Scène XI
I FaIBPAX^ 6UR*ET, KlHftSTOJT.
KuresToir.— Milprd, le gouverneur de Cokhester vous ftit demander par ma voix, s'il peut en ce moment avoir rhonnèur de vous entretenir.
Faibfaï.— Je serai toujours prêt k le recevoir. Je vais nie hâter de donner quelques ordres pour que notre conférence ne soit pas interrompue. Surrey, je vous charge de faire à milord les premiers honneurs de ma tente. 7 Aussitôt qu'il arrivera» faites-m'en avertir* Je serai chez le colonel Morgan.
Scàms XII.
. Surhey, seul.
Su&ret, seul. — Quel dessein occupe son esprit 1 Un
sombre courroux éclate dans ses regards. Les larmes
mêmes de son fils n'ont pu l'attendrir. Aurait-il dévoué
le jeune Arthur à sa vengeance î Je ne puis m'empêcher
de frémir. Fairfjuc sans doute est généreux ; mais
l'égarement universel des esprits, dans ces temps de
trouble et de vertige, a .déjà fait, commettre tant de
forfaits ! Il ne m'en rendra pas du moins le complice*
86 LE SIÈGE DE COtCHESTER.
Je ne loi en déguiserais pas l'infamie, «*il roulait m'y faire tremper : oui, je le sauverai maigre luwnême de tout oe qui peut obscurcir aa gloire.