Scène K
M? Càlvi**** S£mA?Burs, LÉoir* Edstaghb, fitrar qtri perte la levrette *hu son bras.
BàBÂFtcrm, mm un cri de joie^—Aht Diane, ne chère Diane! (IMfe eotir/ d eJfe, ia prenrf dfoi* «on sein et h caresse»)
Rtnrnr.— Vous voyez combien j'étais coupable et combien peu je méritai» votre générosité. Ohlpeurrezvous me pardonner ce vol et mon indigne conduite 1 (Apercevant Mx Caknèrts.) Ah! mo n si eu r , quel monstre vous avez devant les yeux !
M* Cjtxv*fenss.-^)n cesse de Pêtre lorsqu'on reconnaît ses finîtes et qu'on cherche, comme vous' faites, à les réparer. Voici la bagne de monsienr votre père,
Ruvnr.— Je meurs de honte d'avoir offensé de si braves enfims. Quelle différence entre eux et moH Comme je suis méchant, et comme ils sont généreux I
Sébaphiitz.— Ce n'est qu'une petite espièglerie ê& votre part, monsieur Butin ; et vous n'auriez pas laissé passer la journée sans me rendre Diane,
Rutiw.— — Vous penses trop bien sur mon compte. Je l'avais cachée dans un grenier, et . . •
M* Calviebbs.— Nous ne voulons pas en savoir davantage. C'est assez que vous ayes des remords de ce que vous avec mit: vous voyez, par vous-même, que les mauvaises actions nous font des ennemis de Dieu et des hommes, et qu'eUes sont tôt ou tard découvertes. JW aussi vous pro po ser pouf modèle ta eonduàle de mes ennuis. O généreuses petites créatures ! que j'ai
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de grâces à rendre à Dieu du prêtent qu'il m'a mit en vous ! Vous voyez que la plus noble et la plut sûre vengeance est celle det bienfait», et qu'il n'ett rien de m. digne d'un grand coeur, que de répondre à la méchanceté par de bont offices*
Rufih. — Ah ! je le sent moi-même ; et c'est avec une vive et amère douleur, (d Euataeke et à 8érajphine.) Me pardonnerez- vous jamais 1
EusTAcas, rembraésants—Dès ce moment, et de toute mon âme.
Séraphibx, lui tendant la main*— J'ai retrouvé ma Diane; tout est oublié.
Rufik, d Léon* — Voilà un exemple dont nous serions indignes ù nous ne le suivions pas.
Lioir.— Oh ! je suis aussi connu que vous ; et cette feçon ne sera pas perdue pour mot
RuFiif .— Je viens d'avouer tout à mon père. Autant il était indigné contre moi, autant il a été touché de votre générosité., Il demande la permission de venir vous remercier dans une heure, et de vous apporter un gage léger de sa reconnaissance.
M r . Calvièris. — Non, non, qu'il garde ses présens. Mes enfant», pour faire le bien, n'attendent de récompense que d'eux-mêmes. D'ailleurs, rendre à chacun ce qui lui appartient, est un devoir rigoureux, et rien de plus.
Eustach».— Combien il est doux de remplir ce devoir! je me suis fait un ami pour la vie, n'est-il pas vrai,Rufin1
Rro?iv<-Je désire répondre à cet honneur! levais
du moini faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour m'en rendre digne.
Lio«.r-Ne me rejetez $a» de votre amitié. Je n'étais pas meilleur que Rnftn ; mais je viens de sentir combien la vengeance peut devenir une noble passion.
SânAPnirXy caressant la levrette.— Ah ! petite volage . cela t'apprendra une autre fois à Yécarter de tes maîtres Tu as passé une nuit en prison. Avise-t'en encore pour voir» ... Eh bien ! qu'en arriverait-il ? Non, non, quoi que tu fasses, je sens bien que je t'aimerai toujours