrit la laidure.
*" C'est donc chose plus gracieuse
Et plus honneste a toute famé Laissier sa vesteure orgueilleuse Que de pechier et estre infâme, **•
Ne ne seroit si grant diffame D'estre povrement aournee, Ne si dommageable a son ame, Que pechier et estre dampnee.
"» Il y a une autre manière ^*^
De honte qui est détestable, Venant de voulenté legiere Par plaisance desraisonnable ; Geste cy est abhominable,
Et c'est quant on est negligens ^^
De faire chose raisonnable Pour crainte du parler des gens.
*^ De ceste honte sont esprinses
Les femmes qui, par leur folie, Âyment mieulx du deable estre prinses ®*
Que de lesser leur diablerie, Et craingnent plus que l'on s'en rie Ou que leâ moqueurs parlent d'elles Que de mener honneste vie Et avoir joyes éternelles. ^^
*^ C'est grant folie, ce me semble,
Quant femme devient si honteuse Que ce qui bel et bon lui semble Pour estre envers Dieu gracieuse Et avoir vie glorieuse ^^
Elle n'ose porter ou faire, Doubtant la langue venimeuse Des moqueurs et de leur desplaire.
*22 Elles ressemblent ceulx qui craingnent
Par devant ung umbre passer, ^^
Et que les umbres les attaingnent
Ains qu'ilz les puissent trespasser ;
Mais se par buissons traverser
Les failloit, en péril et doubte
De leurs colz et jambes casser, ^^
De crainte n'en avroient goûte.
123 Toutes les painnes et travaulx
De ce monde, tant comme il dure^
Ne sont qu'ombre, au regard des maulx
Qu'un dampné en enfer endure, ^^
Et pour ce c'est moult grant laidure
Quant, pour doubte du mal parler
Des gens moqueurs remplis d'ordure,
Il conviengne en enfer aller.
*a4 Certes, si esse, quant j'advise. ^^
C'est grant faulte d'entendement Quant par si grande couardise.
Venant de petit hardement.
On lesse l'amonnestement
De son Dieu et la compaignie, ^^
Et s'en va on a dampnement En paine qu'on a deservie.
135 Je vueil faire aux dames demande,
Mais qu'il leur plaise de m'oyr, Et metz le cas que le roy mande ^^
Des chevaliers pour le servir ; Et» quant ce vient a le suivir, Chiennetz les viennent aboyer Et les font trestous enfuir.
Sont ilz dignes d'avoir loyer ? *^^
*^ Je croy qu'elles ne diront mie
Qu'ilz feussent ne preux ne vaillans.
Le dire si seroit folie»
Car trop seroient deffaillans,
Quant, pour si fiebles assaillans ^^^
Que sont des chiennetz qui aboient,
Seroient a leur roy faillans
Et sa compaigne laisseroient.
*a7 Toutes ces manières de gens
Qui s'estudient a mal dire, *^^
Ilz semblent a ces petis chiens
Que j'ay volu dessus escripre ;
Car ilz ne peuent de riens nuire
Fors que d'abaier, c'est leur ordre,
N'après eulx ne fault point de mire, ^^^
Car ilz n'ont puissance de mordre.
*^ Les femmes que Dieu a voulues
Doncquez mander pour son service^
S'elles sont devers lui venues
Pour le servir, et puis il ysse ^^^
Ung petit chien ou une Usse
Qui par son mal parler aboie.
Leur fault il leur chemin propice
Laisser et fuir en aultre voie?
*^ Nennil, elles doivent poursuivre *^*^
Leur bon propos et voulenté, Ne doivent laissier a bien vivre, Mais prendre habit d'umilité, Pour le moqueur entalenté
De mocquer devant et derrière, ^^^
Car quant il ara barbeté, Il se taira, c'est la manière.
^^ On ne peult jamais mieulx confondre
Ces mocqueurs plains de mal affaire Que d'escouter et riens respondre, ^^^
Faire toujours bien et soy taire.
Car quant ilz voient que, pour braire, Pour mal parler ou pour mal dire, On ne veult autre chose faire.
Tous confus cessent sans mot dire. ^^*®
43* Et on a trop bel avantaige,
Ce me semble, a les desconfire,
Car ilz n'ont pour tout leur langaige
Nommer qu'une bouche pour rire.
Et pour les escouter mesdire ^^^
Chascun de nous a deux oreilles,
Si devons plus oyr qu'eulx dire ;
Deux plus qu'ung, ou c'est grant merveille.
*3a Ne, pour les rendre tous confus,
Il ne faull que les escouter, ***^
Sans leur respondre on les met jus.
On ne les peult mieulx débouter.
Si ne doivent doncquez doubler
Pour eulx les femmes a bien faire,
Puis qu'il ne leur peult riens couster *<^
A les surmonter et deffaire.
433 Ne craignes doncques ces mocqueurs,
Mes dameSy je vous en supplie.
Car ilz ne sont que tous jangleurs.
Fol est qui trop en eulx se fie. *^^
Chascunede vous s'humilie Et preignë habit convenable A son estât et a sa vie, Sans oultrage desraisonnable.
*3* Altournez doulcement voz testes *^^
De cueuvrechiefz, vous gentilz famés, Et pour ces grans cornes de bestes, Pour Dieu, ne dampnez point voz âmes.
Car, tant plus estes nobles dames, Plus noble cueur devez avoir, *^^
Et haïr ces habitz infâmes Qui sont fais pour vous décevoir.
*3* Laissiez toute excessiveté,
Déplus je ne. vous amoneste.
Prenez habit d'humilité *^"^
Soit en corps, en queue ou en teste ;
Chascune preigne habit honneste,
A tour, chapperon, voille ou gonne^
Soit a jour ouvrier ou a feste.
Selon Testât de sa personne. *^^
*^ Et pour ce que, sans vous mirer,
Vous ne pouez pas bonnement Voz corps et testes atirer Ne vous habillier proprement, J'ay fait, a mon entendement, ^^**
Ce mirouer cy pour voz âmes.
Et si Tay, par esbatement, Nommé le Mirouer aux dames.
Explicit
Variantes,
Var. — Titre B Le mirouer des dames C Gy oommance le mîrouer des dammes— 4^ atours— 5 AJ9C parties ^C de Hollandes^ô^C De France et de toute Allemaigne — lo ^ repute a uous tenu — 1 1 ^ ie suis — 13 BC Et depuis — 20 BC tousionrs — 21 BEi encor tresaffectueusement C Et ancores tresaflfectaument — 27 B uoiez ou oyez C oyez ou uoyez — 3o BC a uous seuUement — 32 ^ ne — 33 BC de uous — 35 BC loyaument — 38 C ne laisseroye — ^Q B aussi destre repris C Pource aussi destre reprins -— 4o B Ne meffaire ne lui C Nainsi — I^ B quelle — 43 ^ Ce nest de celle — 44 >i de ceulx qui destrains B A ceulx qui de uous sont estrains — ^ A Ont este par maint iour estrains B Par ung fol désir destrains C Sont dun fol désir et destruiz — 4^ ^ manque — 4? ^ estrains — 4^ '^ plaisance — 52 B et puis C de corps et puys — 55 ^ preseruer — 56 ^ Et de toute œuure
— 57 C donc — 59 >i voulu uers uous C en uoz dictez — 60 ^ ie suis trop C Gest dont trop suys — 61 ^ Se ie deuoie estre gecte en oyse C manque
— 62 ^ Si mest il force le C mest le uous décliner — ù^AC suppli — 64 C et le praticquer —
67 C Si bien et si belles — 68 ^ si belle — 69 >iC uous C pointure — 70 C quen uous homme — 74 ^ la noble ausmonniere C la noble créature aumosniere — 76 >iC Uoz — 78 ^ Est la plus excellente C ezellente — 80 BC Elle a B départie — 81 ^C la manque — 84(7Le8nes~85C ozeilles — 88 ^ en compassure C et compassure —
90 BC Quelle a — 91 BC dune espère — 93 BC pour — 94 BC la façon
— 97 yl De toute figure — 98 ^ D nest — loi B feste — 102 BC en — io3 Â^Celle manque — lo^ B ou — io5 C de — 106 ^ le plus C la plus
— 107 A Soit — 109 C De uertu aussi —
1 13 BC cest — 1 15 A eimanque — 117 BC Le uray du fauU iugement
— iig A de la «- 120 B a plus — 121 C ozeilles — i23 BC et les iouea —
ia5 BC plus fait — 126 B tel — 137 AC mea nuznqae — iSg C des corps — t^o B A detraire C de défaire — i4i ^ Ce que Dieu y a uoulu C Ce que a uoulu Dieu parfaire — i47 BC font — i^Q B Ainsi comme les C manque
— i5o ^ le ne vous congnois C le ne cognois — i52 BC Et ung — ib^ B ceste folie — i56 C De pourter celle — iSg BC Et ne engendre que enuies
— 162 BC honnestement — 164 i? sont — 166 ^ Sur haulx bonnetz mectes voz toilles C sur haulx piez nous ioîllez — 167 ^ grandes — i^ AB ce manque — 170 B place la première — 171 C ou — 174 A leur Dieu — 175 i? se elles ne se leuent derrière — 176 BC et nest ce — 178 ^ la teste
— 179 ^ Et manque — 181 B estes bestes — 187 BC ont — 188 A Faittes et de si — 190 BC ne — 192 C Et ne — 196 ^ la forme et la C la fourme de la — 198 A ne fait — 199 A sa — 200 A qu'il ^ en ce — 2o3 B des chtefz C de chef — 206 B Si non de uostre orgueil fier C Si non par arrogance et flammes — 207 A deceues — 208 B En tresgrant péril et dangier C Et serez en tresgrant dangier — 21 3 BC Et de si grande beaulte plaine — 2i4 ^que feust — 2i5 B chose est — 216 B que il les lui eust
— 219 A le corps et ame C corps et ame — 228 C Feussent leues de testes frans — 224 C bourleaulx — 228 C est — 226 C prendre — 23o B celle — 282 B Auec — 284 B Dieu et nature — 287 BC dénonce 242 BC sur les piez ne sur les mains — 248 B pour descendre — a44 ^ sur les piez — 246 B sen seigne C en signe «- 247 BC Pour monstrer ne plus ne moins — 248 BC Le lieu estre — 25 1 AB nul manque — 254 A plaisante — 260 B Par le corps la teste et la face C Par le corps la teste et par face — 262 B louez — 268 BC plus de bien — 264 B Nest damour — 267 B Et aussi de C Et si de — 268 A et protection — 269 ^En parfaicte ezultacion C Et parfaicte exaltacion — 270 B Et pour ce nous qui requérez C Par elle pour nous acqueres — 271 ^ Si grande — 274 B qui fut tant doulce C sainte — 276 B congnoistre — 277 G fait — 279 A de Dieu manque — 280 C ce fut g^rande — 288 B lui — 287 B La tesmoingnent a uoix tresclere — 289 C Uoyez — 290 BC louanges — 292 BC des estranges — 298 B anges —
— 294 A clergie — 295 B Ne nous seruiroîent ne que fanges C Ne nous seroit sans humilité — 296 C manque — 801 A qui porteroit BC a celui qui por ter uouldroît — 808 C sachie — 3io C uertus — 812 ^ Ne ne se tendroient point ensemble C Ne ne tendroient pas ensemble — 819 C au jour ouurier — 820 C Ainsi que estes ce en est — 824 BC Et lordre — 825 B nul iour — 828 B lont volu ainsi C ainsi lont voulu - 883 C soit — 884 A et craigne B et eslongne C Et aussi on le suye et lectangne — 885 A met — 888 A apparente — 343 B celle C de tel — 844 ^ roet — 345 C vous manque — 346 C de Dieu — 352 BC en lieu — 353 A roy crestien — 354 AB fort manque — 856 B oultraiges guerres C Par oultraîges le guerroyant — 357 B En son C Se son -— 859 BC En son — 363 A Son ennemy si desploit
— 867 BC le — 871 A ie voist - 874 C est — 878 B uous estes — 879 B Et auez — 382 C Ne serez — • 885 BC La uoille a este ordonnée — 386
B generallement — 887 BC donnée — 892 ^ sa correction C la protection
— 395 i4 Que 8UP eulx par — 896 5C Et sa — 899 A preuarcacion — 4o3 B cornues ne deuez C que descouuertes doiuez estre — 4^4 BC et — 4o5 BC est habille — 4o6 A ensaigne C figure — 4o8 A pugnicion — 4i4 cuurechief C se couurechief — ^i^ B estre ainsi — ^ Ce 4^9 -4 maquelage C ne pour marquerlaige — 420 B pilorisee C pilopizec — 421 A Et destrc ainsi disfamee B Selle se tenoit bien honnoree C apparee — 422 BC la — 480 BC regehir — 482 B ueîr C ueoir — 4^4 BC tournées — 443 AB Soient princesses — 445 C Sur les queues — 44^ B profection C possession — 4^2 ^ les C De somes dessoubz leurs bourleaulx — 4^8 B Pour leurs chapperons monstrer haulx C Cest pour les demonstrer plus haulx — 455 B beaucop plus C par trop — 4^6 B oupres de C bien près
— 459 BC et — 4^1 ^Que bien atoumees ne seroient CQue elles habilles seroîent — 462 C que feust — ^%h AB \\ manqae ^ 466 B Soubz leurs chapperons ces bourreaulx C Soubz leurs chapperons embourrent — 467 AC manqae, B a remanié la strophe :
De poil de cerf dont les embourrent Pour monstrer leurs chapperons haulx Et se leurs chefz sont froiz ou chaulx Elles nen donnent deux rosties Mais quant leurs chapperons sont haulx Lors cuident estre bien iolyes.
478 A Nencores nen — 478 i9C de — 481 ^^ Et manqae — 488 ^ Et se -^ 4^4 ^ Et sen parent bien — 4^7 B Et la en manière de bestes C Et la corne de bestes — 489 B Apres a C Âpres ont — 490 C toutes autour ^491 BC noirs rouges — 498 A derompues — 499 B a toutes femmes — 5oi A Quelle ne fust B Ne feussent C Quelles ne feussent — 5o8 BC sen
— 5o4 ABC Conune — 5o8 C Et de — 5ii ^ qui icelk — 5i8 B toutes ces tours — 619 BC en fin et en chief — 620 ABC et en — La strophe 66 manqae dans B et C — 629 B ces collerectes C uos colierectes — 58o BC a la — 53 1 BC si laides — 882 B Et puis quant ie uoy C Et puis que ie uoy — 584 B dois C doix — 536 BC uois — 54o BC ou du uisaîge ou du corps — 543 B Des bestes C Les bestes — 547 BC remploy — 548 BC et — 552 A que ce nest — 558 B Restraîngnez trestous les C Restraignons trestous les — 554 B uoz queues C uoz couUectes et uoz queurs coures — 555 BC trop manqae — 556 B Comment que nous uous y boutez C uostre manqae — 557 B depredez C en despartes — 559 A occupez — 56o B Et perdez les A de hault — La strophe 71 manqae dans A — 568 C grant manqae •— 564 B bien renommée — 569 C aux — 574 B Que presque est prinse C Quelle est prinse — 575 BC Elle sarrache — 58 1 AC demourez B demourerez — 584 A sauez — 586 BC A uous oster — 587 B Ce uous
sembleroit C Et uous sembleroit — - 5g4 BC tel habit — 5g6 B le C les manque — 6oi ^ et C distribuent les strophes de la façon suivante : 75, 84, 85, 86, 87, 76, 77, 78, 79, 80, 81,82, 83, 88 — 6oi B Cfaçon — 602 B Faire tant quelle — 6o4 BC nul — 6o5 A que ie luy loise — 606 B habit tel C labit tel — 608 A lui semble — 609 A heste — 612 C richesses
— 61 3 BC et grant — 6i4 ^ jouuenelle — - 622 BC voulurent — 628 B II me semble que a tort seroit C II me semble que a tort uous seroit — 628 B qui le trouua — 632 B Que ypocrite ie seroye — 634 B feusses C Auant que feusse — 636 B la manière — 638 B ie suis délies C Et ie suis délies
— 639 C Et pour ce — 642 B Différant des autres prenoye C DifFerent aux autres prenoye — 645 BC Quant par la uille ie yroye — 648 BC Et uez la quil en seroit — 65o ^ Et a — 65 1 AC respondre — 653 B les manque C enchâsser les prisons — 654 ^ couuerter sur — 655 BC Affin que prins nen \C ne] soit plus homs — 663 B plaisant — 670 ^ ne de «- 671 C pas — 674 B pour — 675 BC commande r— 680 B la manque — 681 BC Ne quant — 682 BC Que homme soit si luziu'ieulx — 684 C pre* d'eux »- 685 B Quant est a luy qui C quant au regard de luy et amast mieulx — 687 BC humbles et gracieulx — 688 A Questre ainsi B Questre ainsi uillement aournee C Que estre ainsi uillainement aomee — 68g C El sil uouUoit dire autrement — 6go B len — 6g3' B Que sa femme ainsi se habillast C Que la femme ainsi habillast — 696 A parée — 698 B A atirer
— 702 B perist — 708 A pechie — 705 iB A ce quelles souuent dîent B et dient C A ce quelles dient souuent — 706 B telz habitz C de telz habiz — 708 A Et que ailleurs naillent C Et quelles ne uoisent — 70g A respondre B le le ueuix en C le le vuel en deux poins — 711 BC entendre — ^iZ A ia manque B le leur ay dit icy devant C le uous ay — 718 <fi Fors pour — 721 C Donc — 724 -4 point empeschier B Ne ne sen dôiuent tant C Ne se doyuent tant — 725 B Plus les deuroient hachier C Plus toust le deuroyent hacher
— 73o A peult — 731 i4 leur faire acroire B croire — 788 B le habillement C habillemens — 734 C desur — 735. ^C leurs corps — 788 BC Pour plus ^ ']({! B hors de leur pays C hors de leurs — 743 B suis ie C ie manque — 744 B point manque — 745 C ainsi parées — 746 B Et mieulx atoumees en absence — 747 B De leurs mariz et aournees — ^bi A pas point — 756 C ne femme — 757 C pour ce est — 762 B Quelles mont icy produictes C qui sont encores non produites — 766 B De bien petit sens C Et de bien petit sens — 769 A Que combien — 778 B de ces C de ses — 773 BC uestemens nouueaulx — 775 BC Ne nauoit cornes ne — 777 C le
— 780 B Ha Dieu tu scez bien de uoir C A Dieu sire tu scez veoîr — 781 AC que iay — 782 BC des — 784 B Qui ne sont habitz honnorables C Et quilz ne sont habiz honnorables — 787 B au iour C au iours — 788 BC Ses
— 790 ABC luy — 792 C deuers — 7g6 B Ne tresrichement habillée C Ne expresseement — 8o3 A par ce prennent B Leurs cornes et leurs chiefz C Leur corps leur chief — 8o4 BC gentement — 812 C Leurs plaisances desor-