L'ÉDUCATION À LA MODE
fortune. O ma chère sœur, je puis donc espérer de te voir heureuse ! '
M r . Verteuil. — Vous êtes un bien digne enfant ! Votre raison ne me charme pas moins que votre générosité. Venez, mon cher Didier, que je vous embrasse. Moi, ne vous rien laisser, et donner tout à votre sœur ! Comment pourrais-je commettre Une telle injustice 1 X3ètte pensée était loin de mon esprit Je voulais seulement vous mettre à l'épreuve. /C'est vous qui serez mon héritier universel ; et je cours faire mon testament à votre avantage.
Didier. — Non, non, monsieur Verteuil, gardez vos premières intentions. Laissez tout à ma sœur. J'en deviendrai plus studieux et plus appliqué. J'acquerrai des talens utiles ; je serai honnête homme. Avec cela, je ne suis pas inquiet de mon avancement.
M r . Verteuil.: — Rassurez-vous «quant à Léonor : je lui laisserai un petit legs, pour qu'elle ne manque jamais du nécessaire. •<
Didier.— -Eh bien, faisons un échange. Le petit legs à, moi, eomme un souvenir de votre amitié, et. le reste pour ma sœur.